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Conseil municipal du 12 juillet à Aulnay-sous-Bois : Focus sur quelques délibérations de Sylvie Billard 4/4

Délibération n° 37 : Syndicat d’Équipement et d’Aménagement des Pays de France et de l’Aulnoy (SEAPFA) – rapport d’activité – année 2019

J’ai pris acte de ce rapport d’activité avec réserve, car il ne mentionne pas par compétence :

 

  • les objectifs et leurs atteintes ou pas,
  • les activités réalisées,
  • la satisfaction usager.

Concernant la gestion des aires d’accueil des gens du voyage (GDV) qui représente la quatrième dépense sur 11, il n’y a que 12 lignes sur les marchés et le nombre de personnes accueillies par aires.

Malgré les investissements publics pour la construction d’aires d’accueil dans le cadre du schéma départemental, les objectifs de construction sont loin d’avoir été atteints quantitativement et qualitativement par les villes du département en général et de l’ETP Paris Terre d’Envol. À Aulnay-sous-Bois, l’aire est inadaptée à l’accueil de familles semi-sédentarisées et le nombre de places est trop limité. Cette situation a amené des GDV à investir la friche PSA le 12 octobre 2020. 3 GDV ont été grièvement brûlés et ont failli mourir. Je viens d’avoir de leurs nouvelles. Ils restent mutilés et fragilisés psychologiquement.

Les GDV souhaitant se sédentariser dans une commune doivent justifier un an de résidence dans cette commune alors que les aires d’accueil ne peuvent les accueillir plus de trois mois et que le stationnement licite a été réduit de 72 à 48 h.

Il est tellement dur de trouver une place que – lorsqu’ils en ont une – les GDV y restent de peur – s’ils se déplacent – de ne pas en retrouver à leur retour. De ce fait, ils sont forcés d’abandonner leur mode de vie nomade et vivent dans des endroits souvent misérables, mal équipés, excentrés, peu adaptés à leurs besoins.

Lorsque leurs demandes d’accès aux aires sont rejetées ce qui est souvent le cas faute de places, les GDV sont condamnés à une errance subie et un important stationnement illicite dans des terrains inadaptés et vivent dans l’angoisse d’expulsion ou d’accident. Ces terrains souvent privés situés dans des zones économiques ou chez des particuliers ne permettent pas à l’État d’intervenir. Les conséquences sont catastrophiques :

  • pour les entreprises, commerçants dont l’activité peut être compromise
  • pour les particuliers qui ne peuvent jouir de leurs biens,
  • pour les GDV qui vivent des situations inhumaines et dangereuses.

Cette situation est une bombe à retardement dont le coût économique de construction et d’entretien est aussi important qu’opaque. Que sont devenus les budgets votés et les subventions publiques perçues depuis des années ? L’État contrôle insuffisamment l’utilisation des subventions qu’il verse pour la réalisation des aires d’accueil et l’accompagnement des GDV. L’avenir semble plus sombre encore : combien d’aires d’accueil -financées sur fonds publics- survivront-elles à la pression immobilière du Grand Paris ?

Puisque tout a été fait pour que les GDV ne puissent plus ni voyager ni s’installer, il n’y a pas d’autres choix que de trouver une solution pour :

  • sécuriser leur parcours,
  • lutter contre les discriminations qu’ils subissent notamment scolaires et sanitaires,
  • favoriser les régularisations de leur situation notamment fiscale.

Je travaille actuellement avec des représentants de GDV dont Antoine Sauser, des professionnels associatifs et de services publics, des avocats à l’élaboration de solutions plus humaines, plus efficaces et beaucoup moins onéreuses.

Nous vous proposons la mise en place d’un comité d’orientation et de pilotage avec le SEAPFA, l’ETP, l’ADEPT, les GDV et des élus. Je suis bien évidemment à votre disposition et conclurai avec les slogans d’Antoine Sauser :

« Il faut respecter la Loi pour que les GDV puissent la respecter ».

« Nous sommes français et comme tout français nous voulons être LIBRES – ÉGAUX – FRÈRES. 

Réponse du maire : Je vous propose un rendez-vous avec le DGS du SEAPFA.

=> Et vous, quel est votre avis et quelles sont vos propositions sur le sujet ? 

Au plaisir d’échanger avec vous,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

votre.elue.citoyenne@gmail.com

Comment sortir des impasses humaine, sanitaire, économique et politique de l’errance chaotique imposée aux gens du voyage (2/3)

Bonjour Antoine,

Précédemment, je suis intervenue en CM pour évoquer la gestion des aires des gens du voyage (GDV) et nous avons cosigné en janvier 2021 un article sur l’accident intervenu sur site PSA le 12 octobre 2020 qui a failli coûter la vie à trois hommes de ta communauté. Cf. vidéo sur https://youtu.be/AMf8a0aFkBs

Tout d’abord, comment vont-ils à présent ?

