Archives de Catégorie: Actualité
A Aulnay-sous-Bois les gens du voyage étouffent sous les jets privés
Sur l’aire d’accueil d’Aulnay-sous-Bois, entourées par une autoroute et l’aéroport du Bourget, une quinzaine de familles suffoquent depuis que le pays est frappé par la canicule. Elles vivent reléguées dans une zone extrêmement polluée en pleine vague de chaleur.
« Cette fournaise ne fait qu’aggraver la pollution. Regardez la poussière accumulée sur ma voiture : je fais des bronchites de deux mois à cause des particules fines », s’emporte Maxime Meyer, 51 ans et les yeux verts perçants.
Source et article complet : Mediapart
Indemnisation des congés non pris : une avancée majeure pour les agents territoriaux
Un nouveau décret et son arrêté d’application viennent formaliser le droit à
l’indemnisation des congés annuels non pris pour raisons de santé ou assimilées, en cas de cessation définitive de fonctions. Cette mesure, aligne enfin la situation des agents publics sur les exigences du droit européen.
Jusqu’à récemment, les agents publics ne pouvaient prétendre à aucune compensation financière pour leurs congés annuels non utilisés. Toutefois, la jurisprudence européenne a progressivement infléchi cette position, ouvrant la voie à une reconnaissance plus large des droits des agents.
La directive européenne 2003/88/CE consacre le droit de chaque travailleur à un congé annuel payé d’au moins quatre semaines. Si un agent est dans l’impossibilité de prendre ses congés pour des raisons indépendantes de sa volonté – comme une maladie – ou si la relation de travail prend fin, il peut désormais bénéficier d’une indemnité compensatrice. Ce droit résulte de plusieurs décisions de la Cour de justice de l’Union européenne, désormais intégrées au droit français.
Indemnisation : quelles conditions ?
Ce nouveau droit reste strictement encadré. L’indemnisation ne s’applique que
dans deux cas précis :
- Lorsque les congés n’ont pas pu être pris en raison d’un empêchement réel
(raison de santé, responsabilités parentales ou familiales, etc.)
- et uniquement si la cessation des fonctions est définitive
La compensation ne concerne que les congés accumulés dans la limite de 15 mois, et dans la limite de 20 jours ouvrés par an, correspondant au minimum garanti par la directive européenne.
Source : UNSA le combat au quotidien / unsa.territoriaux.aulnay@gmail.com
Des arbres foudroyés à Aulnay-sous-Bois
Les conditions météorologiques de ce soir ont entraîné la chute de plusieurs arbres dans différents secteurs de la ville.
Les équipes techniques de la ville d’Aulnay-sous-Bois sont actuellement mobilisées sur le terrain pour sécuriser les zones concernées et rétablir la situation dans les plus brefs délais.
Claude Mathez, ancien adjoint au maire de Sevran, s’est éteint
Un hommage lui sera rendu par Philippe Geffroy lors du Conseil municipal du 26 juin 2025
La ville de Sevran pleure l’un de ses anciens élus les plus engagés. Claude Mathez, ancien adjoint au maire de Sevran de 1995 à 2001, est décédé. Il avait occupé les délégations à la Culture, aux Relations internationales et à la Francophonie.
Agrégé de mathématiques et Inspecteur d’académie, Claude Mathez a marqué des générations d’élèves et de professionnels de l’Éducation nationale par son exigence, sa pédagogie et son sens du service public.
Engagé localement, il s’était distingué dans les années 1990 par sa vision d’une culture ouverte, accessible, et tournée vers l’international. Il avait su nouer des partenariats pour faire rayonner Sevran dans les réseaux francophones et renforcer l’identité culturelle de la ville à travers des projets concrets.
Un hommage officiel lui sera rendu par Philippe Geffroy, lors du Conseil municipal du mercredi 26 juin 2025 à 19h, à la salle des fêtes de Sevran.
Fracture dans la majorité à Sevran, la révocation annoncée de Najat Mabchour précipite le naufrage politique de Stéphane Blanchet
À Sevran, les eaux sont devenues troubles. La majorité municipale, autrefois compacte et silencieuse, laisse apparaître des lignes de fracture nettes, à la veille d’un conseil municipal décisif prévu le 26 juin 2025, lors duquel l’adjointe Najat Mabchour devrait se voir retirer son écharpe.
