Archives de Catégorie: A vous la parole
Olivier Rimbert : la lettre de Philippe GUGLIELMI au député Philippe Doucet qui tacle laïcité et franc-maçonnerie
Dans une tribune publiée récemment par le journal « Le Monde », le député du Val d’Oise Philippe Doucet, membre du parti socialiste, émet sa propre analyse sur la laïcité où les franc-maçons se font tirer à boulets rouges.
Philippe Guglielmi a alors répondu au député de façon cinglante. Ci-dessous quelques extraits :
» Dans un article du journal « le Monde » daté du 25 avril 2015, intitulé « le PS ne sait plus à quelle laïcité se vouer », vous vous autorisez à déclarer : « aujourd’hui, il y a trois lignes au PS : d’un côté les laïcards historiques, francs-maçons, qui considèrent que les religions nous emmerdent ; de l’autre ceux qui considèrent que la laïcité est un prétexte pour stigmatiser les musulmans ; et au milieu la ligne Aristide Briand, qui tente d’incarner un consensus. »
Outre que votre classification des intervenants dans le domaine de la laïcité fait montre d’un amateurisme évident, car les choses sont autrement complexe, vous ne pouvez, au passage, vous empêcher d’un jet de fiel à l’égard des francs-maçons
…
Les francs-maçons sont accoutumés à être les cibles de tout ce que le monde peut compter de réactionnaires, de fascistes, d’intégristes et autres ennemis du progrès et de la République, mais que certaines assimilations hasardeuses puissent venir d’un parlementaire dit de gauche et qui plus est du Parti Socialiste, il y a de quoi surprendre fort désagréablement.
…
Personnellement je ne connais que des laïques qui peuvent se répartir entre celles et ceux qui défendent une vision de la laïcité basée sur le vivre ensemble, le respect scrupuleux de la loi de 1905, et la séparation entre la sphère publique et la sphère privée.
…
Monsieur le député, je ne pouvais laisser passer votre propos sans réagir, vous appartenez à cette catégorie de politiques toujours prêt à jeter la première pierre et comme l’écrivait Cervantès « parler sans réfléchir, c’est tirer sans viser ». Mais sachez, que les pierres que vous jetez ne sauraient impressionner le franc-maçon en quête d’idéal humaniste, car comme l’écrivait Hector Berlioz : « Ne refusez pas ces pierres que l’on vous jette, elles constitueront votre piédestal ». »
Pour prendre connaissance de la lettre dans son intégralité, cliquer ici.
Article proposé par Olivier Rimbert
Rythmes scolaires, dogmatisme et le monde merveilleux de Martine, 3ème partie : Bruno dans le monde merveilleux de Martine
3ème partie- Le dogmatisme de droite vaut celui de gauche : Bruno dans le monde merveilleux de Martine
En janvier 2015, l’inspecteur d’académie a écrit à l’ensemble des maires du 93 sur la nécessité de mener une concertation en cas de maintien de la dérogation du samedi. Trois Maires sur 40 étaient concernés.
La concertation n’a pas eu lieu. Le comité d’évaluation avec l’ensemble des « partenaires » réunis le 1er avril apprend a posteriori que votre Maire a envoyé une lettre à la Ministre de l’Education Nationale. Dans cette lettre datée du 23 mars, votre Maire prétexte l’absence d’études comparatives nationales entre le mercredi et le samedi pour décider seul du maintien des horaires actuels aux impacts cachés.
Votre Maire se replonge dans le monde merveilleux du dogmatisme en précisant à la Ministre de l’Education qu’il procède à la manière de Martine Aubry à Lille sur le choix du samedi matin.
Ma fille a le grand plaisir de lire les aventures de Martine avec ses mêmes copines depuis 60 ans aux noms tout aussi vintage d‘Anne-Marie ou Françoise. Dans l’album « un mercredi pas comme les autres », Martine va à l’étang aux brochets et construit un radeau.
Dans le monde merveilleux de Martine, maman reste à la maison le mercredi pour faire de la confiture ou de la couture, les parents ne se séparent pas, les parents ne travaillent pas le samedi toute la journée.
