Archives de Catégorie: Transports
La RATP et la SNCF s’expliquent sur les dysfonctionnements du RER B
Dans un communiqué que vous pouvez consulter en cliquant ici ou sur l’image ci-contre, la SNCF et la RATP nous donnent des informations concernant les gros dysfonctionnements des mois d’octobre et novembre : mouvement social, colis suspects, pannes et autres évènements externes seraient l’origine des problèmes rencontrés.
Cependant, le commandement unifié affirme que la desserte omnibus est un plus et que tout ira pour le mieux en 2014.
Des ondes mystérieuses bloquent le T4 entre Aulnay-sous-Bois et Bondy
Le tram-train entre Bondy et Aulnay est à l’arrêt depuis un mois. En cause, des interférences qui perturbent les communications avec le conducteur.
Le lieu a été balisé comme une scène de crime. Mais, sur le quai du T4, qui relie habituellement Bondy à Aulnay-sous-Bois, point de cadavre. Juste un tram-train au point mort depuis le 7 décembre. Les experts en tous genres de la SNCF ont bien tenté de résoudre son mal depuis des semaines. En vain. Dans les haut-parleurs, la voix off du Transilien ne cesse de clamer le même message que les usagers lisent, chaque jour, sur la page Internet : « Incident sur installations de sécurité de la ligne T4 ». Message nébuleux? Certainement. Car, à la SNCF, on confie, un peu embarrassé, que l’on ne connaît pas encore les solutions pour faire repartir le T4.
Des spécialistes de la SNCF vont enquêter ce week-end
Le diagnostic est pourtant déjà trouvé. « Il y a un problème de liaison sur plusieurs centaines de mètres, à partir de Bondy, entre le conducteur du tram-train et le poste de commandement (PC) basé à Livry-Gargan, explique une porte-parole de Transilien. Il y a un problème de réception : le conducteur et le PC n’arrivent pas à recevoir ou émettre les informations. Du coup, cela pourrait poser des problèmes de sécurité notamment si le conducteur fait un malaise ou si un ordre urgent n’est pas reçu. »
Alors, en attendant de rétablir le système de liaison interne à la SNCF, les agents ont tout essayé ces dernières semaines. Le téléphone portable dans la cabine du conducteur et même les talkies-walkies n’ont rien donné! A chaque fois, le même « blanc » inexplicable et les mêmes interférences qui rendent les émissions d’informations irrecevables. Finalement, des spécialistes dépêchés par la SNCF interviendront sur le secteur ce week-end pour tenter de trouver la raison de ces interférences. « Il y a deux possibilités, poursuit la porte-parole. Soit ce sont des brouilleurs installés sur la zone, soit ce sont les ondes émises par les antennes des opérateurs de téléphonie mobile qui perturbent la bonne réception. »
Aux abords de la gare de Bondy, c’est justement la version qui a le vent en poupe. Car, si aucune information officielle n’est affichée dans le hall de la gare, les rumeurs vont bon train. « On m’a dit que c’était la 4G qui brouillait les informations, lance Mathieu, qui prenait le T4 régulièrement. Je n’y connais pas grand-chose mais j’imagine que cela risque de prendre beaucoup de temps pour régler ça! » De son côté, la SNCF est plus optimiste et espère que tout sera résolu à la fin du week-end pour assurer le transport des 30000 usagers quotidiens de la ligne dès lundi.
Mais sur le quai déserté du T4, les agents de renseignements semblent perplexes. « On n’a pas vraiment d’informations sur la reprise du trafic, glisse l’une des jeunes femmes. Nous, on indique juste aux gens qu’ils peuvent prendre les bus de substitution. » Et à part quelques exceptions, qui n’utilisent le tram-train qu’à l’occasion, les usagers concernés se dirigent directement à l’opposé de la gare où des bus partent tous les quarts d’heure de Bondy pour desservir les arrêts de la ligne. « On est rodés, lâche avec dépit Sabrina, une jeune maman visiblement pressée. Pour moi, c’est une perte de temps très importante car la fréquence et la rapidité des bus ne sont clairement pas satisfaisantes par rapport au tram-train. »
Source et image : Le Parisien du 04/01/2014
31 décembre : les transports à la fête en Ile-de-France !
Afin de faciliter les déplacements la nuit du 31 décembre, métros, trains, RER et bus seront en accès libre.
Comme chaque année depuis 2000, les transports franciliens seront gratuits pour la Saint-Sylvestre, de 17h le 31 décembre à midi le 1er janvier. Six lignes de métro, 10 lignes de train et de RER ainsi que de nombreuses lignes de bus fonctionneront durant toute la nuit.
