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L’arrivée d’une centaine de migrants aux Pavillons-sous-Bois provoque l’indignation
La création d’un centre d’accueil à Paris pour les migrants par Anne Hidalgo, la Maire, a provoqué ce que certains nomment un appel d’air. Plusieurs centaines de migrants, venant pour la plupart d’Afrique et d’Afghanistan, arrivent dans la capitale dans l’espoir de se faire régulariser. Ils dorment sur les trottoirs, à proximité du camp, et attendent d’être pris en charge.
L’Etat, débordé, essaye de reloger ces personnes, en les déplaçant dans un premier temps dans un lieu de transit, généralement des gymnases, des bâtiments abandonnés ou des hôtels. Récemment, une centaine de migrants sont arrivés au gymnase Léo Lagrange aux Pavillons-sous-Bois, dans le centre de cette ville de Seine-Saint-Denis. Une arrivée qui est loin de faire l’unanimité.
Une ville plutôt « préservée » de la Seine-Saint-Denis
Cette commune d’un peu plus de 20 000 habitants est majoritairement pavillonnaire. Si les quartiers Nord de la ville ont souvent été « délaissés », de gros travaux de réaménagement et de rénovation ont permis de réduire l’écart avec les parties centre et sud de la ville, très dynamiques et plutôt riches. A l’instar du Raincy, la ville des Pavillons-sous-Bois peut être considérée comme « préservée » des très grosses résidences des années 70s, qui ont subi une grande dépréciation et où la pauvreté est palpable.
Philippe Dallier, Maire depuis 1995, n’a d’ailleurs quasiment pas besoin de faire campagne pour être réélu : son charisme et sa relative jeunesse, associée à une étiquette politique qui rassure les classes moyennes et aisées, ainsi que les personnes retraitées, font l’essentiel de la campagne. Il s’est beaucoup investi pour sa ville, et semble apprécié par la majorité de ses administrés.
La quiétude de cette ville moyenne semble être mise à mal par l’arrivée d’une centaine de migrants. La population plutôt riche et conservatrice voit d’un mauvais œil l’arrivée de personnes issues d’une culture différentes, et craint pour sa sécurité.
Des réfugiés ou des migrants économiques ?
Ce qu’il se passe en Allemagne (attaques de Cologne, agression dans les piscines, augmentation des attaques violentes la nuit…) depuis l’arrivée massive de migrants fait craindre le pire chez une partie des habitants de la ville. Cependant, il semble que la situation ici soit sous contrôle et que les « migrants » soient correctement pris en charge par les associations et les autorités.
Cependant, plusieurs questions s’imposent :
- Il s’agit ici d’une centaine de migrants qui sont des hommes, plutôt jeunes. Généralement, les réfugiés sont des enfants, des femmes qui fuient une répression, des attaques
- 3 nationalités sont représentées : l’Érythrée, le Tchad et le Soudan. Si l’Érythrée est considéré comme un pays autoritaire, où un long et pénible service militaire est requis pour tous les jeunes hommes, les deux autres pays ne semblent pas être considérés comme des pays dangereux ou en guerre. Même si le Soudan et le Tchad sont loin d’être des paradis démocratiques.
S’agit-il de migrants économiques ou de véritables réfugiés ? La question s’impose, même si en arrivant jusqu’ici, la France doit prendre en charge ces personnes, jusqu’au traitement de leur dossier.
En attendant, tout sera mis en oeuvre pour que ces personnes soient bien accueillies. Avec de la volonté, elles pourront s’intégrer si elles sont régularisées.
Des policiers agressés à coup de poing dans le quartier des 3000 à Aulnay-sous-Bois, une policière prise à partie
Les faits se sont déroulés jeudi vers 18h00, lors d’un banal contrôle d’identité. Un jeune homme a refusé de se soustraire au contrôle et s’est enfuit, aidé de 4 complices, non sans donner des coups de poing à l’un des fonctionnaires.
Alors que 2 des agents partent à sa poursuite, une policière reste seule pour sécuriser le véhicule. C’est là que plus de 30 personnes partent à l’assaut du véhicule de police, et tentent se s’en prendre à la fonctionnaire. Deux armes sont dérobées, mais la policière parvint à s’échapper avec son véhicule.
De l’autre côté, le fuyard a eu le soutien d’une partie des habitants, l’un d’entre-eux ayant même prêté son vélo…
Quand vos courriers sont ouverts par les agents de La Poste
Cela vous est certainement déjà arrivé : vous envoyez votre courrier correctement timbré, il comporte une petite pièce en plastique ou une feuille de papier, vous pensez avoir fait le plus dure et hop : le destinataire reçoit le courrier en lambeaux, souvent dans une enveloppe plastique avec une petite lettre d’excuse de La Poste.
Que s’est-il passé ? Et bien ce n’est pas un bourrage de la machine de tri qui a détruit votre courrier ni même une erreur de manutention, mais une personne – ou un groupe de personnes – qui a délibérément ouvert votre courrier en l’arrachant d’une manière bien peu habile.
Pourquoi le courrier a été ouvert ? Tout simplement parce ce que votre courrier contenait quelque chose qui ressemblait à une pièce de monnaie ou à un billet de banque.
Lors de l’affaire de l’Anthrax (pour les plus anciens qui s’en souviennent), un petit malin avait glissé une pièce de plastique avec un peu de farine et hop, comme par hasard, le service de tri donne l’alerte en disant qu’il y avait peut-être une alerte à l’Anthrax. Cependant, si ce service n’avait pas ouvert l’enveloppe (à cause de la pièce en plastique), et bien cette lettre aurait été acheminée sans grabuge.
Moralité : si vous voulez donner de l’argent liquide à un membre de votre famille, ne le faites pas par voie postale, mais optez pour un virement électronique. Il existe de nombreuses façons de le faire gratuitement.
PS : cela est arrivé à un membre de la rédaction. Le courrier ne contenait rien d’autre d’une lettre au format billet, l’enveloppe est arrivée déchiquetée, dans un sac plastique, avec la lettre en bon état. La moindre des choses aurait été de rembourser le prix du timbre…
La voiture calcinée sur la sortie Aulnay-sous-Bois de l’A104 toujours là
Comme on vous le relatait il y a peu, un spectaculaire incendie s’est déclaré sous le pont du RER B sur la bretelle de l’A104, sortie Aulnay-sous-Bois, à proximité du parc du Sausset. Un monospace de couleur grise a pris feu, alors que le véhicule était garé ici à contresens depuis plusieurs jours.
Comme on peut le voir sur la photo ci-contre, les parois du pont sont calcinées. L’incendie a duré plusieurs dizaines de minutes avant que les pompiers puissent intervenir. Il s’agit vraisemblablement d’un acte criminel.
Le véhicule calciné est toujours là et n’a pas été évacué.






