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Une subvention du Blanc-Mesnil à Sarah Knafo de 20 000 € choque la Gauche
La journaliste Nassira El Moaddem sort dans un livre le résultat d’une longue enquête sur l’ancien Maire du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen. Parmi les révélations, le financement par le budget municipal d’une association dirigée par Sarah Knafo, candidate aux municipales 2026 à Paris et compagne d’Eric Zemmour. Cette association devait servir à choisir la grille de lecture pour les enfants. Sarah Knafo indique avoir remboursé cette subvention à la dissolution de cette association.
Le titre de l’ouvrage : « Main basse sur la ville », aux éditions Stock.
Aulnay Environnement interpelle les différents candidats sur les problématiques de la ville
Suite à nos différentes attentes (nos documents publiés sur les blogs locaux : 1 l’Urbanisme , 2 la circulation, 3 les équipements collectifs, 4 le patrimoine arboré, 5 les déchets et énergie, 6 la démocratie, 7 la vie associative), nous avons fait parvenir à tous les candidats ce questionnaire suivant assez complet.
Il nous semble pour le moins citoyen et démocratique d’avoir pendant cette campagne électorale des éléments de réponse.
Précisons qu’évidemment l’absence de réponse affichera la qualité d’écoute aux demandes légitimes des aulnaysiens.
Source : Aulnay Environnement
Les attentes d’Aulnay Environnement : La Démocratie
En matière de démocratie, non seulement nos attentes ont été déçues, mais la situation a été dégradée au point que l’on peut dire que peu de communes connaissent un tel déni de la démocratie participative. Nous demandions (entre autres) en 2020 :
- Que tous nouveaux projets, soient non seulement clairement présentés dans tous leurs aspects à la population, mais co-construits avec elle, au contraire de la façon dont il a été procédé, tant pour le Centre nautique ou la place Abrioux que pour le Parc Ballanger.
- Que la consultation des permis de construire soit rendue plus facile et leur publicité réelle.
- Que le Conseil Économique, Social et Environnemental soit restauré dans son vrai rôle, qui est d’être saisi de tous les projets pour donner un avis, et non pas d’être relégué à un simple rôle de relais de la propagande municipale.
- Que l’esprit et le fonctionnement des conseils de quartier soient restaurés, avec un président et un bureau constitué de simples citoyens, qu’ils soient maîtres de leur ordre du jour, et qu’ils disposent d’un budget participatif pour améliorer le cadre de vie du quartier.
Il est clair que la co-construction n’entre pas dans le système de valeurs de cette municipalité. Par exemple, aucune concertation pour la réfection de la Ferme Garcelon, qui au moins nous aurait peut-être fait comprendre l’incroyable lenteur de travaux étalés sur de longues années. Pour ce site, un projet de « tiers lieu » a été monté par des habitants, mais sans doute ne convenait-il pas au pouvoir municipal.
Au lieu de faciliter la consultation des permis de construire, leur publication (qui pourrait être faite par voie électronique) a été reléguée dans un couloir incommode et la consultation limitée à quelques jours dans la semaine.
Le Conseil Économique Social et Environnemental a été purement et simplement dissous après que les quelques obstinés à vouloir remplir leur mission aient protesté avec trop de vigueur à une convocation pendant les congés scolaires, décidée unilatéralement, comme il a toujours été procédé.
Les Conseils de Quartier ont également disparu, après une tentative de les remplacer par des balades urbaines, les notions de « Conseil », d’ « échange » et de « dialogue » ne faisant pas non plus partie du système de pensée et de gouvernement de la municipalité. Il s’agit là d’une entrave au droit des citoyens, en contradiction avec la loi qui impose aux villes de plus de 50 000 habitants de faire vivre ces structures de la démocratie participative. En cette matière, la municipalité est donc hors-la-loi.
Lorsqu’elle y est contrainte, par exemple par la procédure imposée lors d’une enquête publique, le procédé est toujours le même : il faut d’abord endurer de longs « tunnels »d’exposés successifs parfois durant 1h30 avant de pouvoir poser des questions, de sorte à désamorcer la réactivité des auditeurs.
On a même proposé à une assemblée d’une trentaine de personnes, quand les uns et les autres étaient à quelques mètres, de poser les questions par téléphone en flashant un QR code ! Voilà où mène la peur pathologique de la confrontation ! Pour cette municipalité, qui ne souscrit pas à ses litanies d’autosatisfaction est une mauvaise personne, un véritable ennemi .Car pour justifier le refus du dialogue, il faut polariser au maximum.
Dans les instances de démocratie participative et dans les forums de la Métropole du Grand Paris,
on entend des responsables municipaux dire : « Rien ne peut se faire sans les habitants ».
