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Refonder la république selon Claude Nicolet
La barbarie islamiste nous a encore frappés. L’assassinat de Monsieur Paty sera-t-il celui de trop ? Ou ne sera-t-il qu’un nom de plus sur une liste certes trop longue, mais à laquelle vieux peuple fatigué nous nous résignons ? Les fascistes islamistes veulent nous imposer leurs lois, leur vision du monde, leur imaginaire, leur volonté et leur « paradis terrestre» …..
Nous sommes dans un combat qui concerne l’idée même qu’on se fait de l’homme, de l’humanité, de sa place dans l’univers et de la fin des temps. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles ce combat mortel concerne également l’islam en tant que système cosmogonique, porteur d’une immense histoire et d’une grande civilisation. Ce combat est celui du sens du monde.
Il ne peut y avoir de choc plus violent pour la République, car le défi qui lui est lancé depuis plus de 30 ans concerne le sens même de son existence. Depuis trop longtemps, nous ne vivions la République que comme une mécanique, plus ou moins bien huilée, avec ses rituels se vidant peu à peu de leurs sens, avec ses manifestations auxquelles plus personne n’assistait, avec ses «grands prêtres» déclamant un catéchisme auquel nous ne prêtions plus qu’une oreille distraite et avec un air ennuyé.
Mais ce vendredi 16 octobre 2020, un enseignant, Monsieur Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, a été décapité devant le collège où il enseignait. Ce qui devrait être le temple de la République est devenu le lieu de son martyr. Il est mort, seul, devant ses élèves. Il faut prendre la mesure de la puissance symbolique de cet acte et de sa signification. C’est également un acte de rupture ontologique. De l’idée même qu’on peut se faire de l’être et de nous-mêmes. C’est une remise en cause des fondements mêmes de ce qui nous constitue en tant que peuple et nation. Négliger cet aspect nous condamnera à la défaite.
Cet assassinat affirme une volonté de changer l’ordre du monde et de mettre un terme à la course empruntée par l’humanité parcourant les chemins de la liberté et d’assumer son propre destin. Car c’est bien la France en tant que nation que les islamistes veulent détruire. Leur haine est immense, elle est totale et totalitaire.
Le temps du deuil est largement dépassé et il est insupportable que les massacreurs, ou ceux qui s’en font les habiles relais, se drapent dans la dignité outragée d’une liberté de conscience qui leur serait refusée et qui n’est nullement menacée. Aucun culte n’est menacé dans notre pays, nul n’est inquiété pour ses convictions religieuses. Il est donc temps de rappeler chacun, même brutalement, à ses responsabilités.
Aujourd’hui, la parole se libère car l’horreur du crime ne se limite pas à son abjection. Elle touche chacun d’entre nous au plus profond de ce que nous sommes. Nous avons tous des souvenirs d’école, de collège ou de lycée. Nous avons tous des souvenirs d’un ou de plusieurs professeurs qui ont changé le cours de notre vie, dont nous conservons un souvenir éblouissant parce qu’à l’occasion d’un de leur cours nous avons découvert un univers insoupçonné, celui de la connaissance c’est-à-dire celui de la liberté. Et puis l’école c’est aussi les copains et les copines, nos premiers flirts, nos premières amours, les amitiés à la vie à la mort…
Le massacre de M. Paty c’est aussi le massacre de tout cet univers, de tout cet imaginaire. Celui dans lequel des générations de parents plaçaient l’espoir d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Celui ou les meilleurs de leur génération pouvaient penser accéder aux plus hautes fonctions dans la société. C’était cet imaginaire qui abritait toutes les ambitions pour chacun et pour toute la nation. L’école c’était le temple de la République que ses hussards noirs avaient mission d’inscrire dans les esprits comme la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen l’était dans le marbre de l’Égalité, de la Fraternité et de la Fraternité. La laïcité, intraitable assurait à chacun la possibilité de rencontrer son destin tant la République portait cette volonté d’offrir à chacun la capacité et la possibilité de s’arracher à sa condition.
