Archives du blog
Une plaque commémorative en hommage à des victimes de la Shoah détruite à Pantin
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a rapporté dans un communiqué envoyé ce dimanche « des faits pouvant relever du vandalisme » antisémite commis ces derniers jours dans le carré 212 du cimetière de Pantin (Seine-Saint-Denis).
L’association juive explique avoir été alertée par une personne qui s’est rendue sur la tombe de son père et qui a été choquée de trouver la plaque commémorative cassée à mi-hauteur, la partie basse restant sur son socle.
Source et article complet : Times of Israel
Agressions, moqueries, préjugés et autres préjudices contre les juifs de France
Selon une étude Ifop réalisée pour l’American Jewish Committee (AJC) et la Fondation pour l’Innovation politique et publiée dans Le Parisien, 68% des Français juifs déclarent avoir subi moqueries et vexations, 20% avoir été victimes d’agressions physiques.
Alors que la France pensait avoir tourné la page de l’antisémitisme après la libération en 1945, la bête semble être revenue, sous différentes formes. En Seine-Saint-Denis, la communauté juive a largement diminué dans les grandes villes du département. La surmédiatisation du conflit Israélo-Palestinien et les retombées dans l’héxagone sont en partie responsables de cet exode. L’état a d’ailleurs effectué quelques aménagements pour protéger les synagogues en danger.
Fake news et tacle par derrière concernant l’article relatif à Gerald Grosz
Encore une fois, le débat sur le pass sanitaire a dérapé avec cette fois-ci, un point godwin de très mauvaise facture de la part d’un site local de Gauche.
Notre rédactrice Catherine Medioni, dans son travail d’analyse sur l’impact des vaccins et du pass sanitaire, a rédigé un article sur l’un des responsables du parti BZÖ, parti considéré à droite de l’échiquier politique Autrichien, à savoir Gérald Grosz. Sans aller dans le fond de l’article (qui peut être critiqué), une nouvelle polémique concernant l’antisémitisme supposé de ce leader politique a fait surface. Besoin de faire du buzz sur un site moins populaire ? Volonté de nuire à des bénévoles de l’information ? Quelques éléments de réponse dans cet article.
C’est quoi, le BZÖ ?
Le BZÖ est le parti de « l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche », né d’une scission du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) le 4 avril 2005, menée par Jörg Haider, mort dans un accident de voiture et personnalité controversée en Autriche pour ses positions contre les immigrés et la minorité Slovène en Carinthie, district d’Autriche.
Si le FPÖ est toujours considéré comme un parti d’extrême droite en Autriche, le BZÖ a, depuis 2010, effectué une transformation interne pour se focaliser non plus sur la lutte contre l’immigration, mais sur la réforme économique du pays, la lutte contre la réduction des libertés individuelles et la baisse de la dette publique. Toutes les explications sont accessibles ici (la page Wiki en anglais est plus complète cependant).
Aujourd’hui, le BZÖ prend comme modèle un partie Allemand, le FDP, qui est un parti ultra libéral, à l’image de ce que voulait incarner à l’époque Alain Madelin en France.
Est-ce l’ignorance, la stupidité la volonté de nuire qu’indiquer bêtement que le BZÖ est un parti d’extrême droite ? Aucune personne un tant soit peu cultivée aurait pu éviter de tomber dans le piège. Car si le BZÖ est né d’une scission avec un parti d’extrême droite, celui-ci a tenté de se créer un nouvel espace politique (peut-on comparer le Parti Communiste des années 1920 au Parti Communiste d’aujourd’hui, par exemple ?).
Qui est Gerald Grosz ? Est-il antisémite ?
Gerald Grosz est un leader du BZÖ, ancien président de ce parti. Pas forcément charismatique, Gerald Grosz ne cache pas son homosexualité et aime se mettre en valeur via des postures impressionnantes. Mais est-ce que cet homme politique Autrichien est réellement antisémite comme le clame certains (enfin, une seule personne en tout cas) ?
En 2006, la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban faire rage. Pour rappel, le Hezbollah Libanais effectue une incursion en territoire Israélien et tue 10 soldats et en capture 2 autres (qui seront exécutés et découpés en morceaux après). En guise de riposte, Israël bombarde pendant plusieurs semaines le Liban et effectue une incursion pour « détruire » le Hezbollah. Ce conflit va faire plus de 1000 morts, essentiellement des civils, et causer des destructions impressionnantes. Durant le conflit, un soldat de la paix Autrichien est tué par une attaque Israélienne. M. Grosz, sous l’effet de l’émotion, indique dans la presse que « Cette guerre de terreur ne peut être justifiée par aucun argument humain« . Ce en quoi un journaliste, à savoir Andreas Koller, extrapole en disant que cette déclaration s’apparente à « définir de manière subliminale les Juifs hors de la communauté humaine« .
Peut-on, par cet échange et la déclaration de M. Grosz affirmer que ce dernier est antisémite ? C’est un pas que je n’oserais pas franchir tant le raccourci semble grossier.