Antoine : Les deux brûlés à 70 % sont en cours de rééducation de longue durée et la personne brûlée à 20 % est rentrée chez elle et est maintenant entourée de sa famille. Elle garde de graves séquelles aux mains et a subi des greffes.  L’un des grands brulés est le cousin germain de ma grand-mère. L’autre, j’ai grandi avec lui. Le troisième est mon proche cousin. Je suis très proche des trois victimes.

Sylvie : Peux-tu te présenter ?

Antoine : J’ai 21 ans. Je suis né à l’hôpital Ballanger. Mes parents et grands-parents sont originaires d’Aulnay où ils étaient basés à Chanteloup. Ma famille a été l’une des premières à avoir été hébergée sur l’aire d’Aulnay à sa création au début des années 2000. Mais nous n’avons pas été reconnus comme aulnaysiens par la ville d’Aulnay à cause de notre errance forcée entre les villes de Seine Saint-Denis et de Seine et Marne.

Sylvie : Avant d’arriver sur la friche PSA, d’où veniez-vous ? Pourquoi êtes-vous partis de votre précédent emplacement ?

Antoine : Nous venions de Gonesse où nous n’avions ni eau, ni électricité. Nous sommes donc partis et nous sommes venus à la friche car nous n’avons trouvé que ça. A notre connaissance, il y a des aires à Aulnay, au Blanc-Mesnil, à Drancy, à Sevran et à Tremblay. Mais l’information sur la disponibilité des aires d’accueil est inexistante sur les sites du SEAPFA et de l’ETP Paris Terre d’Envol. Cf. captures ci-dessous.

Sylvie : Combien de temps êtes-vous restés sur la friche PSA ? Et pourquoi en êtes-vous partis?

Antoine : Après l’accident, nous ne voulions pas rester car c’était trop angoissant et nous n’avions plus d’électricité. Mais nous avons dû encore rester une dizaine de jours car nous pensions que nos deux grands brulés-dont le pronostic vital était engagé- allaient mourir. L’attente des réponses médicales était particulièrement angoissante.

Alors que deux des nôtres étaient à l’article de la mort, les personnes présentes lors de l’accident étaient en état de choc. Et plus particulièrement leur mère de 78 ans, leur femme de 34 ans, leurs filles de neuf et six ans, leur fils de 18 ans… Nous étions très perturbés. Nous sommes allés les visiter plusieurs fois à Lille où ils étaient hospitalisés. Dans l’attente, nous ne pouvions partir. Fort heureusement, leur état de santé s’est lentement stabilisé, mais leur vie ne tenait toujours qu’à un fil. Une dizaine de jours après l’accident, nous sommes finalement partis car nous n’en pouvions plus de ce lieu.

Sylvie : Où êtes-vous allés ?

Antoine : Nous nous sommes installés sur le bord d’une route en travaux (D212) au Mesnil-Amelot, où nous sommes restés sept jours sans eau, ni électricité. Nous étions désœuvrés et désespérés ne sachant si nos grands brulés allaient survivre. De plus, deux autres membres de nos familles étaient hospitalisés et nous ne pouvions même pas aller les voir. En tant qu’être humain, de telles périodes sont douloureuses et compliquées à vivre.

A l’occasion d’une promenade, nous avons repéré un terrain en cours de construction mais où les travaux étaient arrêtés. Nous approchions le second confinement. Nous y sommes entrés illicitement, mais nous n’avions pas le choix. Où aller ? Nous étions tellement épuisés, choqués, angoissés, désespérés. Suite à cette installation, nous avons lancé une procédure judiciaire pour y rester jusqu’à Noël, le temps de nous ressourcer. Comme nous ne pouvions plus travailler du fait de la crise économique et sanitaire, nous avons demandé l’aide juridictionnelle. Cette demande a été très compliquée à vivre pour nous. La greffière du tribunal de Meaux considérait que nous n’avions pas à la demander car selon elle nous étions des voleurs, nous travaillions sans rien déclarer, nous ne payions pas nos impôts, nous entrions illégalement sur les terrains des gens ! Mais où aller ? Pourquoi nous enfoncer ? Pourquoi tant de préjugés ?  J’ai finalement obtenu l’aide juridictionnelle. Le président du tribunal nous a permis de rester trois mois sur cet emplacement et a refusé la demande de 5000 € d’amende de la propriétaire…..

Source :

Sylvie Billard, L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s / votre.elue.citoyenne@gmail.com

Antoine Sauser, Représentant des gens du voyage

Sylvie Billard : Lettre ouverte à Monsieur le Maire n°5 sur le SEAPFA et les gens du voyage

Monsieur le maire, président du SEAPFA,

Le SEAPFA est le syndicat intercommunal en charge des ordures ménagères, d’équipements et de la gestion des aires des gens du voyage. Il est rattaché à Paris Terre d’Envol.