La décapitation de M. Paty, signifie également très clairement, la haine, le rejet viscéral de cet imaginaire, de cet univers. C’est une rupture totale. De très nombreux Français l’ont immédiatement compris, de façon quasiment instinctive. Et aujourd’hui, la parole se libère et les témoignages désormais se multiplient, par dizaines, par centaines voire par milliers sur la réalité de la situation. Dans nos services publics, dans le monde de la santé, dans l’éducation, dans les organisations syndicales, dans nos entreprises, dans les transports… Celles et ceux qui dénonçaient, qui mettaient en lumière, qui alertaient… étaient décrétés racistes, islamophobes, voire d’extrême droite quand d’autres étaient tout simplement menacés de mort et placés sous protection policière. Même cette inversion des valeurs n’affectait pas l’aveuglement qui couvrait la lâcheté qui était devenue un système.
Mais après Charlie Hebdo, après le Bataclan, après l’Hyper Cacher, le massacre de M. Paty humble fonctionnaire parce qu’il croyait dans la mission que la République lui avait confié est le symbole de ce choc frontal entre le fascisme islamiste et la France dans son identité républicaine qui refuse de disparaître. Alors oui, la République doit faire sentir tout le poids de sa puissance.
Oui, la République doit reprendre le combat. Car la République est une exigence qui a une vision et une conception de l’homme et de l’humanité.
Oui, la République doit expulser sans faiblesse les étrangers qui la combattent et qui veulent l’abattre.
Oui, la République doit fermer les mosquées et les officines qui combattent la République.
Oui, la République doit revenir à l’assimilation des populations étrangères qui sont sur son sol et qu’elle accueille généreusement.
Oui, la République doit contrôler les flux migratoires sans faiblesse et en fonction des capacités d’accueil qui sont les siennes.
Oui, la République doit donner les moyens à ses fonctionnaires de faire leur travail dans de bonnes conditions.
Oui, la République doit retrouver le sens de la promesse républicaine, celle de l’émancipation et de l’égalité.
Oui, la République pour être forte doit être souveraine, car rien de tout cela n’est possible sans maîtriser son destin.
A nous aussi de faire notre «révolution culturelle», car la bataille est culturelle, et de réviser sans faiblesse le bilan de ces 40 dernières années.
Claude Nicolet, 24 et 26 Octobre 2020 sur Marianne et sur RT France
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Ce soir minuit, la France replonge dans le confinement pour faire face à une vague mortelle de contamination au coronavirus. Pour vous déplacer, il vous faudra générer une attestation de déplacement dérogatoire. Sans celle-ci, vous encourez une amende.
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Attentats de Nice et expressions multiples
Mahathir Mohamad, ex premier ministre malaisien : « les Musulmans ont le droit de punir les Français. Les Musulmans ont le droit d’être en colère et de tuer des millions de Français », a-t-il écrit sur son compte twitter et sur son blog. Son tweet a été cité et partagé 15 000 fois en une heure. ( …) Dans le même texte, il se lance également dans une comparaison entre la façon de s’habiller des occidentales et des orientales, expliquant qu’en Europe, au cours des années « de plus en plus de parties du corps ont été exposées « .
De nombreux signalements ont été faits concernant le tweet de Mahathir Mohamad dans lequel il évoque le droit de tuer les Français. En une heure à peine, il avait déjà été cité sur Twitter plus de 15 000 fois, majoritairement pour le dénoncer.
Twitter a finalement retiré le message de Mahathir Mohamad après que la France a réclamé la suspension pure et simple du compte. Le secrétaire d’Etat français au numérique Cédric O a appelé la plateforme américaine à suspendre le compte et à retirer le message mentionnant que les musulmans auraient « le droit de tuer des millions de Français« . » Je viens de m’entretenir avec le Directeur Général de Twitter France. J’ai exigé que le compte de (Mahathir Mohamad) soit immédiatement suspendu. Twitter ne saurait se rendre complice d’un appel au crime ».
