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Les violences faites aux femmes ne sont pas exclusivement physiques
Les violences faites aux femmes existent depuis la nuit des temps, au travers de son infériorisation séculaire, de sa sujétion et de son » objetisation » par les hommes et par les sociétés patriarcales. Dans les religions, elle est un attribut de l’homme et sa » possession » ! Dans notre société, et bien que les femmes se fassent de plus en plus entendre dans leurs légitimes revendications, elles sont trop souvent reléguées aux tâches liées à la maternité, à la vie domestique, à la famille, aux soins et à l’éducation des enfants. Dans le monde du travail, les postes à responsabilités leur sont refusés et les salaires sont bien moindres que les hommes à compétences égales. Tout cela constitue des violences faites aux femmes !
- Sarah Kassouri
- Sylvie Billard
- Anne-Sophie Carton
Le 25 novembre 2020 avait lieu la journée consacrée aux violences faites aux femmes, ponctuée par des manifestations et des évènements organisés autour de ce thème et mettant en lumière les actons mises en place pour les prévenir ou en atténuer les dégâts lorsque ces violences (agressions physiques et assassinats) n’ont malheureusement pas pu être circonscrites ou évitées.
Le confinement nécessité par la non-propagation du virus au travers des contacts sociaux réels, a fait émerger partout dans le monde et avec une plus grande acuité encore, les violences perpétrées au sein des couples et des familles par un conjoint incapable de gérer ses pulsions agressives et violentes envers leur épouse ou leur concubine, et parfois même envers leurs propres enfants.
Le paléoanthropologue Pascal Picq, maître de conférences au Collège de France, propose dans son dernier ouvrage intitulé » Et l’évolution créa la femme » paru le 21 octobre dernier aux éditions Odile Jacob, une analyse évolutionniste de la sujétion et de la coercition des femmes depuis les origines, concluant qu’il s’agit d’une question sociale, culturelle et anthropologique et affirme que : « Les mâles de notre espèce sont parmi les primates les plus violents envers leurs femelles, les femmes ».
La crise sanitaire qui a frappé la planète entière a mis sur le devant de la scène une recrudescence des relations sexuelles non consenties par les femmes, des viols en Afrique du Sud ou au Nigéria, une hausse des disparitions de femmes au Pérou, des féminicides en augmentation significative au Mexique et au Brésil, et les associations dédiées à la protection des femmes ont été submergées d’appels au secours et à l’aide partout en Europe ! L’ONU a tristement constaté que le confinement était à l’origine d’une montée inquiétante des violences sexistes, sexuelles et domestiques : 30 % à Chypre et en France, 33 % à Singapour, 25 % en Argentine…. Le bilan est désastreux et souvent mortel pour les femmes !
C’est donc dans ce contexte lié à la promiscuité spatiale imposée par le confinement, que le groupe d’opposition Aulnay en Commun a organisé sur Facebook une soirée consacrée à ce fléau, en accueillant différentes personnalités venues apporter leur point de vue, leurs propositions et leur expertise. Le féminisme qui revendique l’égalité de droits, de traitement, de chances, de respect et de considération pour les femmes dans une société incroyablement marquée par le sceau du machisme et du patriarcat, autant au niveau des états que au sein de toutes les religions de la planète, est un des combats porté par Sarah Kassouri, seule femme » rescapée » (si je puis dire) siégeant au sein du groupe Aulnay en commun.
Cependant, et ce point de vue n’engage que moi-même, j’ai eu l’occasion de constater sur le terrain, notamment lors de la constitution d’une liste participative pour les dernières municipales, que les femmes qui démontrent une capacité à porter un vrai leadership et qui assument l’ambition et le désir de s’engager dans un mandat politique, se voient subtilement et souterrainement écartées et même ostracisées.
