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Le RER B a désormais son blog, pour tenter de réconcilier le train et ses usagers

rerbRATP et SNCF, qui tentent depuis plusieurs années d’unifier une ligne B du RER à l’histoire longue et tourmentée, lancent le blog de la ligne B pour informer les voyageurs et les faire dialoguer.

Les lignes du métro ont leur compte Twitter pour alerter en temps réel, les associations d’usagers ont souvent leur blog pour communiquer ou pour calmer leur stress….la ligne B du RER a désormais son blog, créé conjointement par ses deux parents, la RATP et la SNCF. Objectif: unifier ! Unifier la ligne co-gérée par les deux opérateurs du transport public.

Un objectif affiché, espéré depuis plusieurs années, mais difficile à atteindre …et pas encore bouclé! 

Une histoire très ancienne

C’est que de toutes les lignes RER, la ligne B, autrefois baptisée « ligne de Sceaux » est la plus ancienne et c’est évidemment celle dont l’histoire est la plus compliquée!! Une histoire qui remonte avant-guerre. bien avant la SNCF et la RATP. La ligne dite « ligne de Sceaux » passe, autour de 1930, des mains de la compagnie du « Paris-Orléans » (un des ancêtres de la SNCF), à la Compagnie du Métropolitain de Paris, la CMP, (un des ancêtres de la RATP).

A l’époque déja, elle est destinée à être la première branche d’un réseau régional d’Ile-de-France qui reste à construire. Et dès cette époque, elle est très fréquentée. Elle dessert alors uniquement le sud de Paris. Mais la guerre retardera de plusieurs décennies, le projet de réseau régional et la « ligne de Sceaux » restera longtemps une exception en Ile-de-France, qui au passage fera la fortune immobilière des villes de banlieue sud desservies par cette ligne!

Ça n’est qu’en 1977, à l’achèvement de la grande gare centrale de Châtelet-Les Halles, que la « ligne de Sceaux », devenue propriété de la RATP après guerre, prolongée jusqu’à Chatelet, devient ligne B du RER. Le projet de réseau régional est reparti, la ligne A du RER fonctionne, et c’est donc pour cette raison que la ligne B peut exister.

Mais il reste encore bien des obstacles à franchir avant d’aboutir à ce grand réseau régional de transport ferroviaire! En 1981 la ligne B est prolongée jusqu’à Gare du Nord. Et elle est « connectée » vers le nord, pour monter vers Roissy, au réseau ferroviaire existant. Un réseau qui relève, lui, de la SNCF! La connexion, « l’interconnexion » que connaissent bien les usagers de la ligne B, est immédiatement « électrique »! Les deux transporteurs RATP et SNCF, se sont toujours fait une concurrence féroce, leur culture interne est différente, et à cette époque, depuis longtemps, elles n’apprécient guère de devoir travailler ensemble!

L’histoire avait donc assez mal commencé. Néanmoins, sous la contrainte des pouvoirs publics, RATP et SNCF vont devoir apprendre à travailler ensemble sur cette ligne. Un apprentissage qui démarre en 1983 avec la mise en place de trains dits interconnectés, un système qui implique tout de même un changement de conducteur du train pour changer de réseau (RATP/SNCF). Il en sera ainsi pendant vingt-cinq ans.

En 2009, les deux sociétés publiques entameront un processus d’unification de la ligne, s’efforçant d’unifier sinon les statuts des agents de conduite des trains, du moins leur formation et leur façon de procéder. A ce jour et quoi qu’en dise SNCF et RATP, l’unification n’est pas achevée totalement. En témoigne encore cette grève endémique qui affecte encore, presque toutes les semaines, la partie SNCF de la ligne, et qui provoque perturbations et annulations coutumières.

Informer et échanger avec les voyageurs

Durant toutes ces années, se sont ajoutés les problèmes qui affectent désormais l’ensemble du réseau ferré d’Ile-de-France: vieillissement des réseaux et des équipements, saturation des lignes, délinquance et vandalisme. Autant d’éléments qui ne facilitent la vie ni des usagers, ni des opérateurs de transport.

