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Théorie du genre, mariage pour tous : comment la gauche a heurté les musulmans notamment en Seine-Saint-Denis
Le thème du 31e rassemblement des musulmans de France, ce vendredi au Bourget, est « L’Homme, la famille et le vivre-ensemble« . Décryptage d’un triptyque plus que jamais d’actualité.
« Les thèmes collent toujours à l’actualité« , explique Amar Lasfar, président de l’Union des organisations islamiques de France, à l’initiative de l’événement. « La problématique de la famille a déjà été mise en avant au moins à deux reprises ces vingt dernières années, note M’Hammed Henniche, secrétaire général de l’Union des associations musulmanes de la Seine-Saint-Denis (UAM93). Mais il est encore plus légitime de la retrouver en 2014. »
« Le mariage pour tous, les ABCD de l’égalité…. Cela heurte notre religion et ça nous inquiète« , poursuit Amar Lasfar, en référence à la légalisation du mariage homosexuel et à la fausse polémique autour de la « théorie du genre » à l’école qui avait nourri des appels au boycott des classes en janvier.
Une « apparente contradiction » idéologique
Les musulmans, qui ont massivement voté François Hollande en 2012, ne seraient finalement pas en adéquation avec ses idées? « Ils sont confrontés à une apparente contradiction, analyse Nabil Beligh, directeur de recherches à l’Iris. Les musulmans sont très attachés à l’égalité et la justice sociale. Ils accordent une place et un rôle fondamental à l’Etat qui, traditionnellement, est la colonne vertébrale du corpus idéologique de la gauche. Mais ce même électeur est animé par des valeurs qui relèvent du corpus idéologique de la droite, et notamment concernant la famille« , poursuit l’enseignant-chercheur, une étude de la fondation Jean Jaurès sur les « musulmans de gauche » à l’appui.
Le débat autour de la théorie du genre : un traumatisme pour les musulmans
Un paradoxe qui aurait atteint son apogée en mars. « Aux municipales, le Parti socialiste a été lâché par les musulmans justement à cause de ces questions relatives à la famille, complète le secrétaire général de l’UAM93. Si certains ont vu dans le mariage gay une sorte de permission, comme c’est le cas pour l’alcool ou le porc, d’autres ont été profondément choqués par ce débat. Ils se sont sentis menacés. Quant au plus grand traumatisme, il provient du débat autour de la théorie du genre qui a parfois été interprété comme une incitation à devenir homosexuel. »
Rumeur, mauvaise interprétation, loi définitivement adoptée… Peu importe les raisons de la colère, l’incompréhension s’est installée. « Avec la grande médiatisation de ces questions sociétales, l’identité des musulmans s’est retrouvée fragilisée, commente le sociologue Raphaël Liogier, auteur de Ce Populisme qui vient (Textuel, 2013). Ayant le sentiment d’être attaqués, de ne plus pouvoir exister comme avant, et qu’un complot s’organise au sommet de l’Etat, ils ont éprouvé jusqu’au besoin de descendre dans la rue pour dénoncer une notion de la famille disloquée. »
Or, ce mouvement anti-mariage gay était largement nourri par les catholiques intégristes. « Ils ont manifesté main dans la main avec leurs ennemis, ceux-là même qui stigmatisent les musulmans« , s’insurge l’universitaire qui ajoute: « En agissant ainsi et en remettant en cause le multiculturalisme, ils se sont tirés une balle dans le pied. »
« Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents »
Dans ce contexte, comment lever les inquiétudes des musulmans? « La nomination de Laurence Rossignol au poste de secrétaire d’Etat à la Famille n’a pas été vue d’un bon œil par les musulmans« , rapporte M’Hammed Henniche. La faute, selon lui, à sa petite phrase « les enfants n’appartiennent pas à leurs parents« .
