Cinquante mille euros d’investissements partis en fumée. Sur un parking du quartier des Mille-Mille à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Nabil et Nassim présentent la carcasse de leur commerce. Il n’en reste presque plus rien : dans la nuit du 28 au 29 juin, leur kiosque à sandwiches et à viennoiseries a été totalement ravagé par le feu lors d’une nuit d’émeutes dévastatrice en région parisienne.
Archives d’Auteur: La rédac
André Cuzon, proposition pour une meilleure intégration
DROITS CIVIQUES : c’est pas acquis
J’ai pu constater que les demandes de naturalisations étaient difficilement acceptées, plus difficilement qu’il y a 20 ou 30 ans.
La naturalisation donne le droit de vote plein et tous les droits du citoyen.
Les refus de ces demandes concernent souvent des « grand-mères » selon une histoire classique…
L’émigration de travail maghrébine dans les années 50/60 puis sub-saharienne depuis a été complétée par les regroupements familiaux. Cela a abouti à des naissances en France d’enfants français.
Aujourd’hui de nombreuses « grand-mère courage» qui ont élevé de nombreux enfants français souvent adultes et parents à leur tour (et aussi citoyens français bien sûr) ont été oubliées de la citoyenneté. Les demandes sont compliquées à faire, les aides rares : les associations souvent se battent plus sur le droit de séjour moins sur ce créneau.
A une époque la revendication du droit de vote des immigrés a laissé de côté celle de la citoyenneté entière.
Cela a des conséquences graves pour ces « mères » qui sont souvent en France depuis 30 ans ou plus.
Les pères souvent étaient plus âgés ; souvent ils ont décédés avant les épouses ce qui a créé des difficultés familiales, éducatives, économiques et sociales.
Le travail salarié des femmes (en se levant à 5 heures du matin pour faire des ménages) est devenu indispensable.
A plus de 50 ans les difficultés de langue et les faibles ressources financières (dues au temps partiel ) sont des freins important à l’acceptation des demandes de naturalisation qui sont largement souhaitées quand les enfants sont français (et les petits enfants) : ces conditions acquises ne suffisent pas, l’arbitraire et le racisme règnent.
La logique devrait qu’à la majorité des enfants français soit proposée la naturalisation des parents (qui le souhaitent bien sûr) .
Si nous voulons favoriser la citoyenneté des jeunes (inscription sur les listes et participation aux élections) c’est essentiel. Ces jeunes sont révoltés par les refus de naturalisation de leurs parents, de leur mère-courage que ce soit pour raisons de ressources que de langue.
A ce jour il faut expliquer en sous-préfecture ce qu’est la laïcité (une gageure) pour les candidats : être mère et grand-mère de citoyens français n’est pas un critère !
L’abstention aux élections dans nos villes a des raisons objectives et mine la démocratie.
Les municipalités auraient vraiment intérêt à faciliter ces demandes et l’état aussi bien sûr.
L’état civil municipal devrait aider à la constitution des dossiers et aux tests de langue.
Rien n’empêchent notre sous-préfecture du Raincy et nos maires de travailler ensemble sur ces sujets avec les associations et les syndicats.
En ce 50ème anniversaire de la mort du pasteur Martin Luther King nous devons encore nous mobiliser pour les droits civiques ici à Aulnay, territoire de « Paris terres d’envol » dans le 93 et dans la France de 2018.
Expérimentons ici une citoyenneté de proximité avec une police de proximité.
CIVIC RIGHTS and VOTING RIGHTS ici aussi
Article d’avril 2018 d’André Cuzon plus que jamais d’actualité.
Modifié le 13 03 2019 pour le grand débat, modifié le 3 07 2023 pour les cahiers de vacances
Ps : la validité des tests de français actuellement de 2 ans devrait être sans délai ou avec un délai long. Ces tests devrait être passé au plus près.
Depuis 9 ans le Maire piétine la démocratie à Aulnay-sous-Bois !
