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Urbanisme et circulation, réponse des candidats à Aulnay-sous-Bois aux questions d’Aulnay Environnement
Nous n’avons reçu que deux réponses à notre questionnaire. La liste du maire sortant, fidèle à son esprit de dialogue, n’a pas daigné répondre à notre attente citoyenne. Nous avons fait de notre mieux pour trouver dans le programme ce qui pouvait plus ou moins correspondre à notre questionnaire, la logique étant très différente et toute verticale. Dans ce programme, les Conseils de Quartier et la démocratie participative n’existent pas. On propose des plates-formes pour répondre aux questions, mais la notion de proposition citoyenne et de co-construction est étrangère au mode de pensée de la liste « protéger Aulnay ».
1/URBANISME : quelles mesures comptez-vous prendre pour co-construire la ville avec les habitants ?
| Attente citoyenne | LA DÉMOCRATIE
REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTE |
AULNAY RASSEMBLÉE
Oussouf SIBY |
PROTÉGER AULNAY
Bruno BESCHIZZA |
| Publicité des permis de construire sur internet | Oui | oui | Néant |
| Limitation de la taille des nouveaux immeubles, avec un respect d’une zone effective en « pleine terre » | Oui | Privilégier les petits immeubles en appliquant le PLUI , respect de 40 % laissés en terre végétale. | Refus d’immeubles dans le tissu pavillonnaire. |
| Négociation avec les promoteurs pour saisir les opportunités d’élargir des trottoirs trop étroits | Oui | Négocier pour un retrait avec si possible une zone de plantations. | Néant |
| Pourcentage de logements sociaux pour éviter les effets de ghetto | Répartition équilibrée du logement social pour éviter les phénomènes de ghetto et permettre un meilleur partage des équipements publics. | Privilégier la mixité sociale avec 20 % de logements sociaux dans les nouvelles constructions privées. | Néant |
| Respect du patrimoine ancien et réhabilitation de l’existant | Privilégier la réhabilitation et la valorisation du patrimoine plutôt que la démolition. | Stop au bétonnage, oui à la réhabilitation (Ferme du Vieux Pays, Gainville, maisons de caractère …). | Étendre la protection des bâtisses remarquables, plan de rénovation de la Ferme du Vieux Pays, des maisons Gainville, Feininger et soutien à celle de Princet. |
| Fin des parkings à 2 niveaux pour cesser de rabattre la nappe phréatique vers le voisinage (parkings en rez-de chaussée) | Oui | Privilégier les parkings
en rez-de-chaussée et parkings à 1 niveau. Voir les possibilités de parking en silo dans les nouvelles zones de construction. |
Néant |
| Augmentation des effectifs de la police de l’urbanisme et large ouverture du service au public | Oui, pour améliorer le contrôle des chantiers | Oui, avec accès au service sur des plages horaires beaucoup plus étendues. | Renforcer la police de l’urbanisme pour lutter contre les marchands de sommeil. |
| Respect du règlement (obligation des clôtures végétales, plantation d’arbres, lutte contre l’imperméabilisation) | Oui, pour une ville plus verte, plus fraîche et plus durable. | Oui pour imposer les plantations en terre végétale mais difficile d’imposer les clôtures végétales, les habitants se protègent du bruit de la rue et des passants par des clôture hautes.
Au niveau de la ville, revégétaliser les cours d’école et les places, jardins partagés, potagers dans les écoles … |
Néant |
2/ CIRCULATION : quelles mesures pour en limiter les nuisances et améliorer la sécurité de tous ?
| Attente citoyenne | LA DÉMOCRATIE
REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTE |
AULNAY RASSEMBLÉE
Oussouf SIBY |
PROTÉGER AULNAY
Bruno BESCHIZZA |
| Concertation effective au sein des Conseils de Quartier sur le plan de circulation | Oui | Oui, pour éviter les « points noirs » provoqués par le plan actuel.
