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A PSA Sochaux, Isabelle tourne la page Aulnay-sous-Bois
Il y a un an, elle apprenait la fermeture annoncée de l’usine d’Aulnay après 18 ans surplace. A 45 ans, l’ouvrière prend un nouveau départ.
Ne lui parlez plus d’Aulnay. Isabelle Blanchet ne veut pas regarder en arrière. Il y a un an, pourtant, lorsqu’on l’avait rencontrée aux portes du site PSA d’Aulnay, elle le disait avec conviction dans nos colonnes, au lendemain de l’annonce du plan social : « C’est notre vie, cette usine! » Ce morceau de vie-là — dix-huit années passées sur place — vient de s’achever.
Il y a trois semaines, l’ouvrière qualifiée de 45 ans a pris son poste à l’usine de Sochaux (Doubs). Elle y a retrouvé quelques visages familiers, ceux des quelques dizaines d’anciens Aulnaysiens ayant eux aussi obtenu leur mutation au sein de l’usine historique de Peugeot. « On reste solidaires entre nous, on est un petit noyau d’exilés, de résistants », explique-t-elle dans un éclat de rire. Isabelle fait partie du millier de salariés dont PSA indique qu’ils ont trouvé « une solution d’emploi ».
Mais le changement est brutal. Isabelle ne dira rien de cette année éprouvante, d’attente, de tensions, au sein d’une usine qui se savait condamnée. Elle n’en dira pas davantage de sa séparation avec son mari, un salarié de l’usine lui aussi, en mission à l’étranger. Elle avoue simplement : « Moralement, c’est dur. Je suis déracinée. Il faut tout régler d’un seul coup. Le logement, les travaux, le déménagement, les inscriptions des enfants, la maison à vendre… » Elle peste un peu contre l’entreprise : « Une cellule était censée nous aider dans nos démarches pour le déménagement, mais c’est difficile d’avoir les infos! »
Isabelle est arrivée seule, laissant les enfants dans la demeure familiale, à Crépy-en-Valois (Oise), en compagnie de leur grand-mère. « Je viens seulement de trouver un logement, je l’aurai la semaine prochaine. Pour l’instant, j’habite chez des amis, encore des anciens d’Aulnay! Ça m’a permis d’éviter l’hôtel. »
Et puis il y a la découverte de l’usine, de ses ateliers où sont produits sept modèles différents. Isabelle a retrouvé un poste au service qualité. « C’est immense, c’est un labyrinthe, je m’y perds encore! Et ça n’a rien à voir avec nos petites Citroën C3 d’Aulnay! Ici, on est sur du haut de gamme : la 208 coupé, la 3008… » Elle découvre ce nouvel univers avec étonnement : « Les mots ne sont pas les mêmes. On ne parle pas de montage, mais de système. On ne dit pas équipe, mais tournée. Il faut s’y faire! »
D’ici peu, les enfants la rejoindront, dans le nouvel appartement familial. L’usine va fermer en août. « On ne partira pas en vacances, confie Isabelle. On va refaire les peintures, et puis découvrir la région. » Avant cela, cette ancienne déléguée du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile) reviendra une dernière fois à l’usine d’Aulnay pour régler quelques formalités et assister à une dernière réunion.
Source : Le Parisien du 12/07/2013
Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois : Extrême Droite, un danger pour toute la classe ouvrière
Clément Méric a été frappé à mort par des skinheads. Son tort? Avoir été antiraciste et ne pas l’avoir caché. Les groupuscules d’extrême droite n’en sont pas à leur premier coup. Armés, ils s’entraînent à frapper et agressent ceux dont la tête ou les idées ne leur plaisent pas, étrangers, homosexuels, ou encore militants de gauche, au hasard des rencontres.
Ce meurtre politique aurait pu survenir .n’importe quand, mais il s’est produit après les manifestations contre le mariage homosexuel, transformées en démonstration de force de la droite réactionnaire. Il s’est produit alors que des groupes violents ont profité de ces manifestations pour se mobiliser, faire de la surenchère et multiplier les agressions.
Cet assassinat doit d’autant plus nous alerter qu’il y a dans le pays un climat qui favorise le renforcement du Front national et de ces groupuscules fascisants.
Quoi qu’en dise Marine Le Pen, les deux vont de pair. Depuis qu’elle a pris la tête du FN, elle dit avoir exclu ceux qui affichaient des idées fascisantes. Elle a compris que les petits patrons anti-ouvriers, les calotins et les ex-légionnaires ne suffiraient pas à la faire élire. Pour brasser plus large, il lui faut donc rendre le FN plus présentable.
