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Pourquoi deux hommes ont-ils failli mourir sur la friche PSA à Aulnay-sous-Bois le 12 octobre 2020 ?

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Pourquoi deux hommes ont-ils failli mourir sur la friche PSA à Aulnay-sous-Bois le 12 octobre 2020 ?

Plusieurs dizaines de voitures et de caravanes sont entrées sur une partie encore vacante de la friche PSA pour s’y installer. Trois hommes ont tenté de brancher au transformateur électrique le chauffage de leurs caravanes : il faisait 5° cette nuit-là. Ils ont été grièvement brûlés par l’arc électrique qui les a atteints : l’un à 20 % du corps, les deux autres à 70 % ont vu leur pronostic vital engagé. Heureusement, ils sont aujourd’hui sortis d’affaires.

Ce terrain étant clos, qui a autorisé son accès ? Qui l’a ouvert ? Pourquoi avoir fait rentrer de nuit une trentaine de caravanes soit environ 70 personnes sur un terrain non viable et équipé d’un transformateur extrêmement dangereux, alors qu’il était évident que ces personnes chercheraient à s’y brancher ? Pourquoi ces personnes ont-elles accepté ce risque de mort ?

D’après nos sources, voici les réponses à ces questions. Mme Maroun, première adjointe, aurait contacté le maire qui aurait demandé au service de sécurité d’ouvrir le site. Mme Maroun est ensuite venue sur le terrain. Les caravanes étant branchées sur des groupes électrogènes, les gens du voyage (GDV) lui ont demandé l’autorisation de se brancher sur le courant. Elle leur aurait alors dit « de se débrouiller ». L’accident s’est produit après son départ. L’envie de rendre service, louable, ne peut se concrétiser au péril de la vie des personnes aidées. Par ailleurs, aucun élu ne semble avoir pris de nouvelle des blessés.

Les GDV ont accepté de s’installer sur ce terrain au péril de leur vie, car ils ne trouvaient pas d’aire d’accueil disponibles. Voici pourquoi :

Contexte : Les lois du 31 mai 1990 et du 5 juillet 2000 obligent certes les communes ou leurs groupements à mettre à disposition des GDV des aires d’accueil et terrains aménagés, dans le cadre d’un schéma départemental d’accueil et d’habitat des GDV. L’État verse certes des subventions publiques pour aménager des aires et les collectivités les perçoivent certes. Mais les schémas départementaux sont rarement respectés par les collectivités notamment d’Île-de-France où le taux de réalisation d’aires d’accueil de 30% – le plus bas de France – cache de grandes disparités au sein de chaque département, comme l’attestent les deux schémas suivants.

La Seine Saint-Denis, qui accueille pourtant une forte communauté de GDV, accuse un important retard. Par exemple, l’aire de Tremblay – provisoire depuis 16 ans – a fait l’objet d’un permis de construire jamais mis en œuvre. Les GDV y vivent dans des conditions indignes et dangereuses comme l’ont montrées différents articles du Parisien. Que sont devenus les budgets votés et les subventions publiques perçues depuis des années ? L’État contrôle insuffisamment l’utilisation des subventions qu’il verse pour la réalisation des aires d’accueil et l’accompagnement des GDV. À Aulnay-sous-Bois, l’aire est inadaptée à l’accueil de familles semi-sédentarisées.

Conséquences : Leurs demandes d’accès aux aires étant souvent rejetées faute de place, les GDV sont alors obligés d’entrer parfois illégalement dans des terrains inadaptés et vivent dans l’angoisse d’expulsion ou d’accident. Il est tellement dur de trouver une place que -lorsqu’ils en ont une- les GDV y restent de peur – s’ils se déplacent – de ne pas en retrouver à leur retour. De ce fait, ils sont forcés d’abandonner leur mode de vie nomade et vivent dans des endroits souvent misérables, mal équipés, excentrés, mal adaptés à leurs besoins.

Au-delà des difficultés d’accès à une aire, à l’eau et l’électricité, les GDV – pour la plupart français depuis plusieurs siècles et à ne pas confondre avec les Roms – subissent de nombreuses atteintes à leurs droits :

  • civils et politiques : liberté d’aller et venir, de s’installer et s’inscrire sur les listes électorales : 75% ne votent pas ;
  • économiques, sociaux et culturels : marché du travail, logement, éducation ;
  • santé : leur espérance de vie est inférieure de 15 ans à la moyenne nationale.

Solution : Face à cette situation inacceptable, il convient de rappeler avec la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) « l’universalité et indivisibilité des droits de l’homme » : civils et politiques, au logement, à l’éducation, sociaux, à l’emploi sur l’ensemble du territoire européen, national et particulièrement au sein de Paris Terre d’Envol et à Aulnay-sous-Bois.

Nous concluons en disant : « il faut respecter la Loi pour que les GDV puissent la respecter ».

