Archives du blog
Lutte ouvrière sur PSA Aulnay-sous-Bois : après les requins, les vautours
1 200 travailleurs de l’usine PSA Aulnay-sous-Bois, dont la fermeture est prévue en mars 2014, sont toujours sans solution d’emploi. Mais le terrain suscite bien des convoitises. Quand Citroën l’avait acheté en 1972 pour une bouchée de pain, il avait déjà fait une opération foncière en revendant les 16 hectares de l’usine de Javel, dans le 15e arrondissement de Paris, pour 375 millions de francs. Quarante ans plus tard, les 160 hectares d’Aulnay, desservis par trois autoroutes, proches de Paris et des aéroports de Roissy et du Bourget, valent cher. Dans son plan secret prévoyant la fermeture du site, en 2011, la direction de PSA escomptait déjà une vente à 300 millions d’euros. Mais on parle aujourd’hui de un à deux milliards d’euros. Les offres se bousculent… mais pour l’instant PSA n’est pas vendeur.
C’est que le trust n’est pas seulement un licencieur, c’est aussi un spéculateur : une gare de métro du Grand Paris Express doit être construite à proximité, et tout laisse à penser que Peugeot attend que les prix grimpent. Quitte à ce que, en attendant, le terrain reste une friche industrielle.
Le conseil régional d’Île-de-France, dirigé par le PS, se dit prêt à mettre un milliard d’euros sur la table pour acheter le terrain avant de le revendre. Comme si l’argent public devait servir à cela ! La seule mesure qui s’imposerait serait l’expropriation. Mais elle ne viendra pas d’un pouvoir politique qui a laissé les mains entièrement libres à PSA pour supprimer 11 000 emplois avec un plan social qui ne lui a rien coûté.
Après avoir exploité à Aulnay des milliers de salariés qui ont fabriqué des millions de voitures pendant quarante ans, PSA va réaliser une nouvelle opération spéculative, avec la bénédiction du gouvernement.
Source : Lutte Ouvrière
La musique en vedette avec le théâtre Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois le 19 octobre
Samedi 19 octobre, l’espace Jacques Prévert met la musique à l’honneur dans toute la ville lors d’une journée enchantée ouverte à tous et en accès libre.
Pour lancer sa nouvelle saison le théâtre et cinéma Jacques Prévert vous propose de découvrir gratuitement, aux quatre coins de la ville, un programme festif et musical. Après un ciné-concerto proposé à 11h au cinéma Jacques Prévert, des concerts, fanfares, déambulations musicales se poursuivront dans toute la ville jusqu’à 22h. Lieux insolites, coins de rue, les Aulnaysiens retrouveront au gré de leurs promenades les cent-vingt musiciens et soixante-dix choristes mobilisés pour la journée. Si le programme comporte certains rendez-vous annoncés, d’autres surprises attendent les habitants tout au long d’une journée enchantée et en chansons
Télécharger le programme complet en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.
Appel à bénévole
L’espace Jacques Prévert recherche des bénévoles adultes de tous âges motivés et investis pour participer à l’organisation de cette grande journée festive du samedi 19 octobre, aux côtés de son équipe. Toutes les personnes curieuses et prêtes à vivre l’aventure sont les bienvenues. Leurs missions seront principalement liées à l’accompagnement des spectacles (concerts, petites formes itinérantes, rendez-vous inattendus…) Pour plus d’informations et pour toute aide, contactez le 06 01 18 15 63 ou envoyez un mail à emeline.compain@ejp93
Vente de médicaments sur Internet en France : Le ministère de la Santé alerte sur les risques de contrefaçon
Le ministère de la Santé a annoncé, le 24 septembre 2013, le lancement d’une campagne d’information visant à alerter les patients sur les consignes à suivre lors de l’achat de médicaments sur Internet.
« Le médicament n’est pas un produit comme un autre », rappelle le ministère de la Santé, tout en mettant en garde contre les risques sanitaires (inefficacité thérapeutique ou toxicité) liés à l’utilisation de faux médicaments, de médicaments faussement étiquetés, falsifiés ou contrefaits.