A Aulnay, plus de la moitié des enfants vont au centre aéré le mercredi. Le raisonnement officiel depuis un an – coupure de milieu de semaine- est donc périmé pour une majorité d’enfants. Parmi ces derniers, la garderie s’ajoute au centre aéré pour 5 jours de 7h30 à 18h00 sans que la semaine ne soit terminée le vendredi soir. Le tissu associatif sera bien préservé de leurs adhésions. Inscrire son action éducative et culturelle avec Maman à la maison le mercredi ne paraît pas d’une grande modernité sociale. Faire fuir les familles à deux salaires relève d’une curieuse stratégie économique pour un Maire autoproclamé VRP de la ville à la recherche de « piécettes ».
Dans l’album « Martine à l’école », Bruno n’a pas fait ses devoirs. Il devait rendre une rédaction. Bruno disposait de tous les éléments pour vérifier lui-même si le monde merveilleux de Martine existait encore dans sa ville.
Mais non ! Bruno fait l’école buissonnière. Comme il a pêché 65 carpes sur 100, il se sent confortement installé dans son grand radeau. Son oncle Nicolas a installé un panier de crabes. Certains seulement en sortiront. L’oncle évoque parfois d’autres mercredi pas comme les autres, dans le salon doré d’un palais parisien.
Bruno n’a finalement pas rendu son devoir. « Le monde merveilleux de Martine existe peut-être encore à Lille » s’exclame Bruno devant Patapouf et l’âne Cadichon. Il a donc écrit un mot d’excuses à sa maîtresse : il préfère rester dans le monde merveilleux de Martine.
De la part d’un parent d’élève n’habitant pas dans le 93 et dont la fille en CP quittera au plus vite votre ville incapable de franchir le mur du dogmatisme.
Source : Article de Bertran Carlier
Rythmes scolaires, dogmatisme et le monde merveilleux de Martine, 2ème partie : le dévoiement
2ème partie- Le dévoiement de la réforme demeure une situation exceptionnelle en France
Une enquête pour les maires de France met en évidence le fossé qui s’est creusé cette année entre Aulnay et les autres communes. Cette évaluation indépendante intitulée « Rythmes éducatifs, radiographie d’une réforme » et réalisée à partir des retours des collectivités illustre concrètement les principes suivants : « répondre à la loi, mais aussi créer les conditions de la réussite », « partenariat et concertation avant tout », « créer des emplois et amoindrir la précarité ».
Source :http://www.andev.fr/portail/images/fichiers/fond_documentaire/Les_Congres/livret%20Sodexo.pdf
Voici quelques constats effectués dans une majorité de villes et pour lesquels Aulnay a pris un chemin différent :
- Le choix du mercredi s’est imposé dans 94 % des collectivités (samedi 4%) avec un raccourcissement de la journée de 45 minutes (61%). Ces aménagements avaient pour premier objectif de bénéficier de créneaux horaires plus larges pour garantir la qualité des activités éducatives (58%)
« une des solutions les plus simples pour les parents éprouvant des difficultés pour la garde de leurs enfants après les matinées de classe du mercredi est de les inscrire dans les centres de loisirs. 40% des collectivités ont ainsi constaté en 2014 une hausse des effectifs dans les centres de loisirs du mercredi« . « Dans la majorité des collectivités, des navettes ont été mises en place pour assurer le lien école – restauration scolaire – centre de loisirs (70%) et un temps de garderie après le temps de classe instauré (66% d’entres elles) ».
Avec méthodes, anticipation et concertation, il n’y a pas lieu d’opposer le mercredi avec un tissu associatif devenu très largement intégré aux nouveaux rythmes scolaires.
2- l’organisation du temps des enfants est définie dans une instance de concertation (62%), avec notamment la mobilisation des enseignants (88%) et des parents (84%) ; Un projet éducatif de territoire est formalisé sur l’ensemble de la commune (66 % des collectivités).
« Une communication avec les parents considérée comme primordiale ; la réforme des rythmes a créé un dialogue massif qui n’existait pas avant. »
- un surcoût/an/enfants évalué par les communes en moyenne à 175 euros, et même moins par économie d’échelle dans les grande villes.
93% ont sollicité le fonds d’amorçage, 61% l’Aide Spécifique Rythmes Educatifs de la CAF. Des subventions municipales « jeunesse » ont été redéployées et fléchées.
Face à ce surcoût à partager entre la Mairie et les familles, la gratuité des nouvelles activités scolaires est totale dans 71% des communes, le co paiement pour 23 %.
A Aulnay, ce surcoût avec l’ensemble des composantes (aides de l’Etat, aides de la CAF, redéploiement) n’a pas été présenté publiquement pour empêcher tout débat.
