Archives de Catégorie: Logement

Institut d’Aménagement et d’Urbanisme en Ile-de-France : 350 000 ménages à très bas revenus

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L’institut d’Aménagement et d’Urbanisme fait le topo, dans un dossier complet, de la difficulté de nombreux franciliens à boucler leur fin de mois. Certaines de ces familles pourraient voir leur situation s’améliorer sil elles logeaient dans un logement social. Dossier à consulter en cliquant ici.

Article proposé par Annie Neveu

Immobilier : stabilité des ventes et des prix en Ile-de-France

Prix_immobilierSi les achats ont légèrement progressé en un an, l’évolution du coût des biens reste faible. Sauf peut-être dans la capitale, où des baisses sensibles ont été notées ces derniers mois dans quelques quartiers cotés.

« L’attentisme règne, et ça fait trois ans que ça dure ! » Les notaires ont présenté hier les derniers chiffres du marché de l’immobilier en Ile-de-France. Les acquéreurs espèrent toujours une baisse franche des prix, les vendeurs, eux, maintiennent les leurs. Résultat : avec 31 200 logements anciens vendus au 1er trimestre 2014 dans la région, on reste en dessous d’un trimestre moyen de ces dix dernières années. Catherine Carely, nouvelle présidente de la chambre des notaires de Paris, a insisté sur le « flou » lié à l’évolution du marché de l’immobilier : « Nous vivons une période insaisissable », du fait de la conjoncture économique. Les notaires ont relevé la « quasi-disparition des investisseurs dans le neuf », qui a subi une chute des ventes de 26 % au 1er trimestre.

Un peu moins cher dans les arrondissements parisiens les plus prisés. Le prix au mètre carré pour les appartements anciens est stable dans la capitale : +0,2 % au 1er trimestre et -1,6 % sur un an. Mais 15 arrondissements — avec en tête certains des plus cotés — ont connu une « vraie baisse ces trois derniers mois ». Dans le I er, par exemple, le prix du m 2 passe sous les 10 000 € (-14,3 % en un an).

Statu quo en proche banlieue. Peu de mouvements dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. En un an, les prix des appartements anciens ont baissé de 0,3 %, celui des maisons anciennes de 1,9 %. Avec 7 610 € le m 2 à Levallois-Perret (92), l’évolution sur un an est de… 0 %. C’est à Vitry-sur-Seine (94) que la baisse est la plus sensible : 3 080 € le m 2, soit -8 % en un an.

Disparités en grande couronne. Dans l’ancien, la vente d’appartements progresse de 2 % en un an, celle des maisons de 5 %. Quelques fortes disparités sont à noter : à Chelles, en Seine-et-Marne, le prix au m 2 dans l’ancien a progressé de près de 25 % en un an. Tandis qu’à Montmorency, dans le Val-d’Oise, c’est le prix de vente des maisons anciennes qui a, lui, chuté de près de 25 %.

Source et image : Le Parisien du 28/05/2014

Crise du logement en Seine-Saint-Denis : exemple en vidéo à Aulnay-sous-Bois !

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La crise du logement en Ile-de-France existe depuis des années. La concentration des emplois, la relative qualité des transports et l’attractivité de Paris attirent de nombreux ménages en quête d’une vie meilleure, ou tout simplement d’une survie !

La Seine-Saint-Denis et Aulnay-sous-Bois en particulier n’en dérogent pas : division de logements, location de logements insalubres, placement de familles dans des petites chambres d’hôtel sont monnaie courante.

Récemment, la rédaction a été contactée par une mère de famille, vivant seule avec son enfant dans un appartement de type T2 dans le quartier des Étangs à Aulnay-sous-Bois. Selon ses propos, ce logement a été retapé presque entièrement avec l’aide d’amis, sans que le propriétaire ne débourse le moindre sou. Pas de parking, pas de garage, pas d’interphone et aucune cave, ce 2 pièces d’une quarantaine de mètres carrés est loué….729 € CC ! Le tout dans un immeuble sans ascenseur, en face des Etangs, ne disposant d’aucune qualité au niveau énergétique (simple vitrage).

