Archives de Catégorie: Budget

Un projet de budget 2014 «volontariste» pour la Région Ile-de-France

Ile_de_FranceEn légère hausse, le projet de budget 2014 de la Région Île-de-France met l’accent sur l’investissement. Au bénéfice de l’emploi et du développement économique, du logement et des transports.

Présenté une dizaine de jours avant la prochaine séance du conseil régional (voir encadré), le projet de budget 2014 de la Région prend le contrepied de l’austérité ambiante. Avec 4,75 milliards d’euros, il progresse de 0,24% par rapport à 2013, malgré une baisse des recettes évaluée à 1,1%. Grands gagnants, les investissements progresseront de 5,7% pour maintenir et créer 120.000 emplois en 2014 : « Une pincée de keynésianisme dans un océan de rigueur », selon le président de la Région, Jean-Paul Huchon. Ces investissements bénéficieront en priorité à ces grands postes

  • Les transports : un tiers du budget de la Région et presque 1 milliard d’euros d’investissements prévus, soit 16% de plus que l’an dernier.
  • Le logement : l’effort ayant permis la construction de 30.000 logements depuis 2010 sera poursuivi. En partenariat avec l’État, 4.000 logements étudiants supplémentaires sortiront de terre.
  • La formation professionnelle et l’apprentissage : 387 millions d’euros dédiés à l’apprentissage et 102.500 apprentis formés l’an prochain.
  • L’emploi : 50 millions d’euros y seront directement consacrés.
  • L’activité économique, avec un budget en hausse de 10% et une enveloppe de 30 millions d’euros pour le numérique.
  • L’éducation, avec un investissement de 400 millions d’euros sur les lycées.
  • Le secteur sanitaire et social : 177 millions d’euros lui sera attribué.

Dépassement de découvert autorisé : frais bancaires encadrés à compter du 1er janvier 2014

argentPour les particuliers, les frais bancaires pour incident de paiement seront plafonnés à compter du 1er janvier 2014.

L’article 52 de la loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 de séparation et de régulation des activités bancaires avait prévu de plafonner les commissions d’intervention bancaires afin de limiter les frais acquittés par les clients de banques lors des dépassements de découvert autorisés, le décret n° 2013-931 du 17 octobre 2013 fixe les plafonds de ces frais.

  • Pour tous les clients, les frais ne pourront pas excéder 8 euros par opération et 80 euros par mois,
  • Pour les personnes en situation de fragilité financière (souscrivant une offre adaptée de nature à limiter les incidents de paiement), le plafond est fixé à 4 euros par opération et 20 euros par mois.

Le projet de loi sur les emprunts toxiques fait bondir les élus de la Seine-Saint-Denis

TRoussel_93Pour aider les collectivités à se débarrasser des prêts à risques, le gouvernement propose la création d’un fonds de soutien. Ses modalités de mise en place sont très critiquées.

La guerre engagée par le département de la Seine-Saint-Denis contre les banques qui ont empoisonné sa dette de prêts dits toxiques (lire ci-dessous) prend une nouvelle tournure. Hier, l’association Acteurs publics contre les emprunts toxiques (APCET), créée sur l’initiative de l’ancien président (PS) du conseil général Claude Bartolone et qui regroupe aujourd’hui une centaine de collectivités locales, s’est alarmée, lors de son assemblée générale, du dispositif prévu par le gouvernement pour sortir les villes de l’ornière.

L’article 60 du projet de loi de finances 2014 prévoit en effet la création d’un fonds de soutien aux collectivités et organismes publics de 100 M€ par an durant 15 ans, une enveloppe financée pour moitié par les banques. Mais voilà, le texte stipule que pour en bénéficier, les collectivités doivent renoncer à tout contentieux. En Seine-Saint-Denis, cette condition est jugée « inacceptable » par Stéphane Troussel, président (PS) du conseil général et trésorier de l’APCET. Il faut dire que le département a engagé devant la justice 15 procédures pour un montant de 377 M€ de prêts à risques. En février, le 93 qui avait attaqué Dexia sur trois prêts a obtenu le remplacement de leurs taux par le taux d’intérêt légal en vigueur. A titre d’exemple, l’un des crédits passait ainsi de 7,04% à 0,71%. La banque a fait appel de cette décision mais la justice n’a pas encore tranché définitivement.