Le maire de Nice Christian Estrosi, : « Trop c’est trop, il est temps maintenant que la France s’exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l’islamo-fascisme de notre territoire «
Eric Ciotti, député LR des Alpes Maritimes : « Pour la première fois depuis l’occupation, la France n’est plus libre ! Notre pays est en guerre, nous sommes en guerre ! Pensées pour les victimes de ce nouvel attentat qui touche au cœur notre ville de Nice «
Guillaume Peltier (député LR): « Quand est-ce que nos gouvernants vont prendre la mesure de la guerre qui nous est déclarée ? Encore des morts, des blessés en l’église Notre-Dame de #Nice. Cessons les tergiversations. C’est la guerre : anéantissons l’ennemi, protégeons notre peuple, sauvons notre civilisation. »
Nicolas Sarkozy : « L’extrême gravité de la situation exige des décisions fortes, immédiates et sans retour. La France doit faire preuve d’une détermination sans faille et d’un grand sang froid afin de ne pas tomber dans le piège dans lequel les ennemis de la démocratie veulent nous attirer »
Jean Castex : « le plan vigipirate est dorénavant porté au niveau « urgence attentat » sur l’ensemble du territoire national après l’attentat de Nice. «
Une dame de confession musulmane, très en colère contre les djihadistes : « Nous allons manifester, on va dormir par terre, pour dire que ça suffit, que ça ne peut pas se passer comme ça. Pourquoi on ne met pas ces gens-là à la porte ? Pourquoi ces gens-là font-ils ça en France ? Pourquoi viser la France qui nous a tout donné ? La France nous a ouvert la porte, nos compatriotes qui sont restés dans nos pays prennent des bateaux et font n’importe quoi pour arriver en France, ils meurent même sur la route, a-t-elle poursuivi, faisant référence aux migrants qui rejoignent le pays, parfois au péril de leur vie. On a prié pour venir en France, certains ont vendu des maisons, des terres, pour arriver en France, et aujourd’hui c’est ça le remerciement à la France ? ».
Voici le visage de cette musulmane courageuse qui exprime toute sa gratitude à la France pour son accueil et ses aides. Merci de désavouer les criminels et de défendre les lois de la république qui nous protègent. Vous faites honneur à la France et vous incarnez la fraternité et la tolérance de son peuple. Vous êtes un enfant de France.
Le pape François : « Je suis proche de la communauté catholique de Nice, en deuil après l’attaque qui a semé la mort dans un lieu de prière et de consolation. Je prie pour les victimes, pour leurs familles et pour le bien-aimé peuple français, afin qu’il puisse réagir au mal par le bien. «
David Lisnard, le maire (LR) de Cannes : » Ce fléau, il faut mener le combat par la répression, la maîtrise de flux migratoires (…) C’est un combat tous azimuts, c’est un combat civilisationnel «
Le père Gil Florini : » Je suis dans la phase de la colère. On est dans une espèce d’humanité qui ne réagit plus avec un cœur et un cerveau mais avec du factice. C’est faux de penser que Dieu dicte aux humains d’aller tuer d’autres humains. «
Boubakeur Bekri, imam de Nice : « On est complètement consternés, on ne sait plus quoi dire, nous sommes abasourdis. Nous pensons d’abord aux victimes. Il faut dire que nous ne pouvons pas accepter ce qui est arrivé ici. C’est grave, grave, grave ! Il faut absolument que l’on puisse agir collectivement. C’est quelque chose d’abject, au summum de l’abject. Nous devons condamner de toute notre force. On ne peut pas rester posé face à cet attentat. On ne peut pas laisser faire. C’est odieux, c’est un crime et nous nous sentons profondément révoltés à l’intérieur de nous-mêmes. «
CRB : » jamais le sang versé des fils et des filles ne consolera le cœur des mères de l’humanité «
Source : contribution externe du 29 Octobre 2020
Je pleure tous les martyrs des » cinglés d’Allah » qui ne sont que des bouchers
Je pleure tous les martyrs des » cinglés d’Allah » qui ne sont que des bouchers

Attentats du 29 Octobre 2020 à Nice
Une fois de plus, c’est avec un chagrin immense et une indignation incommensurable qu’ il me faut utiliser ma plume pour dénoncer, une fois de plus, un attentat qui vient d’être perpétré à Nice ce jour et qui résulte du fanatisme criminel et pervers de quelques dépravés mentaux et moraux.
Jusqu’à quand cet islam imposteur non divin et immoral va répandre sa haine et ses crimes sur des innocents dont la vie vient d’être fauchée dans la plus grande barbarie une fois de plus ?
