Ne votez pas la réforme des retraites ! Les réponses des parlementaires

Chères Aulnaysiennes, chers Aulnaysiens,

Les 16 mars dernier, j’ai écrit aux parlementaires de l’opposition du Sénat et de l’Assemblée Nationale pour les inviter à ne pas voter la réforme des retraites.

Cinq d’entre eux m’ont répondu et je les en remercie : Nicolas Dupont-Aignan (Député Debout la France), Stéphane Ravier (Sénateur RN), Bastien Lachaud (Député LFI/NUPES), Emmanuelle Ménard (Députée non inscrite), Cyrielle Chatelain (Députée Ecologiste).

Quatre sont opposés à cette réforme, l’une la votera. Nicolas Dupont-Aignan nous invite à signer une pétition pour réclamer un Référendum d’Initiative Partagée, visant à maintenir l’âge de départ à la retraite à son niveau actuel. J’ai signé cette pétition disponible en cliquant ICI. Stéphane Ravier a signé une proposition de loi pour permettre un Référendum sur la question. Cyrielle Chatelain évoque son soutien à cette proposition

Je partage avec vous leur réponse par ordre chronologique de réception.

Et pour mardi 28/03, je dis vive la grève !

Sylvie Billard

Votre élue citoyenne

Le 17/03/2023 à 08:01, Nicolas Dupont-Aignan a écrit :

Chère Madame,

J’ai bien pris connaissance de votre courriel par lequel vous me faites part de votre inquiétude quant au projet de réforme des retraites du Gouvernement.

Si vous me faites l’amitié de suivre mes prises de position, vous ne pouvez ignorer ma vive opposition à ce que je considère être une réforme à la fois inutile et injuste.

Inutile, parce que je maintiens que la réforme des retraites n’a aucune justification financière, que le Conseil d’Orientation des Retraites reconnait lui-même que notre système n’est pas à l’agonie, et qu’il suffirait de faire des arbitrages budgétaires différents pour trouver les hypothétiques 7 à 10 milliards d’€ nécessaires à l’horizon 2030 : lutter contre les 5 millions de fausses cartes Vitale en circulation (20 milliards d’€), réduire la participation de la France au budget de l’Union européenne (10 milliards d’€), renoncer aux emprunts de l’Etat à taux d’intérêts variables indexés sur l’inflation (15,9 milliards d’€ rien qu’en 2022)…

Je vous invite à ce titre à lire mon dernier livre « Où va le pognon – comment récupérer 100 milliards par an de fraude et de gaspillage pour rebâtir la France », qui détaille beaucoup d’autres domaines dans lesquels il y aurait fort à faire, plutôt que demander aux Français de toujours plus se serrer la ceinture !

Inutile également parce que la véritable pérennisation de notre système de retraites par répartition, devrait passer par une politique nataliste vigoureuse, une relocalisation de l’emploi, une baisse des charges salariales visant à augmenter les salaires sans impacter les entreprises et une baisse des charges patronales visant à faciliter l’embauche, afin d’augmenter sensiblement le ratio actif/retraité, dont je rappelle qu’il était de 4/1 en 1965, alors qu’il n’est plus, désormais, que de 1.7/1 !

Injuste, parce qu’au plan social, cette réforme fait l’unanimité contre elle : patronat, syndicats et salariés… y sont farouchement opposés, en considérant qu’il ne sert à rien de prolonger la durée de l’activité professionnelle jusqu’à 64 ou 65 ans, si la plupart de nos seniors sont sans emploi et placés au RSA à partir de 58 ans. Je vous rappelle à ce titre, que seuls 54,9% des 55/64 ans (étude DARES) bénéficient aujourd’hui d’un emploi. De plus, comment ignorer les résultats de l’étude Indeed datant de novembre 2022, selon laquelle 4 chefs d’entreprises sur 10, ne prévoient pas l’embauche de salariés de plus 45 ans dans un futur proche ?

Rappelons également qu’en dépit d’une espérance de vie à 85 ans, que ne manquent pas de préciser tous les défenseurs de cette réforme, l’espérance de vie « en bonne santé » n’est, elle, que de 64 ans pour les hommes et 66 ans pour les femmes !

Mais ne soyons pas dupes, cette réforme des retraites ne sert qu’un objectif : répondre aux diktats de l’Union européenne et faire subrepticement glisser notre système, unique au monde, de retraites par répartition, fondé sur la Solidarité nationale, vers un système privé de retraites complémentaires par capitalisation via des fonds de pensions style black rock, qui favorisera les plus riches au détriment des plus nécessiteux !