Dans un récent entretien au Journal du dimanche, l’intéressée a joué la carte de l’accalmie: « Une société ne peut vivre durablement dans le conflit sur ce qui est justement commun à tous [la famille, ndlr]. Et je souhaite l’apaisement. » Cette mise au point suffira-t-elle à rassurer les 160 000 musulmans de France attendus au Bourget?
Source : Julie Saulnier dans l’express
Les musulmans dans la campagne à Aulnay-sous-Bois
Les associations cultuelles ont officiellement pris position pour les candidats UMP ou PS, qui les écoutent mais se défendent pourtant de tout clientélisme religieux.
« POURQUOI NOUS ne soutenons pas Gérard Ségura. » Tel est l’intitulé du communiqué publié juste avant le premier tour des municipales par l’association Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF) à Aulnay-sous-Bois. Jamais encore cette association cultuelle, ancrée dans les quartiers nord, n’avait aussi nettement pris position à la veille d’un scrutin. Plus encore, elle assume son engagement lors des précédentes municipales en faveur du maire PS sortant : « La campagne de 2008 fut très rude et a demandé de gros efforts. »
Des efforts dont elle estime ne pas avoir été récompensée : l’élu avait selon elle pris des engagements, notamment sur la vente d’un terrain pour y construire une école privée. Le terrain a bien été vendu, mais avec des clauses qui déplaisent à l’association, laquelle dénonce d’un ton acerbe la condescendance et l’arrogance de la majorité sortante.
A l’approche du second tour, le président de l’EMJF, Hassen Farsadou, vient de franchir un nouveau pas : « Je le dis publiquement. A titre personnel, je soutiens Bruno Beschizza », le challengeur UMP arrivé en tête dimanche. Hassen Farsadou devait hier assister au meeting de campagne du candidat de droite et promettait d’y entraîner « 70 à 100 personnes ». « Il m’a dit qu’on pouvait revoir les clauses de la vente du terrain », affirme-t-il.
Une campagne électorale se gagne-t-elle à coups de promesses auprès d’associations cultuelles ? Le maire PS comme son challengeur UMP se défendent de tout clientélisme. « Le terme d’engagements n’est pas exact », affirme Gérard Ségura, certain qu’une partie des membres de l’EMJF le soutiennent : « Je ne suis pas sûr qu’Hassen Farsadou ait consulté tout le monde. » « Je ne suis pas entré dans une relation de deal, assure de son côté Bruno Beschizza. Je discute avec eux depuis six mois, ils ont peut-être apprécié ma constance. »
Bien entendu, l’EMJF n’est pas la seule association à faire campagne, mais sa prise de position publique est nouvelle. Il y a six ans, confirme Gérard Ségura, le message était resté plus discret : « Dans les cercles d’amis, elle disait qu’il valait mieux voter pour moi. » Un ancien adhérent de l’EMJF était alors sur sa liste. « Je ne l’avais pas choisi pour représenter l’association, mais parce que c’était un délégué syndical d’une entreprise de la ville. » On ne peut reprocher au maire sortant un travail exclusif avec l’association.
Si celle-ci a pu installer dès 2010 ses cours d’arabe dans une ancienne école de la Rose-des-Vents, c’est une autre structure, l’Association culturelle des musulmans d’Aulnay, qui a pu faire construire sa mosquée sur un terre-plein de la N 2. Une troisième association, des Musulmans de la Rose-des-Vents, a bénéficié de l’aide de la ville pour remettre aux normes le bâtiment industriel abritant ses salles de prière. « Il a fait avancer les choses pour nous, on soutient Gérard Ségura », indique d’ailleurs son président Mohamed Aït Hammou.
Mais le maire sortant le répète : « Je ne chasse pas les voix des associations religieuses. » Et d’accuser son rival de droite d’avoir fait « une proposition plus intéressante » à l’EMJF, qui expliquerait le revirement de cette dernière.
