Archives de Catégorie: Actualité

Conseils pour mieux circuler sur les routes pendant l’hiver

pneuNeige, verglas… Alors que les conditions hivernales commencent à s’installer en France et que le dispositif routier de « viabilité hivernale » est en place depuis le 15 novembre 2013, Bison Futé propose aux usagers de la route de nombreuses fiches pratiques destinée à mieux affronter cette période délicate pour la conduite.

Bison Futé indique comment préparer son véhicule aux situations hivernales :

  • vérification de la pression des pneus, contrôle de certains systèmes de sécurité du véhicule (système de freinage antiblocage, contrôle électronique de trajectoire, aide au freinage d’urgence et régulateur de vitesse) et bon fonctionnement des éléments sensibles au froid (batterie, systèmes d’allumage et de chauffage, réservoir d’essence…),
  • possession d’un certain nombre d’accessoires complémentaires (raclette, lampe de poche, vêtements chauds, couverture, eau et nourriture en cas d’immobilisation prolongée du véhicule), gilet de sécurité et triangle de pré-signalisation,
  • utilisation de pneus hiver (équipement sur les 4 roues), d’équipements spéciaux (chaînes obligatoires sur les axes routiers en présence du panneau B 26, pneus à clous ou à crampons) et respect de règles spécifiques dans certains pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Suisse…),
  • adaptation de la conduite aux dangers de l’hiver, diminution de la vitesse à 50 km/h en cas de visibilité inférieure à 50 mètres, allongement des distances de sécurité, allumage des feux de croisement, conduite dans la mesure du possible sur les routes principales…),
  • cas des deux-roues (vérification de l’éclairage, de la pression des pneus, de l’état des freins et équipement nécessaire).

Bison Futé propose également un numéro vert, le 0800 100 200 pour se tenir informé sur l’état des routes.

Le baromètre de la délinquance secteur par secteur, et à Aulany-sous-Bois ?

Immeuble_Princet_Anatole_France_AulnayQuelques aperçus de l’enquête de l’express du 20 au 26 novembre 2014 qui  a passé au crible tout le territoire grâce aux données de police et de gendarmerie, données rassemblées en 2012.

Cinq indicateurs ont été retenus : les violences aux personnes, les atteintes aux biens, les violences physiques crapuleuses, les cambriolages et les vols de voitures.

Cette délinquance ne reflète pas la délinquance réellement vécue par les citoyens mais seulement celle qui est enregistrée par les services de police et de gendarmerie…puisque certains délits ne sont pas signalés.

Statistiques indiquées ici sur exclusivement les 395 zones police qui ne comprennent que les villes en elles-mêmes et les communes les plus proches,  et non sur les 361 zones gendarmerie qui elles, comprennent, les communes souvent d’un arrondissement hors des grandes villes (des pourcentages d’ailleurs beaucoup moins élevés) :

  • les violences aux personnes/ Moyenne nationale 11,2 pour 1000 hab. Les moins sûres concernent 5 villes du 93 jusqu’à 28,1
  • les atteintes aux biens Moyenne nationale 47,5 pour 1000 hab. dont une ville du 93 en 392è/395 position  à 83,1.
  • les violences physiques crapuleuses, Moyenne nationale 3,58  pour 1000 hab. Les moins sûres concernent 5 villes du 93 jusqu’à 15,75.
  • les cambriolages Moyenne nationale 6,40  pour 1000 hab dont les moins sûrs situés dans des zones de vacances jusqu’à 18,60.
  • les vols de voitures Moyenne nationale 2,21  pour 1000 hab. Une ville du 93 en 392è/395 position à 5,75 et une ville de Seine et Marne en dernière position à 7, 35.

Naturellement, et comme on pouvait s’en douter, l’insécurité harponne plus particulièrement la Seine-Saint-Denis.

Par contre, un article à part entière sur une ville du 93 de plus de 100 000 hab. qui souffre certainement de la délinquance la plus endémique du département voire de la métropole (Saint-Denis).  Le maire( communiste) ne nie pas les difficultés endémiques face aux questions de tranquillité publique et précise que la ville aimante tous les problèmes de délinquance présents dans le département et paie ici le tribut de son ébullition économique et démographique. C’est une ville chantier… En quinze ans la ville a créé 40 000 emplois et a accueilli 20 000 habitants supplémentaires.

Une ville qui «  connaît de son côté , des taux de criminalité deux fois supérieurs à la moyenne française. »

Et c’est ici que l’on peut rapprocher une telle situation à la  belle évolution de la ville d’AULNAY de Seine-Saint-Denis, la 3è du département en population que les lecteurs auront certainement reconnue. Celle-ci ne connaît pas cette  ébullition économique qui serait au moins la bienvenue, mais qui subit par contre une évolution démographique de la façon anarchique que chaque Aulnaysien connaît si bien, impuissant, que l’on doit malheureusement à son maire qui n’a à aucun moment mesuré les conséquences de son « avidité » d’ailleurs bien personnelle…Aulnay à 100 000 habitants pour jouer dans la cour des grands, l’ambition n’a pas de limite mais les Aulnaysiens le souhaitaient-ils ? Certainement pas …

Augmentation démographique sans ébullition économique, davantage de fermeture que d’ouverture (le plus bel exemple de PSA et rien à l’horizon sinon des annonces le plus souvent mensongères du premier magistrat de la ville), cela donne la situation la plus dramatique : une ville dortoir, ce qu’elle n’était pas, une ville de plus en plus touchée par la délinquance, ce qu’elle n’était pas, une ville de plus en plus touchée par le chômage, une ville correspondant de plus en plus à l’environnement du 9 3, ce qu’elle n’était pas.