Il est en effet notoire et très difficile pour une femme, même dans nos sociétés occidentales qui se prétendent évoluées et faussement « ouvertes », d’exister et d’apporter ses contributions originales et personnelles, ses projets et sa vision dans toutes les sphères de pouvoir où les hommes occupent déjà des places et tiennent jalousement les rennes jusqu’à en imposer les règles et les processus qui enferment les femmes dans des zones de relégation souvent systématique !
Il faut le dire, la parole des femmes est sérieusement muselée par une très grande majorité d’hommes, leurs idées cataloguées inintéressantes et les actions pragmatiques qu’elle souhaiteraient concrétiser dans la vraie vie au bénéfice de la collectivité trop souvent mises en échec ! Si Madame Billard est miraculeusement parvenue à se hisser dans le quintet de tête d’Aulnay en Commun pour les municipales 2020, son éviction, que dis-je, son » exclusion » témoigne du refus de s’ouvrir à de nouvelles méthodes, de nouvelles propositions, à une créativité originale dans les manières d’intervenir dans le débat public, et d’accepter de nouvelles manières d’envisager la citoyenneté et la politique portée de manière originale par les femmes. Que nous le voulions ou non, notre société est encore très imprégnée et très marquée du sceau des atavismes politiques et des conditionnements patriarcaux et machistes !
Je vais également évoquer ici, la charge mentale énorme que subissent les femmes dans leur vie quotidienne, amenée qu’elles sont à devoir être multitâches au sein des familles qu’elles ont construites, et souvent abonnées malgré elle au rôle qui leur est implicitement et tacitement assigné, de » bobonne à la maison » , aussi transparente qu’une baie vitrée astiquée et uniquement dévolue par la force des circonstances, des croyances limitantes et des conditionnements, aux tâches ménagères, à l’intendance domestique, aux soins des enfants et des parents vieillissants ou devenus dépendants, le tout parallèlement à un métier accompli souvent dans le stress…..
J’ai connu cette vie là durant des années, dans la souffrance d’être absorbée et engloutie par des tâches et des obligations qui m’étaient d’office dévolues parce qu’elles résultent d’un conditionnement sociétal puissant que personne, ni hommes, ni femmes, ne remet vraiment en cause. La charge mentale continue et le temps que nous consacrons à des activités parfois fastidieuses, chronophages et invisibles, mais Ô combien indispensables à l’organisation de toute la famille, exerce une telle pression dans nos vies de femmes que l’on s’interdit de penser, de réfléchir à cette vie de cinglée que nous menons, que nous subissons, Juste pour ne pas s’écrouler, parce que nous savons que si nous le faisons, nous allons nous engouffrer dans un processus irréversible qui pénaliserait toute la famille ! Alors, nous tenons, nous luttons coûte que coûte contre l’épuisement et la dépression !
Faire tourner la maison pendant que son époux travaille à l’étranger ou dans une autre ville, travailler soi-même loin de son domicile avec des transports longs et coûteux pour un salaire souvent modeste, renoncer à sa carrière artistique pour élever et éduquer ses enfants, faire le taxi pour les mener à toutes leurs activités culturelles, artistiques sportives et musicales en sus de leur scolarité, sont des tâches essentiellement dévolues aux femmes, tandis que les hommes se consacrent à leur carrière, et éventuellement à leurs centres d’intérêts !
J’ai compris et réalisé pour l’avoir vécu dans mon être et dans ma chair, à quel point les femmes qui portent des ambitions, des rêves et des espérances doivent y renoncer, en dépit de leurs talents avérés et des compétences qu’elles ont acquises, tout simplement parce que le monde machiste, la société patriarcale dans lesquels nous vivons, les a enfermées dans des rôles prédéfinis qu’elles n’ont jamais eu véritablement le droit de remettre en question.
Personnellement je n’ai pu réellement commencer à exercer mes droits et mes activités de citoyenne que lorsque mes enfants sont devenus un peu plus autonomes, et lorsque deux membres proches de ma famille accueillis à la maison durant plusieurs années parce qu’ils étaient devenus malades, âgés et ultra-dépendants sont décédés, car auparavant cela était absolument impossible, et cette réalité là est celle de toutes les femmes !