Ce que Bruno Beschizza dément avec assurance : « Je ne suis pas dans le contractuel. J’ai approché toutes les associations et je n’ai proposé aucune place à l’EMJF sur ma liste. » Toutefois, sa campagne, comme celle d’autres candidats de droite dans le 93, a sans doute eu un écho favorable auprès de certains membres de l’association musulmane. Il a notamment publié un tract contre la théorie du genre, dont la rumeur voulait en janvier qu’elle soit enseignée à l’école et qui avait suscité la crainte de quelques familles.
Quel est le poids d’un tel soutien ? « Il y a cinquante ans, dans les villages italiens, le prêtre disait pour qui voter, et tout le monde obéissait. Aujourd’hui, on n’est plus dans cette situation », minimise Bruno Beschizza. Gérard Ségura revendique de son côté un lien « direct et presque naturel avec les habitants, musulmans ou non, des quartiers nord, où j’ai enseigné pendant quarante ans ».
Source et image : Le Parisien du 27/03/2014
Bruno Beschizza, candidat UMP à la Mairie d’Aulnay-sous-Bois, drague l’électorat musulman
ENQUÊTE – A Aulnay, le candidat de droite fait campagne avec le livre Medhi met du rouge à lèvres.
L’INFO. L’électorat musulman a voté à 85% pour François Hollande en 2012, selon une récente étude de l’IFOP. Mais après les polémiques sur l’ABCD de l’égalité et l’enseignement supposé de la « théorie du genre » à l’école cet électorat est inquiet. Et voilà l’UMP qui s’engouffre dans la brèche pour séduire les musulmans à l’approche des élections municipales. Europe 1 a enquêté à Aulnay-sous-Bois, où le scrutin s’annonce très serré, la ville pouvant basculer à droite dans quelques semaines.
« Medhi met du rouge à lèvres », le nouveau tract. Près de la moitié des électeurs d’Aulnay sont musulmans, et cela pourrait devenir un atout pour le candidat UMP, qui entend puiser dans les angoisses nées des polémiques sur la famille et la théorie du genre. Plus efficace qu’un tract, Bruno Beschizza a trouvé un livre, « Medhi met du rouge à lèvres ». Il en a commandé une vingtaine d’exemplaires chez l’éditeur pour faire du porte-à-porte. « Que des militants UMP aient avec eux ce livre leur permet d’avoir une preuve objective sur ce qu’ils avancent sur le travail de destruction de la famille qu’effectue la gauche aujourd’hui en France », explique-t-il.
Une analyse qui entre en résonance avec les craintes d’Amina et Sarah, musulmanes, de gauche, et attachées à la famille traditionnelle : « ils ont passé pas mal de temps sur le mariage gay. Si on regarde les traditions, ce n’est pas comme cela que ça devrait être. Il y a même le projet qu’ils ont annoncé d’éducation sexuelle chez les primaires, c’est ça…? », assure la première. « On n’a pas à éduquer les gens, ils sont tels qu’ils sont, c’est leur problème », poursuit la seconde.
Au siège de l’UMP, pas de message officiel. Au sein de la direction de l’UMP, on assure pourtant officiellement qu’il n’y a aucune volonté de cibler l’électorat musulman. Jean-François Copé, pour qui l’antisarkozisme de cet électorat ne serait dû qu’à « une très grosse campagne d’intox de la gauche », rappelle ainsi qu’il a condamné « dès la première heure » l’appel à une journée de retrait de l’école. « L’UMP n’a qu’un discours pour tous les Français, sans distinction de sensibilité philosophique ou religieuse, ni même politique », a-t-il encore affirmé, quand François Fillon, lors d’un déplacement en Israël, avait quant à lui déclaré qu' »on ne va pas se mettre à compter le nombre de musulmans, de juifs, de chrétiens, sinon on n’est plus dans la République ! »
« Les candidats de droite franchissent le pas ». Mais ailleurs en Seine-Saint-Denis, tous les candidats de droite cherchent à se faire entendre auprès de cette communauté, via notamment l’Union des associations musulmanes, comme le confirme à Europe 1 son représentant, Mamed Heniche. « Les candidats de droite franchissent le pas. On les voit dans les marchés, dans les moquées, à la prière du vendredi, parce qu’ils savent qu’il y a un malaise ». Lâchés par cet électorat qu’ils croyaient acquis, les maires socialistes craignent désormais d’être les victimes collatérales de ces réformes sociétales voulues par François Hollande.