Parmi les nombreuses initiatives déployées par la SNCF et la RATP pour informer leurs voyageurs, le blog de la ligne B devrait permettre en tout cas d’échanger avec les usagers. L’objectif est bien sûr de donner des informations utiles aux voyageurs, mais aussi de leur donner la possibilité de parler, de dire ce qui les concerne. Quitte peut-être à ce que l’échange soit parfois…rugueux!

Le blog, disent ensemble RATP et SNCF s’articule autour de 3 thèmes de discussion :

  • « Au quotidien » (événements ayant des conséquences sur les déplacements des voyageurs, retours sur incident, opérations événementielles)
  • « Découvrir » (rouages et fonctionnement de la ligne, portrait d’agents)
  • « La ligne et vous » (valorisation des gares et des territoires, projets et actions menés, historique et gestion de la ligne)

« Grâce à ce blog, ajoutent les deux transporteurs avec des mots choisis et prudents, les voyageurs ont la possibilité de poster des commentaires, de poser des questions et de faire des suggestions.» Et ils ajoutent dans un bel euphémisme: « Au travers de la Direction de ligne unifiée du RER B, SNCF et la RATP pourront ainsi mieux cerner leurs attentes et améliorer la qualité du service sur la ligne. »
On ne peut que les prendre aux mots.

Mission d’information sur l’Ecotaxe poids lourds

camion thinkstockAu cours de sa réunion d’installation du 4 décembre, la mission a arrêté, sur la proposition de M. Jean Paul Chanteguet, président et rapporteur, le programme de travail suivant :

En premier lieu le mercredi 11 décembre, la mission entendra M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué en charge des transports puis, la semaine suivante, M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé du budget.

La mission entendra ensuite M. Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer de 2007 à 2010 puis M. Dominique Bussereau, ministre chargé des transports au cours de cette période de mise en place du Grenelle de l’environnement et, à ce titre, de définition du principe d’une écotaxe.

La mission auditionnera ensuite et dans les meilleurs délais les organisations professionnelles du transport routier.

Les transports affichent leurs tarifs pour 2014

RER_panneEn raison de la hausse de la TVA, tous les forfaits Navigo vont augmenter en 2014 à l’exception de ceux couvrant les zones 1 à 5. Les tickets à l’unité resteront également au même prix.

Les tarifs des transports au 1er janvier 2014 sont désormais connus. Le Stif, l’autorité régulatrice des transports en Île-de-France, a annoncé le 11 décembre une hausse de 3% pour l’ensemble des forfaits Navigo, forfaits touristiques Paris Visite, Mobilis et Imagine’R. Cependant, comme l’indique leparisien.fr, il existe « deux exceptions à cette hausse : les usagers de la grande couronne, qui bénéficieront d’un gel de leur passe Navigo couvrant les zones 1 à 5, et le ticket à l’unité, dont le prix reste fixé à 1,70 euro ». 

Ces augmentations, explique leparisien.fr, sont « la conséquence mécanique de la hausse de TVA de 7 à 10% décidée par le gouvernement, une mesure que les élus franciliens avaient vivement combattue, notamment le président PS du Stif et de la Région, Jean-Paul Huchon, estimant que les transports en commun constituaient un bien de première nécessité ».

La suite de l’article est à lire ici.

Le Grand Paris, « bol d’air pour la métropole entière » selon Lebranchu

grand-paris_pfLa ministre de la Réforme de l’Etat et de la décentralisation, Marylise Lebranchu, estime que le schéma institutionnel prévu pour le Grand Paris, dont les députés débattront mercredi 11 décembre, sera « un bol d’air pour la métropole entière ». L’AMF réaffirme son opposition.

Dans un entretien à Libération, Mme Lebranchu rappelle que, selon le projet de loi qui vient en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, « la métropole du Grand Paris aura sa propre dotation, intercommunale, mécaniquement plus élevée que la somme de celles que perçoivent les 19 intercommunalités existantes » sur le territoire du Grand Paris (la capitale et les trois départements de la petite couronne principalement).

