Archives de Catégorie: Politique
Voeux de Mohamed Bounoua pour la fête nationale du 14 juillet
En ce jour mémorable du 14 juillet, je tiens à vous adresser mes vœux les plus chaleureux. Cette date est un symbole fort de l’unité et de la fierté nationale, rappelant la prise de la Bastille et la naissance de la République française.
En cette période marquée par des défis et des changements rapides, gardons à l’esprit notre héritage commun et soyons fiers de notre diversité. C’est grâce à notre capacité à nous unir autour de nos valeurs communes que nous pourrons surmonter les épreuves et construire un avenir meilleur.
En ce jour de fête nationale, je vous souhaite à tous un joyeux 14 juillet. Que cette journée soit remplie de joie, de partage et de célébrations en compagnie de vos proches.
Et que notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité guide nos actions et nos aspirations tout au long de l’année à venir en Seine-Saint-Denis et sur l’ensemble de nos territoires.
Vive la République, vive la France !
Mohamed Bounoua
Vœu : pour la mise en œuvre de congé menstruel pour les agentes d’Aulnay-sous-Bois, la prise en compte des douleurs incapacitantes et pour plus d’égalité femmes & hommes
Considérant que le tabou demeure sur les enjeux de santé menstruelle en général et notamment dans le monde du travail ;
Considérant que les menstruations sont un phénomène biologique naturel chez les femmes et qu’elles peuvent causer des douleurs, des malaises et des limitations physiques pendant plusieurs jours chaque mois ;
Considérant que la prévalence des douleurs menstruelles peut varier considérablement d’une personne à l’autre, mais que selon les estimations, environ 50 % des femmes souffrent de douleurs menstruelles modérées à sévères ;
Considérant, que les douleurs menstruelles ou encore l’endométriose peuvent devenir incapacitantes et ne pas permettre de travailler dans les meilleures conditions ;
Considérant que plusieurs pays dont l’Espagne récemment ont reconnu l’importance de créer un congé menstruel ;
Considérant que des entreprises françaises et le Conseil Départemental de la Seine-Saint- Denis ont choisi d’expérimenter ce dispositif ;
Considérant que la ville de Saint Ouen, le 8 mars dernier a mis en place un congé menstruel pour ses agentes souffrant de règles douloureuses et que d’autres collectivités songent à faire de même ;
Considérant que l’adoption d’une réglementation sur les congés menstruels dans notre ville peut améliorer la qualité de vie et la santé des femmes, et renforcer l’égalité des sexes et contribuer à la reconnaissance des droits des femmes ;
Par ces motifs nous proposons que :
- Toutes les agentes aient droit à un voire deux jours de congés menstruels payé par
- Les agentes puissent bénéficier d’un aménagement de poste avec notamment du télétravail les jours concernés, sans que cela ne vienne altérer leur droit à prendre un congé menstruel, si elles ne sont pas en capacité de travailler.
- Le congé menstruel ou tout autre maladie gynécologique soient considérés comme un congé de maladie, et que les agentes soient autorisées à prendre ce congé sans avoir à fournir de certificat médical.
- La municipalité soit tenue d’informer les agentes de leur droit à un congé menstruel payé, et de mettre en place des politiques clairement définies pour la gestion des congés
- Les agentes aient droit à la confidentialité et à la discrétion en ce qui concerne leur demande de congé menstruel et leur état de santé menstruelle.
- Tout responsable municipal qui aurait accès à ces informations respecte la vie privée des agentes et ne doit pas faire preuve de discrimination ou de préjugés liés à l’état menstruel.
- La municipalité fournira également une formation pour aider les gestionnaires à comprendre les besoins des employées liés aux menstruations et à mettre en œuvre cette réglementation de manière équitable.
Nous invitons les membres du Conseil Municipal à soutenir cette proposition et à travailler avec les organisations syndicales pour l’adoption d’une réglementation sur les congés menstruels dans notre ville.
Cette mesure est essentielle pour promouvoir l’égalité des sexes et améliorer la qualité de vie des femmes.
Source : groupe d’opposition de Gauche à Aulnay-sous-Bois
Thierry Meignen ne veut pas de Séverine Maroun en position 2 sur la liste des sénatoriales en Seine-Saint-Denis
Thierry Meignen sera tête de liste LR pour les sénatoriales en Seine-Saint-Denis. L’ex Maire du Blanc-Mesnil prendra Brigitte Marsigny, Maire de Noisy-le-Grand, en position 2 et Christian Demuynck, Maire de Neuilly-Plaisance et ancien sénateur, en position 3.
