Archives de Catégorie: Santé

Catherine Medioni : Le glyphosate de Monsanto et la santé des peuples

MosantoPourquoi vous parler de Monsanto aujourd’hui ? Parce que je parcourais les actualités et figurez-vous que je tombe sur une information reprise partout, disant que :

« Herbicides: l’EFSA juge « improbable » le risque cancérigène du glyphosate »

Le glyphosate est ce produit tellement bon pour la santé que la consommation d’une cuillère à café à chaque repas est recommandée… Il est  produit par la grande firme mondiale Monsanto,  plus connu sous le nom de Round-Up, super gentil désherbant qui ne fait pas de dégâts environnementaux du tout.

Source : Extraits sélectionnés par Catherine Medioni de l’édito de Charles Sannat du 13 novembre 2015.  L’intégralité du texte est consultable sur  :

http://insolentiae.com/2015/11/13/scandaleux-les-produits-monsanto-sont-bio-et-cest-leurope-qui-le-dit-ledito-de-charles-sannat/

Le travail peut vous enlever 33 ans d’espérance de vie

travailleurs_detachesUne étude démontre que l’un des facteurs qui influencent le plus notre durée de vie est le stress engendré par le travail. Plus celle-ci est précaire, ou exigeante en termes d’horaires ou de conditions de travail, plus jeunes ils mourront.

Source : article de L’Express proposé par Catherine Médioni

Amiante : l’impunité continue pour le CMMP pollueur à Aulnay-sous-Bois

Amiante_Aulnay_1Après avoir échappé à la justice pénale, le CMMP responsable de la catastrophe sanitaire de pollution de l’air d’Aulnay-sous-Bois durant des décennies, échappe à la facture du chantier de désamiantage de son ancien site industriel.

Car, derrière les chiffres et additions, c’est bien le principe pollueur-payeur qui est bafoué. Néanmoins, le CMMP (Comptoir des Minéraux et Matières Premières) a perdu. Le tribunal l’a débouté de ses prétentions, déboutant également toutes les autres parties par rapport au financement  du coût du chantier de désamiantage : la Société d’Economie Mixte DeltaVille mandatée par l’ancienne municipalité, la Municipalité d’Aulnay, les agences immobilières qui avaient racheté le site en vue d’y construire des pavillons d’habitation avec jardins sur un sol pollué.

Le tribunal précise clairement que le CMMP A COMMIS UNE FAUTE et A MANQUE A SES OBLIGATIONS DE DESAMIANTAGE DU SITE INDUSTRIEL pendant au moins 17 ans (lire l’article du Parisien : http://www.leparisien.fr/aulnay-sous-bois-93600/usine-d-amiante-a-aulnay-le-pollueur-ne-paiera-pas-davantage-01-11-2015-5237761.php)

Seules les associations qui sont en charge « de l’intérêt collectif » sont reconnues pour avoir « intérêt à agir dans le litige » et « intérêt légitime à réclamer réparation du préjudice moral » causé par ce manquement. Pour ce préjudice le tribunal accorde « un euro » de dédommagement à chaque association sur les 10 000 euros demandés. Les victimes apprécieront ! … Un euro pour indemniser 20 ans de luttes citoyennes bénévoles pour un mouvement sans lequel rien ne se serait passé à Aulnay.

Mieux, le site truffé d’amiante et de zircon (radioactif) aurait sans leur intervention été démoli à ciel ouvert ajoutant aux malades et aux morts que l’on commence seulement à découvrir, de nouveaux malades et de nouveaux morts à venir.

Ainsi, le CMMP pollueur grâce à sa stratégie machiavélique multipliant les procédures judiciaires, déboursera (il n’a toujours pas payé) en tout et pour tout : 480 000 euros sur une facture de dépollution de 17 millions d’euros. C’est donc le contribuable qui paye cette dépollution. Pour les victimes, c’est donc une double peine : après avoir subi la pollution, elles payent la dépollution. Cela n’a apparemment pas choqué les juges.

Cette brillante réussite n’aurait pas pu se faire sans le Maire de l’époque qui, au lieu de soutenir les associations dans leur combat pour contraindre le Préfet à faire saisir les sommes auprès du CMMP et l’obliger à faire les travaux (article L514-1 du code de l’environnement) a racheté le terrain et a réalisé les travaux ; sauf qu’il s’est lié les mains en signant un protocole, sous la houlette du Préfet, précisant que le pollueur payera en tout état de cause 480 000 euros. Ce protocole est une honte et les associations l’avaient dénoncé en son temps. Laisser croire à un remboursement en justice relevait de la naïveté et/ou de l’incompétence, à moins que l’opération ne relevait que d’une stratégie électorale ?

C’est ainsi que la loi est appliquée dans notre France démocratique ! Combien faudra-t-il de luttes citoyennes comme celle d’Aulnay pour que la société civile soit enfin considérée par les autorités quelles qu’elles soient comme interlocuteur valable.