En revanche, toutes les gares et les stations ne seront pas concernées par le dispositif. Pour savoir comment se déplacer ce soir-là, le Stif, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, a mis en place un site dédié,www.nuitdu31.stif.info, accessible depuis ce 18 décembre.
31 décembre : les transports à la fête, tout est gratuit !
Afin de faciliter les déplacements la nuit du 31 décembre, métros, trains, RER et bus seront en accès libre.
Comme chaque année depuis 2000, les transports franciliens seront gratuits pour la Saint-Sylvestre, de 17h le 31 décembre à midi le 1er janvier. Six lignes de métro, 10 lignes de train et de RER ainsi que de nombreuses lignes de bus fonctionneront durant toute la nuit.
En revanche, toutes les gares et les stations ne seront pas concernées par le dispositif. Pour savoir comment se déplacer ce soir-là, le Stif, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, a mis en place un site dédié,www.nuitdu31.stif.info, accessible depuis ce 18 décembre.
Le RER B a désormais son blog, pour tenter de réconcilier le train et ses usagers
RATP et SNCF, qui tentent depuis plusieurs années d’unifier une ligne B du RER à l’histoire longue et tourmentée, lancent le blog de la ligne B pour informer les voyageurs et les faire dialoguer.
Les lignes du métro ont leur compte Twitter pour alerter en temps réel, les associations d’usagers ont souvent leur blog pour communiquer ou pour calmer leur stress….la ligne B du RER a désormais son blog, créé conjointement par ses deux parents, la RATP et la SNCF. Objectif: unifier ! Unifier la ligne co-gérée par les deux opérateurs du transport public.
Une histoire très ancienne
A l’époque déja, elle est destinée à être la première branche d’un réseau régional d’Ile-de-France qui reste à construire. Et dès cette époque, elle est très fréquentée. Elle dessert alors uniquement le sud de Paris. Mais la guerre retardera de plusieurs décennies, le projet de réseau régional et la « ligne de Sceaux » restera longtemps une exception en Ile-de-France, qui au passage fera la fortune immobilière des villes de banlieue sud desservies par cette ligne!
Ça n’est qu’en 1977, à l’achèvement de la grande gare centrale de Châtelet-Les Halles, que la « ligne de Sceaux », devenue propriété de la RATP après guerre, prolongée jusqu’à Chatelet, devient ligne B du RER. Le projet de réseau régional est reparti, la ligne A du RER fonctionne, et c’est donc pour cette raison que la ligne B peut exister.
Mais il reste encore bien des obstacles à franchir avant d’aboutir à ce grand réseau régional de transport ferroviaire! En 1981 la ligne B est prolongée jusqu’à Gare du Nord. Et elle est « connectée » vers le nord, pour monter vers Roissy, au réseau ferroviaire existant. Un réseau qui relève, lui, de la SNCF! La connexion, « l’interconnexion » que connaissent bien les usagers de la ligne B, est immédiatement « électrique »! Les deux transporteurs RATP et SNCF, se sont toujours fait une concurrence féroce, leur culture interne est différente, et à cette époque, depuis longtemps, elles n’apprécient guère de devoir travailler ensemble!
L’histoire avait donc assez mal commencé. Néanmoins, sous la contrainte des pouvoirs publics, RATP et SNCF vont devoir apprendre à travailler ensemble sur cette ligne. Un apprentissage qui démarre en 1983 avec la mise en place de trains dits interconnectés, un système qui implique tout de même un changement de conducteur du train pour changer de réseau (RATP/SNCF). Il en sera ainsi pendant vingt-cinq ans.
En 2009, les deux sociétés publiques entameront un processus d’unification de la ligne, s’efforçant d’unifier sinon les statuts des agents de conduite des trains, du moins leur formation et leur façon de procéder. A ce jour et quoi qu’en dise SNCF et RATP, l’unification n’est pas achevée totalement. En témoigne encore cette grève endémique qui affecte encore, presque toutes les semaines, la partie SNCF de la ligne, et qui provoque perturbations et annulations coutumières.
Informer et échanger avec les voyageurs
Durant toutes ces années, se sont ajoutés les problèmes qui affectent désormais l’ensemble du réseau ferré d’Ile-de-France: vieillissement des réseaux et des équipements, saturation des lignes, délinquance et vandalisme. Autant d’éléments qui ne facilitent la vie ni des usagers, ni des opérateurs de transport.