Internet étant le territoire de prédilection des contrefacteurs, le ministère de la Santé a jugé important d’informer les Français sur ces risques et sur la manière d’identifier les sites de vente en ligne autorisés par les pouvoirs publics.
Jusqu’au 20 octobre 2013, les sites de l’Ordre des pharmaciens, de l’ANSM et du Leem, ceux de tous les ministères, ainsi que des sites commerciaux et des sites consacrés à la santé, diffuseront une bannière web véhiculant le message suivant :
– Sur Internet, pas facile de reconnaître un faux médicament
– Attention aux contrefaçons
– Attention aux contrefaçons, elles sont dangereuses pour votre santé
– Consultez les pharmacies autorisées à vendre des médicaments sur Internet
Cette bannière renvoyant ensuite sur le nouveau site consacré au médicament .
Les PSA d’Aulnay-sous-Bois s’inquiètent de leur sort auprès de l’Etat
Ils sont venus taper du poing sur la table. Et demander un soutien auprès de la Direction départementale du travail et de l’emploi de Bobigny. Hier, une centaine de salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois avaient fait le déplacement pour tenter de faire bouger les choses. « Au début du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), la direction avait clamé haut et fort que tous les salariés seraient reclassés, lâche Philippe Julien, secrétaire de la CGT de PSA Aulnay. Aujourd’hui, nous constatons sans surprise que cela n’était qu’un mensonge. »
Car sur les 3000 salariés du site, 1200 attendent toujours une solution de reclassement. Mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, selon la direction. « La période de volontariat n’est pas encore terminée, explique une porte-parole de PSA. Ni celle du reclassement en interne. Les discussions sont encore en cours avec de nombreux salariés. »
Déjà, environ 600 ouvriers du site ont été mutés dans le groupe et quelque 600 ont déjà quitté l’entreprise. Pour les autres? « Nous sommes enfermés dans une usine qui ne tourne plus, poursuit Philippe Julien. Alors que la direction s’était engagée à continuer la production jusqu’en décembre 2014, tout est à l’arrêt depuis mai. On est dans un vaisseau-fantôme et tout est fait pour nous encourager à partir et nous faire craquer. »
SNCF, RATP, ADP : des possibilités jusqu’en décembre
Ce qu’ils déplorent : les promesses non-tenues de reclassement. « On nous avait fait miroiter 300 postes à la SNCF, à la RATP et à ADP, précise le syndicaliste. Mais actuellement, seuls vingt anciens salariés du site de PSA ont été reclassés là-bas. » D’autres sont encore en discussion, assure la direction de PSA qui précise que les employés ont jusqu’à décembre pour prendre une décision et que les sessions de recrutement se poursuivent.
Et si, hier, le directeur du Travail a bien entendu les revendications des PSA, ces derniers ne souhaitent pas s’arrêter là. « Nous voulons que l’Etat mette son nez dedans comme il l’a fait dans d’autres dossiers, à l’image de Continental par exemple, demande Philippe Julien. Cela pousserait PSA à respecter le PSE qui était négocié au départ. »
Et pour « motiver » le gouvernement à mettre les mains dans le cambouis, les salariés désœuvrés comptent bien demander un rendez-vous au ministère mais aussi à la région Ile-de-France. « Nous avons appris récemment que la région envisageait de racheter le terrain de l’usine à PSA, assure-t-il. Là encore, le groupe va s’en sortir avec une belle plus-value immobilière. Si la région et l’Etat peuvent investir dans l’immobilier, ils peuvent aussi soutenir les salariés. »
Source : Le Parisien du 10/10/2013
Aulnay-sous-Bois : CAPADE répond à la pétition rue de Macon
La pétition signée par les riverains de la rue de Macon, il y a bien longtemps, montre que la circulation est une source de nuisance affectant la qualité de vie de nombreux aulnaysiens.
Nous avons consacré beaucoup d’énergie à cette préoccupation depuis 10 ans, au point d’avoir fondé beaucoup d’espoir quand la municipalité décide de confier des études à la Société TRANSITEC. L’objet était d’abord d’établir un diagnostic clair et partagé afin d’arrêter des objectifs qui le soient tout autant.