En attendant, le combat continue. Les personnes exposées aux poussières d’amiante du CMMP peuvent prendre  contact auprès des professionnels bénévoles du CI3A (centre d’information et d’accompagnement des personnes exposées à un risque lié à l’amiante) permanences tous les jeudis au CMES (centre municipal d’éducation pour la santé) d’Aulnay, 8-10 avenue Coullemont au 01 58 03 92 89.

Nous ne désespérons pas d’une collaboration avec l’Agence Régionale de la Santé (ARS) malgré ses réticences pour assurer un suivi des personnes exposées et faire toute la lumière sur cette catastrophe sanitaire.

Source : communiqué Ban Abestos

Usine d’amiante à Aulnay-sous-Bois : le pollueur ne paiera pas davantage

Amiante_Aulnay_1Plus de 9 millions d’euros : c’est le coût total du chantier de dépollution de l’usine d’amiante CMMP à Aulnay-sous-Bois. Le CMMP ne paiera que 478 400 € qui avaient été promis juste avant le chantier.

A ce jour, plus de 140 victimes ont été identifiées. Le CMMP s’en tire à bon compte mais, selon sa dirigeante Joëlle Briot, une facture plus salée aurait causé la fermeture de sa société et mis plusieurs dizaines de personnes au chômage.

Source et article complet : Le Parisien

Assurance Maladie et Sécurité Sociale : et si l’on était obligé de s’orienter vers le modèle Suisse ?

comparateur_CAFMis en place au lendemain de la seconde guerre mondiale, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) est un organisme lié à la santé et exerçant une mission de service public en France, lié à . Avec l’augmentation de l’espérance de vie, le budget de la Sécurité Sociale a été mis à mal avec un déficit constant et des dettes difficiles pour l’état à résorber.

L’état providence issu de la seconde moitié des années 40s est-il en train de s’effondrer ? Chez notre voisin Suisse, la situation est bien différente. Un résident Suisse a le choix de sa propre couverture maladie et peut changer de caisse maladie à tout moment. Un comparateur caisse maladie existe notamment pour déterminer quelles sont les prestations couvertes, le coût annuel et les contraintes éventuelles. Chaque année, plus de 700 000 Suisses changent de caisse maladie afin de profiter de tarifs abordables, mais aussi de prestations complémentaires.

Ce qui peut sembler aberrant dans l’hexagone semble être devenu la routine chez nos voisins helvétiques. Des sociétés telles que We Group SA se livrent une bataille acharnée pour attirer de nouveaux clients alors qu’en France, le monopole imposé en 1945 garantit les mêmes tarifs pour tout le monde. A noter que, jusqu’à récemment, les frontaliers qui travaillent en Suisse pouvaient se soustraire à ce monopole et obtenir une couverture santé Helvétique bien moins chère.

A l’heure où tous les monopoles sont en train de s’effondrer et où les acquis obtenus à une époque bien différente sont parfois remis en question, le devenir de la Sécurité Sociale et des CPAM restent d’actualité. La libéralisation à outrance et la volonté pour l’Union Européenne d’uniformiser les prestations pour plus d’égalité au sein du territoire européen pourraient, sur le long terme, nous amener à nous orienter vers le modèle Suisse. Bien entendu, cette question tabou reste pour l’instant dans les cartons, mais qui aurait imaginé en 1950 que le rail, le téléphone, l’électricité ou même le gaz allaient être libéralisés, offrant à différents fournisseurs d’appliquer leurs propres tarifs et leurs propres conditions ?

Un soutien psychologique au retour des pèlerins musulmans du 93 suite au drame de La Mecque

hajj_meccaLa cellule d’urgence médico-psychologique de Seine-Saint-Denis propose un soutien aux pèlerins à leur retour en France. Près de 10 000 musulmans ont fait le Hajj cette année où s’est déroulé l’un des plus tragiques événements ces 20 dernières années à la Mecque : plus de 700 pèlerins sont morts suite à un mouvement de foule.

Les associations musulmanes locales se sont associées à l’hôpital Avicenne pour convaincre les pèlerins de retour dans l’hexagone de consulter un psychanalyste. Le bien connu Mohamed Henniche, président de l’UAM (Union des Associations Musulmanes) 93, est d’ailleurs partie prenante dans l’opération. L’UAM fait passer le message auprès de la trentaine d’associations qui la composent. Un imam est associé au dispositif afin de rassurer les musulmans que cela ne va pas à l’encontre de leur foi.

Contact (à l’hôpital Avicenne) : 01.48.95.54.74 et par mail heloise.marichez@avc.aphp.fr

Source : Le Parisien

La rénovation des urgences pour l’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-Bois / Villepinte pour bientôt

Hopital_BallangerA en croire cet appel d’offre, les urgences de l’hôpital régional Robert Ballanger vont s’offrir une petite rénovation et un agrandissement pour mieux répondre aux besoins des patients. De quoi se rassurer sur la qualité de prise en charge et sur les délais d’intervention.