Jusqu’à quand le peuple uni de France contre la sauvagerie et les crimes va se laisser massacrer par ces faucheurs de vie qui ne travaillent pas pour Allah mais pour le diable ?
Car si vraiment Dieu existe, et en émettant cette hypothèse je n’affirme ni qu’il existe, ni qu’il n’existe pas, pour ne heurter ni les croyants de toutes religions, ni les athées et les agnostiques dont je respecte les croyances et les convictions, eh bien je veux croire de tout mon cœur et de toute mon âme, que si ce Dieu existe, jamais il n’encouragerait la haine et la mort entre tous ses enfants qu’il ne classe pas et qu’il ne discrimine pas pour des raisins de race ou de religion !
Je veux croire qu’il est juste et bon et qu’il invite tous ses enfants à ne pratiquer que l’amour et la tolérance les uns envers les autres.
Et je veux croire de toutes mes forces que tous ceux qui ont vraiment la foi, ne voudrait jamais faire à autrui, ce qu’il n’apprécierait pas qu’il lui soit fait !
L’islamisme radical est une imposture monumentale et cherche à diviser le peuple de France qui doit rester uni et ne jamais cautionner le crime !
La France Laïque et républicaine ne peut et ne doit jamais tolérer qu’un dogme religieux s’impose et prévale sur ses lois ! C’est sa laïcité qui l’affirme et l’exige !

Nice matin :
Une attaque à l’arme blanche a eu lieu ce jeudi matin à Nice, dans le secteur de l’église Notre-Dame, en plein centre-ville.
Au moins trois morts, une femme égorgée
Une femme âgée d’environ 70 ans a été égorgée par un individu muni d’un couteau. L’auteur de l’attaque a fait au moins trois morts, dont deux dans l’église, selon une source gouvernementale et plusieurs blessés.
Sérieusement blessée, une victime est décédée dans un bar proche où elle s’était réfugiée
D’après le maire de Nice, Christian Estrosi, le gardien de l’église fait partie des victimes.
Les faits se sont déroulés vers 9h, près de l’église Notre-Dame, en plein cœur du centre-ville de Nice.
Selon nos informations, qui confirment celles du député Eric Ciotti et du maire Christian Estrosi, il s’agit bien d’un attentat terroriste.
Article rédigé le 29 octobre 2020 par Catherine Medioni
Covid, le confinement est de retour le vendredi 30 octobre
Le président Emmanuel Macron, après avoir analysé la situation et les différents scénarios, a décidé de replonger la France dans un confinement à partir du vendredi 30 octobre. Les bars et les restaurants seront fermés et une attestation sera nécessaire pour sortir.
Contrairement au confinement de mars dernier, les élèves d’écoles, de collèges et de lycées pourront toujours aller dans leur établissement. Les étudiants et élèves post-bac devront faire leurs cours à distance. Le télé-travail sera de mise mais les entreprises et usines qui ne peuvent pas s’appuyer sur cette technique pourront continuer à fonctionner. Les employés pourront ainsi rejoindre leur lieu de travail avec une dérogation.
Une appréciation de la situation tous les 15 jours sera réalisée. Ce que beaucoup craignaient arrive donc pour faire face à la nouvelle vague qui fait plusieurs centaines de victimes par jour.
