Emeutes à Aulnay-sous-Bois, LFI réclame justice pour Nahel et une réforme complète de la police

Vous trouverez ci-dessous le communiqué LFI Aulnay-sous-Bois concernant les émeutes dans la ville, la mort de Nahel et le souhait de réformer la police.

Depuis 9 ans le Maire piétine la démocratie à Aulnay-sous-Bois !

Sarah Kassouri

Pour faire taire les critiques sur sa gestion et la diffusion des opinions contraires aux siennes, le Maire dilapide des milliers d’euros d’argent public dans des procès contre des blogueurs, des citoyens et des élus malgré ses 16 défaites judiciaires à ce jour!

Le manque de démocratie a atteint des sommets avec les conseils de quartier de juin: aucune communication aux habitants sur les dates et lieux, réunions réservées aux « personnes autorisées », ordre du jour fixé par le maire. Les élus ont « joué la montre » en présentant longuement divers projets pour limiter les interventions des participants. Les habitants sont repartis sans réponse aux questions concernant le quartier. Aux Conseils de quartier version Beschizza, les habitants sont passifs, de préférence silencieux !

Les habitants ne sont pas dupes, le Maire crée un écran de fumée pour ne pas discuter des vraies préoccupations des habitants concernant les services municipaux réduits et plus chers, pour ne pas parler de la rénovation des quartiers toujours au point mort, des futures barres d’immeubles du nord au sud, des problèmes de circulation et de voirie, des écoles surchargées, du manque d’entretien des équipements publics.

Après 9 ans en responsabilité, B. Beschizza confirme son autoritarisme et amplifie son manque de démocratie. 

Dans quelle ville sommes-nous ? De rares conseils de quartier corsetés par le Maire, des élus,  difficile voire impossible à rencontrer puisque l’Hôtel de Ville est fermé depuis plus de 3 ans, quant au Maire, il a arrêté toutes ses permanences !

Aulnay et les Aulnaysiens méritent mieux ! Nous continuons à nous battre à vos côtés.  Nous vous souhaitons à toutes et tous un bel été.

Sarah KASSOURI

Groupe des élu.e.s PS, PCF et citoyen.ne.s

Vidéo. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza pas convaincu par Emmanuel Macron pour mettre fin aux émeutes

Bruno Beschizza

Le Maire d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, était l’invité ce matin de RMC pour évoquer les émeutes dans sa ville. Reçu par Emmanuel Macron la veille, il indique que le chef de l’Etat est un séducteur qui n’apporte aucune solution, et qu’il n’a pas besoin de calinothérapie.

Ci-dessous l’extrait de l’interview.

Emeutes à Aulnay-sous-Bois, l’appel au calme des mamans des 3 000 a été entendu

Elles ont forcé le respect en marchant dans les rues pour prévenir les violences urbaines ayant fait suite à la mort du jeune Nahel. Si les « mamans » de ce quartier populaire ont réussi pour un temps à apaiser les esprits, elles expriment aussi leur désarroi face à une jeunesse qui n’a « plus peur de rien ».

Elles sont arrivées sans crier gare dans le quartier des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), au son de tintements métalliques et avec les moyens du bord, une banderole confectionnée à la hâte et un slogan sans équivoque : « Stop à la casse ».

Source et article complet : Le Parisien

Un ouvrier entre la vie et la mort après un accident sur le chantier de la ligne 16 à Aulnay-sous-Bois

Un accident grave s’est produit sur le chantier de la ligne 16 du Grand Paris Express lundi à Aulnay-sous-Bois. Un ouvrier de 46 ans a été grièvement blessé, son pronostic vital est engagé a appris France Bleu Paris auprès du parquet de Bobigny. L’accident s’est produit peu avant 9h00 lundi.