Parmi les nombreuses initiatives déployées par la SNCF et la RATP pour informer leurs voyageurs, le blog de la ligne B devrait permettre en tout cas d’échanger avec les usagers. L’objectif est bien sûr de donner des informations utiles aux voyageurs, mais aussi de leur donner la possibilité de parler, de dire ce qui les concerne. Quitte peut-être à ce que l’échange soit parfois…rugueux!
Le blog, disent ensemble RATP et SNCF s’articule autour de 3 thèmes de discussion :
- « Au quotidien » (événements ayant des conséquences sur les déplacements des voyageurs, retours sur incident, opérations événementielles)
- « Découvrir » (rouages et fonctionnement de la ligne, portrait d’agents)
- « La ligne et vous » (valorisation des gares et des territoires, projets et actions menés, historique et gestion de la ligne)
« Grâce à ce blog, ajoutent les deux transporteurs avec des mots choisis et prudents, les voyageurs ont la possibilité de poster des commentaires, de poser des questions et de faire des suggestions.» Et ils ajoutent dans un bel euphémisme: « Au travers de la Direction de ligne unifiée du RER B, SNCF et la RATP pourront ainsi mieux cerner leurs attentes et améliorer la qualité du service sur la ligne. »
On ne peut que les prendre aux mots.
Mission d’information sur l’Ecotaxe poids lourds
Au cours de sa réunion d’installation du 4 décembre, la mission a arrêté, sur la proposition de M. Jean Paul Chanteguet, président et rapporteur, le programme de travail suivant :
En premier lieu le mercredi 11 décembre, la mission entendra M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué en charge des transports puis, la semaine suivante, M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé du budget.
La mission entendra ensuite M. Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer de 2007 à 2010 puis M. Dominique Bussereau, ministre chargé des transports au cours de cette période de mise en place du Grenelle de l’environnement et, à ce titre, de définition du principe d’une écotaxe.
La mission auditionnera ensuite et dans les meilleurs délais les organisations professionnelles du transport routier.
Les transports affichent leurs tarifs pour 2014
Les tarifs des transports au 1er janvier 2014 sont désormais connus. Le Stif, l’autorité régulatrice des transports en Île-de-France, a annoncé le 11 décembre une hausse de 3% pour l’ensemble des forfaits Navigo, forfaits touristiques Paris Visite, Mobilis et Imagine’R. Cependant, comme l’indique leparisien.fr, il existe « deux exceptions à cette hausse : les usagers de la grande couronne, qui bénéficieront d’un gel de leur passe Navigo couvrant les zones 1 à 5, et le ticket à l’unité, dont le prix reste fixé à 1,70 euro ».
Ces augmentations, explique leparisien.fr, sont « la conséquence mécanique de la hausse de TVA de 7 à 10% décidée par le gouvernement, une mesure que les élus franciliens avaient vivement combattue, notamment le président PS du Stif et de la Région, Jean-Paul Huchon, estimant que les transports en commun constituaient un bien de première nécessité ».
La suite de l’article est à lire ici.
Le Grand Paris, « bol d’air pour la métropole entière » selon Lebranchu
La ministre de la Réforme de l’Etat et de la décentralisation, Marylise Lebranchu, estime que le schéma institutionnel prévu pour le Grand Paris, dont les députés débattront mercredi 11 décembre, sera « un bol d’air pour la métropole entière ». L’AMF réaffirme son opposition.
Dans un entretien à Libération, Mme Lebranchu rappelle que, selon le projet de loi qui vient en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, « la métropole du Grand Paris aura sa propre dotation, intercommunale, mécaniquement plus élevée que la somme de celles que perçoivent les 19 intercommunalités existantes » sur le territoire du Grand Paris (la capitale et les trois départements de la petite couronne principalement).
« L’attractivité renforcée par la péréquation – En échange, ajoute la ministre, la métropole devra « faire de la péréquation entre communes riches et pauvres (…) dans ses domaines de compétence que sont l’aménagement, l’environnement, le logement. Ce sera un bol d’air pour la métropole entière ». « On n’a jamais vu de grande métropole se développer quand la grande richesse côtoie la pauvreté. Avec la péréquation, l’attractivité va être renforcée. C’est quand même une belle victoire ».
Selon elle, la nouvelle architecture du Grand Paris, profondément remaniée lors de l’examen parlementaire, est fondée sur l’idée qu’il faut s’ »appuyer sur les maires et conserver (une) proximité » avec les habitants de cette aire urbaine. « Ce sont les communes qui forment la métropole », déclare-t-elle.