La rédaction a tourné un petit reportage que nous vous invitons à découvrir en cliquant ici ou sur l’image. Même l’électricité est à refaire !

Aulnay-sous-Bois : Visite au coeur d’un logement insalubre en vidéo

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En cette période du crise de logement en région Parisienne, les vendeurs de sommeil tirent leur épingle du jeu pour profiter de la détresse de celles et ceux qui peinent à trouver un toit. D’autres propriétaires, négligeant les travaux pour cause de moyen ou de volonté, mettent en péril la santé et la sécurité de leurs locataires, et ce sans être réellement inquiétés.

Récemment, la rédaction d’Aulnaycap a été contactée pour aider une personne, mère isolée, à se sortir d’une situation plus que précaire, et l’aider à retrouver un logement décent. Nous sommes allés à la rencontre de cette personne, située dans le quartier des Etangs, afin de préparer une lettre aux personnes concernées, et de faire un reportage pour informer de la situation.

Dans un logement de 62 m², sans parking, sans ascenseur, sans interphone et sans cave, cette mère de famille paye la modique somme de 860 € charge comprise (eau courante et entretien des parties communes). Cet appartement, qui apparaît mal aéré, mérite non seulement un sérieux rafraichissement, mais surtout des travaux de réfection de l’installation électrique, qui apparaît comme vétuste et dangereuse. Deux enfants vivent dans cet appartement.

Cette situation, des centaines d’Aulnaysiens la vivent. Certains propriétaires profitant de la CAF et d’autres aides sociales pour louer à des familles dans le besoin des appartements, parfois des caves, au détriment de l’hygiène et de la sécurité. Et à l’heure de la crise du logement et de l’afflux de personnes en région parisienne pour trouver un emploi, la situation n’est pas prête de s’arranger.

La rédaction vous propose, avec l’autorisation de la locataire, de visualiser le reportage vidéo, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

Article proposé par Arnaud Kubacki

 

Aulnay-sous-Bois : peut-on construire un pavillon et espérer avoir un jardin dans un terrain de moins de 200 m² ?

division_parcelleLes divisions de parcelles ne sont pas une spécialité Aulnaysienne : partout en grande couronne, mais aussi dans de moyennes villes de provinces, nous constatons une augmentation rapide de divisions de parcelles, qui réduisent à peau de chagrin ce qui peut rester de verdure dans un jardin souvent boisé.

Au hasard des alertes Google, des terrains constructibles de 180 m², parfois moins, sont proposés à celles et ceux qui souhaitent construire leur pavillon et avoir son chez-soi. Ces divisions ont été rendues possibles notamment grâce à la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de 2009, avec la suppression du Coefficient d’Occupation des Sols (qui imposait de ne pas construire sur une surface supérieure à un certain coefficient de la parcelle concernée). Pour rappel, cette modification avait été défendue par l’ancien Maire PS Gérard Ségura et son adjoint de l’époque, Alain Amédro. Objectifs : permettre aux Aulnaysiens d’agrandir leur maison et empêcher ceux-ci d’aller voir un peu plus loin en cas d’agrandissement de la famille.

Cette modification a cependant eu un effet de bord puisque les divisions de terrain en ont été facilitées : le cas du 5 Rue du Sausset, à proximité de la Ferme du Vieux-Pays, en est un parfait exemple.

Si on regarde le PLU d’un peu plus près, on remarque que pour les parcelles dont la longueur n’excède pas 10 mètres, il n’est pas obligatoire d’avoir une bande de séparation sur les côtés par rapport aux parcelles voisines : en gros, il est possible de construire sur toute la longueur, et ne plus avoir d’accès entre le devant et l’arrière du terrain qu’en passant par la maison. 40 % d’espace vert sont toutefois toujours obligatoires.