|
Néant |
| Reprise du dialogue sur la
« circulation douce » |
Oui | Oui, mise en place d’un groupe de travail pour faire des propositions à soumettre à la population, avant passage en conseil municipal.
|
Pas de groupe de travail. Nouvelles consignes à vélo. Demande d’aménagements cyclables sur les axes départementaux. |
| Lutte active contre le stationnement sauvage (surveillance par caméras et intervention immédiate de la police municipale) | Projet « Aulnay sereine » de police de proximité 2.0, avec davantage de patrouilles à pied et en VTT. La surveillance par caméras sera utilisée de manière ciblée, mais l’essentiel reposera sur la présence humaine renforcée, l’intervention rapide et le dialogue direct avec les habitants. | Nous verbaliserons via les caméras et les agents de la police municipale les stationnements sauvages et en double file. | Refus de « faire la chasse aux automobilistes » (p43) , mise en place d’un système de guidage pour mieux repérer les emplacements de stationnement disponibles, aide financière pour installation de portails électriques, création de 5 nouveaux parkings (le parking Abrioux fait « carton plein »), pression sur les bailleurs sociaux pour réaménager et sécuriser les parkings. |
| Sécurisation des trottoirs pour les réserver exclusivement aux piétons (plots, bornes, etc…) | Oui, avec dispositifs adaptés (bornes, balisages, plots). | Oui mettre en place un plan pluriannuel pour rénover les trottoirs, les sécuriser. | Néant |
| Plan d’aménagement des grands axes pour piste cyclable, transports collectifs et végétalisation | Oui | Création d’un groupe de travail pour élaborer un plan d’aménagement. Créer une navette pour relier les points principaux de la ville.
Rencontrer la Région pour renforcer les transports en commun sur la commune. Gratuité des transports en commun jusqu’à 18 ans. |
Réaménagement de la rue Anatole France dans l’esprit de la rénovation du boulevard de Strasbourg.
Obtenir le réaménagement de la Rd 115 par le département et la Région. Réaménagement total du carrefour de l’Europe. Nouvelles lignes de bus. |
| Modernisation de l’éclairage public, en tenant compte des spécificités des quartiers (N/S) | La modernisation passera par un éclairage intelligent connecté, plus économe et adapté aux spécificités de chaque quartier. | Pour renforcer la sécurité, revoir l’éclairage public dans son ensemble, tout particulièrement dans le nord de la ville. | Installation de lampadaires LED équipés de panneaux solaires et de détection de mouvement. |
Réponse d’Aulnay Environnement au droit de réponse de l’EPT sur le PLUI retoqué
C’est toujours amusant de le constater : en période électorale, les élus sont particulièrement chatouilleux. Soudainement, ils sont à l’écoute. Pour une fois, on nous fait l’honneur de réagir à l’un de nos communiqués.
Affirmer que le PLUI a été « retoqué » déplait donc dans les instances du Territoire dirigé par notre maire Bruno Beschizza. Pour nous, lorsqu’on nous annonce, sur l’initiative du préfet, qu’il faut recommencer la procédure et lancer de nouvelles études et une nouvelle concertation, on traduit cette réalité en langage clair : est-ce que le président du Territoire Terres d’Envol préfère qu’on écrive qu’il devait « revoir sa copie » ?
Nous savons bien que l’autorité environnementale (la MRAE) n’a d’autorité que le nom, ce n’est qu’on organe consultatif. Il n’empêche qu’en comparaison des autres territoires, la longueur de la liste de ses recommandations bat des records. Ce n’est pas à la gloire de Terres d’Envol.
Pour ne pas fatiguer nos lecteurs, nous ne reprendrons pas ici la liste de nos critiques, puisque le fond du droit de réponse ne porte pas sur ces critiques. Ils pourront la consulter sur notre site.
