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L’ex maire de Noisy-le-Sec Laurent Rivoire jugé pour délit de favoritisme, une déception ?

Laurent Rivoire est jugé du mardi 14 au vendredi 17 septembre 2021 dans une affaire de favoritisme présumée. Lorsqu’il était Maire de Noisy-le-Sec et président de la société anonyme d’économie mixte (SAEM) Noisy-le-Sec Habitat, M. Rivoire aurait, selon les accusations de la nouvelle municipalité (communiste) de Noisy-le-Sec mais aussi de l’association Anticor, favorisé des proches.

Laurent Rivoire (UDI) avait réussi à ravir la mairie de Noisy-le-Sec à la Gauche en 2010 en remportant, contre toute attente, une élection municipale anticipée à la suite de l’éclatement de la coalition PS-PCF-EELV d’Alda Perreira-Lemaître. Après avoir été réélu facilement en 2014, il fut battu assez largement face au candidat communiste Olivier Sarrabeyrouse.

Soupçons de clientélisme, un DIRCAB tout puissant

Parmi les reproches des adversaires de M. Rivoire, il y a les soupçons de clientélisme avec la cité du Londeau en toile de fond. Dans cette cité populaire, un club sportif aurait été sollicité pour fournir des voix lors de la campagne de 2014. Des personnalités locales auraient également participé à une vaste campagne de «favoritisme», «prise illégale d’intérêt» et «trafic d’influence». 

Un homme est aussi dans le collimateur de la justice : Sébastien Moulinat qui était directeur général de la SAEM, et qui fut DIRCAB de Nicole Rivoire (la mère) de 2003 à 2008 et collaborateur du député Jean-Christophe Lagarde (UDI). Il serait, selon l’association Anticor, un homme clé dans un système clientéliste bien huilé.

Une grosse déception pour celles et ceux qui s’attendaient à du changement ?

Si Laurent Rivoire a l’air sympathique, c’est aussi un homme de poigne qui a refusé de nombreux projets imposés par le département ou l’Etat, comme la construction d’un collège dans un quartier qu’il ne souhaitait pas ou le prolongement du Tramway T1 en plein centre-ville. Il fut également hostile à l’installation de migrants dans sa ville car il craignait que des terroristes s’infiltrent dans le lot.

Mais Laurent Rivoire, c’était aussi pour beaucoup l’homme providentiel qui avait mis fin au règne de la Gauche (2008-2010), Gauche qui faisait des procès baillons à profusion pour faire taire les détracteurs, entraînant une atmosphère délétère sur la ville. Une déception pour de nombreux sympathisants, à moins que M. Rivoire ne ressorte blanchi de ce procès.

Le département de la Seine-Saint-Denis engagé dans le procès contre Eric Zemmour pour injures racistes

Eric Zemmour est un polémiste connu pour ses sorties contre l’immigration, les immigrés et l’Islam en général. C’est aussi un éditorialiste de premier plan sur la chaîne CNEWS, un écrivain et potentiellement un homme politique.

Eric Zemmour n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en qualifiant les « mineurs étrangers isolés » (certains sont en fait majeurs) en les qualifiant de violeurs, d’assassins et de voleurs. Son procès a lieu demain.

Stéphane Troussel, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, s’est porté partie civile et ira témoigner demain au tribunal. D’autres présidents de département ont effectué la même démarche.

 

11ème défaite consécutive dans les procès-baillons de la municipalité avec l’argent des contribuables d’Aulnay-sous-Bois

La justice vient pour la 11ème fois de débouter la municipalité dans ses accusations récurrentes et répétées de diffamations et injures en direction des blogueurs, des opposants politiques et des citoyens de la société civile usant légitimement de leur droit d’expression et très impliqués dans la vie de leur cité.  C’est donc une grande victoire pour la démocratie qui met en lumière le fait qu’aucun élu, aucun politique, aucun agent de la fonction publique territoriale n’a le droit d’assigner au silence par quelques moyens que ce soit, des citoyens en désaccord avec les choix et la gestion municipale qui impacte négativement leur quotidien et leur droit au mieux vivre dans leur ville !