Pour une parcelle de 180 m², avec 10 mètres ou moins de longueur, il est donc possible d’avoir une construction avec emprise au sol de 108 m², tout en respectant un retrait (si existant) de 4 mètres par rapport à la rue, et de prévoir 2 places de stationnement (obligatoire en zone Ug). Avec la norme BBC et les contraintes énergétique, sans oublier les problèmes propres à Aulnay-sous-Bois (nappe phréatique proche de la surface, zones inondables…), il est parfois trop onéreux de construire en prévoyant un sous-sol total. Ces places de stationnement empièteront soit sur la surface non construite (si autorisé), soit dans un garage, qui réduira de manière significative la surface habitable.

A ces contraintes techniques se rajoutent l’impact de la nouvelle implantation par rapport au système d’écoulement des eaux usées et des différents branchements nécessaires au nouveau foyer (ce que l’on appelle souvent viabilisation du terrain).

Enfin, la suppression d’un jardin, et l’augmentation de la surface construite, si généralisée dans un secteur donné, provoquent inéluctablement une transformation substantielle du caractère initial d’un quartier, où les maisons avec parcelles sont transformées petit à petit en maisons de ville avec jardinet.

Les propriétaires qui divisent ces parcelles pour rentabiliser une opération immobilière ne sont toutefois pas à blâmer : la demande criante de logements en Seine-Saint-Denis et en Ile-de-France en général et le prix excessif de l’immobilier (qui rend impossible l’accès à la propriété aux primo-accédants) favorisent ce genre de transformation. Alors que les maisons individuelles disparaissent petit à petit dans l’hyper-centre Aulnaysien au profit d’immeubles parfois très imposants, les parcelles des zones pavillonnaires de la ville tendent à se réduire, au profit d’une demande qui ne cesse de s’accroitre. La prochaine révision du PLU promise par la nouvelle équipe municipale permettra peut-être d’atténuer ce phénomène mais ne pourra pas, sans remontrance du préfet, empêcher de telles opérations.

Alors que des secteurs entiers de France subissent désindustrialisation, pertes d’emploi et diminution impressionnante des activités (sans parler de la désertification des services publics et de première nécessité), la concentration des activités en Ile-de-France ne fera qu’accentuer ce que certains politiques appellent « le bétonnage des zones pavillonnaires ».

 

Ile-de-France : Les Franciliens ne font pas confiance aux agents immobiliers

Immeuble_Princet_Anatole_France_Aulnay_1SERIEZ-VOUS PRÊTS à vous éloigner de votre lieu de travail pour avoir un logement plus grand et moins cher ? Selon les résultats d’un sondage Harris Interactive pour la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier), la réponse serait plutôt oui. Sur les 1 001 Franciliens interrogés* dans le cadre de cette enquête, 56 % accepteraient.

Hier midi, dans le bel hôtel particulier de l’avenue de Villiers (XVII e), entre petits fours et verrines, le président de la Fnaim, Gilles Ricour de Bourgies, costume bleu marine et boutons de manchette, a dévoilé, au côté de Jean-Daniel Levy, directeur du département politique de Harris Interactive, les autres résultats de ce sondage.

Premier enseignement loin de réjouir la Fnaim, les Franciliens ne font pas confiance aux agents immobiliers. 69 % affichent même une défiance à l’égard de la profession. A l’inverse, ils sont 65 % à faire confiance aux associations de défense des locataires.

Les prix jugés exorbitants

En pleine campagne des municipales, les politiques ne trouvent pas davantage grâce aux yeux des habitants de la région. 64 % des sondés se disent insatisfaits de la politique du logement menée en Ile-de-France même s’ils considèrent que les maires restent, aux côtés du conseil régional, les acteurs les plus efficaces dans ce domaine.

Pour améliorer la situation, 46 % jugent « tout à fait prioritaire » de réhabiliter, mettre en vente ou louer des immeubles non occupés. Pour 37 %, il faut construire pour les classes moyennes ou encore, pour une proportion quasi égale, rénover dans l’ancien.