Pierre Jourde s’adresse aux concitoyens musulmans
Ecrivain et critique littéraire français, professeur à l’université Grenoble Alpes, lauréat de plusieurs prix littéraires, Pierre Jourde dans une chronique qui n’engage que lui-même datée du 20 octobre 2020 et publiée sur le Nouvel Obs, s’adresse aux musulmans français après le dernier attentat contre un enseignant de la république. Sa réflexion débute ainsi :
» Chers concitoyens musulmans, Ne nous voilons pas la face : il y a un problème. Tant de morts, tant de souffrances pour de simples caricatures. Comment en est-on arrivés là ?À la fin du Moyen Âge, tous les pays chrétiens et musulmans vivaient sous le même régime d’intolérance.«
» Et puis, en Europe, il s’est passé deux phénomènes, étroitement liés, qui ont fait la société où nous vivons aujourd’hui, la France, et plus généralement les pays occidentaux : la naissance de l’esprit scientifique et la philosophie des lumières. «
» L’esprit scientifique a cherché à expliquer rationnellement le monde, par l’observation et la logique, sans s’en tenir aux vérités religieuses. Il a d’abord fallu faire admettre aux autorités chrétiennes que la terre tournait sur elle-même et autour du soleil. Galilée a été obligé par l’Eglise de renoncer à ses découvertes. Au XIXe siècle encore, les découvertes de Darwin étaient refusées au nom de la Bible. Mais l’esprit scientifique a fini par s’imposer. Grâce à lui, on en sait plus aujourd’hui sur l’univers, l’homme et la nature. «
» l’esprit scientifique a dû lutter des siècles contre la religion et ses soi-disant vérités révélées. L’esprit des lumières s’est opposé aux persécutions religieuses, au fanatisme religieux, à la superstition. «
» La Révolution française, puis les lois de la laïcité qui s’imposent à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, vont dans le même sens : empêcher la religion catholique, qui est pourtant celle de l’immense majorité des Français, d’imposer sa vérité, son pouvoir, de torturer et de tuer pour impiété ou pour blasphème, et faire en sorte que toutes les religions aient les mêmes droits, sans rien imposer dans l’espace public. Car c’est cela, la laïcité. «
» La critique, la satire, la moquerie, le blasphème ont été les moyens utilisés pour libérer la France de l’emprise religieuse. Tant que la religion était religion d’état, ceux qui le faisaient risquaient leur vie. Puis l’Eglise catholique a fini par accepter d’être moquée et caricaturée. Elle a accepté les lois de la démocratie. Les caricatures et les blasphèmes étaient infiniment plus durs et plus violents que les caricatures assez sages de Mahomet, chez les ancêtres de Charlie Hebdo, qui s’appelaient par exemple L’Assiette au beurre, et plus récemment, il y a une cinquantaine d’années, Hara-Kiri, et de nos jours dans Charlie Hebdo, beaucoup plus durs avec le Christ qu’avec Mahomet. «
» Si vous êtes libres de pratiquer votre religion en France, si vous avez les mêmes droits que les chrétiens, c’est grâce au blasphème, qui a empêché une religion d’imposer sa loi. Les musulmans sont redevables de leur liberté aux blasphémateurs. «
» Beaucoup de gens aujourd’hui refusent l’idée de blasphème, pas seulement les musulmans. Il faudrait « respecter » les religions. Mais c’est justement parce qu’on ne les a pas respectées que nous sommes libérés de l’emprise religieuse, et que nous vivons en démocratie, dans un pays où toutes les religions sont acceptées. «
» En France, on peut critiquer avec virulence tout le monde, les partis politiques, les institutions, les hommes politiques, les artistes, etc. Faut-il faire une exception pour les religions ? En France, on peut moquer le catholicisme, le judaïsme, le bouddhisme, sans risquer sa vie. Pourquoi ne peut-on moquer l’islam sans risquer sa vie ? L’islam serait-il une exception ?
» L’islam peut être critiqué et moqué, comme toutes les autres religions, comme toutes les croyances, comme toutes les opinions, car en démocratie, une religion est une opinion, elle n’est pas sacrée. Si vous n’admettez pas cela, alors vous n’admettez pas la démocratie. Cela signifie que vous souhaitez vivre dans une société sans liberté d’expression, où on ne critiquera plus rien ni personne, dans une société sans blasphème, où la religion dictera aux gens leur manière de vivre, les limites de leur comportement et de leur parole. C’était la France au Moyen Âge. C’est l’Arabie saoudite aujourd’hui. »
» L’islam est critiquable justement parce qu’il a encore du mal à accepter la liberté d’expression et la liberté des femmes. Connaissez-vous des massacres et des attentats de même ampleur, partout dans le monde, au nom du christianisme ? L’islam est la seule religion aujourd’hui au nom de laquelle on tue des centaines d’innocents partout dans le monde. «
» Combien de massacres en France, l’Hyper Cacher, Charlie Hebdo, le Bataclan, Nice, les petits enfants juifs tués par Mohammed Merah, le professeur de Conflans, et bien d’autres encore ? Combien d’attentats aux Etats-Unis, en Espagne, en Angleterre, en Belgique, tous aux cris de « Allah est grand » ?
