Archives de Catégorie: Faits divers

Seine-Saint-Denis : Le RER B ralenti après un vol de câble

RERB_AulnayLE BOURGET. Le trafic a été perturbé hier matin sur le RER B, au niveau du Bourget, à cause d’un vol de cuivre. En sectionnant un câble, les malfaiteurs ont déréglé une partie du système de signalisation, ce qui a entraîné de légers retards pour les passagers. De 8 heures du matin jusqu’en milieu de journée, des agents de maintenance ont travaillé pour que les rames puissent circuler normalement. Un larcin commis alors que la dernière phase de modernisation de la ligne du RER B nord se termine cet été, avec les derniers réglages du nouveau système de signalisation.

Source : Le Parisien du 08/08/2013

Cannabis et fusils à pompe à Saint-Denis

CannabisLundi soir la police de Saint-Denis a trouvé dans une cave de la rue Jean-Lurcat qu’elle surveillait depuis plusieurs jours 400 g de résine de cannabis mais aussi deux fusils à pompe de calibre 12 et un fusil de chasse ainsi que les munitions correspondantes. Un homme a été interpellé.

Source : Le Parisien du 07/08/2013

Aulnay-sous-Bois : des voleurs chargeaient des scooters sur une camionnette

scooterLes voleurs ont été interpellés en pleine action. Lundi vers 20h30, cinq hommes ont éveillé la curiosité d’une patrouille de police d’Aulnay-sous-Bois. Ils étaient occupés à charger en catimini trois scooters dans une camionnette de location, rue du Général-de-Gaulle. Lors de la perquisition d’un box, la police a découvert de nombreuses pièces détachées de deux-roues de provenance douteuse. Les suspects ont été placés en garde à vue.

Source : Le Parisien du 07/08/2013

Sevran : Les trois élèves piqués par accident par des seringues de drogue vont bien

SeringuesSecret médical oblige, le bilan de santé des trois enfants qui ont manipulé une seringue souillée à l’école élémentaire Emile-Zola en avril n’est pas officiellement communiqué. Deux fillettes se seraient piquées avec, un autre garçon l’aurait touchée. D’après plusieurs sources, les enfants iraient bien et n’auraient pas été contaminés.

Des plaintes en suspens. Pour autant, le chapitre n’est pas clos. Plusieurs familles ont déposé plainte contre X. « La question n’est pas tant de retrouver le toxicomane qui aurait laissé cette seringue près de l’école, que de savoir si les pouvoirs publics connaissaient ce risque et auraient pu éviter cela », questionne Me Yazid Benmeriem, avocat de cinq familles qui ont déposé plainte et qui rappellent que le conseil d’école avait soulevé cette question en 2012. Le parquet a trois mois pour décider des suites qu’il compte donner. A défaut, les familles peuvent se constituer partie civile auprès d’un juge d’instruction. De son côté, la municipalité — qui a aussi déposé plainte pour mise en danger de la vie d’autrui — s’est engagée à ce que la clôture soit renforcée à la rentrée.

Un comité de suivi des addictions, portant plus spécialement sur le quartier des Beaudottes a été mis en place. « L’idée est d’associer tous les partenaires : l’association First, Arrimages (association de prévention), le centre Gainville (à Aulnay), le service technique, le Dr Touitou (responsable du centre municipal de santé), la maison de quartier, l’unité d’addictologie de l’hôpital René-Muret et de Ballanger… », précise-t-on en mairie de Sevran. Plusieurs actions sont déjà envisagées, auprès des pharmaciens, qui sont aussi sollicités par les usagers de drogue, et auprès de l’Education nationale, pour informer et prévenir des conduites à tenir.

Le déménagement des distribox est à l’étude. Actuellement, ces machines, qui permettent aux toxicomanes de se procurer des seringues neuves, sont installées sur le mur de l’ancien pavillon d’entrée de l’hôpital Ballanger, qui sert de local à l’association First. Personne n’a pu encore expliquer pourquoi la distribution de seringues avait explosé au cours du dernier trimestre 2012. « Nous réfléchissons à relocaliser le Caarud* ailleurs dans l’enceinte de l’hôpital, pour proposer de meilleures conditions d’accueil aux usagers du centre et à ceux qui fréquentent l’hôpital », explique Jean Pinson, le directeur de Ballanger.

*Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogue, géré par l’association First.

Source : Le Parisien du 06/08/2013

A Sevran, on ramasse les seringues au petit matin

Seringues_SevranMunis de pinces, les agents des services techniques arpentent la ville pour la nettoyer de ces déchets dangereux laissés par les toxicomanes.