C’est pour toutes ces raisons que j’ai été le premier Député à prendre l’initiative d’une proposition de loi instaurant un Référendum d’Initiative Partagée, visant à maintenir l’âge de départ à la retraite à son niveau actuel, comme le prévoit l’article 11 de la Constitution.

Je vous invite, à ce titre, à signer la pétition disponible en cliquant ICI, car de son succès dépendra la véritable mise en œuvre de cette procédure, qui requiert le soutien de 185 Parlementaires et de 4.700.000 d’électeurs.

Vous comprendrez, dès lors, que je ferai tout mon possible pour m’opposer à ce projet funeste, comme je l’ai d’ailleurs toujours fait. Le Gouvernement venant d’engager sa responsabilité par une énième scandaleuse utilisation du 49-3, je n’hésiterai pas à voter en faveur de toute motion de censure visant à le faire tomber, quel que soit le groupe politique qui en serait à l’origine !

Veuillez agréer, Chère Madame, l’assurance de mes sentiments distingués.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Député de l’Essonne

Conseiller municipal d’Yerres

nicolas.dupont-aignan@assemblee-nationale.fr

01 69 49 29 30

Assemblée nationale
126, rue de l’Université – 75355 PARIS 07 SP

Le 17/03/2023 à 15:14, Stéphane RAVIER a écrit :

Chère Madame,

Merci pour votre message et votre mobilisation.

Hier matin au Sénat j’ai voté CONTRE le texte de la réforme des retraites avant que le gouvernement ne décide de passer en force l’après-midi à l’Assemblée nationale.

Vous retrouverez sur ce lien mon intervention à la tribune du Sénat avant ce vote crucial : https://www.youtube.com/watch?v=KntKsDDeSYw

J’y redis mon opposition et essaye de rappeler les vrais termes d’un débat souvent caricaturé.

Voici les résultats du scrutin final au Sénat : https://www.senat.fr/scrutin-public/2022/scr2022-251.html La majorité sénatoriale de « droite » a définitivement choisi de servir la soupe à M. Macron.

En tant que sénateur, je ne peux pas voter de motion de censure, c’est le privilège des députés, mais j’ai signé une proposition de loi pour permettre un Référendum sur la question, pour que le peuple tranche et que le débat ne soit pas confisqué par quelques-uns. Nous avons déjà réuni de nombreuses signatures.

Soyez assurée de ma détermination.

Bien cordialement,

 
Stéphane RAVIER
Sénateur des Bouches-du-Rhône
Membre de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Conseiller municipal de Marseille – Conseiller métropolitain d’Aix-Marseille-Provence

Le 20/03/2023 à 17:09, Emmanuelle Ménard a écrit :

Madame, Monsieur,

Vous m’avez demandé de voter la censure du Gouvernement ce lundi 20 mars. Je ne le ferai pas mais je tenais à m’en expliquer auprès de vous.

Sur l’utilité et la nécessité d’une réforme des retraites tout d’abord :

L’affaire est sérieuse. Avec 340 milliards d’euros, les retraites constituent de très loin le premier poste de dépenses publiques. C’est aussi celui qui progresse le plus. Alors que dans les années 60, on comptait quatre actifs pour un retraité, on en est aujourd’hui à 1,7 actif pour un retraité. À titre d’exemple, les deux principaux régimes de fonctionnaires engendrent à eux seuls 30 milliards de déficit par an, qui viennent alimenter la dette publique…

On ne peut pas continuer ainsi. Une réforme est indispensable. Reste à savoir laquelle.

Soyons clairs, ce n’est pas le projet que je souhaitais. J’aurais aimé une réforme plus ambitieuse, plus audacieuse, qui aurait osé prendre à bras le corps les défauts structurels de notre système. Une réforme sur laquelle on ne serait pas obligés de revenir dans trois ou quatre ans pour colmater les brèches, pour écluser les déficits.

Personne ne peut contester sérieusement qu’avec l’allongement de la durée de vie et la baisse de la natalité, il faudra travailler plus. Alors disons-le clairement aux Français, disons-leur la vérité sans, pour faire passer la pilule, faire de fausses promesses sur les 1 200 € par mois et leur raconter des bobards sur les carrières longues. Cette réforme ne sera pas indolore. Elle sera même douloureuse. Et pour le plus grand monde. Il faut le dire, avoir le courage de le dire. 

Aurions-nous pu faire autrement ? Je le crois.