» Et les organisations totalitaires islamiques, comme Daech, Al Qaïda, les Tribunaux islamiques somaliens ou les Talibans, qui lapident, décapitent et crucifient au nom d’Allah les chrétiens, les musulmans chiites, les juifs, les zaïdites, les homosexuels, les femmes adultères et les blasphémateurs ? Et dans combien de pays islamiques les autres religions sont-elles persécutées, les femmes considérées comme mineures, des jeunes gens exécutés pour n’avoir pas respecté la religion? «
» Ces pays et ces gens ont manqué la révolution scientifique et l’esprit des lumières. Ils ont manqué de blasphème ! Critiquer l’islam n’est pas de l’« islamophobie », maladie imaginaire créée pour empêcher justement toute critique, encore moins du racisme, qui n’a rien à voir. «
» Critiquer l’islam, c’est le mettre sur le même plan que toutes les autres religions et opinions. C’est donc le respecter. Ne pas le critiquer, c’est penser qu’il est incompatible avec la démocratie, comme on préserve la sensibilité d’un petit enfant qui ne peut pas endurer la même chose que les adultes. «
» Les caricatures de Charlie Hebdo, celles des journaux danois, attaquaient l’islam justement sur le sujet de la violence et de l’intolérance. Et c’est bien un problème, ne le pensez-vous pas ? Les réactions violentes ont montré qu’ils avaient raison ! Les assassins de Charlie Hebdo démontrent qu’ils avaient raison, qu’il y a là un problème. «
» Le jour où l’islam acceptera de se confronter à ses problèmes au lieu de tout renvoyer à l’islamophobie, le jour où il acceptera de rire de lui-même, et de prendre la moquerie avec une indulgence souriante, il montrera qu’il est compatible avec la démocratie, capable d’autocritique, comme l’a été le catholicisme. Ce jour-là, une simple petite caricature ne donnera plus lieu à des massacres. «
» C’est au prix de cette insolence qui réveille les esprits qu’on peut réfléchir, se remettre en question et avancer. «
Extraits collectés le 28 Octobre 2020 par Catherine Medioni
Du Christianisme à la laïcité
- Philippe Portier
- Frédéric Joignot
Philippe Portier, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études de l’université Paris-Sorbonne, où il occupe la chaire Histoire et sociologie des laïcités et directeur du laboratoire Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS depuis 2008, est également l’auteur de » L’Etat et les religions en France. » (PUR, 2016). Voici quelques extraits issus de l’entretien du 15 septembre 2016 avec Frédéric Joignot, journaliste au Monde.
Frédéric Joignot : pourquoi ce débat sur les racines chrétiennes de la France et de l’Europe apparaît aujourd’hui ?
Philippe Portier : L’idée de nation fait son retour. Elle revient à partir des années 1990. A gauche, certains, tel Jean-Pierre Chevènement, l’associent au monde de la « raison universelle ». A droite, on la rattache plus volontiers à ses « racines chrétiennes ». Philippe de Villiers lance le mouvement. Toute une partie de la droite le rejoint, tel Nicolas Sarkozy dans son discours du Latran, en décembre 2007.
Sa note chrétienne décrit une appartenance culturelle commune, souvent mythifiée, qui joue comme opérateur de rassemblement et d’enracinement. La réception de l’idée de « nation chrétienne » dans le débat public et l’opinion ne procède sans doute pas seulement du désir de s’inscrire dans une lignée mémorielle partagée, mais aussi du dessein de se démarquer d’un islam dont la visibilité inédite – sans parler de ses développements terroristes – suscite un sentiment de malaise, et même de « panique morale ».
Frédéric Joignot : Quand on parle des racines chrétiennes de la France, on évoque un pays couvert d’églises et de cathédrales. A quelle époque ce mouvement d’évangélisation a-t-il eu lieu ?
Philippe Portier : Au cours du premier millénaire. Des foyers de christianisme sont attestés dès le début de notre ère, mais il faut attendre les Ve et VIe siècles pour que le christianisme se diffuse à l’ensemble du territoire de la France actuelle, notamment sous l’effet de l’action des rois Francs et des monastères.
