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Les Roms du boulevard Chagall à Aulnay-sous-Bois attendent la décision du tribunal sur leur expulsion
Depuis le boulevard Chagall à Aulnay, les automobilistes aperçoivent les toits serrés, surmontés de maigres panaches de fumée. Un chemin boueux mène jusqu’au bidonville : 76 baraques, rangées le long d’allées détrempées et abritant plus de 200 adultes et enfants roms. « Le camp n’est pas dangereux, assure Sika, jeune père de famille, dans un français hésitant. S’il y a l’expulsion, on va dormir sur la route ? » La menace d’une évacuation plane bel et bien sur ce campement vieux de trois mois. Le tribunal de Bobigny doit se prononcer ce matin, dans une procédure initiée par la ville d’Aulnay-sous-Bois, propriétaire du terrain.
D’une bicoque surgit une jeune femme, une fillette sur la hanche. Elle dit être venue de Roumanie, « pour trouver de l’argent, à manger, parce que là-bas, il n’y a rien ». Elle espère qu’ici, elle pourra nourrir ses petites jumelles, Narchissa et Andra, « Pourquoi le maire ne donne pas du travail ? Il peut maintenant, on est en 2014 », insiste Sika, qui fonde semble-t-il beaucoup d’espoir sur l’expiration, fin 2013, des mesures qui restreignaient l’accès au travail pour les ressortissants bulgares et roumains. Mais pour l’heure, le quotidien reste rude : « on cherche la ferraille, on fait la manche, on travaille au noir, de la peinture, des coups de main… ».
Cinq campements supplémentaires en un an
Un « collectif de soutien aux Roms d’Aulnay », qui compte plusieurs élus Europe Ecologie, intervient régulièrement sur le site. Deux séances de vaccination ont été organisées avec Médecins du monde. « Six enfants ont été scolarisés, quatre autres sont en attente d’une affectation », indique Claire Verger, élue écolo d’opposition. Dans un communiqué publié mercredi, quelques heures après la mort tragique d’une fillette de 8 ans dans l’incendie d’un bidonville à Bobigny, le collectif demandait « aux pouvoirs publics d’équiper d’extincteurs les campements » d’Aulnay et réclamait « des solutions alternatives aux expulsions ».
Dans un courrier adressé aux riverains, mi-janvier, le maire PS d’Aulnay Gérard Ségura justifiait ses démarches en faveur d’une expulsion, en jugeant « inadmissible que des familles vivent dans de telles conditions de précarité et d’insalubrité », évoquant au passage les « nuisances subies par le voisinage et la montée d’une tension croissante liée à des actes d’incivilité de plus en plus sérieux ». La municipalité semble faire face à un afflux de population inédit. « La ville n’a jamais compté autant de campements, note Ronan Viard, directeur de la sécurité. En moins d’un an, on en a vu apparaître cinq. »
Source et image : Le Parisien du 14/02/2014
L’échéance approche pour la mesure de la qualité de l’air dans les crèches
La première étape dans l’obligation de surveillance de la qualité de l’air intérieur concerne les établissements accueillant des enfants de moins de six ans – crèches et écoles maternelles – qui devront avoir fait le diagnostic avant le 1er janvier 2015. Pour l’instant, ils ne se bousculent pas.
« Les crèches et les écoles maternelles ont moins de onze mois pour faire évaluer la qualité de l’air intérieur de leurs locaux ». C’est le constat de Michel Touron, chef de projet qualité de l’air intérieur chez Bureau Veritas. Il observe que peu d’entre elles ont entamé leurs démarches, ce qui risque de provoquer un engorgement des demandes fin 2014.
La loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (article 180) impose en effet aux établissements accueillant des enfants de moins de six ans de surveiller la qualité de l’air intérieur avant le 1er janvier 2015. Cette surveillance comprend une évaluation des moyens d’aération et une mesure de polluants.
Environ 26 000 établissements sont concernés à travers la France et seules quelques grandes communes ont lancé des consultations. Paris, qui compte 750 sites, a lancé un appel d’offres en septembre 2013 pour réaliser ces diagnostics à partir de mars 2014. La ville de Marseille a quant à elle lancé une consultation fin décembre 2013. Bureau Veritas, accrédité par le Cofrac pour réaliser ces mesures, n’en a à ce jour que quelques dizaines à son actif. Les 23 autres organismes accrédités ne semblent guère plus avancés.