Ce droit de réponse concerne en particulier la concertation et l’enquête publique, et suit une logique bien connue : on noie le problème en répondant à côté. Notre communiqué portait sur Aulnay. En effet, en tout, pour la concertation, on veut bien croire que sur tout le territoire, il y a eu 42 réunions. Mais À Aulnay, la plus grande ville du territoire, une seule. Et c’est bien cela qui nous scandalise : quant à Sevran, Drancy ou Blanc-Mesnil, on avait fait en sorte que des dizaines de personnes se déplacent, dans des salles confortables, nous n’avons eu droit à Aulnay que l’information minimum et à un coin de la salle Chanteloup. Ailleurs on avait respecté les citoyens en leur proposant une projection des documents, à Aulnay, rien de tout cela, mais à quoi bon, puisque nous n’étions que 5 habitants, dont 3 d’Aulnay Environnement ! Est-ce normal ?
Le langage administratif est souvent rébarbatif, mais il lui arrive parfois des bonheurs d’écriture : « Laxisme au profit des promoteurs », nous ne pouvions pas mieux dire. Et cerise sur le gâteau, invoquer la jeunesse du territoire Terres d’Envol pour justifier le fait que son PLUI soit le dernier à être présenté, c’est, pour le moins, plaisant : les 4 territoires de la Seine Saint-Denis n’ont-ils pas tous été créés en même temps ?
Source : Aulnay Environnement
Les attentes d’Aulnay Environnement partie 1 : L’urbanisme
Il y a 5 ans, nous avons envoyé aux différentes listes candidates aux élections une lettre ouverte exprimant nos attentes concernant la préservation et l’amélioration du cadre de vie des Aulnaysiens et notre aspiration à la mise en œuvre d’une politique globale pour lutter dans notre ville contre le dérèglement climatique, les fractures territoriales et sociales. Nos attentes portaient sur l’urbanisme, la circulation, les équipements collectifs, le patrimoine arboré, les déchets et l’énergie, la démocratie.
Sur l’urbanisme :
- construction en retrait et refus des balcons surplombant le trottoir
- encouragement à l’aménagement des parkings en rez-de-trottoir pour limiter le recours aux parkings souterrains
- maintien sur la rue d’îlots verts et de créneaux de lumière en préservant les jardins et les grands arbres sur des points névralgiques
- saisir toute occasion d’élargir les trottoirs.
Force est de constater que nous n’avons pas été entendus.
- L’alignement a été la règle, avec non seulement des balcons surplombants, mais aussi des fenêtres d’appartement donnant directement sur le trottoir, à hauteur de passant. Le PLUI du territoire Terre d’Envol, (présidé par notre maire) interdit à présent cette pratique. Comment notre municipalité ne s’est-elle pas rendu compte plus tôt de ce qui représente l’un des aspects les plus choquants de la densification ? C’est le fait d’un règlement du PLU de 2015 bâclé en quelques mois et jamais discuté avec les habitants.
- Les parkings en sous-sol, jusqu’à deux à trois niveaux, sont la règle, alors que le SAGE, gestionnaire du réseau hydrographique, préconise au maximum un seul niveau. C’est une pratique irresponsable, qui fait peser de lourdes menaces sur l’avenir. Le réseau d’évacuation des eaux de pluie, modernisé par le département, risque d’être à terme saturé, tandis que les immeubles riverains voient leur-sol sol déjà affecté par l’humidité de la nappe phréatique rabattue vers le voisinage par les cuvelages des parkings.
- Beaucoup de jardins et de grands arbres ont disparu, la liberté des promoteurs a été totale, pour densifier au maximum. À Aulnay, la nature joue de moins en moins son rôle de régulateur face au dérèglement climatique, qui n’est absolument pas pris en compte !
- Aucun élargissement de trottoir n’a été effectué lors d’opérations immobilières, le cas de la rue Tournadour est exemplaire.
