Archives du blog
17 000 amendes contre les automobilistes à Montreuil en 2023
Depuis son bureau posté derrière une baie vitrée, cette commerçante dispose d’une vue exceptionnelle sur les va-et-vient qui animent la rue de Paris à Montreuil (Seine-Saint-Denis) : les incivilités des automobilistes et des cyclistes, les bus qui peinent à se frayer un chemin… Elle l’assure : « Dans la journée, ça va. À partir de 17 heures ou 18 heures par contre, ça se complique souvent. Les gens viennent faire leurs courses chez le grossiste juste en face », explique-t-elle, pointant la devanture orange qui fait face à son commerce. « Là oui, on a encore pas mal de voitures qui s’arrêtent en double file, on entend des klaxons et il y a des embouteillages », décrit-elle, quand son voisin, lui, se fait catégorique : « Il y a tout le temps des problèmes ! ».
Source et article complet : Le Parisien
L’IGPN saisie pour des soupçons de violences policières à Bagnolet
L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie lundi 15 juillet, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des policiers frappant un homme menotté à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), indique la préfecture de police de Paris à France Inter. Selon la préfecture de police, le parquet de Bobigny a saisi l’IGPN d’une enquête judiciaire sur ces faits.
Une Mercedes fonce sur un policier à Bondy !
Ce jeudi vers 17h10, un motard de la police nationale a été renversé lors d’une opération de contrôle rue Léon à Bondy (Seine-Saint-Denis). Il n’a pas eu le temps de demander les papiers au conducteur de cet imposant SUV Mercedes ML de couleur noire aux vitres teintées. Celui-ci a « tapé » le deux-roues du fonctionnaire, qui était accompagné pour l’occasion de deux collègues.
La Mercedes a pris la fuite dans les rues de ce quartier pavillonnaire, situé en limite des Pavillons-sous-Bois. Le policier percuté a alors fait usage à six reprises de son arme de service. Il a tiré dans la carrosserie et dans les pneus. Le SUV a continué sa route à travers Bondy. Il a été retrouvé un peu plus tard dans un secteur adjacent, rue César-Delaine. Vide, le véhicule présentait un pneu crevé et trois impacts de balle dans la carrosserie. La Mercedes n’était pas volée mais elle venait d’être vendue le matin même.
Source et article complet : Le Parisien
Le parquet requiert un procès contre un policier qui a tué un automobiliste à Aulnay-sous-Bois
Le parquet de Bobigny a requis un procès pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner à l’encontre d’un policier qui a tué par balle un automobiliste en mars 2022 à Aulnay-sous-Bois, d’après le réquisitoire définitif consulté mardi par l’AFP.
Source et article complet : Mediapart
Vincent Lafon fait appel de sa condamnation d’exercer ses fonctions de policier pendant 6 mois
Jugé pour avoir consulté des fichiers confidentiels sans autorisation, Vincent Lafon a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à exercer ses fonctions de policiers pendant six mois, ainsi qu’à huit mois de prison avec sursis. Le procureur avait demandé une peine bien plus sévère (3 années d’emprisonnement et interdiction définitive d’exercer ses fonctions).
L’ancien commissaire d’Aulnay-sous-Bois, confiant, a fait appel du verdict pour continuer à exercer ses fonctions. Cet homme apprécié par ses collègues s’était remarqué par sa fermeté contre les dealers et les trafics en tout genre, là où les hommes politiques étaient plus conciliant.
L’ancien commissaire d’Aulnay-sous-Bois Vincent Lafon une nouvelle fois pris pour cible
Une nouvelle fois, Vincent Lafon, ancien commissaire à Aulnay-sous-Bois, est pris dans la tourmente avec une affaire judiciaire assez particulière. Au lieu d’un simple copier/coller de l’article du Parisien à charge, synthétisons les faits :
- Vincent Lafon aurait consulté des données confidentielles à des fins personnelles et a été convoqué au tribunal correctionnel de Paris
- Sa compagne, qui serait une ancien joueuse de Poker, serait prise dans une affaire d’escroquerie et se serait faite passée pour une avocate (sans en avoir la qualité)
Cette affaire judiciaire est en cours et nous laissons la justice faire son travail pour savoir si Vincent Lafon a fauté ou non.
Alors que quelques blogs et réseaux d’Extrême-Gauche se réjouissent d’une possible destitution de Vincent Lafon, il est à rappeler que ce dernier a toujours été blanchi des faits qui lui avaient été reprochés. L’affaire des insultes racistes d’un membre d’une patrouille à l’Île-Saint-Denis (l’individu avait tenté de voler du matériel sur un chantier) lui avait causé du tort, mais M. Lafon n’était pas là au moment des faits.