Source : Europe 1
Journée de retrait à Aulnay-sous-Bois : des écoles touchées par la journée de boycott
A Aulnay, on manie les chiffres avec prudence. Lundi, la municipalité a pointé 308 absences de plus que la moyenne dans les écoles maternelles et élémentaires (6800 inscrits). Un pic qui doit probablement beaucoup à l’appel lancé à l’échelle de la région parisienne à une « journée de retrait de l’école ». Cette mobilisation confuse est fondée sur de multiples rumeurs autour du dispositif expérimental des ABCD de l’égalité, testé dans l’académie de Créteil et ailleurs… et accusé d’introduire la théorie du genre à l’école, voire d’instaurer des cours d’éducation sexuelle en maternelle…
« Je n’avais que la moitié des élèves en classe lundi, indique une enseignante. Ça a commencé la semaine dernière. Des parents craignaient qu’on projette le film Tomboy (NDLR : dans lequel une petite fille se fait passer pour un garçon), d’autres avaient entendu parler de cours de masturbation! Le directeur a rassuré ceux qui l’ont interrogé. Mais tous ne l’ont pas fait. » « A l’école, on nous dit qu’il ne s’agit que d’une rumeur », glisse, méfiant, un père de famille, néanmoins convaincu qu’il est bien question d’apprendre aux enfants « qu’on ne naît pas fille ou garçon, mais qu’on le devient ».
Des craintes diffusées surtout par SMS
Vendredi, des tracts ont été distribués devant l’école des Petits-Ormes : « Homosexualité, bisexualité et transsexualité entrent dans tous les programmes scolaires », affirmaient-ils d’un ton péremptoire. Toutefois, c’est surtout par SMS que la rumeur — infondée — a circulé. A Aulnay, toujours, un texto adressé aux familles musulmanes les mettait en garde contre la théorie du genre et les invitait… à faire des dons pour la construction de la future école privée de l’association Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF). « C’est sans doute un membre de l’association qui a agi de son propre chef. Nous ne relayons pas cet appel. J’ai répondu à ceux qui m’interrogeaient que chacun était libre de faire ce qu’il souhaitait », affirme avec embarras le président de l’association, Hassen Farsadou.
A Bobigny aussi, des élèves manquaient à l’appel. Leila Bouzidi, candidate (SE) sur la liste de Pierre Ramos et suppléante du député Jean-Christophe Lagarde, a elle-même relayé sur sa page Facebook la rumeur : « La théorie du genre sera généralisée dans toutes les écoles […] dès la rentrée 2014. » Maladresse? L’intéressée, qui affirme avoir été interpellée par de nombreux parents, convenait hier qu’elle aurait dû « ajouter qu’il fallait s’informer auprès des directeurs d’école ». La direction académique a refusé de donner une estimation des absences dans le département. Dans un e-mail adressé vendredi aux enseignants, la rectrice de l’académie de Créteil, réagissant aux « SMS, tracts, messages via les réseaux sociaux », a pris soin de rappeler que le projet pédagogique ABCD de l’égalité avait pour objectif d’« éduquer à l’égalité entre les femmes et les hommes ». Elle les encourageait également à « trouver l’apaisement et la sérénité indispensables au bon déroulement de nos enseignements ».
Source : Le Parisien du 29/01/2014
Vidéo : Maktaba Abou Ayoub, la librairie Musulmane d’Aulnay-sous-Bois
A l’heure où les commerces de proximité sont en grande difficulté, des boutiques au concept nouveau commencent à apparaître, ciblant une communauté ou un groupe de personnes. C’est la cas de la librairie Maktaba Abou Ayoub, située au 59 rue du Préfet Chaleil, qui se qualifie comme librairie religieuse, et particulièrement musulmane.