Qu’il soit bien clair que nous ne sommes pas contre les constructions, même si cette municipalité a été élue « contre le bétonnage ». Mais en clair, nous attendons une politique d’urbanisme qui nous propose une densification maîtrisée. Or il est évident qu’il n’y a eu, sur deux mandatures, aucune maîtrise, aucune politique globale d’aménagement sur la plus grande partie de la ville. Le cas le plus évélateur est la construction de l’immeuble de la rue Princet, qui ne respecte pas l’alignement avec les grand immeubles voisins et rend impossible l’aménagement et l’élargissement d’une voie structurante entre le RER B et la future gare du Grand Paris. De surcroît, de graves malfaçons rendent sa destruction partielle ou totale inévitable, posant en plein milieu de la ville ce qui ressemble déjà à une ruine. Pour combien de mois ou d’années ?
La promesse répétée de « préservation des quartiers pavillonnaires » s’est révélée vide de sens. Partout, des petits immeubles remplacent les pavillons, souvent sans respecter les règles du PLU. L’absence de surveillance des permis de construire est patente. Quant aux plus beaux pavillons, les plus anciens, qui représentent un patrimoine apprécié de tous les passants, mais qui se trouvent en bordure de la zone de centralité, ils disparaissent peu à peu. Parfois même c’est toute une rue qui va voir éclore d’énormes immeubles, comme rue du colonel Moll.
Pour les quartiers Nord, le constat est encore plus accablant : une densification à outrance, qui fait disparaître les espaces de loisirs, et des cités comme le Gros Saule complètement délaissées durant dix ans.
EN CE QUI CONCERNE L’URBANISME, DIRE QUE LE BILAN EST DÉCEVANT SERAIT UN DOUX EMPHÉMISME.
Source : association Aulnay Environnement
Oussouf Siby dit non au bétonnage à Aulnay-sous-Bois
Le BILAN DE BRUNO BESCHIZZA ? Douze ans de bétonnage à marche forcée dans les quartiers sud/centre et des quartiers nord laissés à l’abandon. Il est urgent d’agir POUR et AVEC l’ensemble de la population. Arrêtons d’offrir la ville aux promoteurs immobiliers.
Les nouvelles constructions sont né-cessaires pour répondre aux besoins mais il faut en finir avec le bétonnage intensif qui défigure la ville, poser les questions essentielles : construire pour qui, comment, combien, où.
Le changement climatique aura des impacts majeurs à Aulnay. Il est donc urgent de dépasser la vision du
« petit village » pour une conception humaine : construire une ville du-rable qui prend en compte l’adapta-tion au changement.
Certains quartiers ont été privilégiés, d’autres délaissés. Notre ville est di-visée, il faut retisser des liens, faire d’Aulnay une seule et même ville où le « vivre ensemble » devient réalité.
Source : Aulnay rassemblée autour d’Oussouf Siby
40 avenue de Livry : l’immeuble fantôme qui scandalise Sevran
À Sevran, au 40 avenue de Livry, un bâtiment intrigue, dérange et alimente la colère des habitants.
D’abord annoncé comme un projet innovant et écologique, cet immeuble modulaire de quatre étages, surnommé aujourd’hui par beaucoup “le cube blanc”, s’est transformé en symbole de l’urbanisme contesté de la municipalité.
Un projet né sous l’étiquette verte
Présenté en 2021 comme un chantier moderne et respectueux de l’environnement, “Le Fourty” devait allier performance énergétique et rapidité de construction. Ossature métallique issue du recyclage, promesses de réduction des nuisances, économies d’énergie : le discours paraissait séduisant. Le projet, porté par le promoteur Coprom (groupe Coréal), incluait un cabinet médical et dix logements locatifs intermédiaires.
De la promesse à la désillusion
Quatre ans plus tard, le contraste est frappant. L’immeuble, construit en plein cœur d’une zone pavillonnaire, reste vide de ses habitants annoncés. Les finitions laissent à désirer : façades préfabriquées masquées récemment par un enduit, contours de fenêtres bricolés, échafaudages toujours en place. Sur le terrain, les riverains dénoncent un chantier interminable, dangereux et inesthétique.