Le décalage entre Aulnay et le reste de la France est édifiant : opacité maintenue sur une subvention à 6 chiffres, aveuglement sur des situations provoquées inextricables, refus de débat démocratique et de co-construction notamment sur l’organisation de la semaine et le choix de la demi-journée.
Les bonnes décisions résistent à la transparence, la concertation et l’évaluation. Le dogmatisme s’arrêtera réellement à Aulnay dès lors que :
- la concertation débutera comme dans les autres villes avec des méthodes ayant fait leur preuve
- la subvention de l’Etat sera rendue transparente (montant demandé, reçu, affecté), surtout au regard d’activités péri scolaires effectuées bénévolement
- le comité de pilotage s’intéressera à la « vraie vie » des enfants. Les parents placés avec leur enfant dans une situation impossible sont honteusement considérés comme des « hors la loi ». Ma fille de 6 ans avec des parents séparés devrait se lever à 6h et courir dans le RER le samedi après 5 jours d’activités de 7h30 à 18h. Votre Maire qui se prévaut dans les médias, grâce à vos suffrages, de prendre en compte la « vraie vie » ignore par ailleurs mes deux LRAR lui ayant mis sous le nez les dommages collatéraux de son bricolage. Flicage ne vaut pas évaluation.
Le dévoiement de l’action publique peut continuer longtemps entre des poissons clown maintenus dans leur bocal et obsédés par leur seul oxygène réglé à 65% ou à 35 % des suffrages exprimés.
Après cette année à zéro activité péri scolaire et zéro accessibilité à l’école publique le samedi, ma fille peut adresser sa note de fin d’année au conseil municipal, sous la forme de l’expression la plus appropriée à cette cours d’école : zéro plus zéro égal la tête à …o !
Source : article de Bertran Carlier
Catherine Médioni : Le très mauvais exemple donné par certains élus…
Vingt-cinq proches de Nicolas Sarkozy sont aujourd’hui dans les filets de la justice pour des soupçons de délits financiers qui décrivent, au fil des dossiers d’instruction, un système politico-financier d’une rare ampleur sous la Vème République. Outre les trois mises en examen du jour, voici la liste complète :
- le député et maire Patrick Balkany, sa femme et adjointe Isabelle Balkany,
- l’avocat Me Arnaud Claude (associé de Nicolas Sarkozy),
- l’avocat Me Thierry Herzog (avocat personnel de Nicolas Sarkozy),
- le magistrat Gilbert Azibert,
- l’ancien conseiller ministériel Thierry Gaubert,
- l’ancien directeur de cabinet Nicolas Bazire,
- l’intermédiaire Ziad Takieddine,
- l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée François Pérol,
- l’ancien chef des services secrets intérieurs Bernard Squarcini (qui a été condamné dans l’affaire des fadettes),
- l’ancien n°2 de la présidence de la République Claude Guéant,
- le businessman Bernard Tapie,
- l’ancien ministre Eric Woerth,
- l’ancienne ministre et actuelle présidente du FMI Christine Lagarde,
- le sénateur et industriel Serge Dassault,
- l’ancien conseiller élyséen Jean-François Etienne des Rosaies,
- l’homme d’affaires Stéphane Courbit,
- le député européen Jérôme Lavrilleux,
- l’ancien président de l’UMP Jean-François Copé,
- l’ancien directeur général du parti Eric Césari,
- l’ancienne comptable du parti Fabienne Liadzé,
- l’ex trésorière du parti Catherine Vautrin…
- Il faut également ajouter à cette liste l’ancien conseiller diplomatique Boris Boillon, qui avait été arrêté avec plus 350.000 euros en liquide gare du Nord.
Rythmes scolaires, dogmatisme et le monde merveilleux de Martine, 1ère partie : comparaison Aubagne et Aulnay-sous-Bois
La réforme des rythmes scolaires s’est appliquée diversement dans les communes à partir d’un facteur déterminant : le degré de volontarisme de sa mairie. Les expériences de nombreuses communes permettent désormais de mesurer la valeur d’arguments avancés parfois sans transparence et sans évaluation.
1ère partie- Le nouveau Maire UMP d’Aubagne a montré la voie du volontarisme malgré le poids de la dette
En mars 2014, un nouveau maire UMP est élu dans un bastion historique la gauche en banlieue de Marseille : Aubagne.