Ce climat politique n’a plus rien d’anodin. Il évoque celui d’un grand navire qui a heurté l’iceberg, mais refuse de le reconnaître. L’eau s’infiltre, la structure se fissure, et le commandement s’isole. À la barre, Stéphane Blanchet, de plus en plus contesté, tente de maintenir le cap… mais vers où ?
Des alertes étouffées, des questions évitées
D’après plusieurs sources, des élus de la majorité ont soulevé depuis plusieurs mois des questions de gestion : retards de paiement à des prestataires, explosion du coût du centre aquatique olympique, fonctionnement opaque de certaines structures para-municipales. Rien d’illégal affirmé, mais des interrogations techniques et budgétaires que l’on aurait pu espérer voir discutées en commission ou en conseil municipal.
Au lieu de cela, un communiqué cinglant, signé par une partie des élus, désigne une élue comme fautive, accusée de « dénigrement » et de propos « mensongers ». La sentence tombe sans débat public. La procédure est légale. Mais la méthode interroge.
Une majorité qui se fracture, un maire devenu Albatros
La majorité municipale de Sevran donne aujourd’hui l’impression d’un navire en perdition. Un Titanic local, fendant les eaux sans écouter les signaux, jusqu’à heurter l’iceberg de la contestation interne. Le choc n’est pas frontal, mais les craquelures sont visibles : bloc fidèle, élus silencieux, et absents significatifs. La structure politique se fissure. Et pendant que le paquebot tangue, le capitaine semble désorienté.
C’est alors qu’une image s’impose, plus littéraire, plus cruelle aussi : celle de L’Albatros, de Baudelaire.
» Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait ! «
Autrefois majestueux dans les airs, Stéphane Blanchet incarnait la hauteur, le souffle politique, l’assurance tranquille. Mais à mesure que le sol politique se dérobe, ses ailes deviennent trop larges pour les couloirs étroits du pouvoir municipal.
Lui qui planait semble désormais boiter, gêné par la moindre opposition, agacé par les doutes, piégé par son propre verbe.
Révocation publique : qui sera le prochain sur la liste ?
La brutalité de la méthode employée jette un froid. Une élue de la majorité, toujours en fonction, y est traitée comme une opposante. Le message est clair : toute divergence, même interne, semble désormais exposée au risque d’une mise à l’écart.
Et la question surgit, chez les observateurs comme chez les habitants :
« Qui sera le prochain élu révoqué sur la place publique ? »
Car au-delà de cette affaire, c’est le climat municipal qui inquiète : verrouillage, absence de débat, verticalité rigide. La parole libre semble désormais suspecte.
Une opinion locale qui se réveille
Mais Sevran n’est plus une ville silencieuse. Grâce aux réseaux sociaux, les habitants suivent, comprennent, réagissent. Une pétition citoyenne, lancée le 21 juin 2025, dénonce un « procès sans contradictoire » et appelle à défendre les principes d’un dialogue démocratique. Des voix locales s’élèvent, figures associatives, militants discrets, habitants engagés. Tous disent la même chose : trop, c’est trop.
Blanchet à la dérive ?
Peu à peu, l’image du maire fort et rassembleur s’efface. L’isolement se lit désormais dans les regards. Une autorité municipale qui s’use. Une majorité qui glisse. Et un peuple qui murmure : « Ça ne peut pas continuer comme ça. »
Le Titanic politique de Sevran est peut-être encore à flot. Mais la coque grince. Le courant du changement souffle.
Une ville en quête d’horizon
Sevran vit un tournant. Pas une crise passagère, mais une phase de vérité. Le besoin de renouveau est là, évident, palpable. Et si l’avenir reste incertain, une chose est sûre : la page de l’ère Blanchet ne se tournera pas sans fracas.
Esclavage sexuel et immigration clandestine Sud Américaine : un réseau pakistanais démantelé à Drancy
C’est là que le cauchemar commençait. Selon nos informations toujours, les victimes étaient alors emmenées dans un pavillon à Drancy (93), où elles étaient prostituées de force par des proxénètes pakistanais. « L’organisation du business était bien rodée, détaille un policier. Deux individus masculins étaient chargés d’assurer la sécurité du lieu et de procéder aux encaissements tandis qu’une femme était chargée d’assurer la logistique matérielle de l’activité de prostitution ».
Source et article complet : Le JDD
Un réseau de trafiquants démantelé à Aulnay-sous-Bois
Une bataille de gagnée dans la guerre contre les trafiquants de drogue : un vaste réseau de distribution de produits stupéfiants a été démantelé par les autorités à la suite d’une vaste enquête qui a nécessité de gros moyens. Aulnay-sous-Bois est connue pour ses nombreux points de deal notamment dans les quartiers Nord de la ville.
