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Sevran : trois jeunes sœurs meurent dans l’incendie d’un appartement
Trois soeurs, une jeune femme de 18 ans et deux fillettes de 8 et 11 ans, sont décédées dans l’incendie qui a ravagé un appartement, dans une tour du quartier Montceleux, rue de la Boétie, à Sevran (Seine-Saint-Denis) ce vendredi soir. Les parents, qui n’étaient pas là lorsque l’incendie a éclaté, ont reconnu les corps et ont dû être hospitalisés en état de choc.
Huit personnes au total ont été blessées.Trois autres frères et sœurs, également présents dans l’appartement familial au moment du sinistre, ont été intoxiqués et transportés à l’hôpital mais leur jours ne sont pas en danger. Et cinq pompiers ont été blessés.
«Les six enfants sont de la même famille», a confirmé, à Sevran, le commandant des pompiers Gabriel Plus. Les trois survivants «ont été sauvés par les pompiers», a-t-il ajouté, précisant que le feu ne s’était pas propagé aux autres appartements de la tour.
Une canalisation défectueuse a gêné les pompiers
Les flammes se sont déclarées dans un appartement au huitième étage, vers 19h20 pour une raison encore inconnue, mais un «accident domestique» est probable, selon une source préfectorale. L’enquête a été confiée à la police judiciaire.
Près de 180 pompiers ont été mobilisés au chevet de cette tour de seize étages. Deux sapeurs pompiers ont été pris au piège des flammes, alors qu’ils pénétraient dans l’appartement, à cause d’une rupture de colonne sèche.
C’est par ce conduit vertical qui va du rez-de-chaussée au dernier étage que l’eau est acheminée lors des interventions dans les immeubles de grande hauteur. L’eau est ouverte au rez-de-chaussée et les pompiers branchent leur lance incendie à l’étage où il convient d’intervenir. Mais dans le cas présent, la colonne a cédé. Il n’est pas exclu qu’un « bouchon », à un étage inférieur ait cédé.
D’autres pompiers les ont secourus et les corps des trois victimes ont pu être sortis. En arrêt cardio-ventilatoire, ils n’ont pu être ranimés.
Autre difficulté de l’intervention, les fumées qui n’ont pas pu être évacuées par le haut de l’immeuble. A défaut, les pompiers ont utilisé l’appartement au 9e étage. «Dans ce cas, on canalise les fumées par des ventilateurs», précise le commandant Gabriel Plus, porte-parole de la brigade des sapeurs pompiers de Paris (BSPP).
Une dizaine de familles pourraient être relogées
A 21h30, le feu était circonscrit mais les pompiers toujours sur place. Le préfet Philippe Galli s’est rendu sur les lieux, avec le directeur de cabinet de la préfecture, et envisageait des relogements avec le maire, Stéphane Gatignon. Une dizaine de familles pourraient être concernées. La mairie a fait appel à une société de gardiennage pour assurer la sécurité de l’immeuble et des appartements dont les portes ont été brisées par les pompiers. Selon le maire, la tour, une copropriété, est en cours de réhabilitation.
Ce drame ravive le terrible souvenir de l’été 2009, lorsqu’aux Beaudottes, le quartier voisin de Montceleux, trois enfants et deux adultes avaient péri dans un incendie.
L’incendie a créé un vif émoi dans le quartier et certains habitants se sont confiés sur Twitter :
Waaa guettez tout les camions de pompier qu’y a pas a Sevran ! Ya normale 2 apart qui on cramer ! pic.twitter.com/bLOOKnAv4G
Source et image : Le Parisien du 14/02/2014
Vidéos du débat sur l’intercommunalité à Aulnay-sous-Bois : discours d’Alain Amédro et Patrick Braouezec
Mercredi 12 février dans la salle Gainville, plusieurs personnalités étaient venues débattre de leur expérience sur l’intercommunalité. C’était aussi une occasion pour Alain Amédro de continuer sa lancée par rapport à sa candidature aux élections municipales d’Aulnay-sous-Bois.
La rédaction vous propose de découvrir deux vidéos :
- L’introduction du candidat Alain Amédro, également conseiller municipal et Vice-Président du Conseil Régional Ile-de-France
- Patrick Braouezec, Président de la communauté d’agglomération Plaine Commune, ancien président de Paris Métropole
Cliquer sur les images pour les découvrir.