  • En osant remettre à plat l’ensemble des régimes spéciaux (et pas seulement cinq d’entre eux) ;
  • En osant une dose de capitalisation. Bien calibrée, elle pourrait sauver notre régime par répartition ;
  • En osant une politique nataliste digne de ce nom qui permettrait de donner un peu de souffle à notre système ;
  • En osant une véritable lutte contre les fraudes aux pensions versées à l’étranger qui scandalisent les Français ;
  • En osant des mesures audacieuses sur la pénibilité et les fins de carrière qui permettraient de lutter contre le terrible sentiment d’injustice qui se répand parmi nos concitoyens.
  • En osant de vraies mesures sur le cumul emploi-retraite afin d’offrir des perspectives à nos seniors et non un index qui fera peser encore plus de contraintes administratives sur nos entreprises ou un CDI senior qui aura l’effet d’un pansement sur une jambe de bois…

Sur l’utilisation du 49.3 par le Gouvernement

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai regretté l’utilisation de l’article 49.3 par le Gouvernement. Encore une fois, parlons franchement : la réforme des retraites n’aura pas de légitimité parlementaire puisque l’Assemblée nationale n’a pas pu la voter. En cela, le Gouvernement n’aurait pas dû avoir recours à cet article de la Constitution.

Mais pour être tout à fait honnête, rappelons que, s’il n’y a pas eu vote en première lecture, c’est à cause des députés de la NUPES, et plus particulièrement ceux de La France Insoumise qui ont fait de l’obstruction parlementaire afin de nous empêcher d’arriver au terme de ce projet de loi.

Venons-en maintenant à cette motion de censure : je ne la voterai pas. Pourquoi ? Parce que les scènes auxquelles j’ai assisté dans l’hémicycle depuis plusieurs semaines mais particulièrement jeudi dernier m’ont choquée. Je ne me ferai jamais la complice de personnes (je parle ici des députés LFI) qui ont une telle détestation et un tel mépris pour nos institutions. Je ne serai pas l’alliée objective du parti du chaos et de la violence.

Je souhaite rappeler ici ce que représente La France Insoumise, dont certains députés ont signé la motion de censure déposée par le groupe LIOT et que la totalité votera selon les consignes de JL Mélenchon :

La France Insoumise, c’est le parti de la démagogie qui propose la retraite à 1 600 € minimum pour tout le monde, y compris ceux qui n’ont jamais travaillé ! Et un départ à 60 ans bien sûr…

La France Insoumise, c’est le parti qui se réjouit des malheurs de notre pays : je ne soutiens pas le Président de la République mais je ne suis pas, comme eux, « galvanisée par l’échec du gouvernement ».

La France Insoumise, c’est aussi le parti des insultes permanentes (« assassin », pied sur un ballon de foot représentant la tête d’un ministre, appel explicite à la haine et à la violence), des menaces (« On a les noms ! »), des outrances, de la délation (certains publient « des listes » ; d’autres appellent à couper le courant chez ceux qui ne sont pas d’accord) ;

La France Insoumise, c’est enfin le parti de la haine :

– haine de la police (« La police tue ! ») ;
– haine de ce que JL Mélenchon qualifie de « système », dont il a toujours pourtant bénéficié ;
– haine contre E. Macron dont JL Mélenchon a régulièrement remis en cause la légitimité, pourtant acquise par les urnes (et je rappelle que je n’ai pas voté pour lui), alors que lui-même et ses députés ont, pour la plupart, voté au deuxième tour de la présidentielle pour Emmanuel Macron !

Les images de l’Assemblée nationale ont fait le tour de la presse internationale la semaine dernière. Elles ont donné une image épouvantable et dégradante de la France. C’est déplorable et dangereux. Jeudi dernier, j’avais honte d’être député.

Je ne souhaite pas ajouter du désordre au désordre. Je ne voterai pas la censure ce lundi.

Cordialement,

Emmanuelle Ménard

Député de l’Hérault

Le 17/03/2023 à 18:43, Bastien Lachaud a écrit :

Bonjour,

Je vous remercie pour votre courriel. Comme vous le savez sans doute, le groupe de la France insoumise – NUPES, dont est membre M. Bastien Lachaud, est opposé de toutes ses forces à la réforme des retraites.

Il a mené la bataille :

  • A l’Assemblée nationale en déposant de nombreux amendements pour proposer des alternatives au report de l’âge légal et à l’allongement de la durée de cotisation, pour revenir à la retraite à 60 ans.
  • En soutien aux mobilisations sociales et populaires.