Source et article complet : France Bleu

Une moisson de médailles aux différents championnats régionaux pour la 1ere compagnie d’arc d’Aulnay-sous-Bois

Voici les podiums de nos archers sur les championnats qui ont eu lieu les 24 et 25 juin et le 1er et 2 Juillet

Championnat Régional Tir Olympique (70 mètres) :

  • DROUET Kevin 3ème chez les U21 Homme Arc à Poulies
  • DEVIGNE Karine Championne Régional chez les Sénior 2 Femme Arc à Poulies
  • SAUVAGE Jean François 3ème chez les Sénior 2 Homme Arc à Poulies

Championnat Régional Distance National (50 mètres) :

  • BOURDONNEAU Tom Champion Régional chez les U21 Homme Arc Classique
  • MONCOQ Joshua 3ème chez les Sénior 1 Homme Arc Classique
  • BOURDONNEAU Frédérique Championne Régional chez les Sénior 2 Femme Arc Classique
  • DEVIGNE Karine Championne Régional chez les Sénior 2 Femme Arc à Poulies
  • SAUVAGE Jean François 3ème chez les Sénior 2 Homme Arc à Poulies
  • GERARDIN Véronique Championne Régional chez les Sénior Femme Arc sans Viseur

Emeutes à Aulnay-sous-Bois, chute du chiffre d’affaires du centre commercial O’Parinor

Le chiffre d’affaires a baissé de 22% à O’Parinor suite aux émeutes qui ont suivi le décès de Nahel. Tous les centres commerciaux de la région ont été plus moins touchés par les événements. Également, le secteur de l’hôtellerie a également été particulièrement touché.

Au sujet de Nahel et des émeutes

« La violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec. »

Jean-Paul Sartre

Chères Aunaysiennes, chers Aulnaysiens,

En ces temps troubles, je tiens d’une part à rendre hommage à Nahel, tué par un policier et à présenter mes condoléances à sa mère et d’autre part à condamner les atteintes aux biens et plus encore aux personnes, surtout quand elles entraînent la mort.

Au-delà, ces temps troublés imposent une analyse correcte des causes multiples de ces émeutes, pour identifier les pistes qui nous permettront collectivement de nous en sortir en tant que Nation fondée sur des valeurs et des pratiques partagées.

Je veux pouvoir rendre hommage à Nahel sans être qualifiée d’extrême gauche, tout comme j’ai rendu hommage à Lola sans accepter d’être qualifiée d’extrême droite. Je suis simplement humaine et je refuse la barbarie, la violence d’où qu’elles viennent.

Je rends donc hommage à Nahel, tué à bout portant par un policier, le 27 juin 2023 à Nanterre. Dans les instants suivant sa mort, les mensonges se sont multipliés au sujet de Nahel et du policier, le premier étant présenté comme un délinquant, le second comme un homme exemplaire.

Je me méfie toujours des propos relayés par la police et les procureurs après les accidents ou pire encore les morts causés par la police, tant leur tradition du mensonge est grande. J’en veux pour preuve ces trois « affaires » emblématiques : Malik Oussekine, Zineb Rédouane et Genevière Legay. Trois parmi tant d’autres, tellement nombreuses qu’il est impossible de toutes les mentionner.

Malik Oussekine[i], étudiant de 22 ans, frappé à mort à Paris par des policiers

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, lors des manifestations contre la réforme Devaquet alors qu’il rentrait tranquillement d’un concert, Malik fut frappé à mort par des voltigeurs. Certains[ii] voudraient que nous oubliions sa mort pour réhabiliter les voltigeurs que l’on appelle désormais BRAV-M. Pour masquer la culpabilité des policiers, le Pouvoir chercha à :

  • discréditer Malik en le faisant passer pour terroriste, surfant sur l’attentat meurtrier de la rue de Rennes à Paris quelques semaines plus tôt et perpétré pour le compte du Hezbollah libanais,
  • puis à minimiser la responsabilité des policiers prétextant que sa mort était la conséquence d’une pathologie rénale.

Je suis née politiquement avec la dépouille martyrisée de Malik Oussekine. J’aurais pu mourir cette nuit-là si mes parents ne m’avaient pas interdit de monter à Paris pour manifester.