Grippe : le seuil épidémique est franchi
Selon le réseau Sentinelles, du 3 au 9 février 2014, l’incidence des cas de grippe a été de 243 cas pour 100 000 habitants, au-dessus du seuil épidémique (fixé à 167 cas pour 100 000 habitants). L’arrivée de l’épidémie de grippe sur le territoire est donc confirmée avec cette deuxième semaine de dépassement du seuil.
14 régions ont dépassé ce seuil, les incidences les plus fortes ayant été observées en Provence-Alpes-Côte d’Azur (467 cas pour 100 000 habitants), Languedoc-Roussillon (450) et Rhône-Alpes (369). L’âge médian est de 29 ans. Les hommes représentent 54 % des cas observés.
Les cas rapportés par les médecins du réseau ne présentaient pas de signe particulier de gravité, aucune hospitalisation pour syndrome grippal n’ayant été notée la semaine dernière.
La grippe est une infection respiratoire aiguë, responsable d’épidémies saisonnières hivernales. Elle se transmet à l’occasion d’éternuements ou de toux ou encore par contact d’objets souillés (les lieux confinés et très fréquentés étant propices à la transmission de ces virus). Fièvre, fatigue, courbature, maux de tête sont les premiers signes de la maladie.
Politique de la ville : adoption de la loi en vue
Sénateurs et députés ont trouvé un accord le 4 février sur le projet de loi sur la ville qui prévoit de recentrer les crédits sur les « quartiers prioritaires ». Son adoption définitive est prévue d’ici la mi-février.
Ce texte opère un recentrage de l’action publique sur les quartiers les plus en difficulté (1300 quartiers où la moitié de la population perçoit moins de 60% du revenu fiscal médian, soit moins de 11 000 euros) et se déclinera en contrats de ville traitant à la fois des volets sociaux et urbains et qui seront noués dès cette année. Il prend aussi acte de la poursuite du programme de rénovation urbaine, qui changera de nom au passage, devenant plan national de renouvellement urbain. Le gouvernement a avancé une enveloppe de 5 milliards d’euros pour ce PNRU2, avec un effet de levier permettant 20 milliards d’investissement (à comparer à 12,35 milliards d’euros de subventions dans 490 quartiers, représentant 45 milliards d’investissements pour le PNRU1).
Action Logement (ex-1% Logement) en restera l’un des principaux contributeurs, le finançant à hauteur d’environ 500 millions par an (contre 1 à 1,2 milliard aujourd’hui). Les 230 quartiers qu’il devrait financer (dont 30 Outre-Mer) seront connus vraisemblablement après les élections municipales.
Source : Le Moniteur
La Fondation Abbé Pierre publie son 19ème rapport sur l’état du mal-logement
A l’occasion de la publication de son rapport annuel sur l’état du mal-logement en France, le 31 janvier, la Fondation Abbé-Pierre dresse un constat alarmant sur fond de hausse de la pauvreté et des précarités : 3,5 millions de personnes sont non ou mal logées et plus largement 10 millions sont concernées par la crise du logement.
Saturation des dispositifs d’hébergement, crise du secteur de l’accueil d’urgence – 141 000 personnes sont à ce jour sans domicile fixe – , augmentation des loyers impayés et des expulsions – 120 000 décisions d’expulsion ont été prononcées, dont 115 000 pour impayés locatifs – sortie difficile des hébergements d’insertion, précarité énergétique…
Face à ces constats, la Fondation plaide pour un logement abordable pour tous, une démarche territorialisée du traitement du mal logement et une protection sociale de l’habitat pour les plus fragiles. Le rapport souligne le volontarisme du Gouvernement en matière de politique du logement, avec le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové. Une détermination du Gouvernement que Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement a tenu à réaffirmer, annonçant à cette occasion, trois nouvelles mesures :
le rétablissement de la trêve hivernale des expulsions pour tous, y compris les « occupants sans droit ni titre » ;
le lancement d’une mission nationale confiée à Adoma pour résorber les bidonvilles ;
la réalisation d’un véritable plan d’action en faveur des personnes reconnues prioritaires au droit au logement opposable (Dalo).
>> http://www.fondation-abbe-pierre.fr…
Crédits photo : Fondation abbé Pierre
Dossier téléchargeable ici.