Une cible prioritaire : les moins de six ans
Les jeunes enfants sont les premiers bénéficiaires de cette mesure car la faible masse corporelle des moins de six ans fait qu’ils absorbent, à chaque bouffée d’air, une proportion beaucoup plus importante de toxines que les adultes. Parallèlement, l’immaturité de leurs systèmes nerveux et respiratoire les rend moins aptes à éliminer ces toxines. Les mêmes mesures devront être appliquées aux 38 000 écoles élémentaires avant le 1er janvier 2018. Suivront ensuite les collèges et les lycées (17 000 établissement) et les centres d’accueil de loisir sans hébergement (33 000) avant le 1er janvier 2020. Enfin, tous les autres établissements accueillant des enfants et adolescents (piscines, salles de sport, centres pénitentiaires pour mineurs, etc.) seront concerné au plus tard le 1er janvier 2023.
3 polluants mesurés
L’évaluation des moyens d’aération consiste à inspecter les systèmes de ventilation et les ouvrants (portes et fenêtres). Ce processus est nécessaire car le fonctionnement des systèmes de ventilation peut rapidement se dégrader et nuire à la bonne qualité de l’air.
Le prélèvement et la mesure des polluants s’intéressent à la concentration en dioxyde de carbone, en formaldéhyde et en benzène. Le premier est un indicateur du confinement de l’air dans les pièces occupées et mal aérées. L’ouverture des fenêtres suffit à réduire la concentration en CO2. Le formaldéhyde peut avoir pour origine les colles des moquettes ou des meubles. Enfin, le benzène peut être mesuré en forte concentration dans les établissements situés à proximité de voies de circulation intense car il est contenu dans les gaz d’échappement des véhicules à moteur.
Ces contrôles doivent être effectués à deux reprises : en période de chauffe et hors période de chauffe. Si les valeurs définies comme seuils d’action sont dépassées dans au moins une pièce de l’établissement, celui-ci doit faire réaliser une expertise pour identifier la cause de la pollution et prendre les mesures correctrices. Une mesure de contrôle est ensuite réalisée. Au contraire, si aucune pollution n’est constatée, une nouvelle mesure ne sera effectuée que sept ans plus tard.
Un décret modificatif et un arrêté à paraître
Les textes réglementaires déjà publiés (notamment le décret n° 2012-14 du 5 janvier 2012) devraient être complétés prochainement par un décret modificatif et un arrêté. Le premier précise que l’évaluation des moyens d’aération pourra être réalisée par un organisme non accrédité Cofrac, par exemple par les services techniques des collectivités.
L’arrêté doit préciser les modalités d’information du public – en l’occurrence les parents – sur la qualité de l’air intérieur de l’établissement auquel ils confient leurs enfants.
Le projet de texte, envoyé en novembre 2013 par le ministère aux professionnels concernés, pourrait paraître avant la fin mars 2014.
Le Relais H de la gare d’Aulnay-sous-Bois en cours de transfert suite aux agressions
Le Relais H de gare d’Aulnay-sous-Bois avait fermé pour cause d’agressions. Nous apprenons aujourd’hui que l’enseigne est en cours de transfert, toujours sur la place de la gare RER B d’Aulnay, mais plus excentré par rapport à l’entrée principale de cette gare.
Communiqué de presse du Collectif de soutien Roms d’Aulnay-sous-Bois sur la mort d’une fille à Bobigny
Le décès, ce matin, d’un enfant après un incendie survenu dans le campement des Coquetiers à Bobigny ne peut nous laisser indifférents au sort réservé aux Roms dans notre République.
A Aulnay-‐sous-‐bois , le Collectif de Soutien aux Roms intervient depuis la fin du mois de Novembre
sur le campement Marc Chagall qui accueille aujourd’hui plus de 230 personnes. Un travail de médiation important a été effectué pour vacciner et scolariser les enfants du bidonville par des citoyennes et des citoyens solidaires en partenariat avec des associations de terrain comme l’ASET93 et Médecins du Monde.
Les campements roms d’Aulnay‐sous-‐bois sont vulnérables à un tel drame. Depuis plus de 10 ans, les
expulsions n’ont pas amélioré les conditions indignes dans lesquelles les Roms vivent au coeur de notre République.
Le Collectif demande aux pouvoirs publics d’équiper d’extincteurs les campements, notamment,
Marc Chagall et André Citroën à Aulnay-‐sous-‐bois ainsi que Gustave Roussy à Blanc-‐Mesnil.
Un Collectif de Soutien aux Roms d’Aulnay est prêt à engager un chantier coopératif pour trouver
des alternatives aux expulsions dans le cadre de la circulaire interministérielle du 26 août 2012, en
partenariat avec les pouvoirs publics et les associations qui interviennent sur le terrain.
Le Collectif appelle à la solidarité en venant soutenir les habitants du campement Marc Chagall d’Aulnay‐sous-‐bous menacés d’une énième expulsion, au Tribunal de Grande Instance de Bobigny,
Vendredi 14 Février à partir de 9h.