Pour faire taire les critiques sur sa gestion et la diffusion des opinions contraires aux siennes, le Maire dilapide des milliers d’euros d’argent public dans des procès contre des blogueurs, des citoyens et des élus malgré ses 16 défaites judiciaires à ce jour!
Le manque de démocratie a atteint des sommets avec les conseils de quartier de juin: aucune communication aux habitants sur les dates et lieux, réunions réservées aux « personnes autorisées », ordre du jour fixé par le maire. Les élus ont « joué la montre » en présentant longuement divers projets pour limiter les interventions des participants. Les habitants sont repartis sans réponse aux questions concernant le quartier. Aux Conseils de quartier version Beschizza, les habitants sont passifs, de préférence silencieux !
Les habitants ne sont pas dupes, le Maire crée un écran de fumée pour ne pas discuter des vraies préoccupations des habitants concernant les services municipaux réduits et plus chers, pour ne pas parler de la rénovation des quartiers toujours au point mort, des futures barres d’immeubles du nord au sud, des problèmes de circulation et de voirie, des écoles surchargées, du manque d’entretien des équipements publics.
Après 9 ans en responsabilité, B. Beschizza confirme son autoritarisme et amplifie son manque de démocratie.
Dans quelle ville sommes-nous ? De rares conseils de quartier corsetés par le Maire, des élus, difficile voire impossible à rencontrer puisque l’Hôtel de Ville est fermé depuis plus de 3 ans, quant au Maire, il a arrêté toutes ses permanences !
Aulnay et les Aulnaysiens méritent mieux ! Nous continuons à nous battre à vos côtés. Nous vous souhaitons à toutes et tous un bel été.
Sarah KASSOURI
Groupe des élu.e.s PS, PCF et citoyen.ne.s
Vidéo. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza pas convaincu par Emmanuel Macron pour mettre fin aux émeutes
Le Maire d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, était l’invité ce matin de RMC pour évoquer les émeutes dans sa ville. Reçu par Emmanuel Macron la veille, il indique que le chef de l’Etat est un séducteur qui n’apporte aucune solution, et qu’il n’a pas besoin de calinothérapie.
Ci-dessous l’extrait de l’interview.
Emeutes à Aulnay-sous-Bois, l’appel au calme des mamans des 3 000 a été entendu
Elles ont forcé le respect en marchant dans les rues pour prévenir les violences urbaines ayant fait suite à la mort du jeune Nahel. Si les « mamans » de ce quartier populaire ont réussi pour un temps à apaiser les esprits, elles expriment aussi leur désarroi face à une jeunesse qui n’a « plus peur de rien ».
Elles sont arrivées sans crier gare dans le quartier des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), au son de tintements métalliques et avec les moyens du bord, une banderole confectionnée à la hâte et un slogan sans équivoque : « Stop à la casse ».
Un ouvrier entre la vie et la mort après un accident sur le chantier de la ligne 16 à Aulnay-sous-Bois
Un accident grave s’est produit sur le chantier de la ligne 16 du Grand Paris Express lundi à Aulnay-sous-Bois. Un ouvrier de 46 ans a été grièvement blessé, son pronostic vital est engagé a appris France Bleu Paris auprès du parquet de Bobigny. L’accident s’est produit peu avant 9h00 lundi.