Compte-rendu de l’audience du 10 septembre 2015 sur le procés CMMP contre la mairie d’Aulnay-sous-Bois au Palais de Justice de Paris

Amiante_Aulnay_1Le Président de la Cour note la présence d’un public dans le tribunal, ce qui semble plutôt exceptionnel. En effet, étaient présents à cette audience les responsables des associations (en intervention volontaire), des victimes du CMMP malades et des familles de victimes décédées ainsi qu’ une journaliste du Parisien (ci-joint son article). Qu’ils soient tous remerciés d’être venus.

D’emblée, le Président précise, à l’intention du public, qu’il s’agit d’une procédure écrite et qu’il n’y a donc pas lieu de tirer de jugement face aux interventions des uns et des autres et à la longueur de leurs discours …

S’en suit un long épluchage, par le Président, des conclusions et répliques des différentes parties en présence, interrogeant sur telle ou telle affirmation (pièces justificatives présentes ou absentes), etc … Les débats ont porté exclusivement sur les millions d’euros à payer par les uns et les autres sur la facture finale de 17 millions d’euros du chantier de désamiantage/démolition qui, jusqu’à présent, n’a été réglée que par les contribuables. A aucun moment les victimes de cette catastrophe sanitaire n’ont été  évoquées et ont même été considérées hors sujet par le CMMP, pollueur, arguant sur le fait qu’il ne s’agit que d’un contentieux privé.

A la surprise générale, le Président clôt la séance à 17 heures considérant la plaidoirie des avocats inutile, la Cour ayant eu les éclaircissements nécessaires.

L’avocat du CMMP est resté muet comme une carpe et il a fallu toute la pugnacité de l’avocat des associations, maître François Lafforgue, pour souligner l’importance de l’action citoyenne sans laquelle ce procès n’aurait pas eu lieu :

  • L’alerte et l’enquête de la famille Léonard
  • La justification d’une dépollution dite « sous bulle », le site industriel étant truffé d’amiante et de zircon radioactif
  • La sous estimation de la pollution par le pollueur CMMP qui met la poussière sous le tapis
  • Les morts supplémentaires qu’aurait provoqués une démolition classique à ciel ouvert
  • En conclusion, l’application de la loi « pollueur = payeur »  s’applique  au dernier exploitant (le CMMP) qui devait remettre les lieux en l’état « tel qu’aucun danger s’y manifeste »

Résultat du jugement le  22 octobre 2015.

Source : communiqué du Collectif des riverains et victimes du CMMP

Audience sur le CMMP d’Aulnay-sous-Bois le 10 septembre à Paris

cmmp_aulnayDernières précisions pour celles et ceux qui ont l’intention de se rendre à l’audience de jeudi prochain :

Dossier : CMMP contre Deltaville-mairie d’Aulnay 

La salle d’audience de la 2ème chambre se trouve au 2ème étage, escalier « O »  du Palais de justice.

Il convient de se présenter à l’avance à l’entrée des visiteurs afin de se soumettre aux opérations de contrôle.
Source : communiqué de Gérard Voide du Collectif des riverains et victimes du CMMP

Le CMMP pollueur de la ville d’Aulnay-sous-Bois va-t-il enfin payer ? Réponse le 10 septembre

Amiante_Aulnay_1Nous invitons les victimes et riverains de l’ancienne usine de broyage d’amiante CMMP du vieux pays d’Aulnay à venir soutenir, par leur présence s’ils le peuvent, la plaidoirie de maître François Lafforgue (avocat des associations) à 
L’AUDIENCE DU JEUDI 10 SEPTEMBRE 2015 à  15 heures 30

au palais de justice de Paris, Boulevard du Palais (métro Cité) –  salle d’audience de la 2ème chambre civile

Il s’agit de savoir si, oui ou non, le principe « pollueur/payeur » inscrit dans la loi sera enfin respecté.

A ce jour, l’impunité est totale :
  • PDG, préfets, contrôleurs de l’époque de la pollution, responsables des malades et des morts d’aujourd’hui, ne sont plus en vie pour pouvoir rendre des comptes
  • l’entreprise CMMP, elle-même, échappe à la justice car la loi sur les personnes morales est postérieure aux faits et ne peut s’appliquer rétroactivement
  • les frais de désamiantage (17 millions d’euros) incombent sans conteste de par la loi au dernier exploitant, c’est-à-dire le CMMP, entreprise florissante et non aux contribuables 
  • le CMMP pollueur, après avoir menti effrontément, minimisé l’ampleur de la pollution du site truffé de poussières d’amiante et de zircon (radio-actif), a multiplié les procédures en justice afin de ne pas payer la facture. Considérant que la meilleure défense est l’attaque, le CMMP,sans la moindre vergogne, réclame le remboursement de frais d’études (par ailleurs dérisoires au regard des 17 millions du chantier)
Après l’impunité qui équivaut, il faut bien le dire, à un permis de tuer, ira-t-on vers la double peine pour les victimes (victimes = payeurs) ou pour un début de justice (pollueur = payeur).
Rendez-vous au Palais de Justice !
Source : communiqué Gérard et Nicole Voide du Collectif des riverains et victimes du CMMP d’Aulnay