Lors de mon engagement dans la construction et la constitution d’une liste participative pour les municipales 2020, j’ai profondément regretté, en tant que femme, que mes collègues et sœurs féminines qui étaient les compagnes des hommes qui y travaillaient activement, ne puissent être davantage présentes pour apporter leur contribution personnelle. Je ne les nommerai pas, mais ce constat m’a beaucoup peinée et dérangée, et témoigne bien si besoin en était, que la charge des femmes est telle, qu’elles sont injustement sous représentées dans les instances citoyennes et démocratiques. Il faut vraiment que cela change, encore faut-il que la société dans son intégralité, et que leurs conjoints leur en donnent les moyens de manière effective….
Le renoncement d’Anne-Sophie Carton à ses fonctions d’élue après seulement quelques mois, met en exergue le fait que les femmes, souvent très impliquées dans leur vie familiale et professionnelle, et soucieuses de donner la pleine mesure de leurs talents dans tous les domaines où elles choisissent de s’engager et de s’investir avec sérieux et responsabilités, se retrouvent parfois contraintes à devoir faire des choix et à oblitérer des fonctions qu’elles avaient pourtant la capacité à remplir, tout simplement parce que les rôles qui sont d’office dévolus aux femmes dans la société telle qu’elle est conçue par le patriarcat, empêchent, voire même interdisent, l’épanouissement des talents qui sont les leurs et qui seraient pourtant très certainement d’un grand bénéfice pour la collectivité entière.
Donner une vraie place aux femmes dans notre société à des postes où elles ne servent pas qu’à jouer les tapisseries ou les faire valoir des hommes, ne devrait pas être facultatif ni discrétionnaire, ni laissé à la seule décision des hommes de pouvoir qui siègent majoritairement dans tous les gouvernements et dans toutes les obédiences religieuses de la planète, mais devrait devenir l’enjeu majeur à relever pour le siècle en cours.
Réflexions, témoignage et article rédigé les 25 et 26 novembre 2020 par Catherine Medioni
Note : Les dessins illustrant la charge mentale des femmes sont empruntés à la dessinatrice Emma qui souhaite conserver l’anonymat de son nom de famille, et qui a mis les concepts de charge mentale en abyme de façon ludique et humoristique dans des bandes dessinées. Elle ne revendique aucune qualité esthétique de ses illustrations, considérant que son propos est davantage de créer des images parlantes.
Un migrant Afghan dort dans les rues du quartier des 3000 à Aulnay-sous-Bois
Un jeune migrant Afghan dort depuis plusieurs jours dans les ruelles du quartier des 3000 à Aulnay-sous-Bois, précisément à proximité de la place du marché. De nombreux Afghans échouent en France, en Allemagne ou tentent de rejoindre le Royaume-Uni, utilisant des réseaux de passeurs ou s’appuyant sur des Organisations Non Gouvernementales (ONG).
Bien que des zones de conflit existent toujours en Afghanistan (une guerilla Talibane subsiste à plusieurs endroits), ce pays n’est pas reconnu comme un pays à risque et des centaines d’Afghans sont expulsés par an d’Europe.
L’entreprise PowerUp à Aulnay-sous-Bois lève 5 millions d’euros auprès d’EDF et Supernova Invest !
Le Français PowerUp, à l’origine d’une solution qui prolonge la durée de vie des batteries lithium, lève 5 millions d’euros auprès du groupe EDF, de l’investisseur historique Supernova Invest et de business angels. La startup basée à Aulnay-sous-Bois commencera sa production de batteries en 2021.
