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Bruno Beschizza, Philippe Dallier et Rachida Dati au bureau politique des futurs Républicains de Nicolas Sarkozy
Les Républicains se mettent en marche dès maintenant en vue d’une victoire plus que probable en 2017. Sans réelle surprise, Bruno Beschizza, ami de Nicolas Sarkozy, fait partie du Bureau Politique. La sécurité fera bien entendu partie de ses principales fonctions. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois pourrait bien finir Ministre ou Secrétaire d’Etat en 2017. Bruno Beschizza, futur Ministre de l’Intérieur ?
L’autre homme fort du département, Philippe Dallier, fait lui aussi partie du Bureau Politique des Républicains. Bien que ce dernier ne soit pas un proche de Nicolas Sarkozy, Philippe Dallier, qui lorgne sur le Grand Paris, pourrait avoir un rôle prépondérant dans ce nouveau Parti de Droite. Peut-être en vue d’un rapprochement avec certains Centristes notamment déçus par l’UDI ?
Plus surprenant, l’arrivée de Rachida Dati dans ce même bureau politique. Si Madame Dati est une femme très intelligente et tacticienne pour avoir su manœuvré habilement pour atteindre ses objectifs, l’ancienne garde des sceaux a un bilan pour le moins contestable sur le plan de ses actions politiques. Adepte du Bling-Bling et très critiquée au sein de sa famille politique, Rachida Dati semble avoir réussi un tour de force plus qu’inattendu. Certains viennent même jusqu’à dire que cette promotion n’est justifiée que pour l’empêcher de faire quelques révélations gênantes. A moins que Rachida Dati ne cache en elle quelques compétences méconnues…
Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, critique la justice trop laxiste vis-à-vis des dealeurs
Les auditeurs de France Info ont certainement écouté l’interview de Bruno Beschizza suite à la décision de l’état de renforcer le dispositif de sécurité à Saint-Ouen. Cette ville, plaque tournante du commerce souterrain de la drogue en région Parisienne, va recevoir le renfort définitif de plusieurs unités de CRS.
Si cette décision semble réjouir le Maire de Saint-Ouen William Delannoy, Bruno Beschizza semblait nettement plus sceptique au micro de France-Info. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois indiquait en effet que, si la Police faisait son boulot, la justice était trop laxiste pour que cela soit suivi d’effet. Il cite ainsi deux cas :
- Un dealeur arrêté à Aulnay-sous-Bois en possession de plusieurs dizaines de kilos de cannabis. Présenté au juge, il est relâché de suite
- Un autre dealeur, toujours arrêté à Aulnay-sous-Bois pour le même motif. Présenté au juge, il est relâché de suite
Bruno Beschizza dénonce l’impunité de ces voyous à cause de juges trop complaisants à leur égard. Il est vrai que ces jugent n’habitent certainement pas dans les quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis.
Vidéo : Discours de Nicolas Sarkozy aux Pavillons-sous-Bois, 2ème partie
La rédaction vous invite à découvrir la deuxième partie du long discours de Nicolas Sarkozy aux Pavillons-sous-Bois en cliquant sur l’image ci-contre.
Notre correspondante Aurore Buselin était présente lors de ce meeting où se trouvaient également Valérie Pécresse, Philippe Dallier et Bruno Beschizza.
Nicolas Sarkozy s’en prend violemment au gouvernement.
Vidéo : Discours de Nicolas Sarkozy aux Pavillons-sous-Bois, 1ère partie
La rédaction vous invite à découvrir la première partie du long discours de Nicolas Sarkozy aux Pavillons-sous-Bois en cliquant sur l’image ci-contre.
Notre correspondante Aurore Buselin était présente lors de ce meeting où se trouvaient également Valérie Pécresse, Philippe Dallier et Bruno Beschizza.
Nicolas Sarkozy tacle sévèrement François Hollande (M. Sarkozy le qualifie de menteur) et l’action du gouvernement.