C’est ensuite sous les Carolingiens, à partir du VIIIe siècle, que se consolident les structures institutionnelles, sociales et mentales du christianisme, avec un contrôle bien plus affirmé de l’évêque sur ses prêtres et ses fidèles, que ce soit dans les centres urbains ou dans les paroisses rurales. Le pouvoir carolingien a voulu éduquer la foi des fidèles en éduquant celle des prêtres.
L’alliance de l’Eglise catholique avec le pouvoir royal est, en France, la caractéristique majeure du système politique d’Ancien Régime, ce qui explique d’ailleurs, comme l’a montré Tocqueville, l’anticléricalisme de la révolution et de la République.
Cette alliance se manifeste au niveau du mode d’institution du pouvoir. Le roi est « fils aîné de l’Eglise », porté par la providence à son office, comme l’atteste le sacre qui prend sa forme, en 754, avec l’intronisation de Pépin le Bref. Le sacre se pérennisera jusqu’à Louis XVI, et même jusqu’à Charles X, en 1825. Le pouvoir doit, dans les lois qu’il édicte, répondre à l’ordre de Dieu, ce que traduit le droit français du culte ou du mariage.
La liberté de conscience devient un droit reconnu, tout comme le droit de manifester ses opinions, pour les croyants et pour les non-croyants. L’unité religieuse s’efface, la pluralité s’affirme. Des conséquences concrètes en résultent : le législateur ouvre les charges publiques à tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance cultuelle ; il introduit le mariage civil et le divorce. Ce ne sont là que quelques exemples d’un basculement de l’histoire, qui voit l’Etat s’inscrire dans un dispositif de laïcisation qui le dissocie des récits religieux.
La IIIe République change en effet la donne, car elle entend exclure les Eglises de la sphère publique d’Etat, où Napoléon Ier et son concordat les avaient réinstallées au titre d’instances de régulation morale. Cet agnosticisme politique se traduit par plusieurs mesures : abolition de l’instruction religieuse et suppression de la présence des clercs dans les écoles publiques avec les lois scolaires de 1880, abolition de la « reconnaissance et du financement des cultes » avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.
Ces dispositifs procèdent d’une construction philosophique : le religieux n’est pas nécessaire pour construire l’éthique de la société.
Frédéric Joignot : En 1905, la loi sur la laïcité est votée. Est-ce qu’elle renie la religion et son histoire ?
Les républicains défendent tous le principe de neutralité de l’Etat. Mais ils ne lui donnent pas toujours la même signification. En 1905, il existe deux grandes positions en leur sein. La première, défendue par le socialiste Maurice Allard et le radical Emile Combes, propose de placer l’Eglise sous le contrôle strict de l’Etat. Le courant proche d’Allard entend même proscrire l’habit religieux dans l’espace social : il s’agit de prolonger l’œuvre déchristianisatrice de la Convention.
La seconde, développée par Jean Jaurès et Aristide Briand, adopte une position plus libérale : s’il faut refuser à l’Eglise toute position officielle dans l’Etat afin que soit préservée l’égalité de tous, croyants et incroyants, on ne doit pas limiter, sauf motif d’ordre public, l’exercice de la liberté religieuse dans la société civile. Ce qui laisse aux Eglises une liberté quasi totale d’organisation interne et externe, et aux croyants, pris individuellement, une large liberté d’affirmation, sauf pour les agents publics dans l’exercice de leur mission. C’est cette vision libérale qui l’a emporté.
Extraits collectés le 27 Octobre 2020 par Catherine Medioni
Covid-19, le quartier de Nonneville à Aulnay-sous-Bois sévèrement touché
Le quartier Nonneville à Aulnay-sous-Bois a dépassé le seuil des 1 000 contaminations pour 100 000 habitants. Ce quartier fait partie, avec d’autres quartiers Nord, des plus touchés dans la ville et dans le département.
Le quartier de Nonneville est essentiellement pavillonnaire mais aussi très passant. Il est fort probable que l’ensemble de la ville suive compte-tenu des activités et de la promiscuité sur certains axes centraux comme le boulevard de Strasbourg.