Malgré les alertes sur la santé et le profit réalisé par les trafiquants qui mènent un bon train de vie, il y a toujours autant de consommateurs…
Un Marocain à Aulnay-sous-Bois soupçonné d’avoir recyclé plusieurs millions d’euros
Mohamed Q., citoyen Marocain résidant à Aulnay-sous-Bois, est accusé d’avoir détourné des millions d’euros illicites via des sociétés écran, en investissant notamment dans l’immobilier. Une demeure de 500 000 € à Aulnay-sous-Bois, une résidence de prestige au Maroc, des placements suspects dans des commerces à Aulnay-sous-Bois et Sevran pour près de 2 millions d’euros…
D’où venait cet argent ? Le quadragénaire devra répondre aux enquêteurs.
Nicolas Sarkozy perd sa légion d’honneur en raison de sa condamnation à de la prison ferme
C’est la deuxième fois qu’un chef d’Etat Français perd sa légion d’honneur : après le Maréchal Pétain (retrait de sa légion d’honneur en 1945 pour haute trahison), c’est Nicolas Sarkozy à cause de sa condamnation à de la prison ferme sur le dossier des écoutes téléphoniques.
L’ancien patron UMP, figure emblématique du parti LR et président de la République de 2007 à 2012 va donc perdre un titre honorifique qui lui avait été décerné. Il s’agit d’un retrait de droit, automatique, toute personne ayant reçu ce titre puis condamné à de la prison ferme le perdant de fait.
Le Président Emmanuel Macron n’était pas favorable à ce retrait tandis que la Gauche se réjouit en général. Pour Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et proche de Nicolas Sarkozy, cela doit être une bien mauvaise nouvelle.
Critiquer la politique d’Israël n’est pas être antisémite : Jessy MILLER, une voix libre pour Sevran et pour la paix
Propos recueillis par la rédaction d’Aulnaycap
Tout est parti de trois mots postés sur un réseau social :
- « Palestine vivra. »
En retour, une avalanche d’insultes :
- « La Palestine n’existe pas. »
- « Pauvre type inculte. »
Plutôt que de se taire ou de répondre par la haine, Jessy MILLER – de son vrai nom Jean-Claude POLICE-TREIL, candidat aux municipales 2026 à Sevran – a choisi de prendre la parole publiquement, calmement, et avec fermeté.
Voici son témoignage.
Interview – Jean-Claude POLICE-TREIL (dit Jessy MILLER) :
“Je ne suis pas coupable de l’Histoire. Je suis libre, pacifiste et attaché à la justice.”
Aulnaycap : Vous avez récemment exprimé un certain malaise face à l’accusation d’antisémitisme brandie dès qu’on critique l’État d’Israël. Pourquoi cette réaction maintenant ?
Jean-Claude POLICE-TREIL (dit Jessy MILLER) : Parce que je suis fatigué de voir des citoyens sincères, attachés à la paix, accusés injustement. On ne peut plus rien dire sur Israël sans que la discussion ne soit tout de suite plombée par des accusations graves. Or, je ne suis pas antisémite, je le dis fermement. Je suis pour la paix, pour la justice, pour le droit international. Et je veux pouvoir le dire sans être réduit au silence.
Aulnaycap : Vous dites ne pas vous sentir concerné par la culpabilité liée à la Shoah. Certains pourraient y voir un refus du devoir de mémoire. Que leur répondez-vous ?
Jean-Claude POLICE-TREIL (dit Jessy MILLER) : Je fais la distinction entre devoir de mémoire et culpabilité collective imposée. La Shoah est une abomination historique, elle doit être enseignée, transmise, respectée. Mais je n’étais pas né. Je n’ai pas collaboré avec Vichy. Je ne peux pas porter le poids des fautes de mes ancêtres sur mes épaules personnelles. Cela ne m’empêche pas d’être sensible à l’histoire juive, comme je suis sensible à toutes les histoires douloureuses des peuples opprimés : Afrique, esclavage dans les Caraïbes, colonisation, Algérie, Arménie, Palestine…
Aulnaycap : Vous critiquez fermement la politique israélienne, mais comment abordez-vous les événements du 7 octobre ?
Jean-Claude POLICE-TREIL (dit Jessy MILLER) : Le 7 octobre est un drame humain, je ne le minimise pas une seconde. Des civils israéliens ont été tués, et cela doit être reconnu avec humanité.