Un grand merci à tout ceux qui ont œuvré à un tel bouleversement, souhaitant qu’Aulnay mais surtout ses habitants sortent en mars 2014 du cauchemar qu’ils vivent depuis bientôt 6 ans.

Source : lettre d’un Aulnaysien

Forum de la création et de la reprise d’entreprise : remise des prix

seine-saint-denisLes Trophées de l’Economie 2014 de Seine-Saint-Denis ont récompensé trois créations d’entreprise à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-Saint-Denis à Bobigny, le 14 novembre 2013.

 Initiative conjointe de la Chambre de Commerce et de l’Industrie et du Département de la Seine-Saint-Denis, ce Forum annuel permet de valoriser la création d’activités, de présenter les structures d’appui, d’informer au mieux celles et ceux qui souhaitent créer leur entreprise, trouver des financements et être guidés dans leur démarche.

Territoire entreprenant, laboratoire d’idées, la Seine-Saint-Denis bénéficie d’une biodiversité économique dans lequel coexistent des grands groupes mais également un tissu important de PME locales. 15 000 femmes et hommes créent chaque année leur propre activité dans notre département.

À l’occasion de ce Forum, furent remis les prix des Espoirs de l’économie qui dans une actualité morose, invite à l’optimisme puisqu’il permet de mettre en lumière des trajectoires de réussites séquano-dionysiennes. 
Trois entreprises, et à travers elles trois entrepreneurs dionysiens, furent ainsi distinguées dans trois catégories : catégorie « créateurs », catégorie « jeunes entrepreneurs » et catégorie « repreneurs ».

Les Trophées de l’Economie 2014 de Seine-Saint-Denis ont récompensé trois créations d’entreprise

Les entreprises lauréates sont :

  • Catégorie créateur

LUMILA (à Aulnay-Sous-Bois) : développe, industrialise et installe des solutions technologiques LED sur mesure, originales et innovantes. Dirigeants : Stéphane KERLOC’H et Josselin PRIOUR

  • Catégorie jeune entrepreneur

MUSE D. TERRITOIRES (à La Courneuve) : agence de développement local qui croise les expertises d‘un laboratoire de recherche et d’une agence de communication. Dirigeant : Ahmed BOUZOUAÏD

  • Catégorie Repreneur

MEDICAVENIR (à Paris Nord II – Tremblay-en-France) : spécialisée dans la distribution et la location de matériels ou de consommables à usage médical pour personnes dépendantes. Dirigeant : Philippe PLOMION

Ces entreprises créées ou reprises depuis moins de trois ans ont été sélectionnées selon les critères suivants par un comité d’experts : 

  • Équilibre financier et rentabilité
  • Originalité du produit ou du positionnement
  • Adéquation homme / projet
  • Potentiel de développement
  • Exemplarité et insertion dans le département

Pratique

Chambre de commerce et d’industrie de Seine-Saint-Denis – Bobigny 
 Tél. : 0820 012 112 (0,12 -/minute) 
www.cci93.fr

Le point sur les nouveaux rythmes scolaires

rythmes-scolairesFatigue des élèves, encadrement des activités, aménagement pour la maternelle, rentrée 2014… Dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires en place dans certaines communes depuis la rentrée scolaire 2013, le ministère de l’éducation nationale propose de retrouver en ligne des questions-réponses et des vidéos pour mieux appréhender les nouveautés.

C’est un décret publié au Journal officiel du samedi 26 janvier 2013 qui a fixé la semaine scolaire à 24 heures d’enseignement réparties sur 9 demi-journées (4,5 jours), cette réforme entrant en vigueur soit à la rentrée scolaire de septembre 2013, soit à celle de septembre 2014. Les heures d’enseignement sont organisées les lundi, mardi, jeudi et vendredi ainsi que le mercredi matin (ou samedi matin), à raison de 5h30 maximum par jour et de 3h30 maximum par demi-journée. La durée de la pause méridienne ne peut pas être inférieure à 1h30.

Depuis la rentrée 2008, la semaine scolaire des écoles maternelles et élémentaires était fixée à 24 heures d’enseignement scolaire pour tous les élèves, ces 24 heures étant organisées à raison de 4 jours par semaine (6 heures par jour les lundi, mardi, jeudi et vendredi).

Extension des tarifs sociaux de l’électricité et du gaz

Gaz, EnergieLe décret concernant l’extension à de nouveaux bénéficiaires des tarifs sociaux de l’électricité et du gaz naturel a été publié au Journal officiel du samedi 16 novembre 2013. Ce décret fait suite à la loi du 15 avril 2013 visant à préparer la transition vers un système énergétique « sobre ».

Ce décret modifie les conditions d’éligibilité aux tarifs sociaux en créant un critère supplémentaire fondé sur le revenu fiscal de référence annuel (inférieur