Séverine Maroun, 1ère adjointe à Aulnay-sous-Bois, souhaitait avoir la position 2. Elle se contentera certainement de la position 4 (non éligible). A moins d’une liste dissidente ?
Ci-dessous le communiqué de Thierry Meignen :
Depuis 9 ans le Maire piétine la démocratie à Aulnay-sous-Bois !
Pour faire taire les critiques sur sa gestion et la diffusion des opinions contraires aux siennes, le Maire dilapide des milliers d’euros d’argent public dans des procès contre des blogueurs, des citoyens et des élus malgré ses 16 défaites judiciaires à ce jour!
Le manque de démocratie a atteint des sommets avec les conseils de quartier de juin: aucune communication aux habitants sur les dates et lieux, réunions réservées aux « personnes autorisées », ordre du jour fixé par le maire. Les élus ont « joué la montre » en présentant longuement divers projets pour limiter les interventions des participants. Les habitants sont repartis sans réponse aux questions concernant le quartier. Aux Conseils de quartier version Beschizza, les habitants sont passifs, de préférence silencieux !
Les habitants ne sont pas dupes, le Maire crée un écran de fumée pour ne pas discuter des vraies préoccupations des habitants concernant les services municipaux réduits et plus chers, pour ne pas parler de la rénovation des quartiers toujours au point mort, des futures barres d’immeubles du nord au sud, des problèmes de circulation et de voirie, des écoles surchargées, du manque d’entretien des équipements publics.
Après 9 ans en responsabilité, B. Beschizza confirme son autoritarisme et amplifie son manque de démocratie.
Dans quelle ville sommes-nous ? De rares conseils de quartier corsetés par le Maire, des élus, difficile voire impossible à rencontrer puisque l’Hôtel de Ville est fermé depuis plus de 3 ans, quant au Maire, il a arrêté toutes ses permanences !
Aulnay et les Aulnaysiens méritent mieux ! Nous continuons à nous battre à vos côtés. Nous vous souhaitons à toutes et tous un bel été.
Sarah KASSOURI
Groupe des élu.e.s PS, PCF et citoyen.ne.s
Vidéo. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza pas convaincu par Emmanuel Macron pour mettre fin aux émeutes
Le Maire d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, était l’invité ce matin de RMC pour évoquer les émeutes dans sa ville. Reçu par Emmanuel Macron la veille, il indique que le chef de l’Etat est un séducteur qui n’apporte aucune solution, et qu’il n’a pas besoin de calinothérapie.
Ci-dessous l’extrait de l’interview.
Les élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois veulent réformer l’école et favoriser la mixité sociale pour mettre fin aux violences dans les cités
La mort de Nahel, âgé de 17 ans, tué mardi dernier par un policier lors d’un contrôle routier a suscité une vive émotion et une immense colère dans l’ensemble de notre pays.
Nous réitérons notre soutien et notre solidarité à sa famille et à ses proches.
Le policier responsable de la mort de l’adolescent a été mis en examen et placé en détention provisoire. Nous comptons sur la justice de notre pays pour établir en toute transparence et impartialité les faits et sanctionner rapidement en conséquence.
Si l’indignation et la colère de la population face à ce drame sont légitimes, elles ne peuvent en aucun cas s’exprimer par des violences et des dégradations.
Nous condamnons fermement les faits graves et inadmissibles qui ont été commis.
Détruire les services publics, incendier les biens des habitants, saccager et piller les commerces ne règle rien mais pénalise au contraire les familles, toutes celles et ceux qui ont le plus besoin des services publics, des transports en commun ou des commerces de proximité.
Nous souhaitons que les parents encadrent les jeunes, qu’ils trouvent les mots pour leur dire qu‘ils se trompent d’adversaire et de combat lorsqu’ils pensent que la seule manière de se faire entendre, c’est de tout casser et de tout brûler.
Nous saluons le travail des agents communaux, des services de secours, des policiers, des pompiers, en première ligne depuis mardi, parfois jour et nuit. Nous apportons notre soutien aux Maires et tous les élus locaux qui œuvrent à l’apaisement et dont certains sont menacés.
Nous reconnaissons que le métier de policier est difficile et risqué. La plupart des policiers exerce leur mission avec courage et dévouement, mais les violences et les discriminations existent aussi dans la police. Le nier, c’est exacerber les tensions et accentuer les fractures entre la population et les gardiens de la paix.
La suppression de la police de proximité par N. Sarkozy fut une erreur. C’était une police de prévention et de terrain, qui grâce aux liens de confiance établis avec les habitants pacifiait leurs relations. La population a besoin d’une police qui sait rappeler les règles, qui sait aussi écouter, dialoguer et faire de la prévention.