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Antoine Sauser

Représentant des gens du voyage

 

L’eau a été rétablie sur le terrain réservé aux gens du voyage à Aulnay-sous-Bois

Dans un article précédent, nous vous évoquions la coupure d’eau de l’espace situé sur la route entre Gonesse et Aulnay-sous-Bois, à proximité du centre commercial O’Parinor. Nous avons appris que l’eau a été rétablie pour les familles qui vivent sur ce terrain. Cet espace avait été aménagé sous la mandature de Gérard Gaudron, en vertu de la loi en vigueur.

L’eau qui alimente le terrain des gens du voyage à Aulnay-sous-Bois est totalement coupée depuis plusieurs jours

L’accueil des gens du voyage à Aulnay-sous-Bois se situe à proximité de l’autoroute A1, non loin du centre commercial O’Parinor. Son accès se trouve sur la RN370 qui relie Gonesse à Aulnay-sous-Bois. Depuis plusieurs jours, l’eau a été coupée, privant ainsi les locataires du terrain d’un denrée de première nécessité. Selon une lectrice, cela dure depuis plus d’une semaine (l’eau aurait été coupée le jeudi 29 mars 2018).

Les gens du voyage se trouvent dans une situation délicate puisque les toilettes et les douches ne fonctionnent plus. Des packs d’eau sont distribués pour se laver, faire la cuisine, faire la lessive…

La municipalité a été contactée et le Maire est au courant de la situation. Malgré l’urgence de la situation, il n’y a pas eu d’avancée. Un problème technique serait la cause de cette coupure.

En attendant, des enfants, des personnes âgées souffrent de la situation. Les familles payent environ 500 € par mois pour obtenir de l’eau, du gaz, de l’électricité et un placement

 

 

3,50 € eau, gaz et l’électricité

Bruno Beschizza et Brigitte Kuster consternés par le blocage de l’autoroute A1 par les gens du voyage

Bruno_Beschizza_SarkozyDu vendredi 28 août au samedi 29, l’autoroute A1 a été bloquée par une soixantaine de gens du voyage.

Ceux-ci réclamaient que le fils d’une des victimes de la fusillade, incarcéré, puisse assister aux funérailles de son père. Pendant près de 24 heures, ceux-ci ont dressé des barrages en brûlant des pneus et des palettes au niveau du péage de Roye. Les dégâts sont considérables et se chiffrent en plusieurs centaines de milliers d’euros.

Bruno BESCHIZZA et Brigitte KUSTER, secrétaires nationaux à la sécurité des Républicains, ont pris connaissance avec consternation des propos tenus par la Préfecture de Picardie justifiant la non-intervention des forces de l’ordre par les risques de trouble à l’ordre public, reflet de l’hypocrisie du gouvernement dans la gestion de cet événement.

brigitte_kusterS’il est traditionnel qu’en matière d’ordre public, l’intervention d’une force de maintien de l’ordre ne créé pas un désordre supérieur, Bruno BESCHIZZA et Brigitte KUSTER s’interrogent sur cette justification étant donné le nombre de personnes considérées, une soixantaine, et sur le signal envoyé par cette non-intervention dans nos quartiers populaires.

Est-ce à dire que dorénavant, dans un quartier, la police n’interviendra plus lorsqu’une émeute avec une soixantaine de personnes éclatera ?

Bruno BESCHIZZA et Brigitte KUSTER dénoncent le silence assourdissant du si discret Ministre de l’Intérieur, Bernard CAZENEUVE, sur ce dossier alors que cette décision n’a pas pu être prise par la Préfecture sans en référer aux plus hautes instances de l’Etat.

Source : communiqué Bruno BESCHIZZA et Brigitte KUSTER
Secrétaires Nationaux à la Sécurité

Yvelines : trois voleurs de la communauté des gens du voyage d’Aulnay-sous-Bois ont fait plus de quarante victimes !

Roms_Aulnay

Vidéo

Les enquêteurs de la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles (Yvelines) viennent de mettre un terme à une impressionnante série de vols dit «à la fausse qualité», commis par deux hommes accompagnés d’une femme. Les trois suspects ont été interpellés, mardi 10 mars, alors qu’ils venaient de commettre trois nouveaux larçins au domicile de personnes âgées dans les Yvelines et la Seine-Saint-Denis.

 Membres de la communauté des gens du voyage, installés à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ils sont soupçonnés d’avoir abusé de la crédulité d’une quarantaine de victimes en Ile-de-France mais aussi dans le Nord et en Normandie. Selon un mode opératoire bien rôdé, la femme se présentait chez des personnes âgées en se faisant passer pour une employée de la ville. Quelques minutes plus tard, ses deux complices qui prétendaient être «policiers à la recherche d’une cambrioleuse» simulaient son arrestation, sous les yeux incrédules de la victime. Après le départ des trois malfrats, la personne âgée se rendait finalement compte du vol de ses économies.

Les trois voleurs présumés étaient toujours en garde à vue, ce mercredi. Le préjudice s’élève à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

En l’espace de quelques semaines, c’est la troisième équipe de voleurs par ruse démantelée par les policiers de la DRPJ de Versailles.

Source : Le Parisien

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