« L’attractivité renforcée par la péréquation – En échange, ajoute la ministre, la métropole devra « faire de la péréquation entre communes riches et pauvres (…) dans ses domaines de compétence que sont l’aménagement, l’environnement, le logement. Ce sera un bol d’air pour la métropole entière ». « On n’a jamais vu de grande métropole se développer quand la grande richesse côtoie la pauvreté. Avec la péréquation, l’attractivité va être renforcée. C’est quand même une belle victoire ».

Selon elle, la nouvelle architecture du Grand Paris, profondément remaniée lors de l’examen parlementaire, est fondée sur l’idée qu’il faut s’ »appuyer sur les maires et conserver (une) proximité » avec les habitants de cette aire urbaine. « Ce sont les communes qui forment la métropole », déclare-t-elle.

Défavorable à la suppression des départements – Mme Lebranchu se dit défavorable à la suppression des départements de Paris et de la petite couronne, prônée par certains élus socialistes et de droite ou du centre droit. « Si (la métropole du Grand Paris) prenait les compétences du département, il faudrait recréer des fonctions support et une coopération autour des systèmes sociaux. En période de crise, c’est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre ».

La ministre estime d’autre part que « la seule façon de sauver les communes, c’est de faire des intercommunalités fortes, qui leur permettent de se doter de services qu’ils ne peuvent pas financer seuls ».

Source : AFP

Vers l’abandon du diesel pour les bus franciliens

voiture_bus_bloque_615_aulnayD’ici à 2025, tous les bus de la RATP et d’Optile devront être renouvelés pour rouler plus propre.

Les bus franciliens vont rouler plus propre. Selon le site MobiliCités, le Stif, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, doit voter ce 11 décembre l’abandon progressif du diesel pour les 4.500 bus de la RATP qui desservent Paris et la petite couronne ainsi que pour les 4.500 bus d’Optile qui circulent en grande couronne. « À l’horizon 2025, l’ambition est que ne circulent plus en Île-de-France que des bus, soit électriques, soit au biogaz », indique Pierre Serne, vice-président de la Région chargé des transports.

Le surcoût sera pris en charge par le Stif, précise l’élu régional, car ces nouveaux bus sont plus chers que ceux au diesel. « Rien que pour 2014 et 2015, cela représente 700 bus à renouveler pour la RATP : c’est un énorme signal pour la filière constructeurs », souligne-t-il. 

La suite de l’article est à lire ici.

Un wagon chimique déraille à Drancy, la polémique repart. Quid d’un incident nucléaire ?

drancy_incident_chimiqueLe déraillement, sans conséquence, d’un wagon à la gare de triage de Drancy, hier matin, a relancé le débat sur la dangerosité du site.

Vers 8h15, hier matin, les sirènes de la gare de triage de Drancy retentissent. Rapidement, six ou sept véhicules de pompiers et des policiers se rendent à proximité des voies ferrées, rue Anatole-France, où un wagon de produits chimiques a déraillé. Les riverains commencent à s’inquiéter, ainsi que la mairie, qui conseille à la direction du collège Anatole-France, tout proche, de garder ses élèves dans les classes. La SNCF lance son plan d’urgence interne (PUI) et un périmètre de sécurité est établi par la préfecture.

Fort heureusement, le scénario catastrophe s’arrête là. A 9h40, l’alerte est levée. Aucun drame n’est à craindre : le wagon, censé transporter de l’acide chlorhydrique, était vide. Seule une roue a sauté du rail, sans doute après un choc avec un autre wagon. L’enquête technique de la SNCF le déterminera.