Malheureusement, en pleine dérive autoritaire, le gouvernement Borne a décidé de passer en force et d’empêcher l’Assemblée nationale de voter sur le texte en utilisant le 49-3, parce qu’il se savait minoritaire et que le texte serait rejeté s’il était soumis au vote des députés.

Le groupe de la France insoumise a protesté contre cet acte d’autoritarisme en chantant l’hymne de la Liberté : https://twitter.com/LachaudB/status/1636371354449743872

La lutte n’est pas terminée. Nous poursuivons le combat par tous les moyens à notre disposition :

Pour en savoir plus sur nos nombreuses actions pour mettre en échec la réforme des retraites, vous pouvez consulter ce lien : https://bastienlachaud.fr/category/reforme-des-retraites/

En espérant avoir pu vous éclairer sur notre action parlementaire.

Bien cordialement,

Camille, pour l’équipe de Bastien Lachaud

Le 19/03/2023 à 23:02, Cyrielle Chatelain a écrit :

Bonsoir Mme Billard,

Depuis plusieurs semaines je suis pleinement mobilisée sur le terrain au côté du mouvement social et à l’Assemblée pour combattre ce projet de réforme des retraites injuste et injustifiée. 

Je suis comme vous très préoccupée par le fait que le Gouvernement brutalise une nouvelle fois la démocratie. Il impose en effet sa réforme, très largement refusée par la population, en ayant recours à la procédure du 49.3 ; c’est-à-dire sans que l’Assemblée nationale ne vote sur le texte. Le recours à cette procédure est un aveu d’échec pour le Gouvernement puisqu’elle signifie clairement qu’il n’y a pas de majorité à l’Assemblée pour voter un tel texte. 

C’est pourquoi, avec l’ensemble du groupe Écologiste que j’ai l’honneur de présider, ainsi qu’avec les autres forces de la NUPES, nous voterons la motion de censure transpartisane portée par le groupe LIOT. Cette motion, signée par 5 groupes d’opposition, est celle qui peut rassembler le plus largement les votes d’opposition au Gouvernement. Nous faisons tout notre possible pour qu’un maximum de députés vote pour la censure, ce qui conduirait automatiquement au retrait du texte du Gouvernement. Les règles constitutionnelles de la motion de censure sont cependant particulièrement restrictives et requièrent une majorité absolue de votes de l’ensemble des députés inscrits, toute abstention étant comptabilisée comme un vote contre la censure. 

Si cette motion de censure n’était pas adoptée, cela ne devrait en rien mettre un terme à la mobilisation contre ce projet qui n’a plus ni légitimité populaire ni légitimité parlementaire. Je m’engage à poursuivre le combat au côté du mouvement social et dans l’hémicycle, notamment en utilisant tous les outils juridiques à notre disposition : saisine du Conseil Constitutionnel, dépôt d’une proposition de loi pour lancer un référendum d’initiative partagée (RIP)…

Restant à votre écoute, je vous prie de croire en l’expression de mes sentiments les meilleurs. 

Cyrielle Chatelain, 

Députée de l’Isère

Présidente du groupe Écologistes à l’Assemblée nationale

4 millions pour l’école Fontaine-des-Près à Aulnay-sous-Bois

La Ville d’Aulnay-sous-Bois poursuit son plan pluriannuel d’investissement pour la rénovation de nos écoles.

Après la livraison de 4 écoles neuves ou rénovées depuis 2019, la ville va lancer en 2024 l’agrandissement de l’école Fontaine-des-Prés pour un coût de près de 4 millions d’euros.

Passage à l’heure d’été le dimanche 26 mars, on va dormir une heure de moins

@https://www.bienpublic.com/

Mis en place suite au choc pétrolier de 1973, les passages aux heures d’été et d’hiver restent toujours d’actualité aujourd’hui. Bien que cette pratique soit décriée par de nombreux spécialistes (impacts sur les transports, les exploitations animales, la santé…), il semble que cette « tradition » va perdurer quelques temps.

Aulnay-sous-Bois souhaite renouveler le label du Conservatoire à Rayonnement Départemental

La Ville d’Aulnay-sous-Bois souhaite renouveler le label du Conservatoire à Rayonnement Départemental (CRD) accordé par le Ministère de la Culture. Un nouveau projet d’établissement 2023-2028 ambitieux a été adopté par le conseil municipal.