Par conséquent le fait de critiquer, de dénoncer, d’alerter, de révéler, de démontrer, de mettre en doute, de s’interroger ou de désavouer publiquement les actions, les choix et la gestion des élus reste un droit imprescriptible et inaliénable dans le pays dit des droits de l’homme ! La justice a ainsi implicitement réaffirmé la teneur de l’article 10 de la déclaration universelle des droits humains et citoyens qui affirme :

« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi »

Ainsi l’article 11 prend pleinement tout son sens et sa portée grâce à ce verdict :

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi »

Cette 11ème défaite pour la municipalité portait sur une Plainte de Philippe Palomo, Directeur Général des Services, à l’encontre du bloggeur bien connu, Hervé Suaudeau, qui avait écrit dans un article que Philippe Palomo ne justifiait pas des diplômes nécessairement requis pour occuper ses fonctions à la direction générale des services d’Aulnay sous Bois.  

Le blog MonAulnay est donc relaxé et monsieur Palomo débouté, mais surtout la cour de justice a estimé et précisé le 18 mars 2021 au TGI de Paris que jamais Monsieur Palomo n’aurait dû bénéficier de la protection fonctionnelle, et qu’il aurait dû financer lui-même cette procédure. La complaisance avec laquelle l’équipe municipale accorde si généreusement les protections fonctionnelles financées par tous les contribuables est donc ici implicitement critiquée et désapprouvée, et pourrait faire l’objet d’une plainte légitime pour abus d’argent public ….

La société civile excédée par les pléthoriques procès-baillons du maire se réjouit que Monsieur Palomo ait la décence de ne point faire appel de cette décision. Il y a eu beaucoup trop d’argent public gaspillé et dilapidé, en raison de l’égo surdimensionné de ce maire-coucou parachuté qui ne s’est aucunement installé sur la ville en bienfaiteur des Aulnaysiens, mais en guerrier et persécuteur acharné !

Le déplorable harcèlement judiciaire effréné qui a vu le jour à Aulnay sous Bois depuis que Bruno Beschizza y est devenu maire, ne peut s’interpréter autrement que comme un déni appuyé de démocratie et une volonté féroce d’assigner au silence par la peur légitime et naturelle que la judiciarisation coûteuse systématique et excessive induit chez ses opposants et détracteurs qui ont pourtant le droit de l’être !

Article rédigé le 30 mars 2021 par Catherine Medioni

Bruno Beschizza perd son procès contre les élus de Gauche d’Aulnay-sous-Bois sur la campagne d’affichages prévention SIDA

C’est la fin d’une procédure qui a démarré il y a plusieurs années : Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, a été débouté par la cour de Cassation concernant son attaque sur le groupe d’opposition de Gauche (2014-2020) à Aulnay, ainsi que contre les blogs Aulnay Autrement et Aulnaycap. Il condamné à 2500 €.

Pour Guy Challier, c’est une victoire des élus d’opposition de gauche contre l’arrêté qui interdisait la campagne de prévention sida de 2016.

Dans le même temps, le blogueur et opposant politique Hervé Suaudeau a gagné contre le Directeur Général des Services Philippe Palomo.

La mère du passeur de drogue torturé à Aulnay-sous-Bois évoque des menaces avant le procès

C’est une petite femme aux cheveux poivre et sel et à la voix douce. Devant la cour d’assises d’appel de Paris, cette retraitée de l’éducation nationale rassemble du mieux qu’elle peut ses souvenirs de l’été 2014, lorsque son fils de 45 ans a quitté famille et maison sans laisser d’adresse. « Il était terrorisé, affolé, se souvient-elle, il m’a dit qu’il avait besoin de 300 000 euros, qu’il s’était fait torturer… Quand il a soulevé son tee-shirt, j’ai vu les marques… Je me suis dit, c’est pas possible que des êtres humains fassent de telles choses. »

La veille, son fils, surnommé « Petit-Père » dans le trafic de drogue, avait décrit en détail les supplices, et mutilations jusqu’aux parties les plus intimes, la promesse de le « noyer et de le passer au fer à repasser ».

«Tais-toi, ne dis rien. On n’aime pas les balances»

Elle ajoute : « J’ai reçu un appel sur mon portable, avant le procès, qui disait Tu sais qui je suis. Tais-toi, ne dis rien. On n’aime pas les balances. Tu vas cracher le morceau ». Elle a cru déceler un « petit accent corse » chez le corbeau.

