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Seine-Saint-Denis : La rentrée scolaire s’annonce difficile
1 700 élèves supplémentaires attendus dans les écoles en septembre, 61 classes ouvertes, 40 fermées. Pour les syndicats, le compte n’y est pas. Ils craignent des classes surchargées.
Les jeux sont faits. Après des mois d’occupations régulières, des pétitions par dizaines et plusieurs grèves pour tenter d’obtenir une classe supplémentaire ou éviter une fermeture redoutée, les parents d’élèves et les professeurs sont désormais fixés. Hier, lors d’un comité technique paritaire, la direction académique a annoncé les ouvertures et fermetures de classes dans les écoles maternelles et élémentaires du département. Et si la validation officielle de ces ajustements est prévue le 2 juillet prochain, puisque les syndicats se sont symboliquement opposés au projet hier, rien ne devrait changer d’ici là. Au final, 61 classes ouvriront à la rentrée prochaine et 40 autres fermeront. « Pour nous, ce n’est pas satisfaisant, lance Martine Caron, la responsable du SNUipp-93. Nous savons qu’il faut 75 classes de plus à la rentrée scolaire pour accueillir les 1700 nouveaux élèves. »
Ce qui inquiète les syndicats? Le sureffectif. Car si globalement le nombre d’enfants par classe restera stable dans l’ensemble du département, une quarantaine d’écoles devraient être particulièrement surchargées à la rentrée. « Les effectifs de classes seront bien au-delà de ce qui se fait normalement dans le département, estime Martine Caron. Les seuils départementaux qui étaient pratiqués jusqu’ici n’ont visiblement plus lieu d’être. »
Les parents d’élèves prévoient de manifester
Les parents d’élèves et les professeurs des établissements impactés ne comptent pas baisser les bras. Certains ont déjà prévu de multiplier les actions dès la rentrée pour, peut-être, profiter du « deuxième tour ». « Il reste encore une soixantaine d’écoles où les décisions seront prises en septembre, reprend Martine Caron. Dès les premiers jours de la rentrée, en fonction du nombre d’élèves présents, la direction académique décidera ou non d’ouvrir une classe. Elle puisera alors dans le vivier des remplaçants. » Sur les 150 postes supplémentaires obtenus par la direction académique, 16 seront affectés à la très petite section (l’accueil des enfants avant trois ans), 74 aux ouvertures de classes et 60 autres à l’équipe de remplaçants. Le hic? Cela ne suffira pas. A la rentrée 2012, 250 postes étaient restés vacants. « Cela devrait être à peu près la même chose cette année, constate David Giri, représentant de l’Unsa-Education. Cela n’augure rien de bon pour la rentrée. »
Ouvertures et fermetures ville par ville
61 ouvertures
Aubervilliers : maternelles Prévert, Stendhal, Barbusse, élémentaire Hugo, Barbusse. Dugny : élémentaire Fabien. Epinay : maternelles Jobert, Hugo, élémentaire Jaurès 1 et 2. La Courneuve : élémentaire Fery. Saint-Denis : maternelles La Lison, Lendit, Lacore-Opaline, Marville, élémentaires Lacore-Opaline, Vilar. Villetaneuse : maternelle Frank. Aulnay : maternelles Ambourget, Solbes. Drancy : maternelles Jaurès, September, élémentaires Garcia, Mace, Joliot-Curie, Perriot. Sevran : maternelle Zola. Villepinte : maternelle Hugo, élémentaire Vert-Galant 2. Bagnolet : maternelle Ferry. Bobigny : maternelle et élémentaire Valbon. Montreuii : élémentaire Voltaire 2. Noisy-le-Sec : maternelle Lagrange, élémentaires Langevin, Quatremaire. Pantin : maternelles Brassens, Liberté, élémentaire Carnot. Romainville : maternelle Véronique et Florestan. Rosny : élémentaires Eboué, Mermoz. Bondy : maternelles de Gouges, Lagrange, élémentaire de Gouges. Gournay-sur-Marne : élémentaire Pâquerettes. Les Pavillons : maternelle Verne. Livry-Gargan : maternelle Jacob, élémentaires Bellevue, Danton. Neuilly-Plaisance : maternelle Foch. Vaujours : maternelle La Fontaine. Villemomble : élémentaire Foch 1.