Né en 2017 de la collaboration entre le CEA-Liten et Lumila, PowerUp développe une solution qui prolonge de manière considérable la durée de vie des batteries lithium. Cette technologie a vu le jour après plus de 10 ans de recherche du CEA-Liten et 7 brevets. La technologie MAP (Mesurer, Agir, Prédire) développée par PowerUp offre aux batteries lithium-ion des performances accrue et une longévité qui les rendent plus compétitives sur le marché du stockage massif d’énergie. La startup française a déjà testé ses batterie avec de grands groupes tels que la SNCF Réseau, EDF, Schneider Electric ou encore Crédit Agricole Nord Midi Pyrénées.
Source et article complet : Frenchweb
Réouverture du centre commercial O’Parinor à Aulnay-sous-Bois ce samedi
Conséquence de l’assouplissement du confinement décrété par le Président de la République Emmanuel Macron : le centre commercial O’Parinor rouvre ses portes ce samedi.
Tous les commerces hormis les restaurants vous accueilleront avec un protocole sanitaire particulier.
Les enfants, victimes oubliées des violences conjugales à l’hôpital Ballanger Aulnay-sous-Bois
En Seine-Saint-Denis, un protocole unique en France prend en charge ces victimes. Direction le service pédiatrie de l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois. C’est entre ces murs que les enfants sont hospitalisés quand leur père a tué ou tenté de tuer leur mère. Dans le jargon on parle du « protocole féminicide ». Un sas de huit jours, 24 heures sur 24 pour gérer le traumatisme et aborder la suite car l’impact est comparable à celui des victimes de guerre.
La perte « de deux figures d’attachement »
Clémentine Rappaport, la cheffe du service de pédopsychiatrie les accompagne dans un moment « où les enfants sont souvent soit très agité, soit très triste, où ils manifestent beaucoup de symptômes ». Ces enfants « vont exprimer tout de suite l’absence de leur mère et de leur père puisqu’ils perdent les deux figures d’attachement avec la mère qui est morte, et le père qui est incarcéré, explique Clémentine Rappaport. Ils l’expriment beaucoup avec le jeu mais ce n’est pas jouer au sens de s’amuser, c’est jouer pour exprimer ce que l’enfant a à dire. »
Je pense que ce sas de huit jours est vraiment important pour passer cette première période si douloureuse. Les traumatismes sont d’autant plus impactant sur le développement de l’enfant qu’il était petit.
Clémentine Rappaport
En cinq ans, une trentaine d’enfants ont été pris en charge. Rachid Lamara lui n’a rien eu de tout ça. Il avait 5 ans quand son père a tué sa mère, à coup de couteau, en 1982. Aujourd’hui, il a 40 ans, et il a l’impression d’être passé à côté de sa vie. « La prise en charge d’un orphelin c’est tout de suite après, faut pas le lâcher, alerte-t-il. J’ai réussi à me marier. Je ne sais pas comment ça s’est fait. J’ai réussi aussi à avoir deux garçons mais rien de tout ça ne me faisait plaisir. C’est le bonheur d’avoir une femme, des enfants et un foyer mais rien n’avait de goût pour moi. Il y a toujours cette tache noire quelque part, ma vie a été volée. »
Source et article complet : FranceInfo
En France, « nous allons tranquillement vers un État autoritaire »
Chères aulnaysiennes, chers aulnaysiens,
C’est la députée LREM Nathalie Sarles qui parle le mieux de la situation actuelle : « Nous allons tranquillement vers un État autoritaire« . Lorsque je le disais en 2018 et même encore début 2020, beaucoup considéraient que j’exagérais.
En cours d’adoption à l’assemblée nationale, la Loi sur la sécurité globale comporte de nombreux articles portant “une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression” comme l’explique la défenseure des droits Claire Hédon au sujet notamment des articles :
- 21 qui autorise la transmission des images « en temps réel au poste de commandement du service concerné » et leur exploitation.
- 22 qui autorise la surveillance de manifestations par drones.
- 24 qui prévoit de pénaliser d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende la diffusion de “l’image du visage ou tout autre élément d’identification” d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter “atteinte à son intégrité physique ou psychique”.