Mais le Front National s’est créé et continue de prospérer sur l’idéologie raciste et nationaliste, sur la perspective d’un régime .autoritaire et haineux à l’égard des pauvres et impitoyable avec les travailleurs et leurs organisations. Jean-Marie Le Pen, qui a été dans sa jeunesse un pilier de l’extrême droite fascisante et
parachutiste dans l’armée tortionnaire pendant la guerre d’Algérie, ne s’en est jamais caché.
Même quand Le Pen fille cherche à donner au FN une allure respectable, sa politique empeste le racisme. Le FN prétend se battre pour que chacun ait un emploi et un logement, mais c’est à condition d’être français. Il s’oppose à la baisse des allocations familiales pour les Français ; pour les travailleurs immigrés, il défend leur suppression!
Il n’y a donc rien d’étonnant de voir des nervis à croix gammée grenouiller dans le milieu du FN. Et rien de surprenant à ce que Marine Le Pen elle-même soit liée personnellement à ces gros bras.
Plus le FN se renforcera, plus ces gens-là se sentiront confortés.
Source et article complet : communiqué Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois
1700 salariés encore présents sur le site PSA à Aulnay-sous-Bois
Formations, forums de l’emploi, entretiens d’embauche… Voilà ce qui rythme désormais les journées au sein de l’usine d’Aulnay, où la ligne de montage ne tourne presque plus. 1700 salariés environ sont encore présents sur le site, contre 3300 l’an dernier (intérimaires compris). Sur l’effectif de juillet 2012, la direction indique que 1000 personnes ont trouvé une « solution d’emploi », 1000 ont « une piste sérieuse », et que le dernier tiers « hésite encore ». Parmi les salariés qui ont déterminé leur choix, 700 ont pour l’heure opté pour une mutation vers un autre site, et 1300 pour un reclassement externe. 200 d’entre eux ont ainsi souhaité avoir un contact avec l’entreprise ID Logistics, qui doit s’installer sur le site de PSA, avec 600 emplois à pourvoir.
Alors que le sort des salariés concentre l’attention des syndicats, le devenir du site fait toujours l’objet de contacts réguliers entre les élus locaux, les pouvoirs publics et la direction du groupe. Le maire PS d’Aulnay, Gérard Ségura, indique avoir rencontré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, mercredi, sur ce sujet. « L’idée est de faire de ce site une référence en matière d’industrialisation », explique-t-il.
Mais c’est aussi l’objectif affiché par la direction immobilière du groupe PSA, qui s’apprête à présenter à l’ensemble des acteurs concernés une « image directrice » du site, laissant entrevoir son évolution « à vingt, trente, cinquante ans », avec la construction de logements, d’équipements de loisirs, l’installation d’activités tertiaires. « Mais on veut augmenter significativement la surface dévolue à l’activité industrielle et logistique, ainsi que les espaces verts », souligne Sigrid Duhamel, directeur immobilier groupe.
Source : Le Parisien du 12/07/2013
Ces ouvriers de PSA Aulnay-sous-Bois vont devenir chauffeurs de bus
Il y a peu, Inyas, Abdallah, Sébastien et Jonathan portaient encore leur tenue grise d’ouvrier. Désormais, c’est en chemise et cravate qu’ils se rendent à l’usine d’Aulnay. Celle-ci doit fermer en 2014. Mais pour eux, l’après PSA a déjà commencé, au volant d’un bus qu’ils s’exercent à conduire sur l’un des immenses parkings désormais déserts du site. S’ils valident leur formation, fin septembre, ils seront embauchés par la RATP. « Il faut avancer, on ne va pas attendre que l’usine soit démolie au-dessus de nos têtes », glisse Abdallah, 36 ans.
Trois cents salariés visés
Tous quatre font partie des premières recrues du centre de transition professionnelle (CTP). Pilotée par l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes), la structure doit permettre à 300 salariés de l’usine (qui abrite encore 1800 personnes) de se former pour travailler à la RATP, la SNCF et Aéroports de Paris. C’est un peu la « troisième voie » du plan social, en marge des mutations au sein du groupe (qui doivent concerner 1300 salariés d’Aulnay) et des départs volontaires (346 ont déjà eu lieu). Cette mesure avait été plutôt bien accueillie par les syndicats lors des négociations. « Je n’ai que de bons retours pour l’instant », assure Tanja Sussest, déléguée du SIA (syndicat indépendant de l’automobile).