40 fermetures
Aubervilliers : maternelles Dolto, Philippe, Rousseau, élémentaires Guesde, Jaurès. Epinay : maternelle Pasteur, élémentaires Dumas, Rousseau 2. La Courneuve : maternelles Chaplin, Doumer, Langevin. Le Bourget : maternelle Saint-Exupéry. Saint-Denis : maternelles Besson, Doisneau, La Source, élémentaire Michel. Stains : maternelle Hugo. Aulnay : élémentaires Merisier, Petits ormes 1, Perrières. Drancy : maternelle Salengro, élémentaire Voltaire. Sevran : élémentaires Cretier, Montaigne. Tremblay : maternelle Prévert. Villepinte : maternelles Laurencin, Vert-Galant. Bagnolet : maternelle Barbusse. Bobigny : maternelle Frank, élémentaire Curie. Montreuil : maternelles Diderot, Nanteuil, élémentaire Bert. Pantin : maternelle Lolive. Romainville : élémentaire Cachin. Rosny : élémentaire Raspail. Bondy : maternelle Curie, élémentaire Terre St Blaise. Noisy-le-Grand : élémentaire Gavroche.
Source : Le Parisien du 29/06/2013
Et si on fusionnait Paris avec la Petite Couronne, dont la Seine-Saint-Denis ?
Un article intéressant du Parisien, disponible en cliquant ici ou sur l’image ci-contre, pose la question. Efficacité diront les uns, perte de proximité diront les autres. Le débat mérite d’être posé, et c’est le Sénateur Séquano-Dyonisien Philippe Dallier qu’y colle.
A notre que les conseillers généraux sont, plus que d’autres, réfractaires à cette fusion, qui remettrait en cause les départements.
Vivre en Seine-Saint-Denis, vrai obstacle à l’embauche
Une étude vient confirmer de manière nette les discriminations à l’adresse qui frappent les jeunes de la Seine-Saint-Denis.
selon que l’on habite en Seine-Saint-Denis ou à Paris, a-t-on les mêmes chances de décrocher un entretien d’embauche? Non, rétorqueront de façon instinctive nombre de demandeurs d’emploi du 93. Mais, cette fois, la réponse vient d’une équipe de chercheurs dans une étude* de 52 pages publiée par l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus). Le document démontre qu’une réelle discrimination à l’adresse est à l’œuvre.
Les chercheurs ont appliqué la méthode du testing, en créant des profils de candidats fictifs. De jeunes hommes, demandeurs d’emploi, Français, au CV identique, dont rien n’indique s’ils sont ou non d’origine immigrée. La véritable distinction portait donc sur le lieu de résidence.
Six adresses ont été utilisées : trois à Paris dans le XVIIIe arrondissement, trois en Seine-Saint-Denis, en ciblant à chaque fois un quartier favorisé (place du Tertre à Paris, Le Raincy dans le 93), une zone sensible (la Goutte-d’Or à Paris, le quartier Blanqui à Bondy), et, enfin, un quartier intermédiaire (rue Championnet à Paris, Bondy hors zone urbaine sensible). Trois mille lettres de candidatures ont été envoyées, qui ont permis de tester 500 propositions de postes de serveurs et de cuisiniers (deux professions « suffisamment en tension pour que les offres d’emploi disponibles soient nombreuses », précise l’étude). De deux candidats parisiens ayant le niveau bac et postulant à un emploi de serveur, celui qui habite place du Tertre décrochera plus de rendez-vous (31,5% de oui) que celui qui réside à la Goutte-d’Or (23,6%).