Alors que nous sommes en 2020, votre majorité nous a présenté -lors du conseil municipal n°2 du 24 juin 2020- un rapport d’activité 2018 indigent.

Pour nous informer, nous avons dû consulter :

  • le rapport de la chambre régionale des comptes sur le SEAPFA relatifs aux exercices 2012 et suivants[1],
  • les Gens Du Voyage (GDV) au sujet des aires gérées par le SEAPFA dont celle d’Aulnay-sous-Bois.

Concernant le rapport de la chambre régionale des comptes, le sommaire fait apparaître notamment :

  • des indemnités irrégulières de membres du comité syndical à rembourser,
  • un défaut de contrôle des assemblées délibérantes des membres du syndicat sur les activités du syndicat,
  • un emploi de cabinet bénéficiant d’une rémunération irrégulière à régulariser,
  • un cumul d’activité irrégulier à régulariser,
  • une fiabilité des budgets et comptes du syndicat perfectible.

La simple lecture de ces points m’a attiré vos foudres. Je n’étais « pas gentille » et j’étais « à la limite de la diffamation ». Depuis quand la lecture du sommaire d’un rapport de la chambre régionale des comptes est-il diffamant ? Je vous invite à nous informer de vos réponses aux dysfonctionnements soulignés par la chambre régionale des comptes qu’ils concernent votre mandat ou le précédent.

Concernant les Gens du Voyage, ils nous ont informés qu’en 2019 le prestataire privé avait changé (DM>VESTA) et que le 1er mai 2020 avait été marqué par le passage en gestion directe par le SEAPFA pour l’ensemble des aires. L’aire de Drancy en gestion directe impliquant les GDV a démontré son efficacité en termes de qualité des prestations et de coût, contrairement à la gestion déléguée au privé jugée d’une extrême médiocrité par les GDV pour un coût largement supérieur. La généralisation de la gestion directe à l’ensemble des aires constitue donc pour eux et pour les contribuables une avancée décisive.

Monsieur le maire, président du SEAPFA,

  • Que comptez-vous faire pour favoriser la mise en œuvre de la gestion directe ?
  • Pourrions-nous disposer d’une analyse comparative des coûts et de satisfaction des GDV entre les gestions déléguée et directe ?
  • Concernant l’aire de Tremblay provisoire depuis 16 ans où les GDV vivent dans des conditions indignes comme l’ont montré les différents articles du Parisien[2], elle a fait l’objet d’un permis de construire jamais mis en œuvre.
  • Que sont devenus les budgets votés et les subventions publiques perçues depuis des années ? Certains en haut lieu pensent que « certaines villes veulent bien des subventions publiques mais pas des GDV, il se pourrait qu’elles finissent par n’avoir ni l’un, ni l’autre ».
  • Quels sont les projets concernant l’aire de Tremblay où les GDV ont été très touchés par la pandémie de la COVID 19 compte tenu de leurs conditions de vie déplorables ?
  • Qu’en est-il du projet de réinstallation à Villepinte dont les GDV ont été informés par la presse contrairement aux affirmations du DG du SEAPFA devant eux ?
  • Qu’envisagez-vous de faire pour que -compte tenu de la 2nde vague- les différentes aires ne se transforment pas en foyer de contamination menaçant non seulement ses habitants mais aussi le voisinage ?

Interpellé en conseil municipal, vous n’avez -comme à votre habitude- pas répondu. Mais il s’agit de nos concitoyens et nous avons le droit de savoir comment vous les traitez. Mais il s’agit de notre argent et nous avons le droit de savoir comment vous l’utilisez. Mais il s’agit de notre santé et nous avons le droit de savoir comment vous la protégez surtout en pleine pandémie. Maintenant que tous les aulnaysien.ne.s sont informé.e.s, répondrez-vous ?

Dans l’attente de votre retour, je vous prie de recevoir, Monsieur le maire, président de l’ETP, mes salutations les meilleures.

Source : Sylvie Billard, Élue de gauche, écologiste et citoyenne « Aulnay-en-Commun »

Le SEAPFA pourrait bientôt disparaître

Le SEAPFA, créé en 1971 pour gérer d’importants sujets dont la collecte des déchets, ne gère plus grand chose depuis la création du territoire Paris terres d’envol. Economies oblige, la CRC préconise sa disparition.

Le syndicat d’équipement et d’aménagement des pays de France et de l’Aulnoye (SEAPFA) est-il devenu inutile ? Pour la Chambre régionale des comptes (CRC), qui vient de rendre son rapport sur la gestion 2012-2017 de cette structure couvrant cinq villes*, la réponse est oui.