“Si la protection des policiers et gendarmes est un objectif légitime, ces derniers sont déjà protégés” par le Code pénal et la loi du 29 juillet 1881, “notamment contre les menaces, injures, diffamations, outrages et contre la provocation à la réalisation d’un crime ou d’un délit” et contre les atteintes à leur vie privée.
En prévision de l’invalidation par le Conseil Constitutionnel de nombreux articles de cette Loi, des parlementaires rêvent de réformer cette institution garante de l’Etat de droit : https://twitter.com/LCP/status/1329876773115400193.
Lors des manifestations contre cette Loi qui se sont déroulées dans de nombreuses villes de France, les violences des forces de l’ordre ont été documentées par ces vidéos qui montrent :
- Le 17 novembre :
- un policier en civil pousser un manifestant sur des policiers en uniforme pour provoquer des violences contre les manifestants : https://twitter.com/amlaOM/status/1329407633179205635?s=20
- des policiers arrêter arbitrairement la journaliste Hannah Nelson qui sera gardée à vue : https://linsoumission.fr/2020/11/18/hannahnelson-la-violente-arrestation-dune-jeune-journaliste-qui-enflamme-les-reseaux-sociaux-2/
- Le 21 novembre :
- un policier faire tomber un journaliste et un autre frapper un manifestant cherchant à aider le journaliste : https://twitter.com/AiphanMarcel/status/1330204813196398592
- les journalistes se faire nasser pour les empêcher de faire leur travail, une première en France : https://twitter.com/AA_Avocats/status/1330216353740058625?s=20
La France est en pleine régression dans le classement mondial de la liberté de la presse. Mais le samedi 21/11, alors que la manifestation était fortement réprimée, les chaînes d’info tournaient en boucle sur un crime passionnel.
La nuit dernière le niveau de violence policières a atteint un tel niveau que même le ministre de l’Intérieur en a été choqué :
- étrangers traités avec une violence jamais vue,
- journalistes frappés : Rémy Buisine l’a été 3 fois,
- Elus de Paris empêchés de rejoindre l’hôtel de ville.
La France condamnée par l’ONU et par la commission européenne est devenue l’objet de raillerie des pires dictateurs.
Les atteintes à la liberté d’expression et d’informer au service de la démocratie sont inadmissibles.
A Aulnay-sous-Bois, ces atteintes existent également :
- Le maire a fait intervenir un de ces collaborateurs auprès d’AulnayCap pour que mes articles ne soient pas publiés.
- Les élus d’AEC ont fait obstacle pendant plus de 2 mois à la publication de toutes mes propositions d’articles reprenant pourtant les positions défendues en Conseil Municipal que nous avions validées ensemble, s’arrogeant ainsi le monopole de la prise de parole.
Les atteintes à la liberté d’expression et d’informer au service de la démocratie sont inadmissibles d’où qu’elles viennent.
Source : Sylvie Billard, Elu de gauche, écologiste et citoyenne
Covid-19, vers un déconfinement progressif et la réouverture de nombreux commerces le 28 novembre
Notre Président de la République Emmanuel Macron a parlé : dès le 28 novembre, tous les commerces à l’exception des bars, des restaurants et des discothèques pourront rouvrir au public en mettant en place des mesures sanitaires strictes. Salons de coiffure, magasins de jouets, petits commerces de décoration… Pour les centres villes, c’est un véritable bol d’air frais.
Il faudra attendre au mieux le 20 janvier 2021 avant la réouverture des bars et des restaurants. Quand à la liberté de se déplacer, elle sera effective dès le 15 décembre, malgré un couvre-feu à partir de 21h. Finalement, les prédictions d’Aulnaycap étaient les bonnes, il était inconcevable de ne pas revoir ses proches pendant les fêtes de Noël.