À Aulnay, tout se fait sans les habitants
IL EST TEMPS DE RÉTABLIR LE DIALOGUE ENTRE LES HABITANTS ET LES ÉLUS !
Source : Aulnay Environnement
Il n’y aura jamais de liste RN à Aulnay-sous-Bois, et Bruno Beschizza n’y est pour rien
Si les listes à Gauche sont multiples à Aulnay-sous-Bois pour prétendre au contrôle de la Mairie, on ne peut pas dire que l’actuel Maire LR Bruno Besschizza soit débordé sur son aile droite. Si l’UDI n’existe plus réellement à Aulnay, beaucoup se demandent pourquoi le RN et son allié UDR ne tentent pas de bâtir une liste pour titiller le Maire tout puissant. Voici notre analyse.
Difficile d’être catalogué comme d’extrême-droite à Aulnay-sous-Bois
Même s’il est tentant de dire que la liberté d’exercer des activités politiques en France est garantie, il n’en est rien au niveau local, surtout lorsque que l’on est considéré comme d’extrême-droite dans une ville populaire comme Aulnay-sous-Bois. Bâtir une liste municipale dans une ville de plus de 80 000 habitants, c’est trouver 53 colistiers qui s’exposeraient ainsi à la vindicte d’une partie de la population.
Quand on sait que même dans les partis de Gauche, des violences politiques peuvent survenir. Quand on sait que même des colistiers ou sympathisants de Bruno Beschizza sont capables de salir la vie privée de candidats ou personnalités locales (comme ce fut le cas de Benjamin Giami ou de Billel Ouadah), imaginez un seul instant quelle serait la vie d’un colistier d’une liste estampillée LR – UDR…
Une perte d’énergie pour la coalition RN – UDR
Une ville populaire comme Aulnay-sous-Bois, dont une large partie est issue des minorités visibles et dont la population musulmane est estimée à plus de 40% (la religion Musulmane est souvent la cible du RN), la probabilité qu’une liste RN – UDR l’emporte est quasiment nulle.
Le RN et l’UDR ont apparemment décidé de ne cibler que des villes gagnables ou des villes qui peuvent l’être avec le temps. Aulnay-sous-Bois, mais également de nombreuses ville en Seine-Saint-Denis, sont considérées comme ingagnables pour ces partis.
Bruno Beschizza ne fera jamais alliance avec le RN ou l’UDR
Certains militants de Gauche estiment qu’il y aurait une alliance tacite entre le RN et le Maire LR Bruno Beschizza. Il n’en est rien. Même s’il est vrai que les électeurs RN – UDR de la ville (autour de 10 à 15% du vivier électoral) préfèrent largement voter Bruno Beschizza qu’une liste de Gauche qui pourrait chambouler leur « tranquillité », Bruno Beschizza d’a aucune appétence à forger une alliance avec un parti considéré comme d’extrême droite.
Pourquoi ? Une simple analyse du parcours de Bruno Beschizza montre que l’idéologie du RN ou de l’UDR n’est pas la sienne :
- Il est Franc-Maçon et sa loge était le Grand Orient de France, une des loges les plus à Gauche qui soit. Pour anecdote sur son parcours politique, son initiateur nous confiait ainsi : « telle une feuille morte, Bruno Beschizza sait aller là où le vent le porte… »
- Il a été soutenu et propulsé sur le devant de la scène par un certain Nicolas Sarkozy, celui que tout le monde considérait comme un homme de « la droite dure » mais qui a pris de nombreuses décisions de Gauche. Il a d’ailleurs été un défenseur de « l’ouverture » avec de nombreuses personnalités de Gauche dans le gouvernement quand il était Président de la République
- Il a souvent été décrié comme avoir des idées ou positions de Gauche. Lors de l’affaire Théo, même si la violence policière a été caractérisée, jamais un homme de Droite comme Wauquiez ou Retailleau aurait pris parti pour un jeune face à la police, alors que le premier avait des antécédents.
D’ailleurs, dans son actuelle majorité municipale, il y a de nombreux élus qui ont été des militants ou des sympathisants du Parti Socialiste, et qui ont tourné casaque voyant le vent tourner. S’allier avec le RN ou l’UDR ne ferait aucun sens lorsque l’on voit la composition de l’actuelle majorité municipale.
Non, Bruno Beschizza n’y est pour rien concernant l’absence du RN – UDR dans les municipales 2026 à Aulnay-sous-Bois. Comme indiqué, les raisons sont ailleurs…
Cheickh Nguette veut transformer la friche du terrain PSA à Aulnay-sous-Bois en Aulnay Land !