En nous cachant la partie des études portant sur l’importance réelle de ces véhicules qui ne font que renter et ressortir immédiatement de la zone d’Aulnay Sud, nous avons dû les réaliser nous-mêmes avec 20 personnes un matin d’Avril. Le trafic de transit ainsi identifié s’est révélé être supérieur à 50 % du trafic total au lieu d’une vague estimation à 20 %.
Les solutions proposées n’étaient pas, par conséquent, à la hauteur des véritables enjeux et celles qui seraient retenues (2B) ne réduiraient pas d’une voiture le trafic actuel. De surcroît, la disposition qui consisterait à sacrifier de axes sur lesquels serait concentré le gros du débit nous la rejetons car nous pensons qu’en « réfléchissant global » et en «agissant local » nous arriverions à la pleine satisfaction tout en évitant un esprit de clocher malsain.
Nos rues communales n’ayant pas vocation à desservir des départementales et donc à supporter un trafic intercommunal, il est nécessaire de s’orienter vers un maintien de cette circulation sur des voies de contournement qui existent mais dont l’efficacité diminue d’année en année.
Comme le prévoyait G. Ségura lors de ses promesses électorales de 2008, il y a lieu de revenir sur ces « itinéraires bis » qui ont été mis en œuvre et permettre ainsi, pour ne pas dire enfin, de recouvrer une tranquillité depuis trop longtemps disparue.
Pour être entendu, il ne suffit pas d’avoir recours à une société de sondage, il faut que les questions posées soient en rapport avec nos préoccupations.
La Société Harris se défend d’avoir choisi toute seule le questionnaire soumis à 600 aulnaysiens sur le seul thème des déplacements « doux » mais absolument rien concernant la circulation proprement dit.
Nous devrions trouver une forme de consensus qui de surcroit donnerait satisfaction au plus grand nombre
CAPADE Sud
Le président
Alain BOULANGER
Participez aux Assises nationales de la qualité de l’air des 23 et 24 octobre 2013 !
Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie et l’ADEME organisent, en partenariat avec le ministère des Affaires sociales et de la Santé, les deuxième Assises nationales de la qualité de l’air, les 23 et 24 octobre à la Cité des Sciences à Paris.
Ces deuxième Assises nationales de la qualité de l’air aborderont les enjeux relatifs à la qualité de l’air intérieur et extérieur. L’objectif de ces journées est triple :
-
partager les retours d’expériences sur les actions menées pour améliorer la qualité de l’air,
-
comprendre les conditions de réussite pour mettre en œuvre des actions efficaces en faveur de la qualité de l’air intérieur et extérieur (gouvernance, plans de protection de l’atmosphère…)
-
mobiliser chacun à tous les niveaux.
-
ouverture des Assises mercredi 23 octobre à 13h30, par Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie ;
-
intervention de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé mercredi 23 octobre à 17h (sous réserve) ;
-
présentation de Karl Friedrich Falkenberg, (Directeur général de l’environnement de la Commission européenne), mercredi à 14h ;
-
discours de Bruno Léchevin, président de l’ADEME, jeudi 24 octobre à 9h30 ;
-
intervention de Denis Baupin, député de Paris le jeudi à 14h00 ;
-
Martial Saddier, Président du Conseil national de l’air (CNA), pour clôturer la journée de jeudi, à 16h45.
Le Sénat vote la métropole du Grand Paris
Après un débat marathon, les sénateurs ont fini par adopter, dans la nuit de lundi à mardi, le texte créant une métropole du Grand Paris. La loi est passée d’une courte majorité, par 156 voix contre 147, constituée de parlementaires PS, centristes et d’une partie du groupe UMP. Pour des raisons diverses, communistes, écologistes et le reste de la droite ont voté contre.
6,5 millions d’habitants concernés
« Sur la forme de la métropole, on a un accord », se félicite Marylise Lebranchu, la ministre en charge du dossier, rejointe par le corapporteur (PS) de la loi Alexis Bachelay qui salue « un véritable élan décentralisateur ». De son côté, Christian Favier (PC) dénonce un « monstre technocratique » et demande au président « d’organiser un référendum ».