Encore une fois, le manque de culture générale, de recul et surtout une trop haute considération de soi provoquent des inexactitudes, des contresens et des contre-vérités qui pourraient prêter à sourire si l’honneur d’un homme n’était pas bafoué. Une excuse publique serait de bon aloi, non pas parce que nous sommes fans de Gerald Grosz et du BZÖ (qui n’est plus qu’un petit parti sans véritable importance sur l’échiquier Autrichien), mais parce que l’honnêteté intellectuelle l’exige.
Les juifs à Aulnay-sous-Bois fuient-ils à cause de l’insécurité ?
Plusieurs articles dans la presse nationale (Atlantico, l’Express…) mentionnent que de nombreuses familles juives quittent Bondy, Aulnay-sous-Bois ou d’autres villes de Seine-Saint-Denis pour se réfugier dans le 92, à Villemomble ou au Raincy. Ainsi, le nombre de foyers juifs à Aulnay serait passé de 600 à 100 en un peu plus de 15 ans. Les causes : insécurité, antisémitisme, violences…
Cette version n’est cependant pas acceptée par l’un des responsable de la synagogue situé sur la rue Robespierre à Aulnay : selon lui, les familles juives à Aulnay sont parfaitement en sécurité, même dans les quartiers jugés difficiles.
Olivier Rimbert : Avons-nous changé ?
J’étais parti dans l’idée de faire un travail sur l’évolution de l’anti-maçonnisme à partir de la fin du 19eme siècle. A la lecture des différents documents et livres de l’époque, la réflexion suivante s’est fait jour. Comment dans la France des années trente, la politique anti sémite de l’Allemagne nazie n’a pas rencontré plus de résistance et d’opposition que ça dans l’hexagone?
La réponse peut paraitre évidente pour certains, mais l’histoire a gommé certains faits pour paraitre politiquement correcte aux yeux de nos contemporains. Qui aujourd’hui pourrait affirmer que la France de 1930 était, si ce n’est TOTALEMENT anti sémite. Totalement est certainement un peu fort, mais que la France bien pensante était majoritairement antisémite. Je vais par l’intermédiaire de quelques ouvrages essayer de remettre l’histoire à sa place, en toute modestie, et de poser la question suivante. Avons-nous collectivement changé ?
Source et article complet sur la réflexion d’Olivier Rimbert : cliquer ici.
Les actes antisémites ont doublé en 2014 en France, la Seine-Saint-Denis 4ème département le plus touché
Dans le flot des statistiques annuelles qui dressent le visage de la France, celles recensant les actes antisémites lui dessinent une profonde balafre qui n’a sans doute pas fini de puruler. En 2014, le nombre d’actes commis contre les Juifs de France a augmenté de 101 %.
De 423 en 2013, ils sont passés à 851 l’an dernier, selon les chiffres – que nous vous révélons en exclusivité – du service de protection de la communauté juive (SPCJ), en coopération avec le ministère de l’Intérieur.
La hausse la plus spectaculaire concerne les violences proprement dites (agressions, incendies, dégradation et vandalisme) : 241 recensés, soit + 130 % en un an. Des chiffres où n’apparaissent pas les quatre assassinats de la porte de Vincennes, le 9 janvier. «Soixante-dix ans après Auschwitz, c’est la même logique qui est à l’oeuvre : la haine du Juif, la lâcheté, l’ignorance, la barbarie », s’attriste Roger Cukierman, le président du conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Il y a quinze ans, avant que ne resurgisse ce fléau à la faveur de la seconde Intifada dans les territoires palestiniens, le nombre d’actes antisémites était dix fois moindre.
«La violence aussi ne cesse d’empirer», déplore Roger Cukierman, rappelant que ces dernières années, le gang des barbares, Merah ou Coulibaly ont «tué des Juifs parce qu’ils étaient Juifs». «La quasi totalité des actes est commise par des jeunes musulmans, issus d’une communauté où les préjugés antisémites sont désormais très ancrés. Le mal est désormais structurel, installé, et d’autant plus inquiétant que le président et le gouvernement se montrent exemplaires dans leur lutte contre cette tumeur de la société française. Je comprends malheureusement ceux qui partent à l’étranger, à force de se sentir comme des parias ici.»
L’an dernier, 7 000 Français de confession juive ont fait leur «alya» en Israël. Un nombre de départs record (la France est devenue en 2014 le premier pays d’émigration dans l’Etat hébreu) qui devrait encore augmenter l’an prochain, selon le président du Crif, qui sera aujourd’hui en Pologne aux côtés du président François Hollande pour assister aux commémorations du 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz. «Mes grands-parents sont morts à Tréblinka. Aujourd’hui, les écoles de mes petits-enfants sont gardées par des policiers et des soldats. Où va-t-on comme ça ?».
Source : Le Parisien du 27/01/2015. Vidéo : Synagogue attaquée à Aulnay