Zineb Rédouane, 80 ans, tuée à Marseille par le tir tendu de policiers[i].

Lors de l’acte III des Gilets jaunes le 1er décembre 2018, alors qu’elle fermait ses volets pour se protéger des gaz lacrymogènes et de la fumée, elle reçut au visage un tir tendu de grenade lacrymogène. Elle décéda le lendemain. « Le 3 décembre 2018, le procureur de la République, Xavier Tarabeux, indiqua […] que Zineb Redouane était morte d’“un choc opératoire”. Selon lui, “on ne peut pas établir de lien de cause à effet entre la blessure et le décès”. Le même jour, l’autopsie constata un “traumatisme facial sévère, avec fractures de l’ensemble de l’hémiface droite, et des fractures costales” ainsi qu’un “œdème pulmonaire aigu”. Mais le médecin légiste évoqua les antécédents médicaux de Zineb Redouane comme cause possible de la mort. Le procureur d’Alger ouvrit une enquête préliminaire le 25 du même mois et l’autopsie conclut cette fois-ci que le traumatisme facial était “imputable à l’impact d’un projectile non pénétrant […], pouvant correspondre à une bombe lacrymogène” et qu’il était “directement responsable de la mort par aggravation de l’état antérieur de la défunte”. L’enquête du journal Disclose démontra le sabotage de l’enquête et reconstitua l’enchaînement des faits mettant directement en cause la version de la police[ii]. Quatre ans plus tard, l’enquête est au point mort[iii].

Genevière Le gay, 73 ans, gravement blessée par des policiers[i].

Lors d’une manifestation de Gilets jaunes le 23 mars 2019, Geneviève Legay fut gravement blessée, victime d’une hémorragie et de plusieurs fractures au crâne, au coccyx et de côtes après avoir été projetée au sol par un policier, suite à une charge décidée par le commissaire Rabah Souchi, chargé des opérations niçoises. Ordre auquel un capitaine de gendarmerie présent sur les lieux refusa que ses hommes obéissent. Le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, confia l’enquête préliminaire à la compagne du commissaire Rabah Souchi, elle-même impliquée dans le maintien de l’ordre de cette manifestation. Le procureur confirmera que ce choix a été fait en connaissance de cause. Geneviève Legay affirma que lors de l’enquête : “les policiers ont insisté pour me faire dire que c’était un journaliste qui m’avait poussée. Or, c’est faux”. Le 10 juillet 2019, des doutes sur le déroulement de l’enquête poussèrent la Cour de cassation à dépayser le dossier au profit du tribunal de grande instance de Lyon. Les ordres de la police étaient “inadaptés” au moment de “la charge”, selon l’IGPN et un rapport de gendarmerie évoqua des consignes “disproportionnées” de la part de la police face à une “foule calme”.

Le président de la République, Emmanuel Macron, affirma le surlendemain de la manifestation : “Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci”, en souhaitant à la manifestante “peut-être une forme de sagesse”. Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice, démentit d’abord tout “contact” physique de la part des forces de l’ordre. Finalement, à la suite de l’exploitation d’images de vidéosurveillance et à des témoignages de policiers, le procureur revint sur sa déclaration et reconnut que Geneviève avait été poussée par un policier. Il affirma ne pas avoir voulu mettre le chef de l’État dans l’embarras “avec des divergences trop importantes” entre les versions. Il sera finalement muté à la Cour d’appel de Lyon fin 2019 »… en tant qu’Avocat général avec… un salaire supérieur. Fort heureusement, le commissaire Souchi a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Lyon. Sera-t-il condamné… ou médaillé ? La question se pose.

En effet, le policier, qui a tué Nahel, a d’abord été présenté comme ayant d’excellents états de service, la preuve : il avait été médaillé, avant que l’on apprenne que c’était par le Préfet de Police Didier Lallement pour sa participation à la répression des gilets jaunes !