L’UMP veut changer de nom mais elle ne peut le faire en réalisant une « captation d’héritage ». Une pétition est lancée contre cet accaparement
[…] Les républicains ce sont donc tous les Français-e-s qui, au fil des générations, se reconnaissent dans ce « Peuple français qui proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils sont définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le Préambule de la Constitution de 1946 » [1].
Le monopole de la représentation républicaine a maintes fois été disputé dans notre histoire et le hold-up sémantique que veut opérer aujourd’hui un ancien Président de la République pourrait apparaître comme une énième illustration de cette « course à la République » (Pierre Nora). Pourtant, les motivations et les conditions de cet accaparement ne peuvent laisser les républicains que nous sommes indifférents. Nicolas Sarkozy, après une étude marketing aussi discrète que poussée, veut faire un coup… d’éclat. Puisant à nouveau son inspiration dans son admiration pour les Etats-Unis, où le financement des campagnes électorales ne connaît guère de règles et où les lobbies atteignent des sommets de puissance, il veut faire de ce lieu de mémoire qu&rsqu o;est la République une marque et s’en accaparer l’utilisation.
Il engage cette opération de mystification politico-historique alors même que le parti dont il est le chef a refusé le front républicain pour faire barrage à l’extrême droite lors des dernières élections locales. Ayant sans doute observé que le discours lepéniste multipliait les références à la République, à une conception bien précise de la République, fermée sur elle-même et effrayée, il court après cette stratégie potentiellement aussi efficace que malhonnête.
Un ancien président qui se moquait ouvertement des droits de l’homme et de la justice, qui a maintes fois défendu une approche chrétienne de la laïcité, prétend donc s’arroge le titre de Républicain.
Après avoir puisé sa pensée et son discours chez un pseudo-historien vrai-maurassien (donc anti-républicain), il achète le plan média d’un publicitaire venu doctement nous expliquer que la « République n’est ni de gauche … ni de gauche ». Pour cet historien créateur de polémique, c’est la gauche qui par trois fois aurait renversé la République, que la droite aurait su relever seule (sic). En gros, Robespierre le vilain serait responsable des deux Napoléons (pourtant adulé par cette droite bonapartiste qui inspira plus d’un de ses chefs), une période dont on ne sort en 1871 que grâce à l’homme de droite Adolphe Thiers. Puis la Chambre du Front populaire cause l’effondrement de la République, que De Gaulle rétablit.
Pourtant, la droite n’est devenue réellement républicaine que sur le tard, après avoir été monarchiste (absolutiste ou libérale), bonapartiste, boulangiste et finalement républicaine … à partir de 1945, comme l’UMP le reconnait-elle-même sur son site. Nous sommes donc face à une opération révisionniste qui vise la privatisation d’un nom commun, porteur d’un idéal collectif, idéal d’une politique qui ne se fait pas à la « corbeille » comme aurait dit de Gaulle.
Au-delà du changement de nom, le projet est clairement affirmé : il s’agit d’exproprier de la République tous ceux qui ne pensent pas comme Nicolas Sarkozy. Ils pourraient être nombreux, jusque dans son propre camp, puisque les réactions ne manquent pas au sein d’une droite qui ne place pas nécessairement la République au cœur de son ADN.
Ce que Nicolas Sarkozy a très bien compris, c’est que celui qui contrôle les mots, contrôle la pensée et détient le pouvoir, comme le démontre savamment le linguiste Victor Klemperer dans son ouvrage « LTI ». D’autres, comme Orwell ne disent pas autre chose lorsqu’ils décrivent la « novlangue ». Et nos publicitaires, au sourire si doux et éclatant de blancheur, ne sont que les nouveaux propagandistes du moment. Dans « 1984 », le fonctionnaire en charge de sa rédaction expliquait que le véritable but de la novlangue était de restreindre les limites de la pensée : « À la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. Tous les concepts nécessaires seront exprimés chacun exactement par un seul mot dont le sens sera délimit é. Toutes les significations subsidiaires seront supprimées et oubliées ».