Défavorable à la suppression des départements – Mme Lebranchu se dit défavorable à la suppression des départements de Paris et de la petite couronne, prônée par certains élus socialistes et de droite ou du centre droit. « Si (la métropole du Grand Paris) prenait les compétences du département, il faudrait recréer des fonctions support et une coopération autour des systèmes sociaux. En période de crise, c’est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre ».
La ministre estime d’autre part que « la seule façon de sauver les communes, c’est de faire des intercommunalités fortes, qui leur permettent de se doter de services qu’ils ne peuvent pas financer seuls ».
Source : AFP
Vers l’abandon du diesel pour les bus franciliens
Les bus franciliens vont rouler plus propre. Selon le site MobiliCités, le Stif, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, doit voter ce 11 décembre l’abandon progressif du diesel pour les 4.500 bus de la RATP qui desservent Paris et la petite couronne ainsi que pour les 4.500 bus d’Optile qui circulent en grande couronne. « À l’horizon 2025, l’ambition est que ne circulent plus en Île-de-France que des bus, soit électriques, soit au biogaz », indique Pierre Serne, vice-président de la Région chargé des transports.
Le surcoût sera pris en charge par le Stif, précise l’élu régional, car ces nouveaux bus sont plus chers que ceux au diesel. « Rien que pour 2014 et 2015, cela représente 700 bus à renouveler pour la RATP : c’est un énorme signal pour la filière constructeurs », souligne-t-il.
La suite de l’article est à lire ici.
Un wagon chimique déraille à Drancy, la polémique repart. Quid d’un incident nucléaire ?
Le déraillement, sans conséquence, d’un wagon à la gare de triage de Drancy, hier matin, a relancé le débat sur la dangerosité du site.
Vers 8h15, hier matin, les sirènes de la gare de triage de Drancy retentissent. Rapidement, six ou sept véhicules de pompiers et des policiers se rendent à proximité des voies ferrées, rue Anatole-France, où un wagon de produits chimiques a déraillé. Les riverains commencent à s’inquiéter, ainsi que la mairie, qui conseille à la direction du collège Anatole-France, tout proche, de garder ses élèves dans les classes. La SNCF lance son plan d’urgence interne (PUI) et un périmètre de sécurité est établi par la préfecture.
Fort heureusement, le scénario catastrophe s’arrête là. A 9h40, l’alerte est levée. Aucun drame n’est à craindre : le wagon, censé transporter de l’acide chlorhydrique, était vide. Seule une roue a sauté du rail, sans doute après un choc avec un autre wagon. L’enquête technique de la SNCF le déterminera.
Mais cet incident finalement sans gravité n’a pas manqué d’alimenter les peurs autour de la gare de triage, site majeur du fret ferroviaire francilien, où transitent chaque année près de 250000 wagons de marchandise, dont 13000 chargés de matières dangereuses. « Ça m’a fait très peur. On entendait les consignes au micro qui disaient d’évacuer le site », confie Sébastien, qui tient le bar-tabac de la gare avec son père, juste au-dessus des voies. « On ne se sent plus en sécurité, ajoute Marco, Drancéen depuis dix-sept ans. Samedi dernier, déjà, il y a eu un déraillement. Il n’y a pas eu d’alarme, ils ne veulent pas que le voisinage se révolte. »
La gare de triage est revenue sur le devant de la scène il y a près de deux ans quand une étude a identifié des risques potentiels sur le secteur. Cela a conduit le préfet à prendre un arrêté interdisant toute nouvelle construction dans un périmètre de 630 m autour de la gare. Depuis, élus et habitants sont mobilisés pour dénoncer les dangers du site.
« Il y a quatre ou cinq incidents de ce type chaque année, indique-t-on à la préfecture. Avant, ils passaient inaperçus, mais nous avons baissé le seuil d’alerte il y a deux ans. L’opérateur est désormais obligé de déclencher le PUI, ce qui implique les sirènes, les pompiers et le bouclage du secteur. » Hier, c’était le premier PUI déclenché depuis une fuite de gaz mercaptan, en mars dernier.
« Ce qui s’est passé confirme le danger que nous dénonçons depuis deux ans, déplore Jean-Christophe Lagarde, député-maire (UDI) de la commune. Que se serait-il passé si le wagon avait été plein? Derrière l’acide chlorhydrique, il y avait un wagon de nitrate d’ammonium. Le même mélange qui a provoqué l’explosion d’AZF, à Toulouse en 2001. Je souhaite que l’on aille trier ailleurs les matières dangereuses avant qu’une catastrophe n’arrive. »
Source et image : Le Parisien du 12/12/2013