Dans cette librairie, vous y trouverez :
- Un accès à Internet
- De la téléphonie
- Accessoires divers
- Un atelier de réparation notamment pour les téléphones portables (déblocage possible également)
- Une photocopieuse et un fax en libre service
- Un espace exclusivement dédié aux femmes
- Bien entendu, des livres mais aussi des vêtements
- Du cosmétique
- Quelques jouets
Ouverte tous les jours sauf le Dimanche. Le magasin est joignable au 09 73 66 98 91.
Vous pouvez accéder à la vidéo de cette librairie (prise un dimanche), en cliquant sur l’image.
Lettre ouverte aux candidats à l’élection municipale d’Aulnay-sous-Bois
Je suis un citoyen impliqué dans la défense de la laïcité au sein d’une des plus vielle association de France.
La laïcité, principe de tolérance, est inscrite dans notre constitution et est définie par les deux premiers articles de la loi du 09 décembre 1905
- Article 1
La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.
- Article 2
La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi,seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes.
Vous êtes candidat au poste de premier magistrat de la ville et à ce titre je vous demande quels sont vos engagements concernant les points suivants.
- L’application à minima de la loi Carle et le financement à minima des écoles confessionnelles. (que se soit en numéraire ou en matériel )
- Le non financement des lieux cultuels sous couvert d’associations culturelles en respect de l’article 2 de la loi du 09/12/1905.
- L’absence totale de nourriture » religieuse » dans les cantines communales. (en précisant qu’un repas sans viande n’est pas »religieux »)
- L’application de la loi sur les signes religieux ostensibles pour le personnel municipal, et les élus.
- La neutralité, en ne participant pas es qualité, à des manifestations ou commémorations religieuses.
Je vous demande un engagement , en sachant que je me réserve le droit d’en rendre compte aux électeurs, en cas de manquements à ceux-ci.
Je tiens à préciser que cette démarche est citoyenne et uniquement citoyenne, n’étant militant d’aucun parti politique.
Dans l’attente de vous lire, recevez, madame, monsieur, mes salutations républicaines
Olivier RIMBERT
Citoyen d’Aulnay sous bois
Les premières assurances-vie conformes à l’islam apparaissent en France
Après quelques timides lancements, la finance islamique fait son entrée dans la cour des grands placements avec la création de deux contrats d’assurance-vie qui respectent les préceptes de la loi islamique, la charia.
Après Swiss Life, qui a lancé son contrat Salam cet automne, c’est Vitis Life, une compagnie luxembourgeoise propriété d’investisseurs qataris, qui vient de se lancer en proposant pour la première fois aux résidents de l’Hexagone le contrat Amâne Exclusive Life.
Ces contrats « charia compatibles » se démarquent des autres assurances-vie sur plusieurs points importants. Tout d’abord, leurs fonds en euros ne délivrent aucun rendement. Pour engranger des gains et maintenir au minimum le pouvoir d’achat de l’épargne, les souscripteurs doivent donc placer leurs économies dans une ou plusieurs « unités de compte » (Sicav ou fonds communs de placement), « qui sont elles mêmes gérées selon les principes éthiques de la finance islamique », précise Bastien Perrine, responsable du marché français de Vitis Life.
Chez Swiss Life, c’est Salam-Pax Sicav Ethical Fund of Funds, géré au Luxembourg par Casa4Funds, un spécialiste de la gestion islamique, qui est proposé ; chez Vitis Life, cinq fonds sont disponibles, gérés par Amundi, BNP Paribas, HSBC, Templeton et Oasis. Y sont accessibles des fonds monétaires islamiques, des certificats d’investissement islamiques (les « sukuks »), des actions, et des gestions diversifiées.