Ne pas déstabiliser le secteur bancaire

Toutefois, ce premier jugement rendu par le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) a créé un appel d’air : les assignations contre la Société française de financement local (la Sfil a hérité des emprunts toxiques de Dexia qui a été en partie démantelée) et Dexia ont triplé depuis février. Le dispositif gouvernemental entend ainsi stopper cette inflation qui « risquerait de déstabiliser le secteur bancaire français », selon le texte du projet de loi qui redoute « une restriction de l’accès au crédit par les collectivités locales » et s’inquiète de conséquences pour les finances de l’Etat qui est actionnaire à 75% de la Sfil.

Stéphane Troussel, qui dénonce une « amnistie » des banques, s’insurge contre un « chantage », « un marché de dupes ». « L’idée de ce fonds est louable, mais le texte exige qu’au préalable, la collectivité ait trouvé un accord avec les banques sur tous les contentieux en cours. Pour nous, ce n’est pas possible! », juge le président du conseil général. Il cite en exemple l’accord trouvé il y a trois semaines avec la banque irlando-allemande Depfa contre laquelle il avait déposé deux recours en justice. Le département a obtenu des taux fixes pour deux prêts à risques aux termes de deux ans de négociation. « Nous n’avons éteint le contentieux que lorsque la négociation a abouti : il ne faut pas prendre le problème à l’envers », préconise l’élu. Dexia et la Sfil n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Le ministère du Budget n’a pas répondu à nos sollicitations.

Troussel veut faire payer les anciens dirigeants de Dexia

Porte-étendard dans la croisade contre les emprunts toxiques, la Seine-Saint-Denis ne digère pas l’impunité des anciens dirigeants de Dexia, la banque franco-belge qui a conduit bon nombre de collectivités à souscrire des produits financiers à risque. En effet, les patrons défaillants remerciés sont partis avec indemnités et avantages substantiels. Stéphane Troussel, le président (PS) du conseil général, vient d’écrire au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault pour lui demander d’engager des recours contre ces primes étonnantes. Et de citer l’ancien président du conseil d’administration de la banque (de 1999 à 2006), Pierre Richard, parti avec une rente annuelle de 300000 € « aux termes d’une transaction en date du 11 mars 2013 », relève Stéphane Troussel, soit bien après la découverte de la mauvaise gestion de la banque, ou encore l’ex-administrateur délégué Axel Miller qui a bénéficié en 2008 d’une indemnité de départ de 825000 €.

Des pensions déjà dénoncées en juillet dernier dans le rapport de la Cour des comptes sur Dexia. Cette dernière avait d’ailleurs demandé à l’Etat d’étudier les possibilités juridiques afin de récupérer ces sommes et ce avant qu’il n’y ait prescription, en 2014. « Rien n’a été fait. Pour nous il est inconcevable que leur responsabilité individuelle n’ait jamais été mise en cause et qu’en outre ils bénéficient de ces retraites chapeaux. Seul l’Etat, en tant qu’actionnaire de la banque, peut engager ces recours », alerte le président du conseil général du 93.

Mis en cause, le groupe Dexia n’a pas souhaité réagir sur ce sujet.

Source : Le Parisien du 02/10/2013

Emprunts toxiques en Seine-Saint-Denis : La droite demande des comptes à Stéphane Troussel

TRoussel_93Kamel Hamza, William Delannoy, Nadia Lenoury et Gérard Prudhomme, conseillers municipaux UMP, UDI, Divers droite à La Courneuve, Saint-Ouen, Aubervilliers et Livry-Gargan tapent du poing sur la table au sujet des emprunts toxiques. Dans un courrier, ils demandent à Stéphane Troussel, président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis, « des explications sur la situation réelle des emprunts toxiques contractés par le département, le nombre de procès en cours, le coût des avocats, etc.  ». Ils raillent la gestion du dossier depuis le début : « Après les épisodes du film Bartolone contre les emprunts toxiques, nous avons suivi un nouveau dénouement avec Troussel en Belgique contre Dexia. Pourtant, les emprunts toxiques, ce?n’est pas le titre d’une série américaine, c’est la réalité du porte-monnaie des habitants de la Seine-Saint-Denis. » Actuellement, quinze procédures sont menées afin de réduire l’encours d’une dette évaluée à 370 M€.

Source : Le Parisien du 19/09/2013

50% des foyers fiscaux sont imposables à Aulnay-sous-Bois

argent19 561 € : tel est le revenu fiscal de référence moyen dans la ville d’Aulnay-sous-Bois, où 50% des foyers fiscaux sont imposables.

C’est plus qu’à Stains, Saint-Denis ou Blanc-Mesnil mais c’est loin derrière Le Raincy, Gournay-sur-Marne ou Vaujours.