Le responsable de la grande mosquée d’Aulnay-sous-Bois souhaite que les musulmans puissent prier pendant le confinement
Yacine Laoudi, médecin à l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et responsable de la grande mosquée de la ville, revient sur la difficulté pour les musulmans à vivre leur foi pendant le confinement.
Yacine Laoudi est le président de l’association du culte musulman d’Aulnay-sous-Bois (ACMA) qui gère la grande mosquée de cette ville. En temps normal, ce sont près de 3000 fidèles qui prient dans ce lieu de culte! Pour l’homme — par ailleurs médecin chef de service hospitalier —, le président doit autoriser les rassemblements religieux, lors de sa prise de parole prévue ce mardi, à condition qu’une jauge maximum de fidèles soit établie. Et il tacle la différence de traitements entre cultes par les autorités.
Comment se passe le reconfinement en matière de culte musulman ?
Yacine Laoudi. C’est compliqué. On a déjà vécu cela, lors du premier confinement. D’abord spirituellement parlant, car les gens ont besoin de se retrouver pour prier, surtout en cette période sombre. Il y a aussi la question financière, de plus en plus inquiétante. L’argent sert à entretenir les locaux, payer les loyers dans certains cas… Or, les dons des fidèles se font au moment des prières, surtout le vendredi et évidemment, lors du ramadan. Si celui de l’an prochain (NDLR : qui débute mi-avril) ne peut se tenir pour cause de troisième vague, ce sera une catastrophe.
Source et article complet : Le Parisien
La démonstration implacable d’une lourde série de manquements policiers à Aulnay-sous-Bois concernant Théo
Dans une décision qui intervient après trois ans d’enquête sur ce dossier de violences policières, la Défenseure des droits pointe une liste édifiante de comportements contraires à la déontologie des forces de sécurité, à tous les niveaux de la hiérarchie.
« Petite altercation avec des jeunes, ramenez-nous un petit véhicule ! » Quand le message du gardien de la paix B. passe sur les ondes de la police d’Aulnay-sous-Bois ce jeudi 2 février 2017, l’affaire ne paraît pas très sérieuse. Presque banale. Un après-midi d’hiver comme un autre sur la dalle située devant le centre culturel de la ville, lieu habituel du trafic de drogue de cette ville de Seine-Saint-Denis. Aux pieds du chef d’équipage qui s’exprime à la radio, gît pourtant un jeune homme de 22 ans, mains menottées dans le dos. Théodore Luhaka est très grièvement blessé après avoir reçu un coup de matraque au niveau de l’anus.
Une « petite altercation » donc, qui a donné naissance à « l’affaire Théo », un dossier emblématique des violences policières ayant provoqué des émeutes urbaines et l’intervention du chef de l’Etat, François Hollande, qui s’était rendu au chevet du jeune homme. Alors que l’information judiciaire est sur le point d’être clôturée, la Défenseure des droits, Claire Hédon, publie, mardi 24 novembre, une « décision », que Le Monde a pu consulter. Il s’agit d’un travail d’enquête de plus de trois ans, mené par une équipe de juristes qui a eu accès à l’ensemble du dossier d’instruction, aux rapports de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), à des documents administratifs inédits et qui ont auditionné toutes les personnes impliquées.
Il ne s’agit pas pour l’institution de se prononcer sur les infractions commises dans cette affaire mais d’évaluer l’intégralité des faits au regard du code de la déontologie qui régit l’action des forces de l’ordre et de proposer des sanctions au ministère de l’intérieur. Le débat judiciaire a jusqu’à présent gravité principalement autour de la blessure anale du jeune homme, qui gardera une infirmité à vie et autour de la qualification de viol aggravé, retenue lors de l’ouverture de l’information judiciaire, et abandonnée ensuite par le parquet dans ses réquisitions. La procureure de la république a demandé en octobre 2020 le renvoi de trois des quatre fonctionnaires impliqués devant la cour d’assises pour violences volontaires.
Source et article complet : Le Monde