AUTORITÉ RELIGIEUSE
Pour être éligibles, tous ces fonds doivent respecter les interdictions prévues par la loi islamique et ne pas investir en obligations (l’intérêt défini à l’avance n’est pas conforme), ni dans des entreprises exerçant des activités « haram » (non conformes), telles que le jeu, le sexe, l’alcool, etc., ni pratiquer la spéculation. « Ils doivent faire l’objet d’une autorisation donnée par une autorité religieuse », indique M. Perrine. Chez Vitis Life, c’est le Cifie (Comité indépendant de finance islamique en Europe) qui attribue aux fonds cette validation.
Les contrats d’assurance-vie islamiques se distinguent enfin par leurs clauses bénéficiaires : si l’assuré reste libre de désigner les bénéficiaires de son choix, il bénéficie d’une aide pour rédiger sa clause en respectant les contraintes religieuses, qui prévoient l’égalité entre les héritiers et différentes restrictions.
Si Amâne est réservé à une clientèle fortunée, avec un montant minimal de souscription fixé à 250 000 euros, le contrat Salam est moins « élitiste » (un minimum de 3 000 euros est requis). Ce dernier connaît des débuts satisfaisants selon les professionnels. « Nous avons commercialisé plus de 200 contrats en quelques semaines, surtout auprès de professionnels libéraux, de cadres, de chefs d’entreprise et de joueurs de foot, avec des versements libres de 50 000 euros en moyenne », dévoile Vincent Liégeon, directeur commercial de Swiss Life.
Un démarrage en phase avec les attentes, assure-t-il sans cacher qu’en créant un produit communautaire « la société a encouru un risque d’image important ». Elle mène désormais une réflexion sur le lancement d’un compte courant rémunéré qui serait lui aussi conforme à la finance islamique.
Source : Le Monde
Aulnay-sous-Bois : L’Espérance Musulmane de la Jeunesse Française (EMJF) fait le bilan ce soir
L’EMJF organise une conférence ce soir à partir de 19h (après salat Icha) au COSEC de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois, au 69 rue Auguste Renoir.
Au programme
Stand de restauration disponible et salle disponible « pour les sœurs » .
Contact 0646794141
Entrée Gratuite.
Plus d’information sur l’affiche ci-contre.
L’école musulmane d’Aulnay -sous-Bois en bonne voie
Une association doit acquérir aujourd’hui un terrain afin d’y bâtir une école confessionnelle. Un projet qu’elle souhaite financer grâce à des dons.
Une école privée musulmane bientôt construite à Aulnay-sous-Bois? Le projet, vieux de plusieurs années, se précise. Aujourd’hui mardi, l’association Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF), doit acquérir un terrain de 3500 m2, dans le nord de la ville, afin d’y bâtir une école confessionnelle.
« Le projet avance très bien », affirme Hassen Farsadou, président de l’EMJF, qui travaille désormais sur les plans du futur bâtiment avec un architecte. Le sujet était au cœur des débats du conseil municipal d’octobre dernier, puisque la parcelle, voisine du magasin Bricoman, non loin de la nationale 2, était jusqu’alors propriété de la ville. Les élus (PS, PRG, UMP, UDI) ont voté deux délibérations. La première permet de déclassifier la zone afin qu’elle puisse accueillir un bâtiment privé. La seconde transfère le terrain à la société Deltaville, en charge de l’aménagement du quartier Mitry-Princet.
L’opération a fait tiquer les élus communistes (qui se sont abstenus, ainsi que le groupe Europe Ecologie). « Ce qui nous pose problème, c’est qu’il s’agit d’un terrain public, transformé en site privé pour y construire cette école », indique Miguel Hernandez, maire adjoint PC. Mais le maire socialiste Gérard Ségura invoque un « principe d’égalité », la commune comptant déjà deux établissements catholiques (l’Espérance et le Protectorat Saint-Joseph). « De toute façon, le projet devra obtenir l’agrément de l’Education nationale », souligne-t-il, assurant que la décision n’a rien à voir avec la proximité des prochaines municipales : « Un autre endroit était à l’étude, à côté de l’école des Petits Ormes, mais la gare du Grand Paris a changé la donne. Cela a pris du temps. » Solidement implantée à Aulnay, l’EMJF avait un temps espéré s’installer dans une ancienne école publique, qu’elle occupe déjà « à titre associatif ».