Mais cet incident finalement sans gravité n’a pas manqué d’alimenter les peurs autour de la gare de triage, site majeur du fret ferroviaire francilien, où transitent chaque année près de 250000 wagons de marchandise, dont 13000 chargés de matières dangereuses. « Ça m’a fait très peur. On entendait les consignes au micro qui disaient d’évacuer le site », confie Sébastien, qui tient le bar-tabac de la gare avec son père, juste au-dessus des voies. « On ne se sent plus en sécurité, ajoute Marco, Drancéen depuis dix-sept ans. Samedi dernier, déjà, il y a eu un déraillement. Il n’y a pas eu d’alarme, ils ne veulent pas que le voisinage se révolte. »

La gare de triage est revenue sur le devant de la scène il y a près de deux ans quand une étude a identifié des risques potentiels sur le secteur. Cela a conduit le préfet à prendre un arrêté interdisant toute nouvelle construction dans un périmètre de 630 m autour de la gare. Depuis, élus et habitants sont mobilisés pour dénoncer les dangers du site.

« Il y a quatre ou cinq incidents de ce type chaque année, indique-t-on à la préfecture. Avant, ils passaient inaperçus, mais nous avons baissé le seuil d’alerte il y a deux ans. L’opérateur est désormais obligé de déclencher le PUI, ce qui implique les sirènes, les pompiers et le bouclage du secteur. » Hier, c’était le premier PUI déclenché depuis une fuite de gaz mercaptan, en mars dernier.

« Ce qui s’est passé confirme le danger que nous dénonçons depuis deux ans, déplore Jean-Christophe Lagarde, député-maire (UDI) de la commune. Que se serait-il passé si le wagon avait été plein? Derrière l’acide chlorhydrique, il y avait un wagon de nitrate d’ammonium. Le même mélange qui a provoqué l’explosion d’AZF, à Toulouse en 2001. Je souhaite que l’on aille trier ailleurs les matières dangereuses avant qu’une catastrophe n’arrive. »

Source et image : Le Parisien du 12/12/2013

Ile-de-France : Près de 1 milliard d’euros pour améliorer les conditions de transport

Ile_de_FranceDans l’édition du 5 décembre du « Parisien », Jean-Paul Huchon évoque les principales mesures qui attendent les transports franciliens en 2014.

Quelles sont les principales nouveautés prévues dans les transports franciliens en 2014 ? Interviewé dans Le Parisien ce 5 décembre, Jean-Paul Huchon, président du conseil régional, a levé le voile sur les mesures qui seront discutées mercredi prochain au Stif, l’autorité régulatrice des transports en Île-de-France. Priorité des priorités, « l’amélioration du réseau de transports existant ». C’est pourquoi 900 millions d’euros vont être investis dans l’acquisition de nouvelles rames. « Nous commandons à la société Bombardier 91 rames neuves pour renouveler les rames sur les lignes SNCF franciliennes : 43 rames à un seul niveau et 48 rames à étage », qui arriveront progressivement jusqu’en 2017 sur les réseaux sud-est et Saint-Lazare. Jean-Paul Huchon a par ailleurs précisé que « la livraison des rames commandées ces dernières années se poursuit, notamment sur le réseau est, à raison de 2 à 3 par mois». S’agissant de la hausse du titre de transport, il a également indiqué qu’elle « sera bien limitée à la hausse de la TVA de 3% ».

La suite de l’interview est à retrouver ici.

Aulnay-sous-Bois : Le supermétro séduit, mais son chantier inquiète

grand_paris_aulnay_salleIl y a des chiffres qui donnent le tournis. Lundi soir, un murmure incrédule monte du public rassemblé dans le gymnase Scohy à Aulnay. A la tribune, Nadir Bentouta, de la Société du Grand Paris (SGP) énonce les temps de parcours du futur supermétro. « Du rond-point de l’Europe à Aulnay, pour aller à Noisy-Champs, il faut aujourd’hui 1h10, en prenant les bus 627, 702, puis la ligne A du RER. Demain, avec la ligne 16, vous mettrez 14 minutes. Pour vous rendre à Saint-Denis Pleyel, vous mettez aujourd’hui 50 minutes. Demain, le trajet durera 11 minutes… »