Source : communiqué de presse de François Siebecke, membre du Collectif de Soutien Roms à Aulnay-sous-Bois
Françoise Bovais-Liégeois ne sera pas sur la liste de Gérard Ségura à Aulnay-sous-Bois
Françoise Bovais-Liégeois, adjointe en charge des finances de la ville, nous informe qu’elle ne fera pas partie de la liste « Aulnay Avance » menée par Gérard Ségura. Ainsi, sur notre mur facebook, nous pouvons apprendre :
« Pour rassurer tous mes amis, mes « ennemis » (et les autres aussi), ce n’est pas parce que je ne serai pas sur la liste conduite par Gérard SEGURA, que j’ai décidé d’apporter mon concours à une autre liste.
Je n’oublie pas que ces six années de mandat (avec leurs joies et leurs difficultés) n’ont été possibles que grâce à mon parti politique (le Parti Socialiste) qui m’a apporté de grandes joies et le sentiment d’avoir apporté ma pierre au changement.
Cette année 2014 sera pour moi l’occasion de « rebondir » et de me consacrer plus pleinement aux miens qui m’ont beaucoup soutenue durant ce mandat (et n’ont pas toujours été payés en retour), mon métier, mes activités annexes. .. et de me projeter sous d’autres cieux où je pourrai encore être utile.
Merci à ceux qui m’ont aidée et soutenue et qui trouveront chez moi un accueil chaleureux….«
Toute la rédaction lui souhaite bonne continuation dans ses projets. Malgré parfois des désaccords entre elle et certains membres de la rédaction, les relations sont toujours restées cordiales avec le le site d’information dédié aux Aulnaysiens. Ce qui n’a pas toujours été le cas avec certains adjoints.
ÉcoQuartiers : lancement de la deuxième vague de labellisation
La ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, a annoncé mercredi 5 janvier le lancement de la deuxième vague de labellisation des ÉcoQuartiers.
Les collectivités ont jusqu’au 14 février 2014 pour faire part de leur souhait de participer à cette vague de labellisation auprès des directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement, qui auront en charge de sélectionner les opérations participantes en fonction de leur stade d’avancement.
Les collectivités peuvent dès à présent consulter la documentation en ligne sur le site territoires.gouv.fr (la charte nationale des ÉcoQuartiers, le dossier de labellisation, le tableau des collectivités ayant déjà signé la charte, etc.) et solliciter les correspondants « Ville durable » afin de bénéficier d’une aide ou d’un conseil pour remplir leur dossier de candidature.
Elles ont ensuite jusqu’au 16 mai 2014 pour remplir ou mettre à jour leur dossier de labellisation sur une plateforme Internet dédiée. Un code d’accès leur sera remis.
Les résultats seront annoncés à l’automne 2014.
Source : Le Moniteur
L’UDI veut placer le département de la Seine-Saint-Denis sous tutelle
Le conseil général se réunit aujourd’hui, à Bobigny, pour une séance consacrée au débat d’orientation budgétaire. Avant même que les élus soient réunis à l’hôtel du département, le conseiller général (UDI) Stéphane Salini a ouvert les hostilités en affirmant avoir « saisi le préfet de la Seine-Saint-Denis pour que la collectivité soit placée sous la tutelle de l’Etat, dans le souci d’une gestion financière équilibrée qui épargne les habitants ». L’élu dénonce « une augmentation supplémentaire de taxes de 13 MEUR » en 2014, et un « gouffre » financier « encore plus difficile à combler que l’an dernier » (126 MEUR d’emprunt, selon lui). Stéphane Salini accuse aussi la majorité socialiste de faire voter ce budget en avril, soit après les élections municipales, pour ne pas se faire sanctionner dans les urnes, la séance d’aujourd’hui n’étant qu’un « écran de fumée ». La réplique de la majorité est attendue en séance cet après-midi.
Source : Le Parisien du 13/02/2014
7 kg de cannabis saisis dans un appartement de Sevran
Plus de 7 kg de cannabis ont été saisis mardi en fin d’après-midi lors d’une perquisition dans un appartement à Sevran, allée Boris-Vian. Le locataire a immédiatement été interpellé et placé en garde à vue. Il avait été arrêté un peu plus tôt dans la journée lors d’un banal contrôle routier avec une barrette de cannabis sur lui. L’enquête se poursuit au commissariat d’Aulnay-sous-Bois où se trouvait toujours hier soir le suspect. Chez lui, les policiers ont également découvert 870 EUR en espèces.
Source : Le Parisien du 13/02/2014