L’association affirme qu’elle pourra collecter, par une campagne de dons, la somme nécessaire à l’achat de la parcelle. « On l’achètera au prix des Domaines », glisse Hassen Farsadou. Ce sera plus difficile pour la construction. Le chantier devrait coûter 1 M€. Dans un premier temps, l’association pourrait donc installer ses élèves dans des préfabriqués. Car, affirme-t-elle, de nombreuses familles attendent la création d’un tel établissement.
« Ce serait génial si ça pouvait se faire, estime ainsi Malika, maman d’un petit garçon qui fréquente déjà les cours d’arabe de l’EMJF. Il n’y a pas assez d’écoles privées musulmanes. » Cette mère au foyer est prête à sacrifier certaines dépenses pour payer l’inscription de son fils : « Ce sera peut-être des vacances en moins, mais c’est une question de choix. »
Source : Le Parisien du 17/12/2013
3ème édition de la crèche vivante à Aulnay-sous-Bois le 24 décembre
Depuis 2011, la paroisse Saint-Joseph d’Aulnay-sous-Bois organise à Noël une crèche vivante pour sa veillée de la nuit de la nativité. Le Mardi 24 Décembre 2013 n’y échappera pas puisque dès 19h ce jour là, près de 30 personnages s’activeront autour de Jésus, Marie et Joseph. Pour la 3ème année consécutive, les fidèles assisteront à une reconstitution de la naissance du Christ.
En quête permanente de nouveauté, l’organisateur de cet évènement, Stéphane Conan, a invité les enfants de la paroisse Saint-Pierre de Nonneville à participer à l’édition 2013 de la crèche. Ainsi, les deux communautés seront unies en un seul et même lieu de culte, l’église Saint-Joseph, pour une veillée animée et joyeuse. Cette nouveauté s’inscrit parfaitement dans les notions de rassemblement et de partage relatées par Noël et les fêtes de fin d’année.
Durant près de 25 minutes, la nuit de la nativité sera reproduite au détail près. De l’arrivée de Joseph et Marie à Bethléem en passant par la venue des anges et des bergers sans oublier la présence de l’âne et du boeuf ou encore le passage des rois mages, tous les personnages de la Bible seront mis en scène pour fêter la naissance de Jésus.
Comme chaque année, la veillée et la messe de la nuit de Noël seront rythmés par les chants de la chorale paroissiale menée par l’organiste Janick et la chef de choeur Marine. La crèche vivante est aussi une histoire d’équipe et de solidarité.
En effet, Stéphane Conan est accompagné par ses collègues animateurs de catéchisme et par le père Tristan de Salmiech, curé de la paroisse, depuis le début du projet. L’accent sera aussi mis, comme chaque année, sur les décorations. En effet, outre la crèche de Noël confectionnée au fond de l’église par les enfants du catéchisme, 2 sapins de plus de 5 mètres de haut, plus de 8500W de projecteurs, un épais manteau de paille au sol et un ciel étoilé animé seront déployés. Un véritable décor grandeur nature. Le temps de Noël est une période où l’église Saint-Joseph revêt ses plus beaux joyaux, l’occasion de (re)découvrir une église de quartier métamorphosée.
Enfin, cette année encore, le site d’information 93600INFOS retransmettra en direct la cérémonie sur internet. Pour cela, il suffira de se rendre sur la page «Retransmission» du site internet crechevivante.93600infos.fr le 24 décembre à 19h pour suivre la célébration en direct.
De plus, deux rediffusions seront proposées le 25 décembre à 14h30 et le 28 décembre à 19h00.
Source : communiqué de presse 93600-infos.fr