Le terrain de PSA à Aulnay-sous-Bois a une position stratégique. A quelques minutes de des autoroutes A1, 13 et 1014, à 15 minutes de l’aéroport Charles de Gaulle et à quelques centaines de mètres du centre commercial O’Parinor, ce terrain hâtise l’appétit des promoteurs.
L’arrivée du Grand Paris Express va également dynamiser tout un secteur avec de belles opportunités. Pour Checikh Nguette, candidat aux municipales 2026 à Aulnay-sous-Bois, la reconversion d’une friche industrielle est indispensable plutôt que la bétonisation ailleurs dans la ville.
Il souhaite ainsi créer Aulnay Land, une sorte de La Défense au niveau local, avec des bâtiments à haute performance énergétique, une gestion intelligente de l’eau et des déchets, des îlots de fraîcheur, une végétalisation massive, avec la biodiversité intégrée.
Il souhaite ainsi conduire un projet qui réduit l’empreinte carbone tout en augmentant la valeur du territoire. Ce projet permettrait à terme une augmentation réelle du pouvoir d’achat et une baisse considérable de la taxe foncière pour les contribuables, et des des recettes nouvelles qui profiteront enfin aux habitants.
Côté usages, il prévoit un parking de 1 000 places, des bornes de recharge électrique, un un parc attractif, culturel, avec 5 continents representés. Le tout dans un projet inclusif, pensé pour tous publics, familles, jeunes, seniors.
Hadama Traoré s’indigne du silence de la Gauche sur les problèmes de La Morée à Aulnay-sous-Bois
Le leader du mouvement La Révolution Est En Marche, Hadama Traoré, affirme vouloir couper les ponts avec la Gauche tant sur le plan local que national. Le silence des leaders de La France Insoumise sur les problèmes de La Morée à Aulnay-sous-Bois laisse un goût amer à M. Traoré. Il estime que cette Gauche « paternaliste » n’est pas digne de confiance.
Il affirme également :
- Ne plus jamais mettre un pied dans un Conseil municipal, ni à l’Assemblée Nationale, et encore moins au Sénat ;
- Ne jamais créer de complicité intellectuelle avec une personne qui se dit faire de la politique Républicaine ;
- Ne plus jamais travailler avec ces républicains nombrilistes basés uniquement sur leur image et la communication. Et précisant que la députée de la ville d’Aulnay-sous-Bois est le parfait exemple.
L’école publique mérite mieux que les fantasmes réactionnaires du maire d’Aulnay-sous-Bois
La FSU 93 condamne avec la plus grande fermeté les propos tenus par le maire sortant d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, qui affirme, dans le cadre de sa campagne électorale, que l’école devrait être « réduite au lire, écrire, compter », prétendant agir « en bon père de famille ».
Derrière cette formule simpliste et paternaliste se cache une vision étriquée, passéiste et profondément réactionnaire de l’éducation. L’école publique n’a jamais eu pour seule mission la transmission mécanique de savoirs dits « fondamentaux ». Elle a pour rôle d’émanciper, de former des citoyennes et citoyens éclairé·es, capables d’esprit critique, d’égalité et de respect.
En s’attaquant à l’EVARS (éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle), le maire sortant reprend les vieux poncifs de l’extrême droite et des mouvements masculinistes : peur fantasmée du « genre », suspicion envers l’égalité filles-garçons, rejet de toute éducation à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Cette rhétorique réactionnaire nie les réalités vécues par les élèves et les besoins éducatifs essentiels pour prévenir les discriminations, le harcèlement et les violences.
Ces prises de position ne sont malheureusement pas nouvelles. Déjà en 2014, Bruno Beschizza diffusait des tracts agitant la soi-disant « théorie du genre », recyclant des peurs morales et des contre-vérités. Aujourd’hui, il persiste à instrumentaliser l’école à des fins idéologiques, au mépris des personnels, des élèves et des familles.
La FSU 93 rappelle que :
- l’éducation à l’égalité, au respect et à la vie affective fait partie intégrante des missions de l’École publique ;
- ces enseignements sont indispensables pour lutter contre le sexisme, les LGBTphobies, les violences et les discriminations ;
- l’école doit être un lieu d’émancipation, pas de repli
Réduire l’école à un triptyque minimaliste, c’est renoncer à former des citoyen·nes libres et éclairé·es. C’est tourner le dos à l’ambition républicaine d’une école pour toutes et tous.
La FSU 93 réaffirme son engagement pour une école publique, laïque, féministe, inclusive et émancipatrice. Nous ne laisserons pas prospérer des discours réactionnaires qui stigmatisent, divisent et menacent les droits des élèves.
L’éducation n’est pas un champ de bataille idéologique : c’est un bien commun.