Les frais de notaire vont augmenter en Seine-Saint-Denis !
C’est une mauvaise nouvelle pour les futurs acheteurs et vendeurs d’un bien immobilier en Seine-Saint-Denis. A partir du 1 er avril, et ce n’est pas une plaisanterie, la part départementale des droits de mutation, qui font partie des frais de notaire, va augmenter de 0,8 % passant de 3,8 % à 4,5 %. Le conseil général a pris cette décision hier. « Nous avons besoin de cette recette, martèle Daniel Guiraud, vice-président des finances. Et je rappelle que ce nouveau plafond n’est mis en place que pour cette année et l’année prochaine. » Selon les calculs de la majorité, la taxe devrait rapporter un supplément de 13 MEUR en 2014 et 20 millions en 2015. Evidemment, la droite s’est insurgée contre cette mesure. « C’est l’impôt de trop, tonne Stéphane Salini. Sans compter tous ceux subis par les habitants ces cinq dernières années : l’augmentation des impôts fonciers, la disparition de la subvention de la carte imagine R et de l’ordinateur en 6 e. » Jean-Michel Bluteau est sur la même ligne. « J’ai fait mes calculs, pour un bien immobilier vendus 300 000 EUR, les habitants du département devront payer 19 000 EUR de frais de notaire soit 3 000 EUR de plus avec votre barème. Au mieux, vous allez ralentir les transactions immobilières. Au pire, vous allez faire fuir les habitants. »
Source : Le Parisien du 14/02/2014
Seine-Saint-Denis : Emploi et developpement economique dans les quartiers populaires
Vendredi 7 février 2014, Stéphane Troussel, Président du Conseil général et François Lamy, Ministre délégué à la Ville, ont invité les entreprises au salon d’honneur de la préfecture de Seine-Saint-Denis à Bobigny pour participer à la rencontre « Emploi et développement économique dans les quartiers populaires : les entreprises s’engagent pour la Seine-Saint-Denis ».
Les grands groupes sont nombreux à avoir choisi la Seine-Saint-Denis pour installer leur siège social ou leurs unités de production. Cela signifie que notre territoire est attractif ; c’est une bonne nouvelle pour les séquano-dionysiens. Le Département et l’État entendent mobiliser l’ensemble des acteurs économiques pour que les habitants des quartiers populaires bénéficient de ce renouveau économique.
25 entreprises parmi lesquelles de grands groupes tels Orange, L’Oréal, Suez Environnement, Veolia, Vinci, la RATP, SNCF, Randstad ou Paprec ont répondu à l’invitation. Après un un échange autour de leurs initiatives permettant l’accès à l’emploi des habitants de la Seine-Saint-Denis, elles ont signé avec Stéphane Troussel et François Lamy une déclaration commune dans laquelle elles s’engagent pour le développement économique, l’emploi et la lutte contre les exclusions et les discriminations.
Par ailleurs, après une première signature avec la SNCF en octobre dernier, ce sont 3 nouvelles entreprises, Orange, ERDF et Saint-Gobain, qui ont signé la Charte Seine-Saint-Denis Égalité initiée par le Conseil général. A travers cette charte qui rejoint les engagements formalisés par la Charte « Entreprises et Quartiers » signé en juin 2013 par François Lamy, les entreprises s’engagent sur des actions concrètes : dispositifs de formation sur les métiers de l’habitat durable, d’apprentissage sur le déploiement de la fibre optique ou à travers des passerelles emploi.
Campagne des municipales 2014 à Aulnay-sous-Bois : Gérard Ségura impressionne avec plus de 600 personnes à son meeting !
Certains le pensaient déjà mort politiquement. Pourtant, le Maire sortant a frappé un grand coup pour son meeting d’ouverture de campagne à Chanteloup, le jeudi 13 février.
D’après nos sources, entre 600 et 700 personnes sont venues encourager la liste « Aulnay Avance » menée par le Maire-Conseiller Général. Une démonstration de force sachant que ses adversaires Alain Amédro ou Bruno Beschizza ont de la peine à remplir la salle Gainville (Jacques Chaussat n’ayant toujours pas fait de réunion publique).