Certes, la perspective est lointaine — la ligne 16 desservira les quartiers nord d’Aulnay à partir de 2023 — mais elle s’est un peu précisée lors de cette réunion qui a rassemblé plus de 300 personnes. Sur deux grands écrans, la future gare se dévoile. Elle sera implantée sur le terre-plein de l’ex-RN2, proche des cités de l’Europe et de la Rose-des-Vents, voisine de la mosquée et du centre commercial O’parinor, au cœur de la ZAC des Aulnes, en plein aménagement. Une gare « accessible », avec escaliers mécaniques, et ascenseurs, desservie par des bus, où passeront des métros d’une capacité de 500 voyageurs, toutes les 3 à 4 minutes.

Une gare « Aulnay-Europe » ?

Au passage, Etienne Guyot confirme que le site PSA pourrait accueillir les ateliers de maintenance de la ligne, sur 8 ha (créant 200 emplois). Il est toutefois encore en concurrence avec un autre emplacement, dans la ville voisine de Gonesse (Val-d’Oise).

« Tout ça c’est bien beau, mais aujourd’hui on utilise un RER B qui ne fonctionne pas », râle une dame, très critique à l’égard du plan « RER B nord + », entré en vigueur en septembre. La discussion dévie un peu, obligeant les représentants du Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France) et de la SNCF à s’expliquer.

Mais dans la salle, les questions fusent. « La gare aura-t-elle un nom différent de celle du RER B? », demande un jeune homme. Gérard Ségura, maire PS, songe à « Aulnay-Europe ». « C’est pas mal, ça! », approuve une dame à mi-voix. Un monsieur s’inquiète : « Vous allez creuser à 15 m de profondeur, dans et sous les nappes phréatiques. Y a-t-il des risques de remontée d’eau? ». Sujet sensible dans une commune qui a subi d’importantes inondations en juin dernier. « La réponse est clairement non », assure Florence Castel, directrice d’ingénierie, qui détaille le processus de construction d’une boîte étanche à l’emplacement de la gare souterraine.

D’autres s’interrogent sur les risques d’embouteillage à proximité de la future station, de l’absence de parking, des tarifs… Et enfin sur les nuisances liées à ce chantier d’ampleur. C’est en effet d’Aulnay que partiront deux tunneliers, creusant leurs galeries l’un jusqu’à Clichy-Montfermeil, l’autre jusqu’à La Courneuve. Au total, près d’un million de m3 de terres à déblayer et transporter par camions, selon un dispositif qui sera « affiné ». Seule certitude : les ouvriers travailleront du lundi au vendredi de 7 heures à 20 heures. Les travaux préliminaires commencent l’an prochain, mais le véritable chantier débutera en 2016.

Le Blanc-Mesnil accueillera ce soir une réunion publique organisée par la Société du Grand Paris à 20 heures au forum culturel, salle Barbara au 1-5 place de la Libération

Source : Le Parisien du 11/12/2013

Collectivités et transporteurs cherchent à optimiser les finances du transport public