Le voilà le drame, c’est la répression qui est valorisée par l’institution policière et les gouvernements successifs. Après la mort de Steve Maïa Caniço le 21 juin 2019 à Nantes, mort pour avoir dansé ! le commissaire Grégoire Chassaing, responsable de l’opération de police, fut promu directeur départemental adjoint le 29 avril 2021. Il a depuis été mis en examen pour homicide involontaire.

Quant aux circonstances de la mort de Nahel, là encore la version de la police et du procureur ne résista pas à la diffusion de vidéos. Le 29 juin 2023, Alain Bauer a expliqué sur Europe 1 qu’il y a plusieurs affaires dans cette affaire.

  • « Il y a les gestes techniques. Clairement, tous ceux qui ont vu ces images considèrent que les gestes techniques sont mauvais. (…) C’est lié à la mauvaise qualité de la formation initiale, à la mauvaise qualité de la formation continue, à la mauvaise qualité de la formation au tir, à l’absence de formation à la Loi de 2017 et surtout à la circulaire de la Police Nationale qui donne une interprétation de la Loi de 2017 différente de celle des Gendarmes. (…) Le policier n’a pas eu les gestes normaux qui auraient permis d’éviter ce drame ».
  • « Il y a le mensonge totalement contredit par les images qui ruine tout. La voiture ne lui a pas roulé dessus. La voiture n’a pas foncé sur lui. La vidéo a rendu le mensonge manifeste. Ce mensonge est impardonnable et inexcusable ».

Certes, les policiers doivent être défendus surtout quand ils sont malmenés, voire attaqués en et a fortiori hors service. Mais pas quand ils harcèlent, mutilent et tuent, pas quand ils falsifient les faits et produisent de faux documents, ce qui est trop souvent le cas. Seules les vidéos permettent de rétablir les faits, vidéos que la loi pour une sécurité globale voulait criminaliser ! Combien de victimes faute de vidéos ? Combien d’exactions et de crimes impunis ?

Alors, à l’occasion de l’hommage à Nahel, je veux rendre hommage à tous les tués et mutilés pour l’exemple par la police, aux militants des libertés publiques harcelés et brutalisés par la répression d’État. Concernant les trop nombreux mutilés pour l’exemple, je pense notamment à Jérôme Rodrigues et à Manuel Coisne. Les reconstitutions journalistiques de leur éborgnement[i] [ii]mettent là encore à mal les versions policières. Mais l’IGPN apparaît comme une grande machine à les blanchir. Le 12 juin 2020, Brigitte Jullien, alors Directrice de l’IGPN, constata au sujet de la répression du mouvement des gilets jaunes en ayant du mal à ne pas en rire que sur 679 signalements d’actes violents, dont 399 faisant l’objet d’enquêtes pénales, l’IGPN n’avait fait aboutir que… 2 demandes de sanction… car les enquêtes prennent du temps. Ce qu’une centaine d’enquêteurs de l’IGPN n’a pas réussi à faire, quelques journalistes l’ont fait pour Zineb, Jérôme, Manu… Merci à eux.

Oui, l’institution policière en général et l’IGPN en particulier ont de très très gros problèmes.

Alain Bauer le 29 juin 2023 sur Europe 1 [i] a expliqué que : « La seule et bonne réforme qu’il faudrait est celle de l’IGPN en lui donnant de la légitimité dans le cadre de la confrontation avec les citoyens. Il manque toujours un représentant du défenseur des droits. Cette simple modification redonnerait de la confiance dans la capacité pour l’État à sanctionner les quelques policiers pourris, corrompus et moutons noirs de la profession qui l’ont pris entièrement en otage et qui jettent l’opprobre sur tous ceux qui respectent la Loi et qui sont les gardiens de la paix ».

Il a ajouté qu’« Il est dommageable que l’on ne puisse pas encore équiper les motards de caméra piéton à usage permanent pour protéger les policiers et éventuellement pour les sanctionner. Les services de l’État sont lourdement responsables. La bureaucratie ne saurait expliquer l’incompétence ».