Mais je refuse la hiérarchie des douleurs. Une souffrance ne devrait jamais en écraser une autre. Les enfants palestiniens, les mères qui fuient les bombes, les blessés sans soins : c’est aussi une tragédie.
« Le monopole de la souffrance, je ne connais pas. La douleur n’a ni passeport, ni religion, ni drapeau. Elle est humaine. Point. »
Aulnaycap : Votre critique d’Israël est-elle politique ou morale ?
Jean-Claude POLICE-TREIL (dit Jessy MILLER) : Les deux. Politiquement, Israël viole de manière répétée les résolutions de l’ONU, pratique la colonisation illégale, et ne respecte pas le droit humanitaire à Gaza ou en Cisjordanie. Moralement, je ne peux pas me taire quand des enfants meurent sous les bombes, que des civils sont affamés, ou que l’on justifie cela par une prétendue légitimité sacrée ou historique.
« Je critique l’État israélien, pas les juifs. Et je critique aussi le Hamas, sans ambiguïté. Être libre, c’est pouvoir dire cela en même temps. »
Aulnaycap : Vous accusez les médias et les politiques d’un manque de neutralité. Pourquoi ?
Jean-Claude POLICE-TREIL (dit Jessy MILLER) : Parce qu’une grande partie du paysage médiatique français traite Israël avec indulgence, et dépeint les Palestiniens comme des terroristes par défaut. Les politiques, eux, ont peur de parler. La pression est forte. On les voit défiler au CRIF, on les entend dénoncer « l’antisémitisme de gauche », mais on les entend très peu dénoncer les violations quotidiennes des droits de l’Homme par Tsahal.
Moi, je ne me tairai pas. Je suis libre. Je n’appartiens à aucun lobby. Je ne confonds pas justice et calcul.
Aulnaycap : Vous parlez souvent de votre attachement à la paix. Craignez-vous une escalade plus large ?
Jean-Claude POLICE-TREIL (dit Jessy MILLER) : Oui, et je le dis avec gravité. Je suis profondément inquiet. Ce que nous voyons au Proche-Orient, en Ukraine, entre la Russie, l’Iran, Israël, l’OTAN, ce sont des lignes de front qui s’installent partout. Et si demain un dérapage survient — une frappe de trop, un missile de trop, un mot de trop —, nous pourrions plonger dans une guerre mondiale sans même l’avoir décidée collectivement.
« Le droit légitime à se défendre, oui… mais pas au prix de la paix mondiale »
Ce n’est pas du catastrophisme. C’est une crainte lucide, fondée sur les enchaînements historiques que nous avons déjà connus. C’est aussi pour cela que je refuse les discours de haine, les postures belliqueuses, les récits simplificateurs. Ils nous rapprochent du précipice.
Aulnaycap : En tant que candidat aux municipales à Sevran, allez-vous intégrer cette voix dans votre engagement local ?
Jean-Claude POLICE-TREIL (alias Jessy MILLER) : Bien sûr. Je suis un homme de paix, profondément attaché à la diversité, à l’égalité entre les peuples, et à la vérité historique. Cela veut dire aussi créer des espaces de dialogue entre les communautés, défendre les principes de la République sans soumission, et dire les choses avec justesse, même quand c’est difficile.
À Sevran, ville populaire et mosaïque, nous avons ce devoir d’humanité mutuelle, sans exception. Pas d’indignation sélective, pas de deux poids deux mesures. Voilà ce que j’essaie de porter.
Aulnaycap : Un mot pour conclure ?
Jean-Claude POLICE-TREIL (dit Jessy MILLER) : La paix ne se construit pas sur le silence, mais sur le courage.
Et mon engagement politique est avant tout un engagement pour le respect, pour les droits humains, et contre toutes les formes d’injustice, d’où qu’elles viennent.
Que chacun soit libre de penser, de croire, de critiquer. C’est cela, la démocratie.
Voix de la rue à Sevran
Ces deux photographies ont été prises ces derniers jours à Sevran.
Elles témoignent d’une expression citoyenne spontanée, portée sur les murs de la ville, en réaction à la situation dramatique à Gaza.
Ces inscriptions traduisent un sentiment d’injustice, une colère face au silence institutionnel, et une volonté de solidarité exprimée localement avec le peuple palestinien.
Elles posent une question simple, directe :
Peut-on encore se taire ?