De loin, un bâton de sucette ressemble à s’y méprendre à une seringue. Mais Philippe et Farid ont l’œil. Ils n’ont pas besoin de se pencher, ni même de toucher l’objet du bout de leur chaussure pour en avoir le cœur net. Voilà près de quatre mois que, chaque matin, à Sevran, avant l’ouverture des écoles et des centres de loisirs, ils cherchent les seringues usagées, abandonnées dans les fourrés et les buissons. La société de nettoyage Sepur se charge aussi d’une partie de la ville.

Le ramassage des seringues usagées ne date pas du 17 avril, jour où des enfants se sont piqués à l’école Zola. « On travaillait à la collecte des Dasri* depuis mars 2012, explique Abdellah Quossi, directeur du centre technique municipal. A l’automne, on s’est dotés de pinces pour éviter de ramasser ça à la main. Avant on prenait des boîtes au centre municipal de santé pour les y mettre. »

Une cartographie des endroits à risque

Depuis les « événements » d’avril, le ramassage s’est intensifié. Plus de 600 seringues ont été collectées sur les douze derniers jours d’avril, 440 en mai, presque autant en juin, et 140 pour la première quinzaine de juillet. A la ville, quatre agents, dont Philippe et Farid, s’y collent, de 6 heures à 8 heures. Nous les avons accompagnés un petit matin de juillet. Aux abords du centre Poulbot et du centre de loisirs voisin, pas de seringues. L’équipe de ramasseurs n’est pas surprise : « Jamais une seringue n’a été découverte dans la cour d’une des 29 écoles de la ville », assurent-ils. Allongée à même la pelouse, au soleil, une femme dort, en chien de fusil, la tête posée sur son sac à main. Le responsable de la voirie, Abdellah, pense qu’il s’agit d’une toxicomane qui « se repose, après sa prise ». Il s’approche tout de même pour vérifier que la dormeuse n’a pas besoin d’aide.

Des détritus jonchent le sol mais Farid et Philippe s’en désintéressent. Leur boulot, au petit matin, ce sont les seringues, exclusivement. Ici, près du service jeunesse, rien. « Les soirs d’été, il y a des barbecues et en général les toxicomanes s’en éloignent pour faire leur shoot », commentent les agents. La localisation des seringues a été répertoriée sur une carte, et elle répond à une logique assez rationnelle : entre les gares RER et les points de vente (allée La Pérouse, aux Beaudottes ou au Gros-Saule, à Aulnay) et majoritairement dans des endroits à l’abri des regards, derrière le gymnase Bacquet ou sur le mail Victor-Schœlcher. « Il y a quelques points le long du canal de l’Ourcq, note Abdellah Quossi, sous une passerelle, mais ça ne pose pas les mêmes problèmes. »

Un préservatif, une capsule rouge, un flacon indiquent souvent la présence de seringues, comme à la Roseraie, dans un bosquet, où sept seringues sont ramassées. Farid et Philippe les saisissent avec leur pince et les déposent dans la boîte. A aucun moment, les agents ne les touchent de la main. Ils sont capables de dire si la seringue vient du distribox situé à l’entrée de l’hôpital Ballanger ou d’ailleurs. A côté, deux petits vélos rouillés inquiètent Abdellah. Il sait qu’un enfant pourrait être tenté de s’approcher. « Il faudra repasser pour les enlever », dit-il à l’équipe. Ce matin-là, Farid et Philippe ont ramassé une quinzaine de seringues.

*Les déchets d’activités de soins à risques infectieux.

Source et image : Le Parisien du 06/08/2013

Trafic de drogue, violence : un homme tué à Sevran

Sevran_MortUne berline allemande a pris pour cible les passagers d’une voiture dont les occupants sont connus des services de police pour trafic de drogue. Un homme a été tué, et le pronostic vital du second passager est engagé.

Deux hommes, connus très défavorablement des services de police pour trafic de drogue, ont été la cible de coups de feu jeudi soir à Sevran. Circulant en voiture dans les cités rivales du Rougement et des Beaudottes, les deux hommes étaient arrêtés à un feu rouge vers 23 heures quand une berline allemande de couleur sombre s’est portée à leur hauteur et a fait feu, selon les informations du Parisien.