Libération rappelle que « Pendant la dernière campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon proposait une réforme “de la cave au grenier” de l’institution. Devant l’ampleur du chantier, les spécialistes de la matière seraient même tentés de commencer par le cadastre et les fondations. “La première des choses serait que l’exécutif reconnaissance la situation : la police a de nombreux problèmes, et les violences illégitimes des forces de l’ordre sont systémiques” (…). Ce manque de volonté politique fait partie des premiers freins à la réforme de l’institution. [ii]»

Si le comportement de la police est problématique depuis longtemps dans les quartiers populaires et plus récemment avec les opposants politiques, je tiens à condamner les atteintes aux biens et plus encore aux personnes commises par les émeutiers. C’est pourquoi j’ai participé au Rassemblement contre les violences, ce lundi 3 juillet 2023 à l’appel des Maires de France.

La mort de Nahel ne justifie en rien les flambées de violence, les destructions de biens publics ou privés. Je pense aux commerçants indépendants qui ont déjà tellement souffert des confinements absurdes et qui se voient pillés. Je pense aux chefs d’entreprise et aux salariés qui vont se retrouver sans rien. Je pense aux habitants des quartiers qui se retrouvent sans services de proximité, sans service public, sans voiture, sans transport, sans commerce. Ces émeutes, essentiellement communautaires, fragilisent les plus fragiles, stigmatisent les plus stigmatisés. J’ai été horrifiée par la violente attaque visant le domicile du maire de L’Haÿ-les-Roses et j’adresse mon soutien à ce maire et sa famille. Ces émeutes ont connu une extension territoriale, puisque des petites villes de province ont également été touchées. Aulnay-sous-Bois a été gravement meurtrie avec la dévastation des station TOTAL du Carrefour de l’Europe, magasin du marchand de journaux rue Léon, maison Gainville, Bricoman, magasin Carter Cash… Les quartiers du Gros Saule, des étangs, des Mille-mille et des 3000 ont été particulièrement touchés. La mairie a dû être barricadée. Je remercie les mères de famille qui ont fait le tour des quartiers d’Aulnay-Sous-Bois pour demander la fin des violences dans la ville.


Ces émeutes destructrices tuent également. C’est avec tristesse et abattement que j’ai appris les décès :

  • d’un homme tué par une balle perdue en Guyane[i],
  • d’un jeune émeutier de 19 ans[ii].

Stop !

Ces atteintes aux biens et aux personnes, condamnables en soi, surtout quand elles entraînent la mort, le sont d’autant plus qu’elles font le jeu de nos Franck et Claire Underwood nationaux, vous savez, ces héros de la série américaine « House of cards » qui prennent et se maintiennent au Pouvoir en semant le chaos.

L’État ne veut plus notre bien depuis longtemps. Le conseiller du Président, Thierry Solère, a 18 mises en examen. La plupart des ministres et des proches de la Macronie sont mis en examen. L’ex-directeur de l’Institut Montaigne, Laurent Bigorgne, proche de Macron, a été condamné en décembre 2022 à douze mois d’emprisonnement avec sursis et 2 000 euros d’amende pour avoir drogué à son insu son ancienne belle-sœur et collaboratrice lors d’une soirée. Le tribunal correctionnel a considéré que Laurent Bigorgne avait administré cette drogue « afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle ». Olivier Marleix, le président des LR à l’Assemblée Nationale s’interroge sur l’existence d’un pacte de corruption autour de la vente du pôle énergie d’Alstom à General Electric en 2014 décidée par Emmanuel Macron.

Ces faits ne sont pas un hasard, le Groupe d’États contre la corruption (GRECO) du Conseil de l’Europe considère depuis longtemps que la caractéristique principale de la corruption en France est qu’elle est le fait des « élites ». Le dernier Rapport d’évaluation de la France sur la prévention de la corruption et promotion de l’intégrité au sein du gouvernement (hautes fonctions de l’exécutif) et des services répressifs du Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l’Europe du 06/12/2019 souligne des avancées accomplies, mais surtout sur celles à entreprendre. En résumé, sur les 18 recommandations adressées par le GRECO à la France, une seule est jugée satisfaisante… mais sans effet réel.