Le CTP s’est installé dans un bâtiment vide de l’usine. Depuis son ouverture à la mi-mai, 170 candidats se sont pressés aux tests de présélection. Sur 60 candidats pour la RATP, 20 seulement ont échoué. « C’est un bon résultat, note Nicolas Rivier, chef de projet de l’Afpa. D’habitude, la RATP ne retient qu’un candidat sur 15 ». Dans les salles de formation, on révise son code de la route, ou certains gestes de maintenance pour l’entretien des voies et des trains SNCF. Certains salariés sont invités à réviser le français ou les maths, à améliorer leur expression orale ou écrite… « Le CTP sert de sas. Il permet de réaliser qu’on va changer d’entreprise et qu’il faudra s’adapter », indique Marie-Christine Isla, consultante senior à l’Afpa. « Le changement, ce sera quand on aura eu nos diplômes et qu’on quittera l’usine », nuance Sébastien. Comme ses collègues, il espère retrouver à la RATP ce qu’il pensait avoir trouvé à PSA : « la sécurité de l’emploi ».
Source et image : Le Parisien du 05/07/2013
Prêts toxiques : la Seine-Saint-Denis déboutée
Le président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel en convient lui-même : dans le bras de fer judiciaire engagé avec les banques sur les emprunts toxiques, c’est une déconvenue.
Dans un jugement du 25 juin, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a débouté le département dans le litige qui l’oppose depuis 2011 au Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (Cacib) au sujet d’un emprunt structuré (dit toxique) et condamné la collectivité à payer la bagatelle de 770 000€. La somme correspond à la dernière échéance du prêt qui arrivait à son terme lorsque le conseil général l’a attaqué l’estimant « spéculatif et très risqué ».
770 000€ à rembourser
« Nous allons faire appel de cette décision » a expliqué hier après-midi Stéphane Troussel suite à la révélation de cette condamnation par Le Figaro. Quid des 770 000€ à payer ? «Comme pour tous les prêts attaqués (NDLR : plus de 17 portant sur un total de 377 M€) nous avons provisionné les sommes dues » explique l’élu. Ce contrat de type « swap » (un échange de taux d’intérêt) a été souscrit auprès du Crédit agricole en 2005 puis renégocié en 2006 sur la base d’un contrat initial de la Caisse d’Epargne datant de 2003. Indexé sur des rapports euro-franc suisse et euro-dollar, le taux fixé à 3,1% en 2006 avait atteint 7,5% fin 2010. Pour autant, le TGI de Paris a estimé que le conseil général «était en mesure de comprendre les informations financières qui lui étaient délivrées», car il disposait «d’un personnel affecté à la gestion de la dette, expérimenté».
Stéphane Troussel pense le contraire : «Nous poursuivons notre bataille judiciaire car nous voulons qu’après les juges allemands, italiens, anglais ou australiens, les juges français reconnaissent que les banques ont manqué à leur devoir d’information ». Une stratégie dénoncée hier par le président du groupe UMP au conseil général Jean-Michel Bluteau. « La voie judiciaire est à double tranchant » fait valoir l’élu qui réclame une présentation «exhaustive des risques pour notre collectivité ».
Source : Le Parisien du 02/07/2013
PSA Plein Phare : La grève n’a pu empêcher la fermeture d’Aulnay-sous-Bois. Avez-vous gagné ou perdu?
« Gagner ou perdre contre un patron ne veut absolument rien dire pour moi. Dans l’absolue gagner voudrait dire faire disparaître les patrons … et plus encore …
Cela dit et dans le cadre de l’usine d’Aulnay on peut dire qu’on c’est battu jusqu’au bout de nos forces et cela a finie quand même par faire reculer PSA et a changer ses plans. Ils pensaient nous jeter comme des chiens … et on leur a montré nos dents de loups.
On a forcé le géant PSA à reculer, à ce mettre a table:
- Réintégration des camarades,
- annulations des poursuites,
- primes,
- garantie sur les mutations … à 200 grévistes seulement ! Et si on aurait été 2000 ? Il y a eu l’ espoir fou dans la grève d’une large mobilisation, d’une convergence des luttes … mais on n’a vue rien de tout cela.
Il y a eu beaucoup de soutien, plus de 900.000 euros! Soutien des syndiqués de base, de d’autres usines, de retraités, etc. Mais aucun soutien de Le Paon et de la Centrale CGT malgré sa venue et sa prise de parole à la « place de grève ». Cela ne remet en aucun cas en question la vraie combativité des délégués et des petites structures de base. Bref, j’ai compris que c’est aux ouvriers de bouger eux-mêmes. Personne ne le fera à leur place!
Qu’est-ce qui t’a marqué le plus dans cette grève?
Le plus remarquable a été que, nous les ouvriers, on a été capables de nous organiser, de s’entendre, de trouver des compromis, etc.. C’était un gros travail, la diversité des points de vue: « Discuter chaque jour! »
Chaque semaine c’était une autre histoire. J’ai pu m’exprimer, lancer des idées. Parfois, cela marche et parfois on n’est pas écouté. Mais c’est cela la vraie démocratie. Si tu veux lancer une idée, et qu’elle soit retenue, il faut faire un travail en amont, convaincre les camarades. Nous n’avons pas l’habitude de vivre en démocratie. S entendre c’était difficile …. mais c’est possible ! Il faut passer par plusieurs prises de becs pour arriver à une certaine attente et à se faire confiance et à la fin cela paie vraiment.
Qu’est-ce que vous avez appris dans cette grève ?
Que la grève a été un accélérateur de conscience et elle permet une certaine prise de conscience. Beaucoup de camarades, grévistes ou non, sont conscients sur l’exploitation et la
corruption de la société. Mais la réelle conscience manque … Pour beaucoup, la politique c’est ‘hors du travail’. C’est faux – tout est politique. Moi, j’ai compris que pour une solution générale, il faut s’organiser politiquement. ..«
Source : 3 questions posées à un gréviste, PSA Plein Phare
Les Villes d’Aulnay-sous-Bois et de Gonesse forment une entente pour dynamiser le développement de leur territoire
Dans sa séance du 20 juin dernier, le Conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois a voté une délibération consacrant le principe d’une entente entre les villes d’Aulnay-sous-Bois et de Gonesse. L’entente est une formule souple qui permet un travail commun entre les collectivités locales sur un mode libre.
Les deux entités ont souhaité se rapprocher afin d’impulser une coopération destinée à favoriser l’emploi dans le cadre de projets respectifs d’aménagement et de développement. Aulnay et Gonesse se situent en effet à la charnière stratégique de projets d’envergure, au centre de l’axe structurant de développement Nord/Sud de la chaussée aéroportuaire Le Bourget/Roissy, au coeur de la dynamique du Grand Paris (lignes 16 et 17) et du Grand Roissy.
Cette singularité géographique des deux communes se faisant face de part et d’autre de l’Autoroute A1, en limites communales, scelle leur destin touchant deux autres dossiers de grande ampleur :
- l’aménagement du triangle de Gonesse et son projet phare de réalisation d’un quartier d’affaires international de nouvelle génération d’une superficie de 130 hectares,
- la redynamisation des zones d’activités Nord de la ville d’Aulnay-sous-Bois, soit 336 hectares, comprenant en particulier le défi de la réindustrialisation du site de PSA.
Les deux villes ont d’ores et déjà convenu d’engager un travail de réflexion et de suivi sur le devenir des terrains de PSA, en complémentarité avec les projets du Triangle de Gonesse et du Grand Paris.
Source : communiqué municipal
PSA Aulnay-sous-Bois : 346 départs et bientôt 400 mutations
L’un a été embauché à la SNCF, l’autre veut devenir artisan taxi, certains ont déjà pris le chemin d’autres usines du groupe. A cadence régulière, les salariés quittent désormais le site de PSA Aulnay, censé fermer ses portes en 2014. Il y a un an, il abritait encore plus de 3000 salariés. Il en compte aujourd’hui moins de 1800.
La direction a livré quelques chiffres hier, lors d’un comité d’entreprise. 346 salariés ont déjà quitté PSA depuis que le plan social a été validé le 29 avril. D’ici fin juillet, la direction devrait également avoir « soldé » les dossiers d’environ 400 personnes demandant une mutation en interne (le plan prévoit au total 1300 reclassements au sein du groupe, essentiellement à l’usine de Poissy dans les Yvelines).
De plus, une vingtaine de salariés ont intégré un dispositif de formation, pour être embauchés à la RATP.
Une inégalité de traitement
La polémique n’est pas tout à fait retombée autour des conditions de départs octroyées aux anciens grévistes. Le SIA (syndicat indépendant de l’automobile), qui était opposé au mouvement, pointe toujours une inégalité de traitement et annonce même son intention d’assigner PSA devant le tribunal de grande instance de Paris.
« Nous demandons l’application d’un arrêt de la cour de Cassation, selon lequel un accord de fin de grève s’applique à l’ensemble des salariés », explique Tanja Sussest, déléguée du SIA. PSA avait pourtant bien indiqué que l’accord passé mi-mai avec la CGT s’appliquerait à tout le monde, et 900 candidats au départ s’étaient alors manifestés. Depuis, certains semblent s’être ravisés. D’autres se sont plaints de devoir présenter davantage de justificatifs que les anciens grévistes. Dans un tract distribué récemment dans les ateliers, la CGT exigeait que « tous les travailleurs qui souhaitent partir » puissent le faire « sans avoir besoin de fournir un CDI, un CDD, ou une promesse d’embauche ».
En dépit de la fonte des effectifs, l’usine restera ouverte jusqu’à la fin juillet, au rythme d’une production très ralentie, avant sa fermeture estivale jusqu’au 3 septembre. Elle a connu cette semaine un départ très symbolique. Celui de son directeur, Laurent Vergely, en poste à Aulnay depuis octobre 2010, et parti prendre les rênes du site de Tremery (Moselle). C’est un cadre déjà présent à Aulnay depuis plus de 9 mois, Franck Mulard, qui lui succède.
Source : Le Parisien du 29/06/2013
Aulnay-sous-Bois : Les salariés de L’Oréal jardinent au profit des habitants
Ils ont troqué leurs ordinateurs pour le motoculteur, la binette ou la tondeuse. Une cinquantaine d’employés du groupe L’Oréal se sont rendus hier à Aulnay dans les quartiers du Zéphyr et de la Rose-des-Vents pour participer à la quatrième édition du Citizen Day. Ce programme, lancé en 2009 par le leader mondial des cosmétiques, permet à des salariés volontaires de donner un coup de main à des associations locales le temps d’une journée payée par leur employeur.
Parmi les vingt-huit actions programmées dans le département, Aulnay accueillait un atelier jardinage et un autre de cuisine, tous deux prévus en collaboration avec l’association des Femmes Relais, qui prend en charge la médiation avec les habitants de la ville. Aïssa Sago, la présidente, est ravie du déroulement de la journée : « C’est une initiative qui aide à embellir le quartier et apporte du bonheur aux gens. Tout le monde y trouve son compte ».
Sur les jardins partagés de l’association, les salariés, venus du laboratoire d’Aulnay mais aussi de toute l’Ile-de-France, ont remis en état des parcelles laissées à l’abandon et mis en terre des plantes aromatiques. Tout en maniant pelles, pioches et binettes, ils échangent quelques anecdotes dans une ambiance détendue. « C’est un bol d’air qui permet de briser la routine », sourit Miguel Castellanos, directeur monde du développement, de l’hygiène et de la sécurité du groupe. « Tous les salariés se mélangent, patrons comme employés », raconte Aurélien Petit, préposé au désherbage d’une parcelle voisine. « La rencontre avec les communautés vivant dans ce quartier est très enrichissante, c’est une belle expérience humaine » ajoute Martin Breban, 27 ans, employé à Levallois (Hauts-de-Seine).
En cuisine, à quelques mètres des jardins, les participants ne sont pas en reste : ils préparent un tajine de poulet aux pruneaux et des pâtisseries orientales. Julien et Ghislain travaillent de concert à la confection de gâteaux à la noix de coco. Pour eux, cette journée est « un vrai moment de détente où l’on peut allier l’utile à l’agréable ».
Source et image : Le Parisien du 26/06/2013
Aulnay-sous-Bois : L’ouvrier rappeur Kash Leone quitte PSA
Son clip «Ça peut plus durer» avait fait le buzz. Hier, Kash Leone en a fini avec ses dix ans d’usine à Aulnay. Il veut devenir ingénieur du son.
Le rappeur Kash Leone avait deux vies. D’un côté, la scène et les concerts, et même un disque sorti en avril dernier. De l’autre, un habit de travail au nom de Franck Jautee, un poste à l’usine PSA d’Aulnay, la ligne de montage et les collègues de l’atelier. C’est à cette vie-là qu’il a dit adieu hier.
Franck a vidé son casier, dit au revoir aux rares copains encore dans les murs, et passé une dernière fois le tourniquet d’accès au site. Celui-ci doit fermer d’ici à 2014 et les départs s’égrènent depuis quelques semaines. Certains ont rejoint d’autres usines du groupe, d’autres l’ont quittée avec des indemnités de départ. Franck a décidé de se reconvertir et de devenir ingénieur du son. Il était pourtant attaché à cette usine. En février, il avait clamé son sentiment de colère à l’égard de la direction de PSA, dans un rap musclé au succès fulgurant.
Sous le titre « Ça peut plus durer », le clip — tourné à la sauvette dans l’usine avec ses collègues Seb et Régis — avait fait le buzz sur Internet : « On a sans doute atteint les 300000 vues »
Source et image : Le Parisien du 25/06/2013