La municipalité d’Aulnay-sous-Bois et le Maire en particulier avaient pris fait et cause pour Théo Luhaka lors d’une interpellation musclée d’une patrouille de police. Sans même attendre les conclusions de l’enquête, le Maire Bruno Beschizza avait, par pur calcul électoral, critiqué cette patrouille, jetant le discrédit sur M. Lafon.
Vincent Lafon a certes des défauts, ses actions (comme pour chacun d’entre nous) ne sont pas toujours irréprochables. Mais contrairement aux autres commissaires et officiers de même rang, M. Lafon a toujours été un homme de terrain, souhaitant renforcer la sécurité dans certains quartiers abandonnés, a toujours défendu ses hommes (comme tout officier qui se respecte est sensé le faire). Ce n’est pas un syndicaliste qui souhaite gravir les échelons pour se frayer un chemin en politique, par pures ambitions personnelles. Il était de ceux qui n’hésitait pas à infiltrer les réseaux de trafic de drogue dans les quartiers Nord de la ville, quartiers qui aujourd’hui sont à l’abandon, en partie sous contrôle des dealers sans réelle volonté d’y faire régner l’ordre (les émeutes de l’été 2023 ont prouvé qu’à la moindre étincelle, tout flambait et que la ville était dans l’incapacité d’assurer la sécurité).
S’il a fauté et que la justice le déclare coupable, il devra se conformer au verdict. Mais au-delà de cette affaire, nous saluons un homme hors norme qui a tenté à sa manière de relever une situation désespérée, un homme loin d’être sans défaut mais qui ne cachait pas son jeu pour gravir les échelons. Vincent Lafon a tenté de faire respecter la loi de manière parfois brutale diront certains, tout comme Aetius avait tenté de sauvé ce qui restait de l’empire Romain tout en commettant des crimes ou Napoléon avait tenté de sauver la France après les troubles de la révolution Française, mutatis mutandis.
Ci-dessous les deux reportages que nous avions réalisé en sa compagnie dans les coulisses du commissariat d’Aulnay-sous-Bois :
Non-lieu accordé au policier à Drancy qui a fait une clé d’étranglement fatale
Pour Gilbert, le père de Philippe Ferrières, c’est la douche froide. « C’est incohérent. La justice reconnaît des choses puis elle ne les reconnaît plus », s’interroge cet homme de 71 ans, qui s’exprime pour la première fois sur ce douloureux dossier. « Je n’ai rien contre la police, mais j’ai l’impression que les policiers bénéficient de plus d’impunité que le commun des mortels. Ce non-lieu, c’est comme rien ne s’était pas passé pour mon fils », se désole-t-il, ce dimanche.
Le 24 mai 2019, Philippe, 36 ans, son fils unique, trouvait la mort après avoir subi une clé d’étranglement. Lors d’une interpellation mouvementée, l’un des trois policiers du commissariat de Drancy en intervention l’avait attrapé au cou pour le maîtriser. Le trentenaire avait perdu conscience et était décédé peu de temps après.
Un policier agressé par une quinzaine de personnes lors d’une intervention à Aulnay-sous-Bois
Un policier a été attaqué par une quinzaine d’individus à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) durant une intervention, ce jeudi soir, a appris Actu17. Au volant d’une voiture sérigraphiée, il est parvenu à se dégager à temps. Des renforts ont mis en fuite les agresseurs.
Théo Luhaka estime être mort le 2 février 2017
Pendant des heures et des heures, il était resté assis à côté de ses avocats et de sa famille, contenant ses émotions, écoutant silencieusement les débats. Lundi 15 janvier, au cinquième jour du procès des trois policiers Tony H., Jérémie D. et Marc-Antoine C., la détresse de Théo Luhaka a fait irruption dans la salle de la cour d’assises de Seine-Saint-Denis. Un peu avant 18 heures, celui dont le nom est devenu l’un des symboles des violences policières en France s’est avancé, d’un pas pénible pour témoigner. Dans sa doudoune rouge vif, agrippé à la barre, il a raconté ses souffrances, son abandon de lui-même. Il a détaillé la désertion d’un corps blessé qu’il ne parvient pas à accepter, depuis que l’agent Marc-Antoine C. lui a perforé les marges de l’anus avec une matraque, le 2 février 2017, à Aulnay-sous-Bois. «Aujourd’hui je fais pas grand-chose, je suis à la maison et je suis handicapé», élude dans ses premiers mots à la cour celui qui rêvait de devenir footballeur professionnel.
Source et article complet : Libération
Un homme décède après avoir reçu une dizaine de coups de taser lors de son interpellation à Montfermeil
Après avoir été admis dans un hôpital parisien dans la nuit de mercredi à jeudi, un homme de 30 ans est décédé vendredi matin suite à son interpellation à Montfermeil. D’après les premiers éléments communiqués par le parquet, la victime a reçu une dizaine de décharges de taser lors de l’intervention des forces de l’ordre.