Quand la corruption est la règle au plus haut niveau de l’État, quand la prédation au profit de quelques milliardaires et fonds de pension américains est la règle, la seule relation au peuple possible est la soumission par la ruse, la contrainte, la force. « On les aura ces connards », avait écrit Emmanuel Macron au sujet des Français et de l’imposition des vaccins. « J’ai très envie de les emmerder jusqu’au bout », avait-il ajouté en parlant des non vaccinés qui lui résistaient encore.

Alain Bauer le 29 juin 2023 sur Europe 1 [iv] l’explique : « On bascule vers l’habitude du rapport de force et de la violence pour traiter des problèmes de société. Ce pays ne connaît pas la négociation, ne connaît pas la discussion, l’a peu à peu perdu de vue. Cela s’est dégradé. Et donc maintenant tout est rapport de force. Rapport de force avec les gilets jaunes, rapport de force avec les retraites. C’est l’idée même que seule la violence permet à l’État de discuter ».

C’est Emmanuel Macron qui explique le mieux ses intentions : « On est en train de réinventer un modèle, c’est plus dur de le réinventer quand tout n’a pas été détruit ».


Alors que dans 12 jours aura lieu la fin des 100 jours pour « l’apaisement » promis par Emmanuel Macron, jamais le pays n’a été aussi fractionné et violent.

Pour ce qui est de tout détruire, il a du talent. Mais pour reconstruire ? Et surtout quoi ?

En ces temps où la grande bascule vers l’inconnu est possible, tous les semeurs de haine de la France sont des traîtres à combattre. J’appelle mes concitoyens à retrouver le chemin de la concorde pour se défendre et construire ensemble un monde meilleur.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Sylvie Billard, votre élue citoyenne

[i] https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/06/30/emeutes-urbaines-apres-la-mort-de-nahel-un-mort-en-guyane_6180043_823448.html

[ii] https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/info-rtl-un-jeune-homme-qui-participait-aux-emeutes-en-etat-de-mort-cerebrale-7900279620

[iii] https://www.lindependant.fr/2023/07/03/emeutes-apres-la-mort-de-nahel-un-pompier-est-decede-a-saint-denis-en-tentant-deteindre-un-incendie-de-vehicules-11316977.php

[iv] https://www.youtube.com/watch?v=lkMrsvCp18s

[i] https://www.youtube.com/watch?v=lkMrsvCp18s

[ii] https://www.liberation.fr/societe/police-justice/que-faire-de-la-police-francaise-20230703_VFRSQCWCJNC4BOC2PXF7BKYOIM/


[i] https://www.youtube.com/watch?v=0w430u2u2wI

[ii] https://www.lemonde.fr/police-justice/video/2019/12/11/notre-enquete-video-comment-la-police-a-grievement-blesse-un-gilet-jaune-le-16-novembre-sur-la-place-d-italie-a-paris_6022448_1653578.html


[i] https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Genevi%C3%A8ve_Legay


[i] https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Zineb_Redouane

[ii] https://disclose.ngo/fr/article/affaire-zineb-redouane-symbole-de-limpunite-policiere

https://disclose.ngo/fr/article/mort-de-zineb-redouane-les-preuves-dune-bavure

[iii] https://www.amnesty.fr/personnes/zineb-redouane-violences-policieres-tuee-a-sa-fenetre-par-une-grenade-lacrymogene


[i] https://youtu.be/ObhEwKiiy7s?t=9

[ii] Invité de l’émission « C à vous » mardi 30 avril, l’ex-patron du RAID et député La République en marche Jean-Michel Fauvergue s’est exprimé sur la gestion des manifestations par les forces de l’ordre. Évoquant son expérience, il a déclaré : « Sur des maintiens de l’ordre conséquents, je n’avais pas beaucoup de renfort. (…) On était obligés de bouger beaucoup, d’aller au contact. Depuis très longtemps, en province, on va au contact. Paris commence à faire de la même manière », a-t-il commencé. « Paris a été empêchée de ça par l’affaire Malik Oussekine. Il faut l’oublier maintenant, il faut oublier cette affaire Malik Oussekine », a-t-il ensuite répété.