Quel morceau pourrait donc cracher cette modeste retraitée, qui ignorait que le « nouveau travail » de son fils, ancien délégué syndical dans l’édition, consistait à importer d’Espagne des dizaines de kilos d’herbe de cannabis, dans un camping-car qu’elle avait accepté de louer pour lui ? La drogue a été détournée avant d’être livrée à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le camping-car a été saccagé et son fils et Philippe (le prénom a été modifié), un ami d’enfance cocaïnomane qui l’avait présenté aux trafiquants, ont été torturés.

VIDÉO. René, alias Petit-Père : « Je suis un trafiquant de drogue international repenti »

A moins que le corbeau n’ait vocation à rappeler que dans cette affaire, où six accusés encourent la perpétuité, ce n’est pas le code pénal qui fait loi. Une psychologue citée par la défense a elle aussi souligné le contexte de menaces qui pèse toujours autour de ce procès.

«Une voiture rouge tournait sans arrêt autour de chez moi»

« J’étais surveillée, une voiture rouge tournait sans arrêt autour de chez moi », se souvient la mère du passeur. C’est aussi une voiture rouge qui a été aperçue près du domicile de la famille de Petit-Père en 2014.

Source et article complet : Le Parisien

L’instrumentalisation de la justice à Aulnay-sous-Bois, ça suffit selon René-Augustin Bougourd

Trop, c’est trop ! Le feuilleton judiciaire initié par notre Maire n’aura-t-il donc pas de fin ? Combien de temps encore utilisera-t-il le budget de la commune pour poursuivre une action destinée à éprouver moralement et financièrement ceux qui ont exercé leur droit de s’élever contre un abus de pouvoir de 2016, celui de retirer des affiches sur la prévention du sida validées par le Ministère de la Santé? Un arrêté jugé illégal par le Tribunal Administratif dès 2017 ! Deux fois déjà, Bruno Beschizza a été débouté par la justice, mais il s’obstine.  Sans parler de la longue liste des autres procédures qu’il a perdues. Critiquer ses décisions exige la plus grande prudence, quand le discours de ses porte-voix est d’une agressivité débridée. Voilà comment on bâillonne le débat démocratique.

Or ces affiches destinées à sensibiliser particulièrement les homosexuels aux dangers du sida, à une époque où on sait que la vigilance se relâche, allaient dans le sens du bien public. Elles visaient également à éduquer toute la population.  L’homophobie est un autre fléau qui fait des victimes : tous ceux qui se drapent dans les « bonnes mœurs » de l’hétérosexualité doivent admettre que tout geste de tendresse librement consenti entre adultes est une manifestation de la liberté des êtres humains, et que si l’on n’est pas gêné de voir la représentation de ces gestes entre personnes de sexe différent, il doit en être de même quand il s’agit du même sexe. C’est la stricte conformité de la devise républicaine et la base même de toute lutte contre l’homophobie. La gravité du phénomène impose de dépasser la sphère privée. Cela justifie un débat entre citoyens, plus ou moins avancés dans cette prise de conscience. Voilà ce qui va dans le sens de l’ordre public comme de la santé publique, et donc des intérêts de la population aulnaysienne. S’il ambitionne de jouer « les bons pères de famille », le premier édile doit partir de l’idée que son rôle est aussi de contribuer à l’éducation de la population, en particulier des jeunes, et non d’entretenir une morale héritée du XIXème siècle, en abusant de son pouvoir pour verrouiller tout débat public.           

C’est ce débat que voulaient les citoyens contre lesquels Bruno Beschizza s’obstine. C’était un acte courageux. Nous ne pouvons que leur rendre hommage et les remercier de ce courage, eux qui paient deux fois cette instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes : les frais occasionnés par leur défense, et, par le détournement de leurs impôts, ceux provoqués par le plaignant, et payés par la commune. Sans parler du temps et de l’énergie vampirisés par un homme qui non seulement ne débourse pas un sou, mais ne prend même pas la peine d’assister aux audiences. 

René-Augustin BOUGOURD

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