Source et article complet : France Bleu
Une moisson de médailles aux différents championnats régionaux pour la 1ere compagnie d’arc d’Aulnay-sous-Bois
Voici les podiums de nos archers sur les championnats qui ont eu lieu les 24 et 25 juin et le 1er et 2 Juillet
Championnat Régional Tir Olympique (70 mètres) :
- DROUET Kevin 3ème chez les U21 Homme Arc à Poulies
- DEVIGNE Karine Championne Régional chez les Sénior 2 Femme Arc à Poulies
- SAUVAGE Jean François 3ème chez les Sénior 2 Homme Arc à Poulies
Championnat Régional Distance National (50 mètres) :
- BOURDONNEAU Tom Champion Régional chez les U21 Homme Arc Classique
- MONCOQ Joshua 3ème chez les Sénior 1 Homme Arc Classique
- BOURDONNEAU Frédérique Championne Régional chez les Sénior 2 Femme Arc Classique
- DEVIGNE Karine Championne Régional chez les Sénior 2 Femme Arc à Poulies
- SAUVAGE Jean François 3ème chez les Sénior 2 Homme Arc à Poulies
- GERARDIN Véronique Championne Régional chez les Sénior Femme Arc sans Viseur
Les élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois veulent réformer l’école et favoriser la mixité sociale pour mettre fin aux violences dans les cités
La mort de Nahel, âgé de 17 ans, tué mardi dernier par un policier lors d’un contrôle routier a suscité une vive émotion et une immense colère dans l’ensemble de notre pays.
Nous réitérons notre soutien et notre solidarité à sa famille et à ses proches.
Le policier responsable de la mort de l’adolescent a été mis en examen et placé en détention provisoire. Nous comptons sur la justice de notre pays pour établir en toute transparence et impartialité les faits et sanctionner rapidement en conséquence.
Si l’indignation et la colère de la population face à ce drame sont légitimes, elles ne peuvent en aucun cas s’exprimer par des violences et des dégradations.
Nous condamnons fermement les faits graves et inadmissibles qui ont été commis.
Détruire les services publics, incendier les biens des habitants, saccager et piller les commerces ne règle rien mais pénalise au contraire les familles, toutes celles et ceux qui ont le plus besoin des services publics, des transports en commun ou des commerces de proximité.
Nous souhaitons que les parents encadrent les jeunes, qu’ils trouvent les mots pour leur dire qu‘ils se trompent d’adversaire et de combat lorsqu’ils pensent que la seule manière de se faire entendre, c’est de tout casser et de tout brûler.
Nous saluons le travail des agents communaux, des services de secours, des policiers, des pompiers, en première ligne depuis mardi, parfois jour et nuit. Nous apportons notre soutien aux Maires et tous les élus locaux qui œuvrent à l’apaisement et dont certains sont menacés.
Nous reconnaissons que le métier de policier est difficile et risqué. La plupart des policiers exerce leur mission avec courage et dévouement, mais les violences et les discriminations existent aussi dans la police. Le nier, c’est exacerber les tensions et accentuer les fractures entre la population et les gardiens de la paix.
La suppression de la police de proximité par N. Sarkozy fut une erreur. C’était une police de prévention et de terrain, qui grâce aux liens de confiance établis avec les habitants pacifiait leurs relations. La population a besoin d’une police qui sait rappeler les règles, qui sait aussi écouter, dialoguer et faire de la prévention.
Il est urgent de revoir la formation des policiers, le fonctionnement même de la police et notamment de revenir sur l’usage des armes à feux par les policiers, au-delà des situations de légitime défense permise par la loi Cazeneuve de 2017.
Les appels au calme ne suffiront pas à assurer une paix durable, il faut s’attaquer aux causes même de ces violences. C’est pourquoi nous demandons au Président de la République et à son gouvernement des actes politiques forts et rapides !
Pour notre pays, pour nos concitoyens, nous croyons dans une politique bâtie sur la volonté de créer une adhésion nationale de tous les individus et de tous les groupes afin qu’une partie de la population ne se sente plus exclue : redonner confiance dans les institutions publiques et dans le rôle fondamental de la famille, lutter contre les discriminations, contre les inégalités sociales et territoriales, réformer l’école afin de donner les mêmes chances à tous, faire de la jeunesse, la priorité, favoriser la mixité sociale, garantir à tous et partout un accès aux services publics.
Ensemble parce que cela est possible, nous devons reconstruire un pays apaisé, plus juste, plus solidaire.
Source : élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois






