Archives de Catégorie: Economie
Les PSA Aulnay-sous-Bois tractent au Millénaire
En chasuble fluo devant les vitrines, une trentaine de grévistes de l’usine PSA Aulnay ont investi hier à 17 heures les allées du centre commercial Le Millénaire, à Aubervilliers. Après presque trois mois de grève, le mot d’ordre n’a pas changé. « Il faut interdire les licenciements », proclame le tract tendu par les salariés qui récoltent des « bon courage » par dizaines. Chariot en main Camel, 40 ans, buraliste de Saint-Denis leur propose même sa vitrine : « Amenez-moi une grande affiche, je vous la placarde. » Alberte, guadeloupéenne en visite chez sa fille, glisse 5 € dans la caisse de grève. « Ça va être difficile malgré tous leurs efforts », commente-t-elle.
A quelques mètres, de l’autre côté de la darse du canal, le délégué CGT Jean-Pierre Mercier participe à une réunion avec la direction de PSA et le directeur départemental du travail, Marc Leray, qui se poursuivait hier dans la soirée. Au menu notamment : les sept mises à pied (dix selon la CGT) annoncées le jour même par la direction après « l’envahissement » mardi des cinq comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) consacrés aux conséquences du plan social. « On y est allé pacifiquement réclamer à la direction une expertise sur les risques psychosociaux et on récolte dix mises à pied. C’est comme si on prenait 30 ans de prison pour avoir grillé un feu rouge », peste le syndicaliste. La direction elle, évoque « un délit d’entrave » après une action menée par « une centaine de personnes ».
Source : Le Parisien du 04/04/2013
Retour sur la réunion publique de Capade Sud à Aulnay-sous-Bois en vidéo, partie 8
La rédaction d’Aulnay Cap ! vous propose de poursuivre la découverte des différentes interventions survenues lors de la réunion publique de l’association Capade Sud, le 22 mars 2013.
Dans ce huitième épisode, la rédaction vous propose de prendre connaissance de l’intervention d’Alain Amédro, conseiller municipal et vice-président du Conseil Régional Ile-de-France.
M. Amédro s’est montré très critique vis à vis de la majorité municipale de Gérard Ségura. Il est revenu sur les dangers liés à Europa City, son vœu censuré et son point de vue sur le commerce en général.
La seconde vidéo revient sur l’incident en fin de soirée, où le gardien, venu fermer la salle Dumont, est arrivéé à 22h00 au lieu de 23h00 comme initialement prévu. Alain Boulanger regrette ce nouvel incident qui, selon lui, vient des tensions qu’il a avec la majorité municipale. La salle fut finalement libérée vers 22h30. Ce n’est pas la première fois que l’association Capade Sud subit ce genre d’action…
Pour accéder aux vidéos, cliquer sur les images.
Aulnay-sous-Bois, Plan social de PSA : audience renvoyée au tribunal de Paris
Le syndicat Sud devra encore patienter un peu pour exposer devant la justice ses arguments en faveur de l’annulation du plan social prévu par le groupe PSA, plan dont il dénonce les « insuffisances ». Le tribunal de grande instance de Paris, qui devait étudier hier sa requête, a renvoyé l’affaire au 11 avril, à la demande de l’avocate du groupe PSA. Le juge des référés de Paris veut ainsi attendre de connaître la décision prise par un magistrat de Versailles, saisi, lui, par la CGT qui attaque le plan de restructuration. Ce dernier dira le 8 avril s’il est compétent ou non pour examiner cette demande. Début mars, c’est le juge des référés de Bobigny, saisi initialement par le syndicat Sud, qui s’était déclaré incompétent.
Source : Le Parisien du 03/04/2013
Nouveau tract Lutte Ouvrière concernant le site PSA Aulnay-sous-Bois
La rédaction d’Aulnaycap ! vous propose de prendre connaissance d’un nouveau tract de Lutte Ouvrière, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre. Utilisant toujours un ton offensif, Lutte Ouvrière revient sur les premiers mois de la mandature de François Hollande et des déceptions ressenties. Pour Lutte Ouvrière, François Hollande ne vaut pas mieux que Nicolas Sarkozy…
PSA : augmentation de la durée de travail après la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois ?
« La direction de PSA envisage de proposer dès le mois de mai aux syndicats d’augmenter la durée de travail dans certaines usines, après la validation de son plan de restructuration qui inclut la fermeture de l’usine d’Aulnay, selon le Figaro du 29 mars.