La FSU 93 appelle les personnels, les familles et l’ensemble de la communauté éducative à rester vigilant·es et mobilisé·es pour défendre une école de l’égalité et de l’émancipation.
Source : communiqué FSU93
La liste Aulnay Rassemblée rejoint Oussouf Siby pour les municipales 2026 à Aulnay-sous-Bois
Ce soutien marque une étape supplémentaire dans le rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyennes et citoyens, unis autour d’un projet commun pour Aulnay-sous-Bois, fondé sur la justice sociale, le service public et l’égalité territoriale.
Ensemble, nous continuons à construire une alternative solide, fidèle à nos valeurs et tournée vers l’avenir.
Source : communiqué Oussouf Siby, candidat aux municipales 2026 à Aulnay-sous-Bois
Est-ce que la Gauche a vraiment une chance à Aulnay-sous-Bois et qui sera au second tour ?
Même si on peut dire que le suspens est minime à Aulnay-sous-Bois tant le Maire actuel, Bruno Beschizza, semble tout puissant, certains à Gauche espèrent encore que leur poulain parviendra à battre le baron local, en se basant sur les résultats d’élections à caractère national. Même si d’autres, comme l’un de nos lecteurs, estiment que Bruno Beschizza gagnera facilement les élections municipales en mars prochain.
Mais qui arrivera en tête ? Voici notre analyse.
Oussouf Siby, le trublion du conseil municipal ?
Même s’il est loin de faire l’unanimité à Gauche, Oussouf Siby espère pouvoir arriver en tête des listes de Gauche à Aulnay-sous-Bois et jouer le grand rassemblement pour le second tour. Mais celui qui dynamite les conseils municipaux quitte à énerver jusque dans son camp a-t-il réellement la notoriété nécessaire pour rassembler derrière lui ? Rien n’est moins sûr.
Sur les réseaux sociaux et dans les blogs, il peut compter sur le soutien indéfectible de nos confrères de Gauche, son rédacteur principal et pigiste, Jean-Louis Karkides, estimant haut et fort sur le réseau social d’Elon Musk (pourtant conchié par le propriétaire de ce blog, Hervé Suaudeau), que seul Oussouf Siby peut faire gagner la Gauche à Aulnay-sous-Bois :
A noter que M. Karkides ne mentionne même pas la candidature du responsable de Démocratie Participative, Cheickh Nguette.
Elena Malandra, la candidate Insoumise mais pas forcément agressive ?
Il est de noptoriété que les cadres de La France Insoumise (LFI) sont détestés dans les hautes sphères de la classe politique. Entre leur soutien à des mouvements qualifiés d’extrêmistes ou terroristes, leur refus de soutenir des intellectuels emprisonnés dans certains pays ou des propos aux relents antisémites, on ne peut pas dire que LFI brille par la classe et l’élegance. Mais la candidate locale, Elena Malandra, ne semble pas de cette lignée, en tout cas, pas ouvertement.
On ne peut pas dire que sa campagne dynamite les lignes, que cela amasse les foules. Malgré des scores stratosphériques de LFI aux dernières élections législatives, Elena Malandra ne semble pas en mesure d’inquiéter réellement Bruno Beschizza. Et au regard des résultats des dernières législatives partielles, on ne peut pas dire que LFI brille. Ce parti est victime de son organisation : centré sur un seul homme, Jean-Luc Melenchon, et sans qui ce parti ne peut réellement motiver les troupes. A moins d’un passage de M. Mélenchon pour redynamiser la campagne à Aulnay-sous-Bois, le pessismisme demeure.
Reste à savoir si Elena Malandra arrivera devrant Oussouf Siby. Comme le dit Jean-Louis Karkides, il est probable que M. Siby passe devant. A moins d’une grosse participation dans les quartiers Nord favorables à LFI ?
Cheickh Nguette, le candidat sans appareil politique
Reste Cheickh Nguette, candidat de la Démocratie Participative, soutenu par le révolutionnaire Hadama Traoré. Si Démocratie Participative, avec le soutien du mouvement LREEM, a beaucoup travaillé sur le terrain, l’absence de support d’un appareil politique, indispensable pour une grande ville comme Aulnay-sous-Bois, le pénalisera. A quelle position Cheickh Nguette arrivera-t-il ? S’il est derrière l’un des candidats de Gauche, apportera-t-il son soutien lors de l’éventuel second tour ? Et l’inverse sera-t-il vrai ?
Bruno Beschizza quant à lui n’a pas de question à se poser. Sa campagne a débuté, avec quelques petits messages déjà passés (la famille, et bientôt la théorie du genre…). Mais il n’aura pas beaucoup de travail à faire, tant la Gauche semble incapable de s’organiser pour l’affronter.