Des nuisances quotidiennes
Durant des mois, trottoirs bloqués par des algécos, bennes encombrant la chaussée et poussières ont rythmé le quotidien du quartier. Plusieurs publications citoyennes ont alerté sur les risques encourus par les piétons, notamment les personnes à mobilité réduite et les enfants. “C’est une catastrophe ce cube !”, “À détruire totalement”, “Honteux !!” : les réactions récoltées sur les réseaux sociaux témoignent d’un rejet massif de ce bâtiment.
Une municipalité mise en cause
Le permis de construire a été délivré par la mairie de Sevran, dirigée par Stéphane Blanchet. Dans un même temps, les bulletins municipaux vantaient une ville “plus écologique, plus verte, plus citoyenne”. Pour beaucoup d’habitants, l’immeuble du 40 avenue de Livry incarne au contraire un bétonnage anarchique, sans vision d’ensemble ni concertation avec la population.
Un “immeuble fantôme” qui interroge
Pourquoi ces logements n’ont-ils jamais été habités ? Les hypothèses vont d’une non-conformité technique à des blocages administratifs ou financiers. Aucune explication claire n’a pour l’heure été donnée aux Sevranais, renforçant le sentiment d’opacité autour de la gestion de l’urbanisme local.
Un symbole politique
Au-delà de sa simple architecture, le “cube blanc” est devenu un symbole : celui d’une politique d’aménagement perçue comme déconnectée des réalités et des attentes des habitants. Alors que les municipales de 2026 approchent, nul doute que ce bâtiment vide et contesté pèsera dans le débat public.
Source : Jessy Miller
Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal va-t-il sauver Aulnay-sous-Bois du bétonnage ?
Grâce à l’adoption du premier Plan Local d’Urbanisme intercommunal par Paris Terres d’Envol, Aulnay-sous-Bois protège activement son secteur pavillonnaire, qui constitue une richesse historique de notre ville !
Ce PLUi marque une étape décisive pour un développement équilibré, au service de tous les habitants, et respectueux de l’environnement.
« Il témoigne de notre capacité à “faire territoire”, à œuvrer pour un développement durable de ce territoire trop longtemps considéré comme l’arrière-cour des aéroports. », Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et Président de Paris Terres d’Envol.
Le projet Terre d’Eaux à Sevran va-t-il priver la ville de son dernier espace sauvage préservé ?
Sous le nom flatteur de 𝙏𝙚𝙧𝙧𝙚 𝙙’𝙀𝙖𝙪𝙭, 𝙎𝙩é𝙥𝙝𝙖𝙣𝙚 𝘽𝙡𝙖𝙣𝙘𝙝𝙚𝙩 et son équipe veulent bétonner l’un des derniers espaces encore préservés de Sevran.
Ils appellent ça « habiter en pleine nature »…
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝗻𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗾𝘂’𝗶𝗹𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗲𝗻𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗻𝘀𝗲𝘃𝗲𝗹𝗶𝗿.
𝙑𝙤𝙞𝙘𝙞 𝙡𝙖 𝙫é𝙧𝙞𝙩é :
- 18 hectares de biodiversité rasés
- Des immeubles, du bitume, du bruit
- Zéro consultation sérieuse des habitants
- Un greenwashing maquillé en modernité
Tout cela dissimulé derrière des dessins mignons, un panneau rose bonbon et des slogans creux.
Mais le marketing politique ne remplacera jamais les arbres qu’on coupe.
𝙇𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙗𝙡è𝙢𝙚 ?
Ce projet n’est ni écologique, ni urgent, ni adapté aux vrais besoins des Sevranais.
C’est un choix politique assumé : 𝗯é𝘁𝗼𝗻𝗻𝗲𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘂𝗻 𝘀𝗼𝘂𝗿𝗶𝗿𝗲.