Il est urgent de revoir la formation des policiers, le fonctionnement même de la police et notamment de revenir sur l’usage des armes à feux par les policiers, au-delà des situations de légitime défense permise par la loi Cazeneuve de 2017.
Les appels au calme ne suffiront pas à assurer une paix durable, il faut s’attaquer aux causes même de ces violences. C’est pourquoi nous demandons au Président de la République et à son gouvernement des actes politiques forts et rapides !
Pour notre pays, pour nos concitoyens, nous croyons dans une politique bâtie sur la volonté de créer une adhésion nationale de tous les individus et de tous les groupes afin qu’une partie de la population ne se sente plus exclue : redonner confiance dans les institutions publiques et dans le rôle fondamental de la famille, lutter contre les discriminations, contre les inégalités sociales et territoriales, réformer l’école afin de donner les mêmes chances à tous, faire de la jeunesse, la priorité, favoriser la mixité sociale, garantir à tous et partout un accès aux services publics.
Ensemble parce que cela est possible, nous devons reconstruire un pays apaisé, plus juste, plus solidaire.
Source : élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois
De l’argent pour l’hôpital Ballanger Aulnay-sous-Bois, pas pour l’armée et la guerre !
Intervention d’une militante du POID, infirmière urgentiste, à la Commission
« participation citoyenne » avec le ministre de la ville et du logement à Gagny le 13 juin.
Une connaissance, conseillère municipale de Sevran, ville où j’habite, m’a proposé, ce que j’ai accepté, de participer à une « Commission participation citoyenne » sur la politique de la ville à Gagny mardi 13 juin. De nombreux représentants d’associations de quartiers étaient là, notamment de Sevran, Aulnay…Nous étions environ 300 personnes.
Le Ministre chargé de la ville et du logement, Olivier Klein, était présent, comme le préfet, le sous- préfet et toute une série de personnalités.
Pour le ministre, cette réunion avait pour objectif « d’écouter et surtout entendre », « d’essayer de construire les futurs contrats de ville pour 2030 avec les habitants. » ?
Pour les 300 présents, c’est de leur vie actuelle insupportable dont il fallait parler ! Une représentante d’association : « Notre quartier est à l’abandon. »
Une responsable de centre social : « la subvention municipale a baissé de moitié. Si l’on doit fermer, cela entraînera la fin de l’aide aux devoirs, la fin du seul lien social du quartier. »
Un parent d’élève : « Le collège Balzac a été sorti de la zone d’éducation prioritaire et on a perdu des moyens déjà insuffisants ».
Plusieurs ont dénoncé les hausses de charges insupportables.
Un autre représentant d’association : « Il ne s’agit pas ici de traiter quartier par quartier, il faut une solution pour tout le monde ! »
Je suis alors intervenu : « Monsieur le Ministre du Logement, je suis infirmière urgentiste. L’hôpital occupe une place essentielle dans la vie des habitants. Votre gouvernement, le gouvernement Macron, a voté une loi de programmation militaire de 413 milliards pour la Défense. Pendant ce temps à l’hôpital Ballanger d’Aulnay, les urgences de nuit ont fermé, comme la diabétologie ; le service de gynéco- obstétrique a fait grève pour exiger le remplacement de 15 sage-femmes.
Tout l’argent doit aller à l’hôpital, à l’école, au logement et pas à la défense et à la guerre ».
Mon intervention a été applaudie.
Le Ministre n’a pas répondu. Il a quitté la salle avant la fin de la réunion. J’ai suivi sa horde d’admirateurs et je l’ai interpellé à nouveau : « Vous avez bien esquivé la question, Monsieur le Ministre ». Il a souri et s’en est allé.
Naïma
SIGNEZ L’APPEL DU POID :
Les Milliards pour l’école, les hôpitaux, les services publics, les logements sociaux, pas pour la guerre ! Confiscation des 413 milliards d’euros de la loi de programmation militaire pour les affecter aux besoins du peuple travailleur et de la jeunesse (écoles, hôpitaux, salaires, retraites).
Source : POID
Sénatoriales 2023 en Seine-Saint-Denis, Annie Delmont-Koropoulis en danger, remplacée par Séverine Maroun ?