La ville d’Aulnay-sous-Bois se trouve globalement dans la moyenne du département de la Seine-Saint-Denis, l’un des plus pauvres en France.

En payant vos impôts cette année, vous pourrez vérifier si votre revenu correspond bien à la moyenne de la ville…

Intervention d’Alain Boulanger au Conseil Municipal du 21 mars 2013 sur la dette d’Aulnay-sous-Bois

Alain_Boulanger_CommercesLe poids de la dette, dû principalement à l’importance de la masse salariale dans le budget de fonctionnement, réduit sensiblement nos possibilités d’intervention surtout s’il y a une volonté de ne pas augmenter les impôts.

Nous pouvons penser que le changement des rythmes scolaires en 2013 pourrait impacter les équilibres, mais il apparait que la décision (sans discussion) aurait déjà été prise d’attendre 2014 ;Merci le Parisien.

La volonté de mutualiser nos réseaux de chaleur avec Sevran montre à l’évidence que dans d’autres domaines des gains sont à portée de mains.

J’ai relayé auprès de F. Assensi la demande du maire d’obtenir une réponse à ses courriers de demandes d’intégration à Terre de France.

La situation créée par le départ de PSA doit nous conduire à être très attentif quant aux prétendus 150.000 emplois qui n’étaient que 100.000 hier.

Source : Intervention du conseiller municipal indépendant au conseil municipal du 21 mars 2013

Jacques Chaussat : La dette de la ville d’Aulnay-sous-Bois s’alourdit encore !

Communique_Chaussat_BudgetLa situation financière de la ville d’Aulnay-sous-Bois devient de plus en plus alarmante ! Tel est le constat amer que l’on peut tirer suite au conseil municipal du 21 mars 2013, qui délibérait sur la validation du Compte Administratif 2012 et le vote du Budget Primitif 2013. Le Maire et son équipe prévoient d’emprunter 20 millions d’euros supplémentaires, ce qui ferait grimper la dette à une somme de 120 millions d’euros.

En l’espace de 6 ans, la dette va ainsi quasiment tripler ! Ce recours affolant à l’emprunt cache une triste réalité : la ville n’est plus capable de supporter ses charges de fonctionnement et le Maire est dans l’incapacité de trouver de nouvelles recettes pour faire face aux besoins d’investissement.

La dette atteindra 1 200 € par habitant à la fin du mandat de la majorité socialo-communiste, alors que celle-ci était de l’ordre de 450 € en 2007. Chaque nouveau né Aulnaysien se voit ainsi attribuer un handicap qu’il devra tôt ou tard payer.

Cette gestion désastreuse n’émeut cependant pas le premier magistrat de la ville, qui n’a pas honte de signaler en plein conseil municipal de vouloir dépenser comme il l’entend pour appliquer sa politique. Conscient des dangers mais trop soucieux de vouloir préserver sa position de Maire, il préfère la fuite en avant et laisser la ville recourir à l’emprunt de manière immodérée. Selon lui et son adjointe Françoise Bovais-Liégeois, ce recours abusif serait intéressant compte tenu des taux bas pratiqués sur les marchés. Des pays comme l’Allemagne, qui indique vouloir mettre fin à l’emprunt dès 2015, seraient-ils dans l’erreur ?

Cette politique irresponsable doit cesser. L’effet Ciseau, devenu l’effet Cisaille, qui consiste à constater une augmentation des dépenses supérieure à celle des recettes, finira par étouffer notre ville et la mettre dans une situation catastrophique.

6 ans de politique Ségurienne auront suffi pour détruire une gestion responsable mise en place sur plusieurs décennies. Cette triste page de l’histoire d’Aulnay doit
être tournée au plus vite. Les Aulnaysiens ne sont pas dupes de la situation réelle, et ce malgré un matraquage de propagande pré-électorale.

Vous pouvez compter sur nous pour relever ce grand défi, sur notre expérience et sur notre volonté d’agir.

Vivement demain !