La direction souhaiterait augmenter le temps de travail dans la journée et, le cas échéant, supprimer le travail de nuit, qui coûte de 20% à 30% plus cher, affirme une source interne du Figaro. Ces mesures pourraient être proposées dans l’usine de Poissy (Yvelines), spécialisée dans la construction de petites voitures (208, C3).
Confronté à la baisse des ventes sur son principal marché, le groupe a prévu de supprimer plus de 11 200 postes entre 2012 et 2014, en France. A la fin de mai 2012, les effectifs dans l’activité automobile du groupe s’élevaient à 67112 postes. Ils devraient fondre en dessous des 56 000 d’ici à la mi-2014.
Baisser les coûts de revient par voiture
Selon Le Figaro, le dernier comité central d’entreprise portant sur le plan de restructuration devrait avoir lieu le 19 avril. Les départs pourraient commencer immédiatement après, imagine le groupe, tout en gardant à l’esprit les actions en justice menées par SUD.
La direction a déjà fait part aux syndicats de manière informelle, selon le quotidien, de sa volonté de mener ces discussions. « Plutôt que d’alourdir le plan de restructuration, la direction va continuer à réduire les effectifs par des départs non remplacés et veut baisser les coûts de revient par voiture« , dit un syndicaliste au Figaro. Il s’agirait de baisser de 600 euros le coût de production d’une voiture en France, en augmentant la durée de travail des équipes de jour, d’une heure ou une heure et demie dans le cas de Poissy, et ouvrant les usines le samedi »
Source : Communiqué Sud aulnay
Retour sur la réunion publique de Capade Sud à Aulnay-sous-Bois en vidéo, partie 7
La rédaction d’Aulnay Cap ! vous propose de poursuivre la découverte des différentes interventions survenues lors de la réunion publique de l’association Capade Sud, le 22 mars 2013.
Dans ce septième épisode, la rédaction vous propose de prendre connaissance de l’intervention d’Alain Ramos, conseiller municipal du Blanc-Mesnil et opposant au projet Europa City (nouveau centre commercial sur le triangle de Gonesse) et au projet de l’usine de Méthanisation sur le Blanc-Mesnil et Aulnay-sous-Bois.
Pour M. Ramos, des projets de centres commerciaux géants tel que Europa City n’est que facteur de diminution d’emplois. Il prend comme exemple l’implantation de la Halle d’Auchan et de la destruction des commerces de proximité alentours, au Blanc-Mesnil.
Dans la seconde vidéo, Alain Boulanger conforte la position d’Alain Ramos, critique l’implantation d’une gare dans le cadre du Grand Paris au Triangle de Gonesse, et regrette que les présidents de groupe au Conseil Général de la Seine-Saint-Denis n’aient pas souhaité le rencontrer.
Pour visionner les vidéos, cliquer sur les images.
Retour sur la réunion publique de Capade Sud à Aulnay-sous-Bois en vidéo, partie 6
La rédaction d’Aulnay Cap ! vous propose de poursuivre la découverte des différentes interventions survenues lors de la réunion publique de l’association Capade Sud, le 22 mars 2013.
Dans ce sixième épisode, la rédaction vous propose de prendre connaissance de la dernière intervention de Raphaël Pochet, l’ancien flic qui avait été parachuté au cœur des cités. Celui indique que l’utilisation de la Police Municipale n’est pas effectuée de manière optimum, et que celle-ci pourrait remplacer la défunte Police de Proximité. Revenant sur le problème des fous du volant sur des deux roues dans les cités, sans casque, il espère ainsi que la Police Municipale, du fait de cette proximité, pourrait avertir les parents et ainsi empêcher ces jeunes de commettre des délits routier.
Nous vous proposons ensuite de prendre connaissance de l’intervention du président de l’association Capade Sud, Alain Boulanger. Dans cette intervention, M. Boulanger clôture le débat sur la sécurité et ouvre celui sur les centres commerciaux. Déçu du peu de commerçants s’étant déplacés pour ce débat (Capade Sud avait distribué un tract chez les commerçants du Boulevard de Strasbourg, d’Anatole France, du Vieux-Pays et d’O’Parinor), il revint sur les risques liés à l’ouverture d’Europa City, sur le triangle de Gonesse. Selon M. Boulanger, cela pourrait devenir un cataclysme non seulement pour le commerce de proximité aulnaysien, mais aussi pour le centre commercial O’Parinor.
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PSA Aulnay-sous-Bois : l’usine se vide de ses intérimaires
Ils sont encore 320 à travailler sur le site d’Aulnay-sous-Bois, promis à la fermeture. Mais beaucoup de missions s’achèvent en avril.