La bataille des sénatoriales 2023 se met en place un peu partout dans le pays. En Seine-Saint-Denis, la tension est palpable dans les différents camps, avec très peu de places éligibles. Chez LR, Thierry Meignen, ex-Maire du Blanc-Mesnil, devrait de nouveau conduire la liste. Mais en position n°2, la place d’Annie Delmont-Koropoulis, conseillère municipale à Aulnay-sous-Bois, est en danger. Deux autres femmes pleines d’ambitions avec beaucoup plus de soutiens pourraient lui ravir la place tant convoitée : Séverine Maroun, l’incontournable première adjointe à Aulnay-sous-Bois, et Brigitte Marsigny, maire de Noisy-le-Grand. Les deux prétendent avoir beaucoup de poids dans le département et de nombreux grands électeurs acquis à leur cause.
Même évincée, Annie Delmont-Koropoulis pourrait rebondir en retrouvant une place d’adjointe à Aulnay-sous-Bois, voire plus compte-tenu de sa proximité avec Séverine Maroun, sauf si celle-ci ne parvient pas à battre sur le papier Brigitte Marsigny.
Réponse d’Oussouf Siby sur le vœu de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois sur le périphérique de Paris
Monsieur le Maire, Chers collègues,
Au nom du groupe des élus PS, PC, citoyens, permettez-moi de vous faire part de nos commentaires sur votre « Vœu relatif à l’opposition de la Ville d’Aulnay-sous-Bois au projet de la Ville de Paris de supprimer une voie sur le Boulevard périphérique parisien. »
Il aurait été intéressant d’échanger sur votre vœu s’il avait vraiment été argumenté et si les postures politiques et les rivalités avaient été mises de côté. Ce n’est pas le cas, loin de là.
Ce vœu reprend aujourd’hui vos déclarations fracassantes et fausses affichées sur le site de la ville : Non à la suppression définitive d’une voie sur le périph’
La ville de Paris a décidé de fermer une voie du périphérique dès les JO, les aulnaysiens ne sont pas des citoyens de seconde zone.
Première remarque : lorsque des élus proposent de voter un vœu en conseil municipal, ils espèrent qu’il sera pris en considération, qu’il contribuera à modifier ou à annuler une décision. Or, vous savez que ce vœu arrive trop tard puisque la concertation est terminée depuis le 28/05. C’est donc une manœuvre politique qui vous permet de réaffirmer votre avis et de marquer dans le marbre l’opposition de la majorité municipale d’Aulnay-sous-Bois au projet de la ville de Paris.
Plus grave, vous déformez volontairement la proposition de la ville de Paris en parlant de SUPPRESSION d’une voie, des propos trompeurs pouvant influencer certains usagers. J’imagine déjà si vous envoyez ce vœu à la mairie de Paris la réponse de l’exécutif municipal parisien: « contribution intéressante, exercice intellectuel stimulant, mais vain car basé sur un postulat de départ faux.
De quel projet s’agit-il ? Toute ville qui organise les Jeux Olympiques sur son territoire doit obligatoirement s’engager à réserver une voie sur les rocades aux délégations officielles, aux services de secours, aux athlètes pour faciliter leurs déplacements.
Les élus parisiens, qui souhaitaient depuis longtemps, faire évoluer le périphérique ont saisi l’opportunité des JO pour qu’une voie soit durablement réservée, dédiée (mais pas supprimée) au lendemain des Jeux olympiques.
La voie de gauche serait dédiée aux véhicules de secours (ambulance, pompiers, police), aux transports en commun (bus, taxis) et aux covoitureurs (au moins deux par véhicule) afin de lutter contre le phénomène
« une voiture, un seul conducteur » qui représente 70 % du trafic en semaine.
Cette voie rapide, « activée » sur certaines plages horaires pourrait être « désactivée», c’est-à-dire ouverte à tous en cas de congestion importante .
L’État, gestionnaire de la A1 et de la A13 fait de même en souhaitant pérenniser la voie réservée imposée par le cahier des charges des jeux olympiques. Allez-vous vous opposer à cette décision ?
Vous affirmez plus loin dans votre vœu : « absence totale de concertation avec les élus locaux directement impactés par la fermeture d’une voie du Boulevard Périphérique »
C’est FAUX, il serait plus juste de dire que vous n’avez pas souhaité participer aux dispositifs mis en place par la ville de Paris. Les 1ères réflexions et propositions datent de 2019 avec les Ateliers du Périphérique réunissant régulièrement les parisiens, les riverains du périphérique, les élus et usagers franciliens y compris la Région, IDFM … suivis du Carrefour des Mobilités en octobre 2022 et de la consultation en ligne du 17 avril au 28 mai.
