Harcèlement au lycée Aristide-Briand du Blanc-Mesnil : des représentants syndicaux menacés de mort
Il y voit clairement des « manœuvres d’intimidation ». Lundi soir, le syndicat de l’enseignement FSU 93 a publié un long communiqué pour dénoncer les menaces dont plusieurs de ses représentants auraient été victimes vendredi soir à l’issue d’une réunion portant sur le lycée professionnel Aristide-Briand du Blanc-Mesnil, qui se tenait à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) de Seine-Saint-Denis à Bobigny. Quatre élus à la FSSSCTD 93 (formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail départementale) — ex-CHSCT — affirment avoir été alpagués et menacés par plusieurs membres de la communauté éducative d’Aristide-Briand.
Lettre ouverte au maire d’Aulnay-sous-Bois pour l’égalité entre les hommes et femmes au sein de la mairie
La Loi n°2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes introduit l’obligation pour les collectivités et EPCI de plus de 20000 habitants de constituer un rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.
Notre organisation syndicale UNSA TERRITORIAUX vous demande la communication d’une copie de ce rapport depuis 2020 à ce jour, le plan d’actions pluriannuel relatif à l’égalité professionnelle élaboré par l’administration pour les agentes et les agents de la collectivité, ainsi que les coordonnées de la référente ou du référent égalité qui incarne et met en œuvre ce plan.
Source : UNSA Territoriaux Aulnay-sous-Bois
Communiqué du groupe de Gauche à Aulnay-sous-Bois concernant la condamnation des policiers dans l’affaire Théo
Le 19 janvier dernier, la Cour d’assises de Seine-Saint-Denis a rendu son verdict concernant les trois anciens policiers de la brigade de sûreté d’Aulnay-sous-Bois, jugés pour leur interpellation violente de Théo Luhaka, le 2 février 2017.
Nous tenons aujourd’hui à nous exprimer sur ce verdict, ayant pris le temps nécessaire pour réagir aux peines prononcées.
Théo Luhaka, aulnaysien âgé de 22 ans, souffre depuis sa violente interpellation, d’une infirmité permanente. 7 ans après les faits, il dit que sa vie a basculé, qu’il a dû faire une croix sur ses projets, sur une carrière de sportif et qu’il vit renfermé sur lui-même, sans perspective d’avenir.
Le policier responsable du coup ayant provoqué ces graves blessures est condamné à 12 mois de prison avec sursis, d’une interdiction d’exercer une mission de police sur la voie publique et de porter une arme pendant 5 ans. Pour les 2 autres policiers, 3 mois de prison avec sursis, interdiction d’exercer une mission de police sur la voie publique et de porter une arme pendant 2 ans.
Aucune peine n’aurait permis à Théo de retrouver sa vie d’avant 2017. Toutefois ce procès devait redonner foi en la justice, réparer des maux qui minent la société et rendre justice.
La Cour d’Assises a clairement reconnu que les violences lors de l’interpellation n’avaient pas lieu d’être. Elle a prononcé des peines de prison « avec sursis », nous en prenons acte.
La condamnation des policiers est donc considérée par Théo et son avocat comme une victoire.
Nous souhaitons saluer la dignité dont a fait preuve Théo et sa famille, durant cette période. Nous apportons à Théo tout notre soutien et lui souhaitons toute l’énergie nécessaire pour reprendre pleinement le cours de sa vie, et se projeter avec sérénité dans l’avenir.
Nous reconnaissons que les forces de police ont un métier difficile, parfois exposées aux violences physiques ou verbales et qu’elles exercent le plus souvent leur mission avec courage et dévouement.
Mais les violences, les discriminations et le racisme existent aussi dans la police.
Des débats sur la formation, le fonctionnement et les missions de la police. mais aussi sur les questions de confiance et de respect mutuel entre population et police doivent permettre d’avancer sur ces sujets.
La population a besoin d’une police de proximité qui sait rappeler les règles et interpeller quand c’est nécessaire, capable également de favoriser la prévention par des relations basées sur l’écoute et le dialogue.
Source : Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN
La CGT RATP dépose un préavis de grève jusqu’en septembre
Nouveau bras de fer dans les transports en commun. La RATP a annoncé un préavis de grève du 5 février jusqu’au 9 septembre pour faire valoir ses revendications sur la revalorisation des salaires. Cette grève couvre donc également la période où les Jeux Olympiques ont lieu.
La situation sociale en France est explosive, avec plusieurs révélations qui ne vont rien arranger (augmentation de 700 € des frais de mandat des sénateurs, votée en toute discrétion).
Des jeunes encartés LR d’Aulnay-sous-Bois ont perturbé la campagne municipale partielle du Bourget ?
Hier, le Maire sortant Jean-Baptiste Borsali a remporté l’élection municipale partielle au Bourget avec plus de 56% des voix. Sa majorité avait explosé suite à son altercation avec la police qui l’avait conduit à 3 mois de prison avec sursis, mais aussi à cause de quelques dossiers qu’il n’avait pas communiqués à ses adjoints.
Sandy Desrumaux, ancienne première adjointe et qui se voyait déjà en haut de l’affiche, a certainement oublié qu’en politique, ce n’est pas toujours le programme qui prime, mais les moyens mis en oeuvre pour s’imposer. Et Jean-Baptiste Borsali l’avait bien compris, puisque qu’il avait réussi à obtenir l’appui d’un des barons politiques les plus puissants du département, à savoir Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois. Ce dernier, qui attend très certainement un retour d’ascenseur pour les prochaines échéances électorales, a mis tout son poids dans la bataille qui n’était pas forcément gagnée d’avance.
A la fin de cette campagne éclair justement, des troubles ont eu lieu : des militants auraient arraché des affiches de Sandy Desrumaux, et empêché les militants de cette dernière à en coller sur les panneaux d’affichage libres. Selon l’ancienne adjointe, ce seraient des militants LR venus d’Aulnay-sous-Bois qui seraient venus en force pour imposer une sorte de climat de terreur pour empêcher toute action politique de dernière minute de l’équipe adverse. De là à dire qu’au Bourget, il y avait un sentiment de violence politique similaire à celle de l’Allemagne au début des années 30, il n’y a qu’un pas !
Mais la défaite de Sandy Desrumaux peut s’expliquer autrement que par l’aide providentielle de Bruno Beschizza, certes puissant en Seine-Saint-Denis mais pas magicien. Sandy Desrumaux s’est rapprochée ces derniers temps des barons de LFI (en appuyant même la députée Rachel Garrido dans sa circonscription). Pire encore, des soutiens encombrants et gênants tels que celui de l’ancien Maire du Bourget Yannick Hoppe, véritable girouette qui est passée de Jean-Christophe Lagarde à Anne Hidalgo après sa défaite en 2020, ont pu suffire pour peser dans la balance. En politique, passer de droite à gauche voire extrême gauche par pur calcul électoral, sans conviction, n’est pas très bien perçu, notamment auprès des classes populaires.
Bref, encore un petit moment de politique spectacle, qui finira par lasser le plus grand nombre et conduire à des manifestations de plus en plus impactantes…
Ci-dessous un extrait qui montre ces militants empêcher le bon déroulement de la campagne municipale au Bourget :
Vidéo. Des blindés déployés à Rungis pour faire face à l’assaut des agriculteurs demain !
Une action des agriculteurs est prévue en région Parisienne ce lundi. Le marché international de Rungis pourrait être une cible de choix des agriculteurs en colère contre le gouvernement. Des blindés de la gendarmerie ont été déployés pour faire face aux tracteurs et autres engins agricoles qui convergent sur Paris.
Ci-dessous une vidéo de ce déploiement :
Un policier agressé par une quinzaine de personnes lors d’une intervention à Aulnay-sous-Bois
Un policier a été attaqué par une quinzaine d’individus à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) durant une intervention, ce jeudi soir, a appris Actu17. Au volant d’une voiture sérigraphiée, il est parvenu à se dégager à temps. Des renforts ont mis en fuite les agresseurs.
Conflits territoriaux, droit d’option de nationalité et déplacements de population n°3
Le cas de l’Alsace-Moselle après la guerre Franco-Prussienne de 1870-1871 (2/2)
Chères Aulnaysiennes, chers Aulnaysiens,
La série d’articles que je poursuis interroge l’actualité récente par l’histoire des conflits territoriaux, du droit d’option de nationalité et des déplacements de population essentiellement aux XIXème et XXème siècles.
Le présent article pourrait s’intituler « Quand l’histoire familiale rencontre la Grande Histoire : que des optants, des Français, des résistant et combattant au sein des FFL ! ».
Cette histoire d’annexion de l’Alsace-Moselle et d’optants devant quitter leurs terres ancestrales pour rester Français est aussi celle de ma famille et plus exactement celle de ma mère. Nos aïeux venaient de cette partie de la Moselle, le cercle de Sarreguemines, essentiellement rural et non francophone, où le nombre d’optant fut si bas. Pourtant, ils optèrent ou émigrèrent parce que par-dessus tout ils voulaient rester Français.
Mon arrière-grand-père, Nicolas Rimlinger, naquit le 24 juin 1858 à Siersthal en Moselle et décéda le 25 octobre 1945 à Saint-Denis en Seine–Saint-Denis, à l’âge de 87 ans. Il avait donc 13 ans lorsqu’il fuit sa Moselle natale pour rester Français. Il se maria le 8 septembre 1883 à Saint-Denis avec Marie-Madeleine Eich. Née le 28 septembre 1859 à Rosteig dans le Bas-Rhin, elle décéda le 11 avril 1940 à Saint-Denis à l’âge de 80 ans. Elle avait donc 12 ans lorsqu’elle fuit pour rester Française.
Nicolas Rimlinger devint conducteur de locomotives à vapeur pour la Compagnie du Chemin de fer du Nord et milita après la Première Guerre Mondiale pour la nationalisation des chemins de fer. Gréviste, son livret de travail fut marqué au fer rouge. Il ne retrouva donc plus jamais d’emploi et perdit ses droits à retraite. La répression dans les chemins de fer français aux XIXème et XXème siècle est très bien documentée[i].
Nicolas Rimlinger et Marie-Madeleine Eich eurent 9 enfants, dont Joseph Rimlinger, mon grand-père.
Mon grand-père maternel, Joseph Rimlinger, naquit le 1er septembre 1888 à Saint-Denis et décéda le 2 mars 1963 à Paris, à l’âge de 74 ans, 5 ans avant ma naissance.
Joseph Rimlinger accomplit son service militaire entre 7 octobre 1909 et 24 septembre 1911 au sein du 17e régiment d’artillerie. Du 3 août 1914 au 24 décembre 1915, il fut envoyé au combat. Puis fut détaché au bureau d’étude de l’usine Blériot Aéronautique (ancêtre d’EADS) à Levallois-Perret pour fabriquer des avions de guerre. Il y fit carrière, mais refusant de prêter allégeance au Général Pétain, il démissionna entre 39 et 45 pour ne pas servir les « Boches », les « Schleus », les « casques à pointe », les « vert de gris » comme il les appelait et du se cacher durant la guerre. Il réintégra l’entreprise après-guerre. Ceux qui avaient collaboré obtinrent leur avancement. Lui non.
D’un premier mariage le 3 août 1912 à Saint-Denis naquit mon oncle Maurice Rimlinger (1917-1972), puis -après un long veuvage- d’un second mariage le 4 janvier 1936 à Bagnolet avec Léontine Marguerite Leroy (1912-2007), ma grand-mère, naquit Nicole Rimlinger, ma mère, (1940-2023) où ils vécurent au 129 rue Saint-Charles dans le 15e arrondissement de Paris.
Mon oncle, Maurice Rimlinger : Je remercie le Général Jean-Paul Michel, Président de la maison des Anciens de la 2ème DB et de la fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque, d’avoir accepté de compléter mon histoire familiale. Mon oncle Maurice Rimlinger combattit en 39, fut emprisonné en 40 par Allemands dans un camp situé en Poméranie au nord-est de l’Allemagne près de la mer Baltique, s’évada en passant par l’URSS avec un groupe de 218 prisonniers dont le capitaine Alain de Boissieu[1]. Comme la majorité de ces évadés, il rejoignit Londres -par Arkhangelsk (ville portuaire de Russie) et le Spitzberg (île norvégienne baignée par les mers de Barents et du Groenland)- en septembre 1941. Leur histoire est relatée par Jean-Louis Crémieux-Brilhac qui était l’un d’entre eux.
Maurice resta à Londres jusqu’en mars 43. Il rejoignit alors les Forces de la France Libre en Égypte et fut affecté à la 2ème DB qui se constituait au Maroc en tant que transmetteur au sein de l’état-major du GTV (groupement tactique Wa rabiot). Il prêta alors le serment de Koufra comme la majorité de ceux qui rejoignirent la 2ème DB. Puisqu’il était Parisien, il fut désigné éclaireur pour préparer l’entrée de la 2ème DB à Paris. C’est ainsi que -la nuit du 18 au 19 août 44- en tenue de combat et mitraillette en bandoulière, il rendit furtivement visite à sa toute petite sœur de 4 ans ma mère, à son père et à sa belle-mère pour leur annoncer que Paris serait bientôt libéré. Il effectua toute la campagne de libération de la France. Il termina au grade de sergent avec deux citations, dont une palme (la plus haute), et fut également médaillé de la Résistance française par le décret du 31 mars 1947, publié au JO du 13 juillet 1947, article 19, sous le nom Maurice Rimlynier.
Malheureusement, les horreurs de la guerre lui firent perdre le goût de la vie qu’il perdit en 1972 à l’âge de 55 ans, laissant une veuve sans enfants.
Nicole Rimlinger, sa petite sœur, ma mère, fut envoyée en 1958 à l’âge de 17 ans en Algérie alors en guerre pour enseigner aux petits Algériens. Elle échappa miraculeusement à plusieurs attentats du FLN. Se maria à 19 ans avec mon père Michel Billard, également enseignant en Algérie. Ensemble, ils eurent 4 enfants.
Ma grand-mère maternelle, Léontine Marguerite Leroy est également issue d’une lignée fortement marquée par l’Histoire.
- Son père, Léon Alphonse LEROY (1885-1949), était monteur en bronze de génération en génération, installées depuis plusieurs siècles à Paris. Ses parents furent des sympathisants de La Commune de Paris si durement réprimée lors de la semaine sanglante. Cet amour de La Commune, longtemps clandestin pour échapper à la répression, se transmit de génération en génération. Alors, ne venez pas nous dire que le Sacré-Cœur de Montmartre est beau alors qu’il a été construit en commémoration de la répression de La Commune.
- Sa mère, Victorine TASSOT (1881-1949), était Couronnière, fleuriste.
- Son père, Victor TASSOT, naquit le 24 mai 1839 à Houdlémont en Meurthe-et-Moselle et décéda le 10 janvier 1919 à Paris dans le 20ème Arrondissement, à l’âge de 79 ans. Certes, la Meurthe-et-Moselle ne fut pas annexée par la Prusse. Elle fut cependant fortement impactée par la guerre franco-prussienne qui fit fuir une partie de sa population. Ce fut le cas de Victor Tassot à l’âge de 22 ans.
Ma grand-mère Léontine Marguerite Leroy avait 3 frères et sœurs, dont Maurice Leroy.
- Au commencement de la seconde guerre mondiale, Maurice Leroy constitua une cache d’armes pour résister à l’occupant. Son patron l’attendit à la sortie de métro l’amenant au travail pour lui annoncer qu’il avait été dénoncé et qu’il ne pouvait ni se rendre au travail ni chez lui. Il se réfugia alors dans les Vosges où il intégra un réseau de résistants spécialisé dans le sabotage de trains militaires. Dès leur première action, ils furent dénoncés, abattus ou traqués. Pendant plusieurs jours, Maurice se cacha dans la forêt sous la pluie et tomba gravement malade. Après le départ des Allemands qui le traquaient, une jeune villageoise vint à sa rencontre. Sa famille lui offrit l’hospitalité. Les villageois avaient repéré Maurice, mais ne pouvaient le secourir du fait de la présence des militaires allemands. Après leur départ, cette jeune villageoise, Jeannette, lui sauva la vie… et devint sa femme. L’ensemble des villageois cachèrent Maurice jusqu’à la fin de la guerre. Il fut le seul survivant de son réseau décapité dès sa première action.
Quant à mon grand-père paternel, Marcel Billard, (qui n’est pas originaire d’Alsace Moselle) il reçut de la République Française le diplôme de croix d’honneur du mérite Franco-Britannique pour dévouement et services éminents rendus à la cause des alliés pendant la période de résistance à l’ennemi entre 1940 et 1944. A Ezy-sur-Eure où il avait sa résidence secondaire, il cacha et nourrit avec ses fils des parachutistes britanniques dans les anciennes caves creusées dans la butte à Cauchon, butte artificielle gallo-romaine de défense. Mon père, qui avait 8 ans au début de la guerre, leur tricotait avec sa mère des moufles et des écharpes. A Paris, où il avait sa résidence principale, il vendait des victuailles qu’il ramenait de Normandie. Certains appellent cela du marché noir et le condamnent vivement. Certes. Mais c’est oublier que :
- le marché noir était très sévèrement réprimé au début de la guerre et fut progressivement considéré comme un enjeu patriotique,
- les parisiens crevaient de faim à cause du rationnement et la mortalité infantile aurait été encore plus forte s’il n’y avait pas eu de marché noir. Ma mère, comme d’autres petits parisiens, a gravement souffert de sous-alimentation, au point de souffrir de rachitisme. Sa mère était bien contente d’améliorer l’ordinaire en se fournissant au marché noir lorsque ses maigres ressources le lui permettaient, c’est-à-dire pas souvent.
Comme toujours, ce sont les abus qui sont condamnables. Mais pas les actes de résistances, surtout qu’il s’agissait aussi pour mon grand-père de financer la prise en charge des parachutistes cachés.
Cette histoire familiale illustre l’attachement à la France, le courage inouï pour la défendre et faire en sorte que nous soyons libres. Malgré la douleur des départs, des morts, des emprisonnements pour certains durant de nombreuses années, des atrocités de trois guerres en 70 ans, dont deux mondiales, la volonté d’obtenir la reddition de l’Allemagne, mes aïeux -qui n’aimaient pas du tout les Allemands- n’ont jamais conçu l’idée de détruire et d’éradiquer l’Allemagne et les Allemands.
Ni mes grands-parents ni mes parents, tous deux nés à Paris, ayant grandi durant la guerre et souffert des privations et de la peur, ne nous ont appris la haine des allemands. Au contraire, mes parents ont fait apprendre à leurs quatre enfants l’Allemand en première langue et avaient eux-mêmes des correspondants Allemands.
Comment concevoir qu’un peuple cherche à en éliminer un autre ? Je pense bien évidemment aux nazis voulant détruire tous les juifs, mais également à certains mouvements palestiniens comme le Hamas dont la Charte prévoit la destruction d’Israël. Comment accepter que certains se permettent d’affirmer que les actes des résistants français durant la seconde guerre mondiale étaient qualifiés de terrorisme pour faire passer les massacres du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas en Israël pour des actes de résistance ? Petite fille de résistants et de combattants pour la France Libre, je ne peux accepter une telle récupération. Mes grand-oncle, oncles, grands-pères et pères n’ont jamais massacré des civils innocents.
Si la réconciliation entre les Français et les Allemands a été possible, pourquoi celles des palestiniens et des israéliens ne l’est pas ? La volonté des palestiniens et de nombreux pays arabes de détruire un pays et ses habitants pendant 70 ans dénote a minima un sérieux problème d’éducation. Comment accepter que l’Union Européenne ait -pendant tant de décennies- financé des manuels scolaires apprenant la haine de l’autre ?
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Souhaitez-vous partager vos histoires familiales lorsqu’elles rencontrent la Grande Histoire ? Ou donner votre avis sur l’histoire et l’actualité ?
Sylvie Billard
Votre élue citoyenne
Lien vers les autres articles :
[1] https://www.2edb-leclerc.fr/?team=alain-de-boissieu
[i]efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://www.docutren.com/historiaferroviaria/PalmaMallorca2009/pdf/030109_Ribeill.pdf
Exposition Archidurabke à la Maison de l’Environnement d’Aulnay-sous-Bois
La Maison de l’environnement d’Aulnay-sous-Bois accueille jusqu’au 9 février 2024 l’exposition « ARCHIDURABLE », l’occasion de découvrir les origines de l’architecture durable, l’influence des animaux architectes et les matériaux utilisés dont la question du réemploi dans le secteur du bâtiment et ses enjeux pour demain.
Une exposition ludique pour découvrir l’architecture durable.
En savoir plus : https://www.aulnay-sous-bois.fr/agenda/environnement/archi-durable-exposition-a-la-maison-de-lenvironnement/