 

Le Débat d’Orientations Budgétaires 2023 à Aulnay-sous-Bois, analyse des conseillers municipaux de Gauche

Le DOB 2023, document obligatoire avant le vote du budget a été présenté ce mercredi 22 mars en conseil municipal. Nous avons été surpris de découvrir un document très incomplet. L’analyse repose sur certaines données bien choisies alors que d’autres sont passées sous silence.

C’est un DOB en trompe-l’œil qui masque l’état réel du budget communal.

Le document est truffé de phrases chocs pour faire sensation, d’artifices pour faire diversion ! Ainsi, le Maire et sa majorité veulent justifier leurs difficultés par une perte cumulée de 171 M depuis 2014 de Dotation Globale de Fonctionnement (19 M/an) presque le montant de la dette de la ville de 176 M, soi-disant une perte de plus de 60 % de dotations en moins de 10 ans !

Si la DGF a effectivement baissé, ils oublient de dire que l’État compense en grande partie cette perte par des dispositifs avantageux. Nous les verrons lors du budget.

Ils oublient également la recette principale, les impôts et taxes qui ont augmenté depuis 2014, un gain d’environ

130 M en 9 ans, ce qui relativise fortement leurs propos.

On atteint le summum du manque de sérieux avec le ratio des recettes et dépenses par habitant quand ils disent : chaque habitant rapporte à la ville en fiscalité locale 454 € alors que la ville dépense par habitant 1790 € en services. D’où la phrase choc et peu élégante: « un habitant coûte 4 fois plus cher que ce qu’il rapporte »

Honteux ! Nous avons repris les ratios des DOB précédents, ils sont édifiants :

En 2021 : Aulnay a dépensé 1742 € par habitant (1323 € pour les communes de même strate)

Aulnay a reçu 1915 € par habitant (1542 pour les communes équivalentes). Belle différence !

Les recettes réelles de fonctionnement ne se sont pas effondrées, près de 183 M contre 172 M en 2014. Les dépenses réelles diminuent légèrement, 162 M en 2022 contre 167 en 2014.

Les recettes étant supérieures aux dépenses, la ville a donc dégagé de l’épargne. Or, celle-ci devient négative lorsque la Ville a remboursé la part annuelle de la dette. Depuis 2014, les 20 à 25 M d’emprunts ont fait grimper la dette à 176,6 M. La part à rembourser chaque année a grossi en même temps que la dette, il faut rembourser 15 M contre 7 en 2013 !

De ce fait, l’épargne nette est négative – 6 M pour 2022 et -10 M au DOB 2023, c’est un cercle infernal car il faudrait emprunter pour payer les investissements.

La politique budgétaire pratiquée depuis 2014 a conduit la ville à une impasse. Voilà la réalité !

L’objectif serait d’augmenter les recettes et de diminuer les dépenses pour dégager l’épargne nette indispensable au financement des investissements.

Nous n’avons pas eu de réponse sur les choix politiques pour augmenter les recettes. On peut cependant citer les augmentations des tarifs des services et la revalorisation de la valeur locative, bénéfique pour la ville d’autant plus que la bétonisation se fait à marche forcée.

La masse salariale reste élevée à 94 M en 2022 soit 62 % du budget. Pour la réduire, la ville fait moins de recrutement externes, priorité aux mobilités internes ce qui est une solution à condition que les services ne manquent pas de moyens.

Par contre, nous sommes CONTRE les privatisations des services municipaux. Le privé cherche la rentabilité

alors qu’un service municipal cherche le meilleur service à la population.

La dette est devenue un problème crucial. Aulnay-sous-Bois est après Bagnolet, la 2ème ville la plus endettée du département. Il faudra 20,5 années de désendettement, très supérieur à la zone de risque de 12 ans et 30 ans si la dégradation prévue pour 2023 et 2024 se confirme.

Solution radicale dévoilée dans le DOB : puisque les emprunts ont fait flamber la dette, ZERO emprunt à partir de 2023 ! cela veut forcément dire un minimum de travaux et peu de réalisations. Tout va dépendre des subventions des partenaires État, Région, Département. Ils aident bien la ville (50% des investissements de la ville en 2022) mais la situation financière reste dans le rouge !

En conclusion, on cherche vainement dans ce DOB les stratégies pour sortir de l’impasse budgétaire, le Maire et ses élus, au lieu de répondre à nos interrogations rejettent la responsabilité sur le covid, la guerre en Ukraine, l’inflation et comme d’habitude, sur l’équipe municipale précédente de 2008 à 2014 !

C’est facile mais pas rassurant…

Source : Oussouf Siby, conseiller municipal de Gauche à Aulna-sous-Bois

Un chantier sans permis rue Auguste Blanqui à Aulnay-sous-Bois ?