Vous vous appuyez également sur les différents avis mais il n’y a aucune argumentation digne de nom: Aulnay-sous-Bois est CONTRE, considérant que la consultation de la Commission nationale du Débat est CONTRE à 85 % , que 1 800 Élus sont CONTRE, que la présidente de Région est CONTRE, et enfin, faux argument hors sujet, que l’Association des Maires de France concernant la création de la ZFE (zone à faibles émissions mobilité (ZFE-m) a émis un avis défavorable … que la Ville de Paris reprend la logique de la ZFE et tend à aggraver encore davantage le quotidien des millions de Franciliens qui empruntent le Périphérique. »
Que vous parliez de la ZFE, qui existe et fonctionne, est pour le moins étonnant ! Suite aux constats alarmants de l’Association pour la Surveillance de la Qualité de l’Air en Île-de-France : 400 000 personnes respirent un air très pollué dépassant la valeur limite annuelle en dioxyde d’azote, de l’agence Santé Publique France qui estime que 6 600 décès prématurés par an pourraient être évités sur le territoire de la Métropole, le Conseil d’État a demandé la mise en place de mesures pour améliorer la qualité de l’air.
La Métropole du Grand Paris a donc crée la ZFE dès 2018, gérée par M. Ollier, Président de la MGP, votre ami. Cette mesure concrète consiste à limiter la pollution, les véhicules les plus polluants étant soumis dans la ZFE à des restrictions de circulation lorsque le Préfet instaure la circulation différenciée lors des pics de pollution.
Vous affirmez plus loin : « Cette proposition n’est accompagnée d’aucune véritable étude de trafic et de circulation. Le but n’étant pas d’améliorer la circulation des usagers de la route, mais de rendre le quotidien des 1,2 millions d’automobilistes empruntant chaque jour le boulevard urbain, infernal. » Les procès d’intention visant tout particulièrement la Maire de Paris s’enchaînent : « projet purement idéologique qui vise à exclure les classes populaires et moyennes de Paris, une énième volonté d’exclusion des habitants de banlieue de la capitale. »
Vous envisagez le pire : plus d’embouteillages, plus de pollution, plus de nuisances sonores … ces suppositions ne reposant sur aucune donnée ni en France, ni ailleurs.
Il est inutile de revenir sur des propos partisans, outranciers et infondés, revenons plutôt sur les études d’impacts. La voie réservée sur le périphérique pourra être désactivée ou réactivée en cas de congestion. Il est dès lors extrêmement compliqué de modéliser des études d’impacts et par conséquent, la ville de Paris propose une évaluation au long cours dans la suite des « Ateliers du Périphérique ». Précisons que l’État, la Préfecture de Région n’ont pas plus transmis d’études d’impacts sur les mesures prises sur la A1 et A3.
Vous affirmez également que « la Ville de Paris a annoncé ne pas prendre en compte les avis défavorables et aller jusqu’au bout de son projet. » Encore une fausse annonce puisqu’au contraire, la Maire de Paris et ses élus vont amender le projet et prévoient de nouveaux arbitrages.
Pour finir, votre opposition à ce sujet est en contradiction avec l’une des mesures de l’axe 1 du Plan climat du Territoire Paris Terre d’Envol dont vous êtes le Président : « Inciter à la pratique du covoiturage ». Comment allez-vous mettre en place concrètement cette mesure ? Est-ce un vœu pieu, une simple phrase dans le Plan climat ou une vraie volonté politique ?
Le dernier rapport du GIEC est formel : il nous reste 2 ans pour entamer la planification écologique afin que les villes restent vivables. La pollution de ce boulevard représente plus du tiers d’émissions d’oxyde d’azote et de particules fines de la capitale, 6 fois supérieur aux seuils recommandés par l’OMS, ce qui impacte la santé des 500 000 riverains du périphérique.
Il ne sera pas facile de faire changer les comportements mais c’est une urgence. Nous regrettons que le Maire d’Aulnay-sous-Bois soit à contre – courant de l’histoire, qu’il ait tenté d’entraîner les aulnaysiens dans une ultime concertation programmée lors des conseils de quartier actuels alors que de plus en plus de villes en France et dans le Monde s’engagent dans des mesures écologiques :
Enfin le sujet des mobilités et notamment des transports en communs mériterait une intervention de votre part auprès de la présidente de région, votre amie . Au moment où on annonce que les rames du RER B ne seront pas remplacées, que les retards et annulations se multiplient, nous formons le vœu que la Région fasse ce pour quoi elle est compétente.
Source : Oussouf SIBY Conseiller Municipal Conseiller Territorial, Président du groupe des élus PS, PCF et citoyens