𝙀𝙩 𝙨𝙞 𝙤𝙣 𝙤𝙨𝙖𝙞𝙩 𝙙𝙞𝙧𝙚 𝙎𝙏𝙊𝙋 ?
- Pas à la ville.
- Pas au progrès.
- Mais à l’hypocrisie.
- À la destruction de nos terres.
- À cette écologie de façade.
Source : 𝗝𝗲𝘀𝘀𝘆 𝗠𝗜𝗟𝗟𝗘𝗥, 𝙋𝙤𝙪𝙧 𝙪𝙣 𝙎𝙚𝙫𝙧𝙖𝙣 𝙦𝙪𝙞 𝙧𝙚𝙨𝙥𝙞𝙧𝙚. 𝙋𝙖𝙨 𝙪𝙣 𝙎𝙚𝙫𝙧𝙖𝙣 𝙦𝙪’𝙤𝙣 𝙖𝙨𝙥𝙝𝙮𝙭𝙞𝙚.
ZAC Val Francilia à Aulnay-sous-Bois : retour au bon sens mais refus constant d’un réel dialogue
Le Val Francilia nouveau est arrivé, avec une bonne nouvelle : le projet dit « Richez », qui serait mieux nommé « Beschizza 1 » car c’est toujours le Maire qui dicte les orientations, est définitivement abandonné. « Beschizza 2 » renonce à construire des logements sur le Parc Ballanger. La victoire de la lutte citoyenne menée en 2019-2020 par les associations Vivre Mieux à Aulnay et Aulnay Environnement est confirmée. La municipalité, sans évidemment l’avouer, se rallie à nos contre-propositions d’alors : concentrer le projet sur les abords du boulevard Georges Braque, la friche PSA et les zones d’activités : le tiers sud-ouest de la friche PSA rebaptisée Innoval (tout le reste est déjà aux mains de diverses entreprises), la Fosse à la Barbière et Les Mardelles, avec au cœur la future gare.
Restons cependant vigilants concernant le parc Ballanger : le projet de faire traverser le parc par une voie (provisoirement) « douce » n’a jamais été officiellement abandonné. Son intégration au projet est passée sous silence et la fin annoncée de son rôle de « lisière conclusive » interroge.
Les modalités de la réunion du 28 avril à l’espace Jules Verne montrent en revanche que rien n’a changé dans la politique antidémocratique de la municipalité.
- Verrouillage du débat, avec un long tunnel d’exposés techniques, les orateurs et les thèmes se succédant, en repoussant les questions (on en aura oublié la moitié) en fin de réunion, dont il est rappelé avec insistance que la durée est limitée. On invite les présents à poser leur question par QR code ! Surtout entendre le moins possible la voix des habitants ! Comment s’étonner que la frustration tourne à l’agressivité ? évidemment, le but n’est pas d’établir les conditions d’un échange serein, mais de réduire au minimum la petite fenêtre démocratique imposée par la loi. En face des habitants, des gens qui craignent de devoir lâcher la moindre parcelle du pouvoir et n’ont pas compris l’intérêt d’un échange apaisé.
- Restriction de l’aire géographique de la « concertation », en situant la réunion dans un lieu excentré, où de surplus il est très difficile de se garer. Comme si l’accès à Parinor et à la future gare ne concernait pas les gens du Vieux pays et du Sud ! Évidemment, une autre réunion dans un lieu central est nécessaire ! Mais l’objectif, qui est de ne rien faire qui puisse favoriser la participation citoyenne était atteint : seulement une vingtaine d’habitants était présents. Et cela va continuer : 2 « balades » urbaines limitées à la contenance d’un autocar, une réunion de synthèse en juillet, un seul « atelier » proposé aux habitants. Selon les habitudes de « La Belle Friche » chargée de la concertation, une procédure imposée qui n’est qu’une parodie.