Il se lève dans une nuit d’encre, traverse la cité des Beaudottes encore endormie à Sevran, puis le parking du centre commercial, brave les poids lourds qui foncent sur le boulevard Robert-Ballanger… Il est 5h45 et Khemisti, 29 ans, prend le chemin de l’usine PSA d’Aulnay. Le jeune homme, intérimaire au montage, est l’un des rares salariés du site à faire le trajet à pied. Quarante-cinq minutes aller, quarante-cinq minutes retour, le long d’avenues où les piétons sont rares et le trafic automobile dense.
Khemisti pourrait faire l’itinéraire les yeux fermés. Sa première mission au sein de l’usine remonte à 2007. PSA a depuis été son principal employeur. Il a travaillé dans tous les ateliers — montage, ferrage, peinture. Il sait démonter les portes, poser des joints, vérifier le parallélisme des roues, « palucher » la carrosserie pour détecter les défauts… Aujourd’hui, comme beaucoup des 320 intérimaires encore en poste, il compte les jours. « La plupart des missions se terminent au cours du mois d’avril. Moi, c’est le 14, indique-t-il. Jusqu’à présent, il était possible de les prolonger. Mais cette fois, les responsables d’unité ou de groupe ne nous disent rien. » L’usine s’apprête-t-elle à laisser partir définitivement ses intérimaires, alors que la production reste largement paralysée par la grève? Les missions seront-elles renouvelées? Interrogée, la direction garde un silence prudent. Le sujet sera peut-être abordé ce matin, lors du comité d’établissement.
Pas de reclassement
Parmi les intérimaires de l’usine, peu sont aussi anciens que Khemisti. Mais à l’heure où le chômage ne cesse de grimper, certains s’inquiètent. « Qu’est-ce qu’on va devenir, une fois que l’usine sera fermée? » s’interrogeait il y a peu Franck, croisé dans l’atelier de montage. Les mesures de reclassement et d’aides ne concernent que les 2800 salariés « embauchés ». Les intérimaires, eux, devront se contenter de leurs indemnités de fin de mission.
Il y a cinq ans, ils étaient encore un millier à Aulnay, et il n’était pas rare d’être recruté au terme de sa mission. Khemisti, lui-même fils d’un couple d’ouvriers de l’usine, aurait pu connaître ce sort. Mais il hausse les épaules : « Les gens de PSA ont toujours été clairs avec moi, ils ne m’ont jamais fait miroiter une embauche. Le problème est plus général. L’intérim doit en principe permettre à une entreprise de faire face à un surcroît d’activité. Est-il normal que certaines entreprises fassent appel aux intérimaires en permanence sans aucune contrainte? »
Source : Le Parisien du 29/03/2013
Des salariés de PSA Aulnay-sous-Bois envahissent le Medef
Les ouvriers, en grève depuis le 16 janvier, multiplient les actions pour protester contre la fermeture de l’usine, qui emploie environ 3 000 personnes.
Environ 150 salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ont brièvement envahi jeudi les locaux du Medef à Paris, après une opération similaire la veille dans une annexe du ministère du Travail. Les salariés, venus à bord de deux cars, ont pénétré dans le hall du patronat français dans le 7e arrondissement de la capitale, où ils sont restés environ une heure, selon Jean-Pierre Mercier, meneur CGT de l’usine de Seine-Saint-Denis. Les forces de l’ordre, venues en nombre, les ont ensuite fait sortir dans le calme et s’efforçaient en fin d’après-midi de les faire remonter à bord de leurs cars.
« On est venus mettre un coup de pression au gouvernement et au patronat », a déclaré Marc Darcy, élu CGT à Aulnay, alors que des affiches « Non à la fermeture de PSA Aulnay » ornaient les murs du Medef. « Cette action, c’est pour débloquer la situation, pour demander l’annulation des sanctions et des poursuites pénales (visant certains salariés grévistes) et qu’on obtienne la garantie d’un CDI pour tous », a expliqué M. Mercier. « Si Peugeot ne cède pas sur nos revendications, on se mobilisera tous les jours, où on veut, quand on veut », a-t-il prévenu.
Source et article complet sur Le Point
Plus de 100 000 chômeurs en Seine-Saint-Denis
Les derniers chiffres du Pôle Emploi son tombés : il y a exactement 103 300 chômeurs de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé), soit à peu près le même chiffre qu’au mois de janvier dernier.
Toutes catégories confondues (avec ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois), le chômage atteint 137630 personnes, soit une hausse de 0,4% par rapport au mois de janvier. La reprise, ce n’est pas pour maintenant !