Les élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois veulent réformer l’école et favoriser la mixité sociale pour mettre fin aux violences dans les cités

La mort de Nahel, âgé de 17 ans, tué mardi dernier par un policier lors d’un contrôle routier a suscité une vive émotion et une immense colère dans l’ensemble de notre pays.

Nous réitérons notre soutien et notre solidarité à sa famille et à ses proches.

Le policier responsable de la mort de l’adolescent a été mis en examen et placé en détention provisoire. Nous comptons sur la justice de notre pays pour établir en toute transparence et impartialité les faits et sanctionner rapidement en conséquence.

Si l’indignation et la colère de la population face à ce drame sont légitimes, elles ne peuvent en aucun cas s’exprimer par des violences et des dégradations.

Nous condamnons fermement les faits graves et inadmissibles qui ont été commis.

Détruire les services publics, incendier les biens des habitants, saccager et piller les commerces ne règle rien mais pénalise au contraire les familles, toutes celles et ceux qui ont le plus besoin des services publics, des transports en commun ou des commerces de proximité.

Nous souhaitons que les parents encadrent les jeunes, qu’ils trouvent les mots pour leur dire qu‘ils se trompent d’adversaire et de combat lorsqu’ils pensent que la seule manière de se faire entendre, c’est de tout casser et de tout brûler.

Nous saluons le travail des agents communaux, des services de secours, des policiers, des pompiers, en première ligne depuis mardi, parfois jour et nuit. Nous apportons notre soutien aux Maires et tous les élus locaux qui œuvrent à l’apaisement et dont certains sont menacés.

Nous reconnaissons que le métier de policier est difficile et risqué. La plupart des policiers exerce leur mission avec courage et dévouement, mais les violences et les discriminations existent aussi dans la police. Le nier, c’est exacerber les tensions et accentuer les fractures entre la population et les gardiens de la paix.

La suppression de la police de proximité par N. Sarkozy fut une erreur. C’était une police de prévention et de terrain, qui grâce aux liens de confiance établis avec les habitants pacifiait leurs relations. La population a besoin d’une police qui sait rappeler les règles, qui sait aussi écouter, dialoguer et faire de la prévention.

Il est urgent de revoir la formation des policiers, le fonctionnement même de la police et notamment de revenir sur l’usage des armes à feux par les policiers, au-delà des situations de légitime défense permise par la loi Cazeneuve de 2017.

Les appels au calme ne suffiront pas à assurer une paix durable, il faut s’attaquer aux causes même de ces violences. C’est pourquoi nous demandons au Président de la République et à son gouvernement des actes politiques forts et rapides !

Pour notre pays, pour nos concitoyens, nous croyons dans une politique bâtie sur la volonté de créer une adhésion nationale de tous les individus et de tous les groupes afin qu’une partie de la population ne se sente plus exclue : redonner confiance dans les institutions publiques et dans le rôle fondamental de la famille, lutter contre les discriminations, contre les inégalités sociales et territoriales, réformer l’école afin de donner les mêmes chances à tous, faire de la jeunesse, la priorité, favoriser la mixité sociale, garantir à tous et partout un accès aux services publics.

Ensemble parce que cela est possible, nous devons reconstruire un pays apaisé, plus juste, plus solidaire.

Source : élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois

Mort du Caporal-chef Dorian Damelincourt qui essayait d’éteindre un feu de voiture à Saint-Denis pendant les émeutes

Cette nuit, en luttant contre un feu de plusieurs véhicules dans un parking souterrain à Saint-Denis (93), un jeune Caporal-Chef de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris de 24 ans est décédé malgré la prise en charge très rapide par ses équipiers.
Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin adresse ses condoléances sincères et attristées à la famille, aux proches, aux camarades et à la BSPP.