Un aspect essentiel est resté particulièrement nébuleux : la construction de logements sur cette ZAC. Terres d’Envol dans sa réponse à la MRAE concernant le PLUI, annonce page 9, un projet de 2800 logements sur Val Francilia entre 2025 et 2040. La réunion nous a laissé dans le flou total, en particulier sur le destin du boulevard George Braque : rétrécissement d’une voie départementale actuellement parking pour poids lourds ? Construction de logements sur l’espace ainsi gagné ?
Même flou sur le Carrefour de l’Europe, point noir des communications dans cette zone. Dès 2019, nous demandions un atelier avec les habitants pour y réfléchir, la question est revenue, alors qu’avec la nouvelle gare, les problèmes ne peuvent que s’aggraver. La solution avancée : tout le monde prend les transports en commun ! Et pour la partie du trajet que l’on fait en voiture, où sont prévus les parkings de délestage ? Rappelons que pour les habitants du sud qui voudront monter jusqu’à la future gare, l’anarchie des constructions le long de la rue Jules Princet rend impossible la mise en place d’un bus rapide à haut niveau de service, pourtant prévue depuis des décennies. La réflexion d’un aménagement à l’échelle de la ville brille toujours par son absence.
Un seul point positif à ce sujet : la volonté de détourner une partie du trafic de poids lourds à travers la Fosse à la Barbière par la rue Benoit Frachon. Est-il prévu de la prolonger à travers les Mardelles ? Ce n’était pas clair, et pourtant on nous a parlé, vers le sud, de la desserte de l’Oréal. Dans ce cas, quel franchissement de l’ex N2 ? Un débat réellement ouvert aurait pu permettre d’y voir plus clair. Et ce n’est pas le dossier sur le site de la ville, simple prospectus publicitaire (idem pour les panneaux d’exposition à Jules Verne), qui pourra nous éclairer.
Un point noir qui grève la réflexion sur l’évolution de tout cet espace : l’obstination de la municipalité à faire travailler les équipes sur l’implantation du futur stade du PSG face à Parinor. Tout le monde sait que cela ne se fera pas, et que les problèmes de gestion des accès seraient énormes. L’aubaine est trop belle d’enfumer les habitants avec une coûteuse campagne d’affichage, pour masquer l’absence de perspective d’amélioration de la vie quotidienne des Aulnaysiens.
Une question, venue de responsables du Secours Populaire a fait apparaître une évidence en fin de réunion : l’absence de prise en compte de la vie sociale et de ses problèmes. Pour la municipalité, il n’est question que des entreprises. Pour qui les nouveaux logements ? De standing ou sociaux ? Quels locaux pour les associations, en particulier caritatives, dans une ville où ils sont notoirement insuffisants, et souvent dégradés ? Et quelle place pour la culture ? On nous « balade » avec un stade, mais dans ce projet où sont les équipements culturels ?
Pour nous consoler, il apparaît que la zone d’activités lnnoval sera un vrai paradis pour les écologistes : verdissement intensif avec la plantation de 21 000 arbres (sic), « verdissement » des consommations d’énergie, et larges trottoirs dans la fosse à la Barbière. Si seulement ces magnifiques équipes pouvaient se pencher sur l’aménagement du centre et du sud de la ville, où l’on coupe les arbres et détruit les jardins avec une froide détermination, et où l’on construit des blocs de 5 étages en bordure de trottoirs de 50 centimètres, de quelle ville merveilleuse ne nous feraient-elles pas rêver ?
Source : Aulnay Environnement
Deux nouveaux datacenters à Aulnay-sous-Bois
Le gouvernement l’annonce en grande pompe : 35 datacenters vont être créés pour satisfaire la gourmandise de l’Intelligence Artificielle.
Ce que la grande majorité des Aulnaysiens ignore sans doute, c’est que 2 de ces datacenters devraient voir le jour sur la partie est de l’ancienne usine PSA, ainsi qu’on peut le constater sur les documents accompagnant le PLUI.