Source : Communiqué de Jacques Chaussat, conseiller municipal et conseiller général UDI

Jean-Marc Ayrault rassure le département de la Seine-Saint-Denis sur les 40 M€

impots« Egalité territoriale » : l’expression, souvent citée par le président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, a été reprise hier par Jean-Marc Ayrault. « Il y a l’égalité entre les citoyens mais aussi l’égalité entre les territoires », a glissé dans son discours le Premier ministre. Et d’évoquer le Fonds de solidarité des communes de la région Ile-de-France(FSRIF) en projet dans le cadre de la loi de décentralisation. Dans la région, ce sont les deux tiers de ce fonds, soit 40 M€, qui reviendraient au 93, le département le plus pauvre. De quoi faire grincer des dents aux territoires plus fortunés comme les Hauts-de-Seine. Hier, le Premier ministre s’est « réengagé » en faveur de ce fonds et donc en faveur du 93. « Je ferai tout pour convaincre le Parlement. Il faut que cette disposition soit votée et vite mise en application. Vous l’attendez, c’est légitime », a déclaré Jean-Marc Ayrault devant les caméras. Avant de reprendre le cours normal de son discours sur « la bataille de l’emploi ». Une manière détournée de soutenir l’initiative du département jeudi dernier d’ajouter, par anticipation, aux recettes du budget 2013 ces 40 M€. « Une bonne nouvelle », a salué au terme de la visite Stéphane Troussel qui a essuyé lors du vote de ce budget les foudres de l’opposition de droite.

Source : Le Parisien du 26/03/2013

Pas d’augmentation d’impôts cette année à Aulnay-sous-Bois

impotsLe budget « le plus difficile » de son mandat. C’est ainsi que Gérard Ségura, maire PS d’Aulnay, a présenté les choses lors du conseil municipal du 21 mars. Confrontée à la crise et au gel des dotations de l’Etat, la commune va faire face à des investissements incontournables : la reconstruction et l’extension de deux groupes scolaires (Solbes-Paul Bert et Ambourget), la poursuite de la rénovation urbaine dans le nord de la ville. Le budget 2013, en légère augmentation par rapport à l’an dernier (226,86 M€ contre 225,88 M€), a été adopté par la majorité, les élus communistes s’abstenant simplement sur quelques lignes relatives à la vidéosurveillance et au financement de l’enseignement privé. En 2013, la ville n’augmentera pas ses impôts. Elle ne reviendra pas sur l’accès facilité à la restauration scolaire (qui a suscité 1000 inscriptions supplémentaires) ou aux centres de loisirs. Elle mise sur d’autres économies et sur le recours à l’emprunt. « Nous n’avons pas de difficulté à emprunter, souligne Françoise Bovais-Liégeois, maire adjointe aux finances. D’ailleurs l’en-cours par habitant est seulement de 1166 €, contre 1409 € en moyenne dans les villes de même strate. » Dans l’opposition, le ton est pourtant alarmiste. « On enfonce le clou de l’endettement, on marche à la catastrophe », assure ainsi Jacques Chaussat (UDI).

L’effort va aussi porter sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement. En 2012, indique Françoise Bovais-Liégeois, la ville a économisé l’équivalent de 45 postes à temps plein au sein de certains services, en préservant « les secteurs où il existe une forte demande comme la restauration scolaire ». La ville a enfin choisi de diminuer les subventions versées à certaines associations, notamment dans le domaine sportif. Une disposition critiquée par les élus Europe Ecologie. La majorité invite les associations à se tourner vers d’autres bailleurs de fonds et, jeudi, les élus devraient voter la création d’un « club des partenaires », censé favoriser les liens avec sponsors et mécènes.

Source : Le Parisien du 26/03/2013

La dette d’Aulnay-sous-Bois pourrait bientôt passer à 120 millions d’euros

poids-de-la-detteEn l’espace de moins de 6 ans, la dette de la ville d’Aulnay-sous-Bois a quasiment triplé. Lors du dernier conseil municipal du 21 mars 2013, nous avons appris en effet que la ville prévoyait le recours à l’emprunt pour une coquette somme de 20 millions d’euros supplémentaires. Si la dette d’une ville ne signifie pas forcément une difficulté de gestion, nous ne pouvons nous questionner sur le recours abusif à l’emprunt pour financer en partie les investissements.

Selon le Maire Gérard Ségura, le recours à l’emprunt est devenu intéressant du fait des taux très bas sur le marché. Il est vrai que les taux sont historiquement bas. Mais alors que des collectivités nationales tentent de limiter le recours à l’emprunt (l’Allemagne espère ne plus emprunter à partir de 2015), la ville d’Aulnay opte pour un chemin totalement différent. Cette dette, qu’il va falloir rembourser, pèse d’ailleurs de plus en plus sur le budget de la ville.

Nous vous conseillons, pour ceux qui n’ont pu assister au Conseil Municipal du 21 mars 2013, de le visualiser en cliquant ici.