Aussitôt élu, cet ingénieur de formation met en place une concertation avec un slogan évocateur « le débat est ouvert » pour accélérer les nouveaux rythmes scolaires dès le mois d’octobre 2014 (tableau ci-après).
Dans la ville de naissance de Marcel Pagnol, la dette par habitant est la troisième de France parmi les villes de plus de 20 000 habitants. Le mur financier y était 2,6 fois plus haut qu’à Aulnay.
2014-2015 : entre dogmatisme et volontarisme dans deux communes de banlieue avec un nouveau maire UMP
| Aulnay | Aubagne | |
| Situation géographique | 19 km de Paris | 22 km de Marseille |
| Nombre d’habitants (2012) | 81 899 | 46 093 |
| Election municipale 2014 | Changement de majoritéNouveau Maire UMP Bruno Beschizza | Changement de majoritéNouveau Maire UMP Gérard Gazay |
| Encours de dette (2013) | 109 millions d’euros | 161 millions d’euros |
| Dette par habitant (2013) | 1 318 euros | 3 475 euros |
| Revenu fiscal moyen (1) | 20 962 euros | 20 872 euros |
| Vote pour la demi journée supplémentaire | 80 % pour le mercredi | 79 % pour le mercredi |
| Demi-journée supplémentaire mise en oeuvre | Samedi | Mercredi (2) |
| Concertation mise en œuvre pour l’organisation des rythmes scolaires | Décision sans concertation en juin 2014Idem en avril 2015 | 9 assemblées participatives, 28 conseils d’école extraordinaires réuni en sept/oct 2014, réalisation d’une enquête pour laquelle 2 317 questionnaires ont été retournés par les parents d’élèves. (3) |
(1) : http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/dossier/les-revenus-des-francais-ville-par-ville
(2) : Le mercredi a été choisi dans les 7 villes les plus endettées de France
(3) http://www.aubagne.fr/fr/actualite.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=1795&cHash=ec037b69e3bf026004832788a1b5a9e9
Ni à Aubagne ni à Aulnay il n’y a de « tonton américain avec la piécette » pour renflouer les comptes municipaux (expression de votre maire lors du conseil municipal du 8 avril 2015). A Aubagne, même sans l’ex french connection, des dépenses sur la jeunesse ont été sanctuarisées.
L’anticipation du maire d’Aubagne est reflétée notamment dans le plan de formation. Une quarantained’employées de 18 à 57 ans déjà affectées aux activités périscolaires ont suivi dès l’été 2014 une formation au BAFA (investissement de près d’un million d’euros).
Cette méthode est celle d’un maire ayant choisi de s’investir profondément dans son mandat local, avec une vision de l’intérêt général à long terme. L’UMP aurait pu utiliser ce dossier pour régler ses comptes après 49 ans ininterrompus de mairie communiste. Bravo à l’UMP d’Aubagne pour être restée loin des clivages partisans !
Source : article de Bertran Carlier
Catherine Médioni : Un crieur public à Aulnay-sous-Bois ?
Certaines villes de France ne manquent pas d’humour ni d’imagination pour proposer des solutions alternatives à l’expression des citoyens qui utilisent les blogs locaux et autres réseaux sociaux. C’est ainsi que la ville d’Autun recrute un Comédien pour lui confier la mission de » crieur public « . Son travail consistera donc à relayer dans les marchés et sur toutes places publiques, les messages que les anonymes auront déposé dans des urnes dédiées.
L’adjointe au maire à l’origine de cette initiative souhaite créer » un nouvel espace de parole vivante » pour que le virtuel n’ai plus le monopole de l’échange citoyen … S’il est appréciable que des artistes actuellement fortement impactés par les restrictions budgétaires locales puissent de cette manière être recrutés et travailler, il est à craindre que l’initiative en elle-même ne soit pas réellement transposable à d’autre villes, tellement les dettes et les emprunts qui pèsent sur les collectivités territoriales, obèrent toute proposition originale de ce type, jugée superflue et malheureusement inadéquate en ces temps de crise, de récession, et autres vaches maigres…
Sans prétendre concurrencer les blogs locaux de notre ville très utiles à l’expression citoyenne, un crieur public à Aulnay Sous Bois, comédien de son état, aurait probablement porté avec plus d’efficacité et d’impact, les doléances des laissés pour compte de notre ville, ( et ils se manifestent de plus en plus ), tel que cet infortuné employé qui a fait récemment une grève de la faim durant une semaine devant notre hôtel de ville, sans qu’aucun des élus de l’équipe municipale en place ne s’en émeuve ni ne lève le petit doigt !