Le site de la ville, en 5 lignes, parle d’un « DATA HILLS » qui nous permettra de « rayonner sur l’ensemble du département » en attirant « une myriade d’entreprises de E-tech » ! À voir ! Pour l’instant, « le pôle high-tech de demain » (pas moins !), baptisé « INNOVAL » ne peut s’enorgueillir que de la présence de l’usine CHIMIREC, qui retraite, entre autres, les huiles de vidange.
Ce n’est pas ici le lieu de discuter l’intérêt de l’intelligence artificielle, qui implique une considérable consommation d’énergie justifiant la multiplication de data centers (en une année, un data center consomme autant d’énergie qu’une ville moyenne), mais de s’interroger sur l’opportunité d’en héberger deux sur notre commune, sachant que cette activité ne crée pratiquement pas d’emplois. Cela mérite un débat, et une information.
- Quelle tension sur la distribution d’électricité pour les habitants ?
- Durant la phase des travaux (plusieurs années), quelles conséquences sur la circulation dans la zone concernée ?
- Quels systèmes de refroidissement performants et écologiques ?
- Quelle récupération de la chaleur produite ?
Le 13 février, l’autorité environnementale (MRAE) rendra son avis, qui devrait préluder à une enquête publique. Nous espérons qu’une réunion publique annoncée autrement que par un entrefilet dans Oxygène sera organisée par nos édiles.
De même, nous aimerions savoir, dans le cadre d’une campagne de forage pour la recherche de géothermie, quelles précautions vont être prises pour préserver les nappes phréatiques nous alimentant en eau potable, un problème qui dans un premier temps a motivé un avis défavorable de la MRAE.
VOILÀ DES THÈMES POUR LES CONSEILS DE QUARTIER. ENCORE FAUDRAIT-IL QU’ILS EXISTENT !
Source : Aulnay Environnement
Avis d’Aulnay Environnement sur le PLUI de l’EPT Terre d’Envol
Aulnay Environnement est particulièrement sensible à la dégradation du paysage urbain de la commune d’Aulnay-sous-bois depuis une dizaine d’années en zone de centralité ou urbaine mixte.
- Nombreuses constructions à l’alignement d’immeubles de 5 à 7 niveaux en bordure de rues étroites, créant un effet « canyon » multipliant les nuisances en matière de bruit et de qualité de l’air, en liaison avec l’accroissement de la circulation automobile
- Containers d’ordures ménagères Absence de règlementation pour éviter que les containers n’obstruent le passage des piétons
- Disparition de nombreux arbres « de haute tige », souvent plus que centenaires, au profit d’opérations immobilières qui ne tiennent aucun compte de ce patrimoine issu de l’ancienne forêt de Bondy
- Imperméabilisation galopante des sols : absence de prise en compte
- Multiplication des parkings en sous-sol sur plusieurs niveaux avec coffrage sous le niveau de la nappe phréatique qui se déverse vers les constructions mitoyennes
- Absence d’une politique d’aménagement des grands axes qui traversent la commune, afin de les élargir, de les végétaliser et de les rendre plus aisés pour les « circulations douces » (piétons et vélos)
- Stationnement sauvage : absence d’une politique sérieuse pour lutter contre
- Patrimoine architectural : absence d’une politique réfléchie de préservation d’une architecture vernaculaire typique d’une époque caractérisée par l’association de la meulière, des briques et des décors de céramique
- Nouveaux équipements collectifs (salles pour les associations, écoles, crèches ou EHPAD) : absence de prévision en rapport avec l’augmentation de la population
- Personnes à mobilité réduite : absence d’une politique d’aménagement de l’espace public.
Or le PLUI, malgré les belles paroles du PADD, ne propose aucune amélioration sur ces différents aspects. Nous ne relevons aucune préconisation, aucun engagement précis.