Sur la liste menée par le PS, on retrouve des personnalités plus ou moins connues :
- Le député Daniel Goldberg, que tout le monde connait [MAJ : une partie a été supprimée à la demande du député]
- Ayse Baris, président d’une association Turque et très connue parmi cette communauté. Celle-ci a soutenu Gérard Ségura dès 2008 et est apparue dans de nombreux numéros d’Oxygène
- Laurent Comparot, le blogueur d’Aulnay Autrement, toujours très critiques avec ses collègues de la blogosphère
- Leila Abdellaoui, présidente de l’ACSA, déjà aux côtés de Gérard Ségura lors des cantonales 2011
- Marine Fra, directrice de l’école Ambourget, école récemment rénovée. Elle aussi a toujours défendu Gérard Ségura notamment en conseil de quartier
- Florian Hernandez, qui sera aux côtés de son père Miguel Hernandez, dans un groupe communiste très certainement
- Jean-Jacques Touati, récemment pistonné pour prendre la direction de l’Office de Tourisme d’Aulnay
- Sylvette Lecomte, celle qui avait fait miraculeusement reculé Gérard Ségura sur un projet immobilier. Certains à l’époque soupçonnait que cet épisode « Pimodan » était cousu de fil blanc
Du beau monde donc. Reste à savoir si les Aulnaysiens suivront. En tout cas, l’épisode d’hier soir a montré que Gérard Ségura faisait toujours partie des favoris…
Les Roms du boulevard Chagall à Aulnay-sous-Bois attendent la décision du tribunal sur leur expulsion
Depuis le boulevard Chagall à Aulnay, les automobilistes aperçoivent les toits serrés, surmontés de maigres panaches de fumée. Un chemin boueux mène jusqu’au bidonville : 76 baraques, rangées le long d’allées détrempées et abritant plus de 200 adultes et enfants roms. « Le camp n’est pas dangereux, assure Sika, jeune père de famille, dans un français hésitant. S’il y a l’expulsion, on va dormir sur la route ? » La menace d’une évacuation plane bel et bien sur ce campement vieux de trois mois. Le tribunal de Bobigny doit se prononcer ce matin, dans une procédure initiée par la ville d’Aulnay-sous-Bois, propriétaire du terrain.
D’une bicoque surgit une jeune femme, une fillette sur la hanche. Elle dit être venue de Roumanie, « pour trouver de l’argent, à manger, parce que là-bas, il n’y a rien ». Elle espère qu’ici, elle pourra nourrir ses petites jumelles, Narchissa et Andra, « Pourquoi le maire ne donne pas du travail ? Il peut maintenant, on est en 2014 », insiste Sika, qui fonde semble-t-il beaucoup d’espoir sur l’expiration, fin 2013, des mesures qui restreignaient l’accès au travail pour les ressortissants bulgares et roumains. Mais pour l’heure, le quotidien reste rude : « on cherche la ferraille, on fait la manche, on travaille au noir, de la peinture, des coups de main… ».
Cinq campements supplémentaires en un an
Un « collectif de soutien aux Roms d’Aulnay », qui compte plusieurs élus Europe Ecologie, intervient régulièrement sur le site. Deux séances de vaccination ont été organisées avec Médecins du monde. « Six enfants ont été scolarisés, quatre autres sont en attente d’une affectation », indique Claire Verger, élue écolo d’opposition. Dans un communiqué publié mercredi, quelques heures après la mort tragique d’une fillette de 8 ans dans l’incendie d’un bidonville à Bobigny, le collectif demandait « aux pouvoirs publics d’équiper d’extincteurs les campements » d’Aulnay et réclamait « des solutions alternatives aux expulsions ».
Dans un courrier adressé aux riverains, mi-janvier, le maire PS d’Aulnay Gérard Ségura justifiait ses démarches en faveur d’une expulsion, en jugeant « inadmissible que des familles vivent dans de telles conditions de précarité et d’insalubrité », évoquant au passage les « nuisances subies par le voisinage et la montée d’une tension croissante liée à des actes d’incivilité de plus en plus sérieux ». La municipalité semble faire face à un afflux de population inédit. « La ville n’a jamais compté autant de campements, note Ronan Viard, directeur de la sécurité. En moins d’un an, on en a vu apparaître cinq. »
Source et image : Le Parisien du 14/02/2014
L’échéance approche pour la mesure de la qualité de l’air dans les crèches
La première étape dans l’obligation de surveillance de la qualité de l’air intérieur concerne les établissements accueillant des enfants de moins de six ans – crèches et écoles maternelles – qui devront avoir fait le diagnostic avant le 1er janvier 2015. Pour l’instant, ils ne se bousculent pas.