Voilà pourquoi c’est maintenant qu’il faut réagir. Il faut réaffirmer que si que la droite « décomplexée » veut changer nom, elle ne peut le faire en réalisant une « captation d’héritage », comme l’a si bien dénoncé l’historien Jean-Noël Jeanneney (3).
Laisser une telle opération se réaliser, ce serait risquer que les générations futures ne comprennent plus le sens des mots « République » et « républicains ». La République est le régime qui nous permet de vivre ensemble. Elle cimente notre mémoire collective et nous appelle sans cesse à la vigilance et à l’action. Si le mot peut paraître usé, ou moins fort, des Français meurent encore aujourd’hui à son service, ou pour avoir porté ses idéaux.
Pour toutes ces raisons, il nous est apparu que nous devions tout faire pour éviter cette confusion délibérée, cette expropriation de notre patrimoine commun, cette manipulation des mots pour mieux habiller des idées nauséabondes.
Sans le soutien du moindre parti, de la moindre organisation, nous avons lancé une pétition en ligne qui, en 10 jours, a réuni près de 5000 signataires. Dans le même temps, nous avons préparé des actions judiciaires pour que les Républicains demeurent libres et égaux en droit. Libres de droit, plus précisément, car les républicains ne sont pas une marque commerciale que l’on peut apposer sur des bijoux ou des sous-vêtements, ce sont les hommes et les femmes qui demain se battront pour que les principes fondateurs gravés dans le marbre des monuments soient des réalités vivantes et palpables.
Nous nous battons parce que nous sommes républicains, et vous ?
Par Christophe Lèguevaques, avocat, Emmanuel Vinteuil, Pierre-Yves Schanen et Joël Heirman, citoyens.
Source : http://www.laicite-republique.org/republicains-non-au-hold-up.html
Pétition : http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2015N47733
Article proposé par Olivier Rimbert
La réforme du collège : fin des classes bilangues et des sections européennes et perversion des programmes d’histoire ?
Le débat fait rage en ce moment entre la Droite et la Gauche sur la proposition de réforme de l’enseignement au collège et ce dès la rentrée 2016. Najat Valaud-Belkacem, derrière cette réforme, s’est faite conspuée par de nombreuses personnalités politiques de Droite, dont Nicolas Sarkozy. Principales critiques : le nivellement par le bas et la fin du culte de l’élitisme dans nos établissements. Ci-dessous, les quelques points de friction qui risquent de s’envenimer au fil du temps :
- Fin des classes bilangues (16% des élèves) de la 6ème : l’Allemand semble ainsi menacé au point que, Outre-Rhin, on a demandé à Madame Vallaud-Belkacem de s’expliquer. Si 2 langues seront enseignées dès la 5ème (au lieu de la 4ème obligatoire pour tous), la seconde langue ne représente que 2,5 heures par semaine. Autant dire que cela ne suffira pas aux collégiens pour maîtriser cette seconde langue. L’anglais étant devenu quasi-obligatoire en tant que 1ère langue étrangère.
- Les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), basés sur l’apprentissage et la curiosité des élèves, engloberont le Latin. Certains ont vu dans cette réforme la fin de cette langue morte enseignée à une partie de nos élèves
- L’histoire : si la naissance du Christianisme reste un thème obligatoire dès la 6ème, l’Islam se voit enseigné dès la 5ème non seulement sur son avènement, mais aussi sur son expansion. Certains intellectuels estiment qu’ils n’étaient pas utile d’enseigner le Christianisme au Moyen-Age compte-tenu de sa présence dans les autres thèmes enseignés (Empire Byzantin notamment)
Vous trouverez des sujets de débat sur divers médias ici, ici et ici. En attendant, il faut prévoir des manifestations (élèves et enseignants) comme à chaque tentative de réforme.