Les emplois francs, le nouvel outil antidiscrimination
Mais c’est entre le 93 et Paris que le décalage est le plus flagrant. « Plus encore que l’effet quartier, on a constaté un effet Seine-Saint-Denis. Le département entier semble être pris pour une ZUS », note Michael Orand, responsable du département de l’évaluation de l’Onzus. Même l’habitant du Raincy, ville aisée, n’y coupe pas. Il obtient en moyenne deux fois moins d’entretiens d’embauche que le Parisien des beaux quartiers. Ces résultats traduisent-ils les préjugés des recruteurs? Ou une simple réaction de prudence face à des candidats habitant loin et dans des zones parfois mal desservies? Si la distance peut jouer, ce n’est pas la seule explication, affirme l’étude.
Ce testing confirme le poids des préventions à l’égard de la Seine-Saint-Denis. Au ministère de la Ville, on souhaite « affiner les résultats, les élargir au reste de la France ». Mais, déjà, François Lamy lance un nouvel outil antidiscrimination, les « emplois francs ». Le décret d’application vient d’être signé. Les entreprises embauchant des jeunes de quartiers sensibles recevront une aide de 5000 € sur deux ans. Le test sera mené à Clichy-sous-Bois et à Montfermeil, mais aussi à Villiers-le-Bel, Gonesse, Garges et Sarcelles, dans le Val-d’Oise.
Consultable sur www.onzus.fr.
Source : Le Parisien du 18/06/2013
Le chômage augmente malgré les embauches en Seine-Saint-Denis
Le Père Noël qui passe en plein cœur de l’été, c’est déjà une réalité pour 13 000 Franciliens depuis 2007. La commission permanente du conseil régional a débloqué hier une nouvelle subvention de 610 000 €. Elle bénéficiera cette année à 630 familles (558 l’an dernier) qui, sans cet argent, ne pourraient pas changer d’air durant les prochaines grandes vacances.
Comment sont-elles choisies? Les associations caritatives et les centres sociaux ciblent les bénéficiaires potentiels, souvent des familles monoparentales, des chômeurs ou des personnes en précarité. Ceux qui ne sont jamais partis en vacances ont davantage de chance de toucher le gros lot. L’Union nationale de tourisme (Unat) IDF rend ensuite un avis pour le compte de la région.
Combien? Le conseil régional participe à hauteur de 60% du coût du séjour, celui-ci ne devant pas excéder 450 €. Comme il ne s’agit ni de gratuité ni de faire l’aumône, les bénéficiaires sont invités à participer, en fonction du quotient familial, en essayant de rester en deçà de 20% du coût total.
Où? Dans des villages vacances en France, pour des séjours d’une semaine en pension complète, animations incluses. « J’ai été touché de voir que des personnes qui ont vu pour la première fois la mer se sont ensuite investies dans des associations pour aider les autres à bénéficier à leur tour de la même expérience », se félicite Francis Parny, vice-président du conseil régional chargé des sports et loisirs.
Une quinzaine de séjours sont encore disponibles en juillet et une dizaine en août. Les demandes sont a envoyer à l’adresse mail suivante : resa.dispo.idf@hotmail.com.
Source : Le Parisien du 31/05/2013
Ce matin, les parents de la Seine-Saint-Denis occupent des écoles
Le collectif des parents d’élèves du 93 a lancé un appel pour occuper les bureaux de direction des écoles dans tout le département, ce matin, afin de protester contre le non-remplacement des professeurs absents. Selon les responsables du collectif, plus de 120 écoles sur 805 seraient concernées et entre 500 à 700 parents seraient mobilisés. Ce mouvement de colère vise aussi à dénoncer le manque d’enseignants spécialisés pour les enfants en difficulté, de médecins scolaires ou encore d’assistants vie scolaire.
Source : Le Parisien du 16/04/2013
Lettre de la fédération Socialiste de la Seine-Saint-Denis concernant les élus communistes Frondeurs
« Monsieur le Secrétaire départemental,
Lors de la séance du Conseil général du jeudi 21 mars dernier, une rupture sans précédent s’est malheureusement produite entre nos deux formations politiques. A cette occasion, 8 des 13 élus du groupe « communiste, citoyen, Front de gauche, pour une transformation sociale et écologique » ont en effet choisi de voter contre le budget départemental, créant ainsi un précédent lourd de conséquences pour l’ensemble de la gauche sur notre territoire.