« Les crèches et les écoles maternelles ont moins de onze mois pour faire évaluer la qualité de l’air intérieur de leurs locaux ». C’est le constat de Michel Touron, chef de projet qualité de l’air intérieur chez Bureau Veritas. Il observe que peu d’entre elles ont entamé leurs démarches, ce qui risque de provoquer un engorgement des demandes fin 2014.
La loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (article 180) impose en effet aux établissements accueillant des enfants de moins de six ans de surveiller la qualité de l’air intérieur avant le 1er janvier 2015. Cette surveillance comprend une évaluation des moyens d’aération et une mesure de polluants.
Environ 26 000 établissements sont concernés à travers la France et seules quelques grandes communes ont lancé des consultations. Paris, qui compte 750 sites, a lancé un appel d’offres en septembre 2013 pour réaliser ces diagnostics à partir de mars 2014. La ville de Marseille a quant à elle lancé une consultation fin décembre 2013. Bureau Veritas, accrédité par le Cofrac pour réaliser ces mesures, n’en a à ce jour que quelques dizaines à son actif. Les 23 autres organismes accrédités ne semblent guère plus avancés.
Une cible prioritaire : les moins de six ans
Les jeunes enfants sont les premiers bénéficiaires de cette mesure car la faible masse corporelle des moins de six ans fait qu’ils absorbent, à chaque bouffée d’air, une proportion beaucoup plus importante de toxines que les adultes. Parallèlement, l’immaturité de leurs systèmes nerveux et respiratoire les rend moins aptes à éliminer ces toxines. Les mêmes mesures devront être appliquées aux 38 000 écoles élémentaires avant le 1er janvier 2018. Suivront ensuite les collèges et les lycées (17 000 établissement) et les centres d’accueil de loisir sans hébergement (33 000) avant le 1er janvier 2020. Enfin, tous les autres établissements accueillant des enfants et adolescents (piscines, salles de sport, centres pénitentiaires pour mineurs, etc.) seront concerné au plus tard le 1er janvier 2023.
3 polluants mesurés
L’évaluation des moyens d’aération consiste à inspecter les systèmes de ventilation et les ouvrants (portes et fenêtres). Ce processus est nécessaire car le fonctionnement des systèmes de ventilation peut rapidement se dégrader et nuire à la bonne qualité de l’air.
Le prélèvement et la mesure des polluants s’intéressent à la concentration en dioxyde de carbone, en formaldéhyde et en benzène. Le premier est un indicateur du confinement de l’air dans les pièces occupées et mal aérées. L’ouverture des fenêtres suffit à réduire la concentration en CO2. Le formaldéhyde peut avoir pour origine les colles des moquettes ou des meubles. Enfin, le benzène peut être mesuré en forte concentration dans les établissements situés à proximité de voies de circulation intense car il est contenu dans les gaz d’échappement des véhicules à moteur.
Ces contrôles doivent être effectués à deux reprises : en période de chauffe et hors période de chauffe. Si les valeurs définies comme seuils d’action sont dépassées dans au moins une pièce de l’établissement, celui-ci doit faire réaliser une expertise pour identifier la cause de la pollution et prendre les mesures correctrices. Une mesure de contrôle est ensuite réalisée. Au contraire, si aucune pollution n’est constatée, une nouvelle mesure ne sera effectuée que sept ans plus tard.
Un décret modificatif et un arrêté à paraître
Les textes réglementaires déjà publiés (notamment le décret n° 2012-14 du 5 janvier 2012) devraient être complétés prochainement par un décret modificatif et un arrêté. Le premier précise que l’évaluation des moyens d’aération pourra être réalisée par un organisme non accrédité Cofrac, par exemple par les services techniques des collectivités.
L’arrêté doit préciser les modalités d’information du public – en l’occurrence les parents – sur la qualité de l’air intérieur de l’établissement auquel ils confient leurs enfants.
Le projet de texte, envoyé en novembre 2013 par le ministère aux professionnels concernés, pourrait paraître avant la fin mars 2014.