camionLes 24e Rencontres nationales du transport public, démarrées avant-hier, se terminent aujourd’hui, à Bordeaux. Elles étaient organisées conjointement par le Groupement des autorités responsables du transport (Gart), qui représente les élus, et l’Union du transport public (UTP), qui représente les entreprises de transport. Les Rencontres de cette année ont été axées sur les thèmes de « l’équilibre économique du transport public » et du « report modal ».
À cette occasion, le Gart et l’UTP ont rendu public un document commun faisant état de plusieurs « recommandations » pour faire face aux difficultés économiques du secteur – tant celles des collectivités, dites autorités organisatrices, que celles des transporteurs. L’étude part d’un constat partagé par tous les acteurs : si le transport public connaît, depuis des années, des chiffres de fréquentation en forte hausse, la situation financière du secteur reste « structurellement fragile » : les dépenses d’exploitation sont en hausse continue, du fait de l’augmentation de l’offre de transport et de celle des prix des carburants, et le chiffre sur lequel opérateurs et autorités organisatrices ont les yeux rivés en permanence, le « ratio R/D » (recettes sur dépenses), ne cesse de se dégrader. Élément aggravant : la situation financière des collectivités locales et la baisse des dotations.
Face à ce constat, Gart et UTP proposent « sept leviers » pour inverser la tendance. Leur première recommandation est de conseiller aux élus de travailler avant tout sur la vitesse commerciale des bus. Ils rappellent qu’en site propre, un bus roule à 22 km/h en moyenne, contre 17 km/h dans le flux de circulation, qu’une « diminution du temps de déplacement de 10% génère un gain de clientèle de 5% », d’où une augmentation des recettes. Mais surtout, augmenter la vitesse des bus permet de mettre moins de bus en circulation pour transporter autant de voyageurs, d’où une diminution des coûts d’exploitation.
Le deuxième levier essentiel est la politique de stationnement. Gart comme UTP attendent impatiemment l’aboutissement de la réforme du stationnement, estimant que « la décentralisation des amendes de stationnement sera l’évolution législative la plus importante depuis la création du versement transport ».
Les deux organisations affirment également qu’il ne faut pas craindre de « réfléchir aux politiques tarifaires en vigueur » – c’est-à-dire, en clair, à augmenter les prix. D’après les études qu’elles ont menées, entre 1999 et 2011, les prix en monnaie constante des titres de transport ont diminué de 7,2% (pour les abonnements) pendant que l’offre augmentait, elle, de 20%. Rappelant que « toutes les études montrent que le prix ne dissuade pas d’utiliser les transports publics », le Gart et l’UTP proposent de ne pas hésiter à « augmenter les prix des titres pour suivre l’évolution des coûts ». Elles suggèrent également de reporter la tarification sociale (abonnements à bas prix pour les ménages en difficulté) sur les budgets sociaux plutôt que de les faire porter par le budget transport des autorités organisatrices.
Le document donne d’autres recommandations, comme celles de travailler sur l’étendue géographique de l’offre ou le renforcement des fréquences aux heures creuses afin d’améliorer l’attractivité des réseaux.

Communiqué Maire d’Aulnay-sous-Bois : Ligne K, une avancée encourageante pour les usagers du RER B

Trains_Gris« Je viens d’être informé du renforcement de la ligne K qui permet de relier, sans arrêt, la gare d’Aulnay-sous-Bois à la gare du Nord. Les usagers vont donc bénéficier de quatre trains supplémentaires, en gare d’Aulnay, aux heures de pointe (matin et soir). Une amélioration rendue possible par la circulation des rames du RER B sur des voies dédiées suite à la refonte des horaires.

Je connais les conditions de transport difficiles, du fait des incidents à répétition, que les usagers doivent subir quotidiennement. Dans ce contexte, cette annonce constitue une amélioration appréciable pour tous les usagers du RER B.

Cette décision importante répond aux nombreuses interventions, courriers et communiqués, que les élus locaux, le député Daniel Goldberg et moi-même, ainsi que les associations d’usagers, avons émis ces derniers mois. J’avais d’ailleurs plaidé en ce sens dans plusieurs courriers adressés à Monsieur Jean-Paul Huchon – Président de la région Île-de-France – et Monsieur Pierre Serne Vice-Président de la région en charge des transports – le dernier datant du 13 septembre 2013.

Lundi dernier, j’ai d’ailleurs fait part à Jérôme Lefebvre, nouveau directeur du pôle unifié de la ligne B du RER, de l’exaspération des Aulnaysiens face aux retards répétés et aux conditions de transport éprouvantes.

Je resterai attentif à ce que cette mesure soit mise en place le plus tôt possible et qu’elle n’altère en rien la mobilisation nécessaire pour améliorer, dès aujourd’hui, le quotidien des usagers du RER B. »

Source : communiqué de Gérard Ségura, Maire d’Aulnay-sous-Bois