Un riverain du chantier rue Auguste Blanqui nous informe de la reprise de l’évacuation des eaux d’exhaure, pourtant signalée jadis (et interdite par le PLU entre autres) de ce chantier.

Cette évacuation se fait désormais depuis quelques jours via la maison du 27 rue Jules Vallès par un tuyau d’une section conséquente, soit de l’autre côté de la parcelle. Le riverain craint une baisse du niveau déjà insuffisant de la nappe (son puits en témoigne, 2 rues plus loin !) et les désordres possibles pour la structure des maisons environnantes.

Hadama Traoré a réussi à accéder au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois du 22 mars 2023

En ce jour de paix, je suis le révolutionnaire de confession musulmane le plus heureux du monde. En effet, par la force du tout puissant, j’ai réussi à mener une lutte intellectuelle durant 6 ans, qui fera date dans les luttes sociales des quartiers dit populaires.

Ce jour, par le droit français, j’ai réussi à pénétrer au sein du conseil municipal de la ville d’Aulnay-sous-Bois dont j’ai été étendit d’y pénétrer suite à une mobilisation historique, lors du conseil municipal du 7 mars 2018. Cliquez pour visualiser la vidéo anthologie :

https://youtu.be/4mJKI57o1hg

En ce jour de paix, je souhaite la trêve avec le maire de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Menons une lutte intellectuelle à travers le droit. Et menons la bataille politique lors des municipales de mars 2026.
Amour, paix et dignité. Bon ramadan à tous les croyants. Amour éternel à tous les humanistes. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.

Source : Hadama Traoré

Les personnels du lycée Voillaume à Aulnay-sous-Bois en grève pour les épreuves du baccalauréat

Nous personnels mobilisé.e.s du Lycée Voillaume d’Aulnay-sous-Bois (93), réuni.e.s en Assemblée Générale ce lundi 20 mars 2023, prenons acte des faits suivants : 

  • Le bac Blanquer renforce le tri social en laissant trop peu de temps aux élèves pour se préparer aux épreuves, et en intégrant les notes des épreuves de spécialité aux dossiers Parcoursup. Cela dégrade les conditions de travail, notre relation aux élèves et surtout leurs conditions d’apprentissage.

  • Le gouvernement a décidé de passer en force sa réforme des retraites en dégainant l’article 49.3 de la Constitution, malgré une mobilisation massive qui dure depuis plus de deux mois.

Pour faire plier ce gouvernement, plusieurs syndicats ont appelé à la grève des surveillances du baccalauréat. Comme les personnels de plus de 120 établissements en France, nous décidons donc de nous faire entendre en nous mettant en grève dès aujourd’hui, et en poursuivant la mobilisation si le gouvernement persiste.

Nous rejoignons ainsi une mobilisation longue et déterminée dans de nombreux secteurs (éboueurs.euses, cheminot.e.s…).

Conscient.e.s de l’importance de l’échéance pour les élèves, nous pensons toutefois que leur intérêt réside d’abord dans une démocratie préservée et un modèle social plus juste.

Personnels du Lycée Voillaume Aulnay-sous-Bois, réunis en Assemblée générale ce lundi 20 mars 2023, soutenus par leurs organisations syndicales, CGT-éducation, SUD éducation, SNES-FSU.

Source : SUD Education

Rénovation énergétique de votre maison : un nouveau dispositif d’aide à Aulnay-sous-Bois

L’établissement Public Territorial Paris Terres d’Envol a lancé « Terres d’Envol Rénov’ », un programme d’aide aux travaux de rénovation énergétique des logements.

La subvention « Terres d’Envol Renov »

Le dispositif « Terres d’Envol Rénov’ » vous permet de bénéficier d’une subvention de 2 500 € à 4 000 €, sous réserve de remplir certaines conditions. Grâce à ce programme, vous pourrez financer vos travaux d’amélioration énergétique comme l’isolation thermique extérieure, l’isolation des combles, la réfection des menuiseries…

Source et article complet : site d’Aulnay-sous-Bois

Vidéo. Violente altercation entre Hadama Traoré et des policiers municipaux devant la Mairie d’Aulnay-sous-Bois

La scène se passe devant la mairie d’Aulnay-sous-Bois le 14 décembre 2022, avant le conseil municipal. Le leader associatif se voit refuser l’accès à l’espace public pour assister à ce conseil municipal. Il tente un passage en force et se fait violemment interpeller.

Vidéo accessible ci-dessous :