Le texte prévoit l’émergence de la métropole au 1er janvier 2016, un ensemble regroupant Paris et les 124 communes des trois départements de petite couronne, soit une population de 6,5 millions d’habitants. La porte reste toutefois ouverte aux intercommunalités limitrophes volontaires. Elle prendra la forme d’un établissement public de coopération intercommunal (EPCI) ayant compétence pour lever l’impôt et qui doit se substituer aux intercommunalités. Alors qu’ils avaient rejeté le texte en bloc en juin, les sénateurs ont donc donné leur feu vert, non sans plusieurs amendements. Ils ont notamment réduit le périmètre des « territoires » qui composeront la future métropole. Ils devront compter au moins 200000 habitants dans quatre communes au lieu des 250000 habitants initialement.
Les compétences de chaque collectivité ont aussi été clarifiées : la métropole s’occupera de l’aménagement de l’espace, du logement, du développement durable tandis que les transports resteront de la responsabilité de la région. Quant aux questions locales telles que la gestion des déchets ou les cantines, elles restent prérogatives des communes. Le texte doit maintenant repartir en seconde lecture à l’Assemblée avant de passer en commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés) qui aura pour tâche d’harmoniser les propositions des deux chambres.
Source : Le Parisien du 09/10/2013
Aulnay Environnement sur le projet Croix-Blanche : Nous demandons au conseil municipal de surseoir à tout projet de construction en l’état
Suite à la nouvelle catastrophe due aux inondations, dès juin 2013 nous avons écrit :
« Il faut envisager dès maintenant un bassin de rétention au centre des impôts de la Croix Blanche et un ouvrage en bas de la rue de Picardie ? »
Depuis nous avons eu occasion de le demander lors de la dernière ( ?) réunion de pilotage de la Croix Blanche le 12/09/13 et de l’exposition au public du samedi 14.
Le maire a évoqué cette possibilité publiquement, mais cela demande précisions.
En effet un bassin de rétention est quasiment indispensable par rapport au projet lui-même en fonction des normes de la DEA (environ 45 m3), mais en l’occurrence il s’agit d’utiliser le terrain de plus de 4.000 m² libre de toutes construction pour un grand bassin pour le quartier.
Il existe déjà rue Jean Jaurès sous la chaussée, 2 bassins enterrés de 200 m3 manifestement insuffisants.
Il faut certainement un bassin largement supérieur à 1.000m3, pour les seules pluies bi ou tri -annuelles.
En tout état de cause cela remet en cause le projet qui doit être soumis au conseil municipal le 17 octobre2013.
Un tel bassin enterré serait sans doute en concurrence avec le parking souterrain (même à un seul niveau comme nous le souhaitions), il posera problème pour les arbres actuels en pleine terre et aura des conséquences éventuelles sur les eaux souterraines.
Cela remet en cause l’économie du projet, mais aucun autre terrain ne peut être disponible dans ce secteur !
Il faut donc surseoir à toute décision et demander à l’état, à la région et au département de s’emparer du sujet.
Il est temps que le préfet accepte d’étudier un PPRI (plan de prévention des risques d’inondations) pour éviter d’oublier que des terrains sont inondables et de prescrire des règlements en conséquence.
Nous demandons au conseil municipal de surseoir à tout projet de construction en l’état.
p.s.
rappelons que dans le « diagnostic PLU » de 2008 il est écrit :
« …pour ces raisons la commune est classée « à risque fort ».Elle a fait l’objet de 9 arrêtés préfectoraux de catastrophe naturelle entre 1983 et 2001 pour des inondations et des coulées de boues. »
Rythmes scolaires : l’AMF demande en urgence une réunion avec le Premier ministre sur tous les aspects de la réforme
Le Bureau de l’Association des maires de France, réuni le 2 octobre 2013, demande à l’État de répondre sans attendre aux préoccupations des maires sur les conditions de mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires, tant au niveau organisationnel que financier.
L’AMF demande au gouvernement une remise à plat des modalités du financement de la réforme dont le coût ne peut être supporté par les communes. Un courrier adressé le 1er août au Premier ministre, jusqu’alors resté sans réponse, rappelait que cette réforme exigeait, pour éviter des inégalités dans les activités offertes aux enfants, des financements durables que n’apportait pas le Fonds d’amorçage.