Les personnes interrogées attendent aussi à 60 % que les candidats aux municipales prennent en main la question des prix de l’immobilier, souvent jugés exorbitants dans la région capitale. Sur ce dernier point, Jean-Baptiste Eyraud, l’intarissable patron de Droit au logement (DAL), a regretté hier que « dans ce sondage, la principale question n’ait pas été posée : Pensez-vous que le prix du logement à Paris (8 200 € en moyenne) soit décent ? »

*Enquête réalisée en ligne du 5 au 11 mars 2013 auprès d’un échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population francilienne âgé de 18 ans et plus.

Source : Le Parisien du 20/03/2014

Un nouvel immeuble de 20 mètres de haut à Aulnay-sous-Bois avec l’opération « Le Cœur des Aulnes »

permis de construire - Rue Marcel SembatLe quartier Centre-Gare Nord d’Aulnay-sous-Bois accueillera un nouvel immeuble d’environ 20 mètres de haut avec l’opération « Le Cœur des Aulnes ». Ce bâtiment verra le jour à l’angle des rues Jean Charcot et Marcel Sembat, à côté de la sécurité sociale. Au programme :

  • 62 logements en accession à la propriété
  • 8 logements sociaux
  • 70 m² de bureaux

 

Rénovation énergétique obligatoire dans les logements : la pression monte

citeEuropeL’amélioration des performances énergétiques de l’habitat ne motive pas les Français et ne suffit donc pas à dynamiser le marché. D’où l’idée, de plus en plus saillante, d’une obligation. Un signal règlementaire, défendu par le think tank pour la transition carbone, « The Shift Project », qui commence à germer dans les esprits.

«Nous devons aller vers une obligation de travaux, en prenant en compte les attentes de la filière et sans brusquer les habitants des logements. » Cécile Duflot a été claire lors de son intervention à la conférence annuelle de l’association Effinergie. Pour la ministre du Logement, les 40 milliards d’euros que dépensent chaque année les Français dans des travaux, le plus souvent des travaux « d’embellissement », doivent être réorientés vers la rénovation énergétique. Ou, à tout le moins, intégrer systématiquement la dimension énergétique.

Même si elle se garde bien d’entrer plus avant dans les détails, on sent bien que la ministre du Logement teste l’idée d’obligation de rénovation énergétique dans le résidentiel dès que l’occasion se présente. Il faut dire qu’au vu de la trajectoire actuelle, l’objectif de 500 000 logements rénovés est tout simplement inatteignable. Les dispositifs d’aide et d’encouragement (crédits d’impôt, éco-prêt à taux zéro, subventions…) ne sont manifestement pas suffisants. Outre qu’ils posent la question de l’efficacité de la dépense publique, ils ne créent pas de dynamique sur le marché de la rénovation énergétique. A peine 10 000 rénovations de niveau BBC en 2011, et seulement 25 000 dossiers d’éco-PTZ en 2012 (78 000 au plus fort en 2010).

Source et article complet sur Le Moniteur

Copropriétés Savigny Paire et Morée à Aulnay-sous-Bois : signature de promesses de vente de SA HLM de la Plaine de France

SavignyUn lecteur d’Aulnaycap nous a transmis un document relatif à la vente d’appartements de la copropriété Savigny Paire et de la Morée pour en faire des HLM, par le biais de SA Plaine de France. Vous pouvez découvrir ce document en cliquant ici.

Plusieurs immeubles étaient concernés par cette opération :

  • 4 rue des Lilas
  • 9,11 rue des Mimosas
  • 1, 3 allée des Genêts
  • 46,48,50 Avenue de Savigny

A ce jour, les bâtiments rue des Lilas et rue des Mimosas ne sont plus concernés par cette opération suite à la révolte des copropriétaires. L’opération a abouti allée des Genêts.

Quant à ceux de l’avenue de Savigny, une grogne de plus en plus intense se fait sentir. Le projet n’est pour le moment pas abouti. SA Plaine de France essaye de s’accaparer la majorité des appartements pour « mieux » les gérer ensuite.