Où trouver l’écoute, la fraternité et la solidarité à Aulnay, si nos représentants porteurs d’un mandat électoral ne les mettent pas en pratique ?
Article rédigé par Catherine Medioni, inspiré par un article publié le 07/04/2015 dans la gazette des communes
Michel Cadart : Ils ont voulu contester la démocratie à Aulnay-sous-Bois…. Echec cuisant !
A Aulnay sous bois ville de 84 000 âmes, en mars 2014 les électrices et électeurs se sont prononcés à une très grande majorité pour un retour à une ville « Gagnante » et « Respectueuse » Le résultat au 2nd tour de l’élection des Municipales était sans appel, la liste de Bruno Beschizza (UMP) avait réuni 60.7 % des suffrages exprimés. Le PS local venait de prendre un énorme camouflet après 6 ans de gestion hasardeuse et contestée par ses méthodes brutales du Nord au Sud de la ville
En 2008, la liste « Aulnay Renait » menée par le PS ex-Trotskyste Gérard Ségura, aidée en cela par le PRG, le parti Communiste et des membres du parti des « Verts » l’avait emporté dans des conditions particulières, un recours avait été fait à l’époque, mais rien n’y fit.
L’affaire du « Canard Enchainé » dont on se demande comment un député obscur (ce n’est pas lui faire injure) s’était vu reprocher une prétendue escroquerie aux ASSEDIC, cet homme respectable donné en pâture à la vindicte populaire, montré du doigt, humilié a vu le doute de ses fidèles électeurs mettre en cause son honnêteté. Le coup fumant avait réussi, plusieurs centaines de sympathisants de droite et du centre, ne se sont pas rendus aux urnes, et ce malgré que l’organisme lui-même l’avait dédouané un mois avant les élections Municipales. Le résultat a été que la liste Socialiste a devancé celle de Droite de 204 voix seulement
Pourtant la pseudo affaire du « Canard Enchainé » qui était bien une « cabale » politique contre un homme honorable, et Député-Maire sortant n’avait pas empêché de dormir les quelques moralisateurs (alliés de l’époque et par opportunisme des Socialistes) qui débattent de Blogs en blog en donnant les leçons de morale habituelles. Surement système de défense des humiliés, qui n’ont pas su convaincre les administrés en dépit de campagnes arrogantes pour s’attribuer le monopole du cœur et de la bienséance ! Les Mesdames et Messieurs « Propres » de la politique se sont vus refouler à la porte des 2nd tour des dernières élections (Municipales 2014 tout d’abord avec un curieux équipage hétéroclite, allant du centre gauche aux anarchistes du NPA et ensuite aux départementales 2015, mêlés cette fois aux Communistes et autres extrême gauches)
En 2010 une partie de cette majorité (du groupe les Verts) avaient décidé de quitter la majorité municipale pour divers désaccords avec l’équipe Socialiste.
Catherine Médioni rappelle ce qu’est la charte de l’élu local
Journal Officiel de la République Française n°0077 du 1 avril 2015 page 5921 texte n° 1
LOI n° 2015-366 du 31 mars 2015 Extraits proposés par Catherine Medioni
« Art. L. 1111-1-1.-Les élus locaux sont les membres des conseils élus au suffrage universel pour administrer librement les collectivités territoriales dans les conditions prévues par la loi. Ils exercent leur mandat dans le respect des principes déontologiques consacrés par la présente charte de l’élu local.
Charte de l’élu local
« 1. L’élu local exerce ses fonctions avec impartialité, diligence, dignité, probité et intégrité.
« 2. Dans l’exercice de son mandat, l’élu local poursuit le seul intérêt général, à l’exclusion de tout intérêt qui lui soit personnel, directement ou indirectement, ou de tout autre intérêt particulier.
« 3. L’élu local veille à prévenir ou à faire cesser immédiatement tout conflit d’intérêts. Lorsque ses intérêts personnels sont en cause dans les affaires soumises à l’organe délibérant dont il est membre, l’élu local s’engage à les faire connaître avant le débat et le vote.
« 4. L’élu local s’engage à ne pas utiliser les ressources et les moyens mis à sa disposition pour l’exercice de son mandat ou de ses fonctions à d’autres fins.