Elle demande aussi la suspension des directives adressées par la CNAF limitant aux trois nouvelles heures périscolaires l’application du décret du 2 août 2013 permettant d’alléger les normes d’encadrement des accueils de loisirs périscolaires et donc leur coût. L’AMF exige de la CNAF une véritable concertation indispensable à la mise en oeuvre de la réforme dans des conditions supportables.
Enfin, pour les communes ayant opté pour une application de la réforme en 2014, l’accélération du calendrier d’élaboration du projet d’organisation de la semaine scolaire et du projet éducatif territorial, imposée par les Dasen, n’est pas acceptable.
Elle heurte les maires et les présidents d’EPCI concernés qui ont besoin d’un délai suffisant pour conduire la concertation complexe avec les enseignants, les parents, le milieu associatif et, pour les transports scolaires, avec les Conseils Généraux, pour aboutir à un projet de qualité, dans l’intérêt de l’enfant. Elle ne permet aucunement de tenir compte des enseignements tirés de la mise en place de cette réforme dans les 4000 communes l’ayant engagée dès septembre 2013.
L’évolution des impôts locaux, ville par ville en Seine-Saint-Denis. Aulnay-sous-Bois très chère ?
La rédaction vous propose de prendre connaissance du tableau ci-contre, qui détaille, ville par ville dans le département, les impôts locaux et les impôts fonciers, ainsi que l’évolution depuis 2007.
Si Aulnay-sous-Bois n’a pas connu d’augmentation depuis 2007 au niveau de la taxe foncière, celle-ci reste très chère comparée aux autres villes au niveau de la taxe locale.
Impôts : mode d’emploi :
La taxe d’habitation est payée par ceux qui occupent un logement (propriétaires et locataires). Son montant dépend de la taille du logement et de la valeur locative de base de l’immeuble ou de la maison — fixée en 1970 en fonction des quartiers, elle est augmentée chaque année selon un taux fixé par l’Etat — sur lesquels on applique les taux votés par les collectivités.
Sur la période 2007 – 2013, la loi a changé. Dans le but de compenser pour les villes la perte de la taxe professionnelle (autrefois payée par les entreprises), le gouvernement Fillon a décidé de modifier l’affectation des taxes. Ainsi, à partir de 2011, le produit de la taxe d’habitation revient uniquement à la commune ou à l’agglomération. Pour les habitants des villes en intercommunalité, la part départementale intègre la colonne « intercommunalité » sur les feuilles d’impôts. Pour les autres communes, le taux départemental (8,11% en 2011 en Seine-Saint-Denis) a été agrégé aux taux communaux. Ces différences nous empêchent de présenter l’évolution de la taxe d’habitation commune par commune sur la période 2007-2013. Pour permettre une comparaison entre les villes, nous indiquons le montant moyen calculé par foyer fiscal.
La taxe foncière est payée par les seuls propriétaires. Son taux est fixé chaque année par la commune, mais aussi par le département. Jusqu’en 2011, il y avait aussi une part régionale qui a, depuis, été agrégée à la part départementale. En Seine-Saint-Denis, le taux de la taxe foncière départementale a augmenté en 2013 pour atteindre 14,89%. Dans notre tableau, nous indiquons l’évolution de la part communale.
D’autres taxes apparaissent sur les feuilles d’impôts locaux : la taxe d’enlèvement des ordures ménagère et la taxe spéciale d’équipement, qui finance les projets de transports du Grand Paris. Par ailleurs, la redevance pour l’audiovisuel public est envoyée avec la taxe d’habitation.
Exonérations et abattements. Les foyers aux revenus modestes bénéficient d’exonérations totales ou partielles de leurs impôts locaux. Par ailleurs, les villes peuvent décider d’abattements qui s’appliquent à tout le monde (c’est souvent une façon de compenser des bases locatives trop élevées) ou à certaines catégories de population. Fin 2008 à Saint-Denis, par exemple, un abattement pour la taxe d’habitation a été voté pour les handicapés et ceux qui les hébergent.
Source : Le Parisien du 09/10/2013