Vous savez comme moi qu’une telle situation ne s’était jamais produite au Conseil général depuis la création du Département de la Seine-Saint-Denis en 1967. A l’époque où le Parti Communiste dirigeait la majorité départementale, les socialistes n’ont ainsi jamais franchi la ligne jaune et voté, comme viennent de le faire certains de vos camarades, contre un budget en unissant leurs voix à celles de la droite.
Le vote d’un budget concrétisant l’appartenance des différents groupes politiques à la majorité – et aux orientations qu’elle porte – ou à l’opposition, ce vote d’une partie des élus Front de Gauche de Seine-Saint-Denis pose question sur leur volonté de poursuivre le travail en commun entre nos deux formations politiques pour le mieux-vivre des Séquanodyonisiens.
L’acte politique surprenant et inédit posé par ces 8 élus induit d’évidentes interrogations sur la pérennité de la majorité départementale et sur ses éventuelles conséquences dans notre manière d’appréhender les futures échéances électorales mais il pose également la question de la cohérence du positionnement politique des 3 élus de votre groupe, membres de l’exécutif, ayant voté contre le budget départemental. Une contradiction majeure apparaît en effet les concernant : Comment peuvent-ils aujourd’hui exécuter un budget contre lequel ils se sont prononcés ?
Même si je sais qu’avec quatre autres élus de votre groupe, fidèles à nos valeurs communes de rassemblement de la gauche, vous avez fait le choix logique de ne pas refuser ce budget tout en soulignant de réelles nuances d’appréciation, je souhaite que vous me communiquiez la position officielle de la Fédération du Parti Communiste à propos de cette situation politique nouvelle et que vous m’éclairiez sur les suites que vous entendez y donner en tant que secrétaire départemental.
Dans l’attente de votre réponse guidée, je l’espère, par le souci de l’intérêt de la gauche dans son ensemble et de celui, surtout, des habitants de Seine-Saint-Denis, je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire départemental, en l’assurance de ma sincère considération. »
Source : lettre de Philippe Guglielmi, président de la fédération Socialiste Seine-Saint-Denis, à Hervé Bramy,Secrétaire départemental du Parti Communiste
Vidéo de l’intervention de Jacques Chaussat sur le budget primitif de la Seine-Saint-Denis
Le groupe UDI de la Seine-Saint-Denis nous informe que l’intervention de Jacques Chaussat, Conseiller Municipal et Conseiller Général, concernant le budget primitif 2013 de la Seine-Saint-Denis, est désormais disponible en cliquant ici.
Jacques Chaussat est, sans surprise, très critique vis à vis de la gestion de la majorité Socialiste et Communiste. Pour rappel, une grosse partie des élus communistes avaient voté contre ce budget, qui est passé sur le fil grâce à 4 élus PCF.
La position des lycées d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis pour le pamlarès 2013
Le palmarès des lycées en 2013 vient de sortir. Un classement dans le département permet de mesurer les performances de nos lycées Aulnaysiens.
Sur un classement comprenant 57 lycées, publics et privés, nous obtenons :
- Le lycée privé de l’espérance en 4ème position
- Le lycée public Jean-Zay en 21ème position
- Le lycée privé Protectorat Saint-Joseph en 22ème position
- Le lycée Voillaume en 36ème position
Le classement prend en compte principalement les réussites au bac 2012 et les accompagnements de la structure de la second en terminale.
Classement complet en cliquant sur l’image ci-contre.
Jean-Marc Ayrault rassure le département de la Seine-Saint-Denis sur les 40 M€
« Egalité territoriale » : l’expression, souvent citée par le président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, a été reprise hier par Jean-Marc Ayrault. « Il y a l’égalité entre les citoyens mais aussi l’égalité entre les territoires », a glissé dans son discours le Premier ministre. Et d’évoquer le Fonds de solidarité des communes de la région Ile-de-France(FSRIF) en projet dans le cadre de la loi de décentralisation. Dans la région, ce sont les deux tiers de ce fonds, soit 40 M€, qui reviendraient au 93, le département le plus pauvre. De quoi faire grincer des dents aux territoires plus fortunés comme les Hauts-de-Seine. Hier, le Premier ministre s’est « réengagé » en faveur de ce fonds et donc en faveur du 93. « Je ferai tout pour convaincre le Parlement. Il faut que cette disposition soit votée et vite mise en application. Vous l’attendez, c’est légitime », a déclaré Jean-Marc Ayrault devant les caméras. Avant de reprendre le cours normal de son discours sur « la bataille de l’emploi ». Une manière détournée de soutenir l’initiative du département jeudi dernier d’ajouter, par anticipation, aux recettes du budget 2013 ces 40 M€. « Une bonne nouvelle », a salué au terme de la visite Stéphane Troussel qui a essuyé lors du vote de ce budget les foudres de l’opposition de droite.