Des copropriétaires de la résidence Savigny Pair à Aulnay-sous-Bois refusent que leurs logements soient transformés en HLM

SavignySituée dans les quartiers nord d’Aulnay, notre copropriété «Résidence le gros saule» dotée d’un parc de 10 mille m2 possède un réel attrait pour les banlieusards en mal d’espaces, de tranquillité et de logements de toutes tailles à des prix accessibles.

Le potentiel résidentiel est indéniable, mais des difficultés récurrentes de paiement de charges de quelques copropriétaires ces dernières années (une quarantaine sur 558 logements et 11 commerces) ont entraîné l’ensemble du syndicat dans une situation qui a justifié l’entrée dans un plan de sauvegarde promulgué par arrêté préfectoral le 8 mars 2010. Ce plan quinquennal signé entre l’État, la ville d’Aulnay, l’ANAH, le conseil général, le syndic, et le conseil syndical, avait pour objectif de relever durablement l’équilibre financier du syndicat, tout en réalisant des travaux de rénovations immobilières indispensables au maintien du bâti. Jusque-là tout semblait aller pour le mieux.

Le pilotage dirigé par la Ville a très rapidement déçu les copropriétaires sur un certain nombre de points importants :

Des travaux d’isolation thermique, financièrement insupportable pour le commun des habitants, et surtout économiquement non rentable (retour sur investissement après 63 ans) ont été proposé à mainte reprise dans l’agenda des commissions travaux organisées par la Ville. Les représentants des copropriétaires se sont battus pour rejeter avec force et détermination, ce projet inutile et financièrement déstabilisant que la mairie voulait absolument faire voter en assemblée générale.

La rétrocession de l’espace vert central de la copropriété à la Ville a été présentée comme un devoir de contribution du syndicat, une sorte de « donnant-donnant » pour compenser la participation de la mairie au plan de sauvegarde, et comme une opportunité d’allégement de charges. Les copropriétaires concernés se sont défaits de cet argumentaire, car ils n’ont jamais eu l’intention de donner leur « joyau» à la Ville. Celle-ci a officiellement renoncé à cet espace vert devant le sous-préfet lors de la commission du plan de sauvegarde du 20/11/2013.

La Ville avait décidé la création d’une voie de circulation routière coupant la copropriété au niveau des bâtiments 44 et 46 av de Savigny, permettant la jonction entre l’avenue Suzanne Lenglen et l’avenue de Savigny. Ce projet pour un désenclavement de la résidence présentait aussi un danger évident pour les nombreux enfants qui peuplent le quartier. Les copropriétaires se sont fermement opposés à la création de cette voie. La Ville a finalement accepté un autre tracé.

Nous avons obtenu gain de cause sur tous ces points stratégiques, mais que de temps et d’énergie perdue, pour avoir enfin été entendu.

Par ailleurs, le portage qui consiste à secourir les copropriétaires en procédure de redressement, en rachetant leur logement tout en leur offrant la possibilité de devenir locataire de leur logement, était « la Solution » avancée dans le plan de sauvegarde, et faisait l’unanimité chez les acteurs publics et privés. Il suffisait de cibler parfaitement le rachat d’une vingtaine de copropriétaires les plus endettés, pour régler près des 2/3 du noyau dur de l’endettement voué à la saisie immobilière.

Cette option qui ne semblait insurmontable pour personne est apparue peu à peu impossible à réaliser aux dires de la Ville, affirmant ne pas pouvoir intéresser un bailleur capable d’investir de manière diffuse sur notre résidence.

C’est alors que la Ville à choisi d’agir, sans la moindre concertation avec les acteurs du plan de sauvegarde pour signer une convention en 2013 avec la SA HLM plaine de France, et la SEM Deltaville. Cette convention lourde de conséquences pour notre copropriété a pour finalité l’acquisition par la HLM plaine de France, de bâtiments entiers situés au 50-48-46 av de Savigny et 1-3 allée des genêts, par tous moyens amiables et légaux y compris en utilisant le droit de préemption.