Le tireur a touché à bout portant le passager avant de la voiture avant de prendre la fuite. La balle a traversé le cou de ce dernier et s’est logée dans la clavicule du passager arrière. Le conducteur n’a lui pas été ciblé. Il a immédiatement conduit les deux hommes à l’hôpital Robert Ballanger, à Aulnay-sous-Bois. L’homme touché au cou, âgé de 27 ans, est décédé. Le pronostic vital du second passager de 32 ans, touché à la clavicule, est lui engagé. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

Une plaque tournante du trafic de drogue

«C’est un règlement de comptes», assure Stéphane Gatignon, le maire EELV de la ville. «Là, il s’agit du même système qu’à Marseille: une structuration mafieuse autour du trafic de drogue auquel il faut aujourd’hui s’attaquer». Les deux victimes gravitaient autour d’une bande qui contrôle des territoires de Sevran, l’une des plaques tournantes du trafic de drogue en Seine-Saint-Denis. L’homme blessé à l’épaule avait été jugé avec d’autres comparses en fin d’année dernière pour avoir participé en 2008 à la séquestration et au meurtre du leader d’une bande rivale, auquel ils voulaient reprendre le contrôle du trafic de drogue dans une cité de la ville. Le chef de leur gang, Issam Saad, avait été condamné à 25 ans de prison. L’homme aujourd’hui blessé avait été acquitté, faute de preuves.

Le maire de Sevran assure que ce règlement de compte n’a rien à voir avec le décès d’un jeune homme de 24 ans au cours d’une rixe entre bandes rivales, début juillet. La victime avait été touchée par plusieurs balles dans le ventre et avait reçu plusieurs coups de barre de fer.

Source : Le Figaro

Virginie Dalens : « Les policiers sont tombés dans un guet-apens » à Saint-Denis !

Franc_MoisinAprès l’agression de son collègue de la compagnie de sécurisation et d’intervention, la CSI 75, mercredi après midi dans la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis, Virginie Dalens, déléguée SGP police-FO, parle « d’un véritable guet-apens » tendu au policier. Mercredi, vers 17 h 20, lors d’une patrouille alors qu’il venait de pénétrer dans le quartier, le brigadier a reçu un pavé en plein visage. Une fois à terre, un petit groupe de jeunes dont les visages étaient dissimulés, s’est précipité sur lui et l’a roué de coups de pied.

Le second motard qui le suivait, épargné par le caillassage, a mis aussitôt pied à terre pour appeler des renforts. Voyant son collègue toujours aux prises avec les agresseurs, il a dû tirer à cinq reprises en l’air pour les disperser. Le groupe s’est évanoui entre les barres d’immeubles. Une fois le champ libre, le policier a récupéré son binôme qui gisait sur le sol, la tête en sang, malgré la protection de son casque. Quelques minutes plus tôt les deux policiers, en mission de sécurisation dans le secteur, avaient repéré deux jeunes qui circulaient sans casque sur un scooter. Ils ont décidé de les pister car les deux contrevenants correspondent au signalement de voleurs à la portière qui avaient sévi le matin même à Aubervilliers.

« Il n’y a pas eu de course-poursuite. Mais une surveillance discrète », insiste Virginie Dalens, affectée à la CSI 75. Les consignes invitant les fonctionnaires à lever le pied, voire à abandonner les courses poursuites, notamment avec des deux roues, ont été réactivées après la mort de deux policiers de la BAC (brigade anticriminalité) sur le périphérique en février dernier. « Les policiers venaient juste d’entrer dans la cité et n’avaient eu le temps que de dépasser deux immeubles lorsque le pavé a été jeté contre le premier motard », poursuit-elle.

Le conducteur du scooter et son passager ont eu largement le temps de prendre la fuite pendant que le policier était frappé.

Transporté à l’hôpital, le brigadier souffre d’une fracture de la mâchoire et du palais. Ces incidents ont provoqué une vive réaction chez les syndicats de policiers. « Nous attendons du ministre de l’Intérieur qu’il mette tous les moyens nécessaires à l’interpellation des agresseurs de nos collègues de la CSI 75, a déclaré Henri Martini, secrétaire général Unité SGP Police Force Ouvrière. Cette nouvelle agression montre que rien n’est réglé en Seine-Saint-Denis, malgré toutes les annonces qui ont pu être faites. Certains quartiers relèvent, sur le plan de la sécurité, d’un véritable traitement curatif. »

Rodéos, motos sauvages, quads : en Seine-Saint-Denis et surtout Aulnay-sous-Bois, un casse-tête depuis sept ans

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Les mini-motos et les quads, les motos cross non homologuées. Quel que soit le modèle, cela fait sept ans que ces engins génèrent des nuisances et accidents en Seine-Saint-Denis à l’arrivée des beaux jours. L’année 2013 ne fait pas exception. A Sevran et Bobigny récemment, deux jeunes sont morts en chutant de moto, sans casque. A Bondy, en juin, les policiers appelés à l’aide par des riverains pour mettre un terme à des rodéos, ont coursé un fuyard. L’intervention a dégénéré à Villemomble et une mère de famille a perdu un œil, l’IGS (la police des polices) a été saisie. « Le législateur n’a pas donné le mode d’emploi pour empêcher ces rodéos », estime Bernard Pasqualini, ancien chef de la Sûreté et désormais délégué police population à Tremblay. Les élus tentent de trouver des solutions. En 2007 déjà, à l’appel de Gilbert Roger, alors maire (PS) de Bondy, une table ronde réunissait 23 maires en préfecture, pour demander le retrait des mini-motos de la vente. Le maire d’Epinay, Hervé Chevreau (DVD), réclamait l’augmentation des frais de fourrière, pour la restitution des engins en règle. Le défi reste entier. En juin, Gérard Ségura, le maire (PS) d’Aulnay, a réclamé une audience au procureur de la République.