Source : Le Parisien du 26/03/2013
Le budget de la Seine-Saint-Denis passe, le Front de gauche explose
Le budget 2013 du département a été adopté sur le fil, hier, par le conseil général. Une partie des élus du Front de gauche a voté pour, une autre contre.
l est 13h30 hier lorsque Stéphane Troussel sort ravi de la salle des séances du conseil général à Bobigny. Après quatre heures de débats tendus, son premier budget en tant que président vient d’être voté d’un cheveu : 20 voix pour, 19 contre et une abstention. « C’est une belle victoire qui n’était pas acquise il y a encore quelques semaines », sourit l’élu PS. Mais à quel prix pour le groupe communiste, citoyen, Front de gauche et ses 13 élus, membres de la majorité? Leurs divisions, jusqu’ici contenues, ont éclaté au grand jour.
Car malgré les 30 M€ obtenus du gouvernement au titre de la solidarité entre territoires, l’inscription au dernier moment de 40 M€ qui a notamment permis de réduire l’augmentation des impôts locaux de 7,5% à 5,9%, le président du groupe Front de gauche a jeté un froid d’emblée, annonçant qu’une majorité de son groupe voterait contre le budget. « Ces efforts ne sont pas au niveau. Ce budget reste un budget d’austérité », lâche Pierre Laporte. A droite et au centre, persuadés que le budget passera in fine, les élus se gaussent sur l’air de « Comme d’habitude ».
Les conseillers généraux PS, eux, ne rient pas. « Ce n’est pas au moment où l’on commence à obtenir des avancées de la part du gouvernement qu’il faut dire : on casse la baraque », tonne Claude Bartolone. C’est finalement l’ancien président PC du conseil général Hervé Bramy qui, en toute fin de séance, le visage fermé, vole au secours du budget en annonçant que lui-même et ses collègues Belaïde Bedreddine, Josiane Bernard et Jean-Charles Nègre voteront pour. Visiblement fatigué et dépité, le vice-président du groupe Front de gauche Gilles Garnier s’abstient. Ces cinq voix contrebalancent celles des huit élus du groupe Front de gauche qui ont voté contre, et le budget passe à une voix.
Sitôt la séance terminée, on refait le match à coups de superlatifs. « C’est un vrai séisme, lâche Emmanuel Constant, président du groupe PS. Il y a clairement deux lignes : ceux qui, avec Mélenchon, parient sur la défaite de la social-démocratie et ceux qui refusent d’opposer les deux familles de la gauche ». Le même s’interroge ouvertement sur un possible retrait des délégations des vice-présidents qui ont voté contre (Bally Bagayoko, Pierre Laporte, Azzedine Taïbi). « Il est trop tôt », tempère Stéphane Troussel.
Le divorce au sein du groupe Front de gauche est en tout cas patent. Pierre Laporte n’exclut pas la scission de son groupe. Et Jean-Jacques Karman n’est pas tendre avec ses collègues ayant voté pour, y voyant un « chantage » de la direction nationale du Parti communiste. « Bramy n’est pas fier : il est en service commandé du PC. » L’intéressé, secrétaire départemental du PC, dément. « Je comprends la colère qui a pu conduire à voter contre mais je ne la partage pas. J’espère qu’on n’ira pas jusqu’à la scission. On est divisés sur la marche à suivre, pas sur les objectifs à atteindre ».
Source et image : Le Parisien du 22/03/2013