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Covid-19, Emmanuel Macron a très envie d’emmerder les non-vaccinés
Dans une interview accordée à Aujourd’hui – Le Parisien, Emmanuel n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger les personnes non-vaccinées. Il semble donc prendre un malin plaisir à rendre la vie difficile à ces personnes qui refusent le vaccin pour diverses raisons. Ci-dssous ce qu’il a déclaré :
« C’est une toute petite minorité qui est réfractaire. Celle-là, comment on la réduit ? On la réduit, pardon de le dire, comme ça, en l’emmerdant encore davantage. Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie. Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné… »
Pour Olivier Véran, les non-vaccinés sont soit des personnes isolés, soit des complotistes hystériques, soit des personnes qui ne se sentent pas concernées
On connait Oliver Véran pour ses prises de position choc en faveur de l’obligation vaccinale contre la pandémie de Covid-19. Interrogé sur l’efficacité du pass vaccinal et sur le sort des 5 millions de personnes non-vaccinées, le ministre de la Santé n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Selon lui, il y a 3 catégories de personnes non-vaccinées à ce jour :
- Les personnes isolées, peu informées et n’ayant pas accès facilement aux soins. Pour les faire vacciner, Olivier Véran compte sur les infirmières, les médecins locaux et le personnel de santé qui accompagne ces personnes isolées
- Les personnes complotistes et hystériques dans une forme de délire, qui pensent que la vaccination est un mal et qui sont prêtes à mourir plutôt que de se faire soigner. Pour lui, aucune mesure ne pourra les convaincre de se faire vacciner
- Les personnes qui ne sentent pas concernées, qui sont jeunes principalement et qui s’accommodent des mesures tout en adoptant des gestes barrières. Le pass-vaccinal cible ces personnes, le but est de les acculer pour les obliger à se faire vacciner
Et vous, si vous n’êtes pas vacciné, dans quelle catégorie vous trouvez-vous ?
Vous pouvez écouter la déclaration d’Olivier Véran en vidéo ci-dessous :
Antivax : le prix de la liberté
Au milieu de ce concert d’indignation (sur un éventuel confinement pour les personnes non vaccinées, N.D.L.R.), j’aimerais que les anti-tout puissent répondre par oui ou non à mes interrogations :
1° Les formes graves hospitalisées concernent les non-vaccinés et vaccinés porteurs de co-morbidités. Vrai ou faux ?
2° À supposer que la proposition précédente soit vraie, les personnes à risque coûtent une fortune en soins et épuisement des équipes. Vrai ou faux ?
3° Le coût de la « liberté » de ces non-vaccinés est supporté par une majorité de vaccinés : vrai ou faux ?
4° C’est la solidarité financière d’une majorité de gens vaccinés qui s’exerce à l’égard des non-vaccinés qui s’estiment libres de ne pas se vacciner, de tomber malades et donc de faire payer aux autres. Vrai ou faux ?
5° Le raisonnement logique obéit à des règles, notamment celle de prendre en compte toutes les données d’un problème avant de proposer et tester des solutions. Vrai ou faux ?
6° Un individu seul sur une île déserte est totalement libre de ses actes, parce qu’il sera le seul à payer les conséquences de ses actes. À partir du moment où il y a deux individus ou plus, c’est-à-dire une société, la liberté individuelle s’arrête où commence celle de l’autre. Non, je ne suis pas libre de griller le Stop, non je n’ai pas le droit de rouler à gauche… Vrai ou faux ?
7° Si ma logique et ma rigueur exaspèrent négationnistes, complotistes, anti-tout… que proposez-vous ? Pas de vaccin, pas de masque, circulation sans entrave de tout le monde, comme avant ? Et si les réanimations saturent en non-vaccinés, payer pour eux ? La proposition de confiner les non-vaccinés ne vise pas à les empêcher de contaminer les autres, mais à les empêcher de tomber malades et de ruiner la collectivité.
8° Je risque donc une proposition : OK, on laisse tout le monde circuler, MAIS les vaccinés qui tomberaient malades seraient pris en charge, les non-vaccinés malades paieront leurs soins (des dizaines de milliers d’euros). C’est comme les assurances, c’est à la carte. Le non-vacciné signe un document officiel du style « au nom de ma liberté, je ne me fais pas vacciner, mais pour ne pas faire payer mon risque à la société, je m’engage à payer la petite fortune que coûterait ma maladie ».
Source : courrier d’un lecteur du Quotidien du Médecin proposé par notre lecteur Jean-Pierre Leverrier
Non, les « antivax » et les « anti pass ne sont pas tous des fachos !
A chaque événement, sur chaque sujet de société, sur chaque débat politique, les débats peuvent être vifs tant il est rare d’obtenir une adhésion unanime, sans parler d’un consensus. La mise en place du pass sanitaire et la quasi obligation de se faire vacciner sont des sujets récurrents dans les débats télévisés et les discussions mouvementées sur les réseaux sociaux (ce type de réseau qui n’a de social que le nom).
Si la majorité des français s’est faite vaccinée, bon gré mal gré, afin de conserver une « vie normale » et ne pas à devoir perdre emploi, réelle vie sociale et associative, une minorité d’irréductibles ne veut pas entendre parler de vaccination. Au travers de manifestations et de témoignages, ces personnes refusent le vaccin pour diverses raisons : peur des effets secondaires, incompréhension de l’utilité de se faire vacciner pour les plus jeunes et volonté de garder une certaine liberté de choix.
Il n’est pas rare sur les réseaux sociaux et même sur les plateaux de télévision de voir des « spécialistes », des « procureurs de la doxa dominante » et des « bienpensants autoproclamés » de discréditer ces personnes anti vaccins, anti pass et de les qualifier littéralement de « facho ». Ce terme utilisé à tout bout de champ quand on est à court d’argument peut apparaître un peu bête et surtout ridiculiser celles et ceux qui le profèrent. Pour celles et ceux qui ont connu le fascisme, le nazisme et le franquisme, cette qualification doit être très mal interprétée tant ces personnes qui, paradoxalement, prétendent défendre la liberté d’expression, n’hésitent pas à jeter en pâture celles et ceux qui souffrent de cette situation.
Il y a toutes sortes de catégorie sociale chez les anti pass, les personnes sont de toutes origines ethniques, de toutes religions. On y trouve des ouvriers, des cadres, des dirigeants, des jeunes, des retraités, des commerciaux, des personnes sans emploi. On y trouve également des personnes issues des « minorités visibles », des catholiques, des musulmans, des athées. Comment est-il possible alors de qualifier tous ces gens de fachos ?
Celles et ceux qui se disent démocrates, souvent de Gauche, prétendent défendre les libertés individuelles et la constitution, ne sont pas ceux qui terrorisent par leur méthodes d’un autre temps ? A l’heure où les français doivent s’unir pour affronter l’une des plus graves crises économiques que la France a à subir, ne faudrait-il pas au contraire plus de compassion, de solidarité, quelle que soit l’opinion ?