« 5. Dans l’exercice de ses fonctions, l’élu local s’abstient de prendre des mesures lui accordant un avantage personnel ou professionnel futur après la cessation de son mandat et de ses fonctions.
« 6. L’élu local participe avec assiduité aux réunions de l’organe délibérant et des instances au sein desquelles il a été désigné.
« 7. Issu du suffrage universel, l’élu local est et reste responsable de ses actes pour la durée de son mandat devant l’ensemble des citoyens de la collectivité territoriale, à qui il rend compte des actes et décisions pris dans le cadre de ses fonctions. » ;
Deuxième alinéa de l’article L. 2121-7 :
« Lors de la première réunion du conseil municipal, immédiatement après l’élection du maire et des adjoints, le maire donne lecture de la charte de l’élu local prévue à l’article L. 1111-1-1. Le maire remet aux conseillers municipaux une copie de la charte de l’élu local et du chapitre III du présent titre. »
Article proposé par Catherine Médioni
La fin de l’auto-entreprise et la chronique d’un drame social annoncé
Nicolas Sarkozy, France Inter, le 13 mars 2015 :
« C’est un caillou dans ma chaussure. (…) On a un problème de concurrence déloyale entre l’auto-entrepreneur, qui n’a pas d’obligation, et l’artisan. »
Voilà ce qu’a déclaré l’ancien président de la République au sujet de l’une des seules pour ne pas dire l’unique mesure intelligente et simple concernant la création d’entreprise prise depuis au moins deux siècles dans notre pays.
Pour être auto-entrepreneur, il n’y avait rien de plus simple. Un petit formulaire à remplir par Internet et hop ! vous aviez le droit de travailler, d’encaisser des honoraires et des règlements. Pas de chiffre d’affaires ? Pas de charge. Aucune. Du chiffre d’affaires ? Et vous deviez juste vous acquitter d’un pourcentage entre 20 et 25 % de charges en faisant une simple déclaration trimestrielle de vos gains. Pas de bilan. Pas de comptabilité. Pas de charge déductible, par d’amortissement et autres raffinements.
Une telle simplicité dans notre pays ne pouvait être que suspecte et tant pis pour le succès dément de l’auto-entreprise avec plus de 1,5 million de créations. Car l’auto-entreprise avait deux défauts. Le premier c’est que sa simplicité était une provocation à l’égard d’un système juridico-administrativo-fiscalo-politique qui ne comprend que la complexité pour justifier son existence. Le deuxième c’est qu’en simplifiant à l’extrême cela est venu heurter de plein fouet certains lobbies puissants.
Olivier Rimbert : j’accuse !
« Heil Hollande ». « HH » comme un « Heil Hitler » déguisé. Moi cela me donne froid dans le dos. Juste avant de me donner très chaud dans le four.
« Heil Hollande »Tel fut le message de Jean Roucas, qui même s’il n’est pas reconnu pour l’agilité de sa plume, n’en reste pas moins une figure publique dont les messages sont relayés par les médias.
Chacun a le droit de penser que le Front National est un parti Républicain. D’ailleurs, le terme Républicain ou République n’implique pas grand-chose d’un point de vue éthique. C’est le simple fait de s’occuper de la chose publique.
Jean-Jacques Rousseau décrit la République dans son « Contrat Social » comme « tout état régit par des lois sous quelque forme d’administration que ce puisse être. »
Napoléon se considère comme Empereur de la République française.
On ne peut donc pas exclure le Front National de ce concept.
Est-ce un parti anti-démocratique alors ? Je serais pragmatique. La démocratie est un régime politique dans lequel le peuple a le pouvoir. Concept inspiré de la Grèce antique qui donnait effectivement le pouvoir au peuple.
Encore une fois, si le Front National rallie une majorité, nous ne pouvons pas l’accuser d’être anti-démocratique. C’est le peuple qui a choisi. Je ne vois aucun coup d’Etat en perspective.
Alors quel est le problème ?
Bien entendu que Roucas ne compare pas Hollande à Hitler. Je veux bien le croire d’ailleurs, il s’en est expliqué publiquement d’ailleurs. Non c’est simplement un signe d’appartenance. Au Front national et à ses valeurs national-socialiste. Soyons pragmatique une fois de plus et appuyons-nous sur des faits. Je citerai en exemple plusieurs déclarations publiques d’élus ou de membres du Bureau exécutif du FN. Faisons dans l’ordre.