Cette transformation en logements HLM au sein de la résidence n’était pas du tout prévue dans le plan de sauvegarde. Il est impossible de cautionner cette convention qui détourne le plan de sauvegarde de son objet initial. Dans son dernier rapport, l’Association des Représentants des Copropriétaires partage cette analyse :

« L’A.R.C est également très inquiète, ….. Elle ne peut approuver ou cautionner un projet d’une telle ampleur et aux orientations contradictoires avec le statut même de copropriété. »

Pour cette raison les copropriétaires ont alerté le sous-préfet en réunion du 20/11/2013. Celui-ci a exhorté les parties prenantes à rencontrer le conseil syndical pour élaborer un avenant qui veille à l’intérêt général du syndicat de copropriété.

En conseil municipal du 16/01/2014, l’adjoint au maire M. Guy CHALLIER a déclaré que « le processus a été arrêté (provisoirement) sur les bâtiments 50-48-46 av de Savigny, mais pas sur les 1-3 Genêts », à la surprise des élus de l’UMP en la personne de M Franck CANNAROZZO qui affirme ne pas avoir été informé.

La convention se heurte à « un vide juridique ». En effet, l’ANAH subventionne avec de l’argent public les travaux du plan de sauvegarde à hauteur de 50%, dans le but d’aider les copropriétaires, il paraît normal que ces fonds ne servent pas en finalité à une société anonyme de droit privé (HLM plaine de France). Le Maire, M. Gérard SEGURA a déclaré avoir écrit à la ministre du Logement Cécile DUFLOT, pour obtenir son soutien qui s’inscrit selon lui dans une démarche de lutte contre les « marchands de sommeil ».

C’est là que le bât blesse, les prétendus « marchands de sommeil » n’existent pas dans notre copropriété, et M. SEGURA est très mal informé de la situation de fait, qui a été confirmé haut et fort par le représentant du SYNDIC lors de la dernière réunion avec les instances de la Ville le 16/12/2013. Le sous-préfet a été alerté le 02/12/2013 par NEXITY sur l’inefficacité de la démarche :

« Par ailleurs, le syndicat de copropriété confirme que cette convention ne sert en rien le principe du portage, consistant en un désendettement de la copropriété, puisqu’à ce jour sur les 29 questionnaires de notaire reçus, seuls 4 copropriétaires font l’objet d’une procédure en recouvrement. »

en ce qui concerne l’usage du droit de préemption :

« La préemption dont le fondement juridique doit répondre à l’intérêt public, pour ne pas être considérée comme étant abusive, ne présente en l’état aucun intérêt pour le syndicat de copropriété, bien au contraire, puisqu’elle lui soustrait un bon payeur à jour de ses charges, et vos préconisations s’avèrent non suivies d’effets puisque votre requête de voir les parties se réunir pour redéfinir la stratégie du portage, n’ont en rien arrêté cette démarche de préemption sans rapport avec le Plan de Sauvegarde. »

Aujourd’hui, ce n’est pas l’intégrité morale de Gérard SEGURA qui est mise en cause. Il a certainement été très mal conseillé sur ce dossier. Au nom de la démocratie participative qu’il prône, nous lui offrons la possibilité de renoncer à cette convention inique et de travailler en complète concertation avec les copropriétaires pour conclure ensemble des solutions sauvegardant durablement la situation financière du syndicat. La résidence doit rester dans son ENTIERETE une copropriété digne de ce nom.

En cas de refus obstiné du Maire, les copropriétaires qui sont aussi des électeurs sauront prendre leur responsabilité.

Le courrier est adressé aux élus de toutes tendances dont : Gérard SEGURA, Jacques CHAUSSAT, Alain AMEDRO, Bruno BESCHIZZA.

Source : communiqué de copropriétaires de la résidence Paire Saivigny