Source et article complet : Le Parisien

Les boxeurs de Villepinte pourront s’entraîner à Aulnay-sous-Bois suite à l’incendie de leur salle

Boxe_AulnayIncendiée le 3 août, la salle de boxe ne pouvait plus être utilisée par les boxeurs à Villepinte. Heureusement, une solution a été trouvée : grâce au SEAPFA, présidée par Bruno Beschizza, les boxeurs pourront utiliser le gymnase Pierre Peugeot situé sur l’ancien site PSA d’Aulnay-sous-Bois. La salle de 165 m² sera bientôt équipée d’un tatamis et d’un ring.

Source et article complet : Le Parisien

 

Bruno Beschizza Président du SEAPFA : Déclaration des élus PCF-Front de Gauche d’Aulnay-sous-Bois

Bruno_BeschizzaBruno Beschizza a été élu le 28 mai 2014 président du Syndicat d’Equipement et d’Aménagement des Pays de France et de l’Aulnoye (SEAPFA).

Néanmoins, Bruno Beschizza, Martine Valleton et Thierry Meignen ne représentent  pas la majorité des électeurs des cinq communes du SEAPFA.

En effet, la gauche est majoritaire aux élections municipales sur les cinq villes : Aulnay-Sous-Bois, Villepinte, Blanc-Mesnil,  Sevran et  Tremblay.

35 430 électeurs (soit53.31%) ont montré leur attachement à une politique de gauche.

La présidence du SEAPFA par  Bruno Beschizza n’est donc pas légitime.

L’intérêt des habitants des cinq communes n’est pas d’avoir un président  de droite.

Nous regrettons que le choix d’une présidence de gauche n’ait pu être réalisé.

Les élus du groupe PCF Front de Gauche combattent fermement les politiques d’austérité et de droites mises en œuvre par Bruno Beschizza.

Source : communiqué PCF – Front de Gauche d’Aulnay-sous-Bois

SEAPFA : Le syndicat intercommunal bascule à droite avec Bruno Beschizza comme président

Bruno_BeschizzaC’est la traduction d’un nouvel équilibre politique… et des clivages si particuliers propres aux villes du nord-est du département. Pour la première fois de son histoire, le syndicat intercommunal Seapfa*, qui regroupe les communes d’Aulnay, Le Blanc-Mesnil, Sevran, Tremblay et Villepinte, est présidé par un élu de droite. En l’occurrence le maire UMP d’Aulnay, Bruno Beschizza, qui a été élu lundi dernier lors du comité syndical réunissant des élus des cinq villes. L’édile s’est félicité de son élection, y voyant le début d’une « nouvelle logique territoriale où la ville d’Aulnay aura toute sa place ». Au terme de trois tours de vote, il a obtenu 27 voix face au maire Europe Ecologie-les Verts de Sevran, Stéphane Gatignon, qui n’a obtenu que 10 suffrages.

Jusqu’à présent, le Seapfa, créé en 1971, n’avait connu que deux présidents : son fondateur, Robert Ballanger, ancien premier magistrat d’Aulnay, puis François Asensi. Le député-maire (Front de gauche) de Tremblay a présidé pendant dix-neuf ans la structure qui gère, entre autres, les déchets ménagers, le centre équestre, le cimetière intercommunal et porte désormais un projet de construction d’un crématorium.

François Asensi (Front de gauche) appelle les siens à voter… UMP

Cette fois-ci, François Asensi n’était pas candidat. Au troisième tour de l’élection, il a clairement invité les élus Front de gauche à voter… pour l’UMP. Pourtant, avec 19 voix cumulées au sein du comité syndical (contre 18 à droite), le PS, le PRG, EELV et le Front de gauche auraient pu élire Stéphane Gatignon. « Quel est le message politique envoyé ? » s’interroge ce dernier. « Comment comprendre que la gauche, déjà en posture difficile au plan national, laisse la place à la droite ? Et ce, alors que les élus communistes à Aulnay dénoncent la politique de Bruno Beschizza, vis-à-vis des Roms par exemple… »

François Asensi invoque, lui, le simple respect des électeurs. « J’ai suivi le suffrage universel. La logique voulait que le président soit de droite, puisque c’est le parti majoritaire sur notre territoire », explique l’élu, brandissant le résultat des élections de mars — l’UMP a conquis Le Blanc-Mesnil, Aulnay et Villepinte. Du reste, assure-t-il, « le travail s’est toujours fait dans le consensus au sein du Seapfa ». Un état d’esprit qui régnait déjà en avril lors du premier conseil de l’agglo Terres de France (Tremblay, Sevran, Villepinte) : la maire UMP de Villepinte, Martine Valleton, est devenue première vice-présidente, aux côtés du président François Asensi.

*Syndicat d’équipement et d’aménagement des Pays de France et de l’Aulnoye.

Source : Le Parisien du 31/05/2014

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