Archives de Catégorie: A vous la parole
Bouchons monstres dans le quartier du Vieux-Pays à Aulnay-sous-Bois, on n’en peut plus !
Un ras le bol général commence à se sentir chez celles et ceux qui prennent leur voiture pour traverser ou accéder le quartier du Vieux-Pays à Aulnay-sous-Bois. « Que fait encore cette Municipalité !!!« , s’exclame un de nos lecteurs excédés.
Ce matin comme d’habitude a hauteur du Vieux-Pays, les conducteurs ont eu droit à des embouteillages monstres avec en plus des automobilistes qui se garent vraiment n’importe comment sur les trottoirs.
Notre lecteur ajoute : « Voilà, pour celles et ceux qui cautionnent la construction de Milliers de Logements, ceci est un aperçu de ce qui vous attend dans les prochaines années, non, à vrai dire, cela a déjà commencé.«
COUP D’OEIL sur les magazines municipaux de villes diverses
Voilà ce que l’on peut lire légalement dans de nombreux magazines municipaux de France et de Navarre :
Deux exemples parmi tant d’autres :
« La période préélectorale ayant débuté le 1er septembre 2019, la liberté d’expression de l’équipe municipale est limitée.C’est la raison pour laquelle, ………… maire de ………… a décidé de ne pas rédiger d’éditorial dans les éditions du magazine précédant les élections municipales des 15 et 22 mars 2020 .»
….et donc suivi d’une page vide, normal .
Mais ce n’est pas la même règle à AULNAY SOUS BOIS puisque comme chacun d’entre nous a pu le constater depuis le 1er septembre 2019 dans les oxygènes de septembre, d’octobre, de novembre, de décembre, de janvier, de février et bientôt de mars :
« L’édito du mois existe toujours mais est rédigé et signé par la rédaction d’Oxygène .»
Sachant bien entendu que la rédaction d’Oxygène ne dépend absolument pas du Maire d’Aulnay-sousBois, puisqu’elle dispose d’une totale autonomie pour ses articles, qui ne le savait pas ?
Pourtant qui est le directeur de la publication : Bruno BESCHIZZA semble –t-il ?
Or, l’édito du mois de février exprimé donc par ces travailleurs totalement indépendants décrit avec beaucoup d’exultation l’ensemble des réalisations récentes ou de structures prêtant à la grande satisfaction des….rédacteurs:
A n’en point douter, la PLUS GRANDE AUTONOMIE vis-à-vis de la majorité aulnaysienne du directeur de la publication Bruno BESCHIZZA
Source : contribution externe
Vigilance météo: Fermeture des parcs et cimetières de la ville
En raison de fortes rafales de vent annoncées par Météo France, les parcs et cimetières de la Ville d’Aulnay-sous-Bois resteront fermés au public ce samedi 29 février.
La rédaction d’Aulnay cap, vous déconseille fortement de vous rendre sur les berges du canal de l’Ourcq, en effet, celui ci est bordé de nombreux arbres.
Des branches pourraient vous tomber dessus et vous blesser sèrieusement. En règle générale, et par bon sens, évitez de vous trouvez sous nos arbres.
Source: Ville d’Aulnay, page facebook.
L’instrumentalisation de la justice à Aulnay-sous-Bois, ça suffit selon René-Augustin Bougourd
Trop, c’est trop ! Le feuilleton judiciaire initié par notre Maire n’aura-t-il donc pas de fin ? Combien de temps encore utilisera-t-il le budget de la commune pour poursuivre une action destinée à éprouver moralement et financièrement ceux qui ont exercé leur droit de s’élever contre un abus de pouvoir de 2016, celui de retirer des affiches sur la prévention du sida validées par le Ministère de la Santé? Un arrêté jugé illégal par le Tribunal Administratif dès 2017 ! Deux fois déjà, Bruno Beschizza a été débouté par la justice, mais il s’obstine. Sans parler de la longue liste des autres procédures qu’il a perdues. Critiquer ses décisions exige la plus grande prudence, quand le discours de ses porte-voix est d’une agressivité débridée. Voilà comment on bâillonne le débat démocratique.
Or ces affiches destinées à sensibiliser particulièrement les homosexuels aux dangers du sida, à une époque où on sait que la vigilance se relâche, allaient dans le sens du bien public. Elles visaient également à éduquer toute la population. L’homophobie est un autre fléau qui fait des victimes : tous ceux qui se drapent dans les « bonnes mœurs » de l’hétérosexualité doivent admettre que tout geste de tendresse librement consenti entre adultes est une manifestation de la liberté des êtres humains, et que si l’on n’est pas gêné de voir la représentation de ces gestes entre personnes de sexe différent, il doit en être de même quand il s’agit du même sexe. C’est la stricte conformité de la devise républicaine et la base même de toute lutte contre l’homophobie. La gravité du phénomène impose de dépasser la sphère privée. Cela justifie un débat entre citoyens, plus ou moins avancés dans cette prise de conscience. Voilà ce qui va dans le sens de l’ordre public comme de la santé publique, et donc des intérêts de la population aulnaysienne. S’il ambitionne de jouer « les bons pères de famille », le premier édile doit partir de l’idée que son rôle est aussi de contribuer à l’éducation de la population, en particulier des jeunes, et non d’entretenir une morale héritée du XIXème siècle, en abusant de son pouvoir pour verrouiller tout débat public.
C’est ce débat que voulaient les citoyens contre lesquels Bruno Beschizza s’obstine. C’était un acte courageux. Nous ne pouvons que leur rendre hommage et les remercier de ce courage, eux qui paient deux fois cette instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes : les frais occasionnés par leur défense, et, par le détournement de leurs impôts, ceux provoqués par le plaignant, et payés par la commune. Sans parler du temps et de l’énergie vampirisés par un homme qui non seulement ne débourse pas un sou, mais ne prend même pas la peine d’assister aux audiences.
René-Augustin BOUGOURD
Une poubelle dangereuse dans le quartier de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois ?
Cela fait plus de 2 ou 3 mois que la benne a poubelle est dans cette état (voir photo) sur la rue Edgar Degas, au niveau 27.
La mairie a été contactée, elle redirige vers Paris Terre d’Envol. Une personne jointe par téléphone aurait dit qu’elle enverra un email pour leur faire part du problème, sauf que toujours aujourd’hui, la poubelle est toujours dans le même état.
Il y a aucune sécurité et cela est très dangereux car un enfant peut tomber ou se coincer le pied dedans. Il faudrait mettre des barrières autour pour plus de sécurité.
Ensuite il y a aussi un autre problème, ce sont les petites grille pour évacuer les eaux de pluie. Elles sont toute cassées et de plus il y a des feuilles dessus donc impossible de voir que cela est cassé. Du coup on se prend le pied dedans et on peut même tomber, ces grilles dépendent de la mairie.
Elles est où la sécurité et le bien-être des habitants ?
Source : témoignage sur la page facebook #SLAPC
On se gare vraiment n’importe comment à Aulnay-sous-Bois !
Une lectrice nous informe qu’il existe un vrai danger pour les piétons, les enfants et surtout les mamans avec les poussettes qui sont obligés de circuler sur la route. En effet de nombreux véhicules stationnent sur les trottoirs et empêchent le passage.
Il n’y a apparemment aucun respect pour les piétons qui sont mis en danger.
A qui la responsabilité cette situation ? Ces incivilités sont souvent visibles aux abords de l’ACSA dans le quartier du Gros Saule, rue du docteur Claude Bernard.
Que fait la police ? Notre lectrice veut une action rapide avant qu’un drame ne survienne.
Réné-Augustin Bougourd répond à Frank Cannarozzo, adjoint au Maire à Aulnay-sous-Bois
Je ne sais pourquoi, le commentaire que j’avais rédigé sur le champ à M. Cannarozzo n’est pas paru. Fausse manœuvre de ma part ? Sur le coup, j’ai pensé qu’il valait mieux passer à autre chose. Et puis je me ravise, car même si peu de gens vont me lire avec ce délai, les écrits restent, et on risque de me dire « qui ne dit mot consent ». Il faut donc que je rétablisse les faits.
Cannarozzo, en guise de réponse, utilise deux procédés bien connus de polémistes : d’abord, répondre à côté. Le fond de mon article portait sur l’incapacité à reconnaître ses errements, et non sur les procédés des journalistes. On peut en penser ce que l’on veut, et lorsque l’on est interviewé, on doit presque toujours s’attendre à être déçu. Si l’on veut avoir strictement ce que l’on veut entendre, pour cela, il y a les porte-parole.
Un autre procédé, bien fait pour biaiser le débat, consiste à discréditer le contradicteur. D’abord, en lui prêtant des buts politiques, nécessairement louches. Si s’exprimer en tant que citoyen pour réclamer un débat démocratique sain, c’est faire de la politique, je ne vois pas ce qu’il y a là de critiquable. Si c’est le pouvoir qu’on vise, pour le conquérir, ou pour le conserver, c’est autre chose. Que M. Cannarozzo se rassure : je ne désire absolument pas prendre sa place. Simplement, je voudrais voir à la tête de ma commune une équipe qui tienne un autre discours et adopte des pratiques conformes à l’éthique, qu’elle soit « coaché par l’ancien maire », ou pas. Pourquoi pas la sienne, si elle instaure un vrai dialogue avec tous ceux qui ne sont pas systématiquement d’accord avec tout ce qu’elle fait, qui respecte son opposition, et ne considère pas le vote d’une minorité des électeurs inscrits comme la liberté de tout faire à sa guise sans accepter aucun compromis ? Comprenons par là : une attitude vraiment démocratique.
Une forme particulièrement désagréable de ce procédé consiste à prêter à son contradicteur des positions anciennes telles qu’il se trouve en contradiction avec lui-même. Un trop beau moyen d’escamoter le fond du débat. Ainsi M. Cannarozzo me prête un soutien au « projet de 62 logements sur la parcelle Croix Blanche, arbres abattus au passage ». Cela est faux. Lorsque j’ai assisté à la séance à l’école République où s’est déchaînée, dans une atmosphère d’une violence particulièrement malsaine, l’opposition au préprojet présenté par la municipalité d’alors, je n’avais sur tous ces problèmes aucune opinion arrêtée. Mais je m’honore d’avoir participé au Comité de pilotage (quand en mettrez-vous en place, conformément à vos anciennes promesses ?) où une poignée de gens de bonne volonté tentait d’échapper aux manœuvres de blocage. Dans ce comité, je me suis rallié au principe de « logement intermédiaire » collectif, de type « maison de ville » avec un projet inter-générationnel, et je me suis toujours opposé à l’idée d’un lotissement pavillonnaire, le plus coûteux pour les finances de la commune. Et qui surtout aurait placé ces arbres dans des propriétés privées, avec tout loisir pour les propriétaires de les abattre ! Je nourrissais l’espoir que la collectivité saurait mieux préserver ces magnifiques témoins de notre passé forestier. C’est la seule erreur que je reconnaisse, car les amis de M. Cannarozzo, en ne prenant aucune précaution pour protéger ce patrimoine lorsque le terrain a été transformé en base de travaux, ont su faire ce qu’il fallait pour précipiter la fin de plusieurs d’entre eux.
Source : René-Augustin Bougourd
Grandir à Aulnay-sous-Bois lors des émeutes de 2005
Je ne fais pas partie de ceux qui défendent corps et âme la banlieue. Certes, elle est toujours représentée de la même manière dans les médias et c’est très agaçant d’avoir continuellement les mêmes réflexions de la part de personnes qui n’ont jamais mis les pieds dans ta ville. « Oh là là mais tu habites à Aulnay-sous-Bois, y a beaucoup de trafics de drogue là-bas non ? » Non. Le 93 regorge surtout de lieux et de personnes extraordinaires.Mais ce département a aussi bien des défauts. Aulnay-sous-Bois restera toujours dans mon coeur. La ville qui m’a foutu la rage et forcé à me dépasser. Pour finir par la quitter.
J’ai vécu à Aulnay de mes trois à vingt-quatre ans. Alors que je grandissais, la banlieue changeait aussi avec moi. Petite, j’adorais cette ville. Elle a ce charme particulier qui rappelle les villages français avec son calme, ses grands parcs et ses commerces, qui n’ont pas bougé depuis les années 90, aux devantures bien désuètes.
J’ai toujours été scolarisée dans le public et à l’école primaire, à part quelques moqueries sur untel qui portait de la marque ou non, nous étions encore assez sympas les uns envers les autres. Cela n’a pas duré. Je suis entrée au collège un an après les émeutes de 2005. Je n’en garde qu’un bref souvenir. Je me souviens de ma mère très inquiète suite à la déclaration de l’état d’urgence par Chirac. On avait regardé son allocution présenté par Pujadas sur France 2, ça avait l’air très grave. Une fois, lors d’une virée en voiture avec ma grand-mère, je me souviens avoir vu les restes du concessionnaire Renault et du resto Courtepaille, qui avaient été incendiés. J’avais regardé les carcasses noires en me disant simplement que c’était dommage et que j’aurais bien aimé manger à Courtepaille un jour. C’est là-bas qu’on m’invitera à déjeuner pour fêter mes 18 ans. Quelle drôle d’idée, j’aurais mieux fait de me taire.
Source et article complet : Vice
Frank Cannarozzo, adjoint au Maire à Aulnay-sous-Bois, répond aux affirmations de René-Augustin Bougourd
Je veux remercier monsieur Bougourd du fait que j’occupe largement ses pensées et qu’il m’oblige ici à un droit de réponse car des propos fallacieux sont tenus.
Ai-je droit d’être méfiant vis à vis des journalistes ? Si la profession n’est pas à mettre en cause, elle est nécessaire et utile, elle comporte aussi des gens qui font mal leur travail comme dans toutes les professions. Ici cet article publié dans un mensuel n’est que la copie conforme d’un article publié l’année dernière dans un hebdomadaire. Si être journaliste consiste à faire du copier-coller, alors je crains vraiment pour la profession. Ensuite on peut s’interroger sur le timing puisque la publication du rapport de la CRC date juin 2019. Que s’est-il donc passé pour que ce mensuel oublie ce sujet pendant 8 mois et se réveille a 1 mois de l ‘élection ? Hibernation ??? J’aime la naïveté de monsieur Bougourd mais ça s’appelle un article commandé réalisé par un presse-bouton. A qui cela profite est la question qui permet de savoir d’où ça vient.
Et si je suis un peu méfiant, c ‘est aussi que contrairement à monsieur Bougourd, j’ai un peu d’expérience avec les journalistes, des bons et des mauvais. 3 exemples pas récents mais significatifs. Quand en 2006, des jeunes du quartier rose des vents me disent qu’une grande TV nationale les payaient 30 euros pour durcir leurs propos devant les caméras lors des émeutes de 2005, oui je m’inquiète. Quand en 2006, des jeunes du quartier Ambourget me disent que d’autres journalistes d’une autre grande TV leur tendaient un foulard palestinien pour parler devant la caméra durant les émeutes de 2005, oui je m’inquiète. Quand en 2005, un journaliste d’une grande radio nationale passe une journée avec moi pour comprendre Aulnay et qu’il me dit « vous faites plein de trucs bien, c’est dommage que vous soyez touchés par ces émeutes » et que le lendemain, l’heure de radio consacrée à Aulnay ne fera jamais aucune mention de ces ‘trucs bien », oui je m’inquiète.
Mais je crois que ma méfiance est partagée par bon nombre de français quand on regarde les enquêtes d’opinions. Mais le mieux est encore de revoir Citizen Kane, monsieur Bougourd !
Quant aux magistrats de la CRC, là encore, je doute que monsieur Bougourd ait la moindre expérience. Personnellement j’y ai été confronté et je sais de quoi je parle. Je vais la encore donné deux exemples. Dans le précèdent rapport basé sur le contrôle de 2009, on peut lire que « la police municipale est mal perçue par les habitants ». Je m’interroge donc sur quoi est basée cette affirmation. Eh bien c’est écrit noir sur blanc, sur la déclaration de l’adjoint à la sécurité de M Segura. La CRC transforme une opinion en fait, et tout le monde trouve cela normal ? Mais il se trouve qu’en 2002, j’avais fait faire a l’échelle de la ville un sondage auprès de tous les foyers aulnaysiens sur leur appréciation en terme de sécurité. Résultat : appréciation de la police municipale par les habitants : 67% de positif ! J’ai donné ces documents à la CRC, les seuls connus, elle n’en a pas tenu compte. Elle a préféré une opinion. Ensuite, il est écrit que les premières cameras avaient été posées sans concertation avec la police nationale. Comment le sait-elle ? En demandant au commissaire de police de 2009. Sauf que c’est le commissaire de police de 2003-2004 qui a lui participé. J’ai fourni nom et coordonnées, il n’a jamais été contacté. Alors oui je ne prends pas pour argent comptant ce que disent ces magistrats qui sont contrôleurs et juges, la seule juridiction de notre pays qui ne travaille pas en procédure contradictoire. Une aberration selon moi.
Les critiques sont-elles recevables ? Pour être élu depuis 18 ans, j’ai un peu l’habitude la encore d’en recevoir. Mais si les élus n’ont pas raison parce qu’ils sont élus, les citoyens n’ont pas raison parce qu’ils sont citoyens. Et je préfère ne pas être élu en ne courbant pas l’échine devant ce que je considère comme injustifié plutôt que d’être élu en faisant des courbettes a de petits groupes comme ici.
Il se trouvent qu’élu n’est pas une profession et que j’ai la chance d’avoir une profession dans laquelle l’amélioration continue est une règle. Et si on pratique l’amélioration continue, c’est bien parce que les organisations aussi performantes soient-elles doivent sans cesse faire mieux. Et si la ville n’échappe pas à ce besoin d’amélioration, rien ne justifie cette atmosphère de lynchage publique déversée par des trolls et leurs alliés politiques.
Car le fait que monsieur Bougourd, s’exprime ainsi, décrédibilisant toute la neutralité politique de l’association qu’il préside, c’est pour des raisons politiques uniquement. Tout le monde sait qu’il soutient le candidat coaché par l’ancien maire. Ancien maire qu’il soutenait dans son projet de 62 logements sur la parcelle croix-blanche, arbres abattus au passage bien sûr. Mais ça c’était avant…
Source : droit de réponse de Frank Cannarozzo, adjoint au Maire à Aulnay-sous-Bois
René-Augustin Bougourd répond aux critiques de Frank Cannarozzo, adjoint à Aulnay-sous-Bois
Dernièrement, une déclaration de la liste AEC empreinte de sectarisme avait soulevé mon indignation de citoyen impatient d’entendre un autre discours politique, après toute une mandature de sectarisme éhonté. Aujourd’hui, en prenant connaissance du commentaire de M. Cannarozzo sur un article relayant le rapport de la cour régionale des comptes, ce qui domine, c’est le haut-le cœur.
Nous sommes en plein « trumpisme » : il ne faut ni croire les journalistes, ni prendre au sérieux les magistrats. Aucune critique n’est recevable, il n’y a aucun compte à rendre. Pourrait-on imaginer qu’on reconnaisse la moindre faiblesse, et qu’on s’engage à mieux faire ? Pas du tout, pour une bonne raison : « les autres ont fait pire ! Et attention, on a des dossiers ! Si on nous pousse encore, on va les ouvrir, et on va voir ce qu’on va voir ! »
Lorsque le discours politique se résout à aboyer et à menacer de mordre, que peut espérer le citoyen ?
En face de personnes qui s’estiment les seules légitimes à exercer le pouvoir, qui justifient le clientélisme et qui sont incapables de prêter à leurs adversaires le moindre mérite, qui manient sans cesse l’invective et l’adjectif injurieux, et qui à tout questionnement, répliquent : « circulez, y’a rien à voir ! », quel débat démocratique peut-on instaurer ?
À gauche et à droite, des listes nous promettent un comité d’éthique. C’est en effet une urgence ! Mais vous qui vous prétendez irréprochables, quel risque prendriez vous à récupérer cette idée ?
La vérité, c’est que tout pouvoir attire des parasites et des profiteurs. Les vieux amis se rappellent à votre bon souvenir, vantent tous les services qu’ils vous ont rendus, et vous promettent une rancune éternelle et des représailles immédiates si vous ne faites pas « ce petit geste » bien normal entre amis. « C’est moralement discutable ? Vous n’allez pas nous « chercher des poux » ! LES AUTRES ONT FAIT PIRE ! » Donc, on n’en sortira jamais !
Comment échapper aux abus des « hommes de réseau », sinon en multipliant les garde-fous ? À Aulnay, ils sont allégrement contournés. Et voilà comment on dégoûte les citoyens de la politique et comment on fait de la démocratie un mot vide de sens.
Source : René-Augustin Bougourd