Source : Le Parisien du 30/07/2012

Seine-Saint-Denis : Comment les policiers luttent contre les rodéos en quads et à motos

Motos_Sauvages

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Chaque été, c’est une rengaine, habitants et élus dénoncent les comportements dangereux de certains motards ou conducteurs de quads : circulation à contresens ou sur les trottoirs, zigzags intempestifs, roues arrière… Et ce phénomène peut se terminer en accident.

Pour preuve dimanche soir aux Mureaux (Yvelines), un jeune de 20 ans qui circulait au guidon d’une moto cross a percuté par l’arrière la voiture qui le précédait. Le pilote a fini sa course dans la lunette arrière du véhicule. Blessé au visage, il a été transporté par des témoins à l’hôpital. Les rodéos et les roues arrière sont également très fréquents à Mantes-la-Jolie sur les bords de Seine et dans les rues de la cité du Val-Fourré. Dimanche après-midi alors que de nombreux promeneurs flânaient le long du fleuve, les policiers effectuaient des contrôles. Ils ont notamment arrêté un pilote qui circulait sans casque à vive allure sur les bords de Seine. Deux motos ont par ailleurs été saisies et placées à la fourrière.

Voici quelques jours, Michel Vialay, le maire (UMP) de Mantes-la-Jolie a piqué un coup de colère après un énième rodéo dans les rues du centre-ville. L’élu a également mis en cause le ministère de l’Intérieur en évoquant l’existence d’une « note » qui interdit aux policiers de « poursuivre ces voyous ». Il envisageait d’ailleurs de lui adresser un courrier. La démarche, si elle n’est pas sans arrière-pensée politique, repose sur des arguments valables.

Selon différentes sources policières, plusieurs notes préconisent en effet de ne pas tenter de courses-poursuites contre ces chauffards. La première d’entre elles date de 1999 et a été enrichie de circulaires successives, notamment après la mort de deux adolescents percutés par une voiture de police alors qu’ils circulaient à moto en 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), mort qui fut à l’origine de graves émeutes. « Nous ne sommes pas là pour tuer les gens, justifie un policier. On ne va pas faire prendre des risques inconsidérés à nos équipages et aux fauteurs de troubles alors que l’on peut les empêcher de nuire autrement. »

Interpellé sans casque à la station-service

Si les engins sont équipés de plaques d’immatriculation, il suffit aux policiers de les relever et de leur dresser des PV à la volée. Les fonctionnaires peuvent aussi reconnaître les conducteurs, bien souvent réfractaires au casque, et les interpeller un peu plus tard. L’autre astuce consiste à se poster à proximité d’une station-service. Il y a quelques jours, aux Mureaux, un homme a ainsi été interpellé en douceur. « Il roulait sans casque. Nous savions où il faisait son plein. On l’a attrapé sans difficulté », raconte un policier.

La confiscation des engins apporte également une réponse rapide aux nuisances subies par les habitants. Enfin, la justice poursuit les auteurs des infractions lorsqu’il y a « mise en danger de la vie d’autrui », un délit passible d’un an de prison et de 15000 € d’amende.

Source : Le Parisien du 30/07/2013

Seine-Saint-Denis : Huit cambrioleurs, dont des mineurs, interpellés

CambriolagePlusieurs arrestations ont eu lieu à la suite de cambriolages qui se sont produits ces jours-ci. A Villemomble, un adolescent de 16 ans a été écroué après avoir été identifié comme l’auteur de cinq cambriolages dans le quartier des Marnaudes. Deux présumés complices, de 14 ans, ont été remis en liberté. A Romainville, trois garçons de 11, 13 et 14 ans ont été placés en garde à vue jeudi après s’être introduits dans un pavillon, route de Montreuil. La police les a rattrapés quand ils s’enfuyaient. A Sevran, enfin, deux hommes de 21 ans se sont fait surprendre par la police hier, un peu avant 8 heures, dans un pavillon dont ils avaient escaladé la clôture, rue de l’Ile-de-France.

Source : Le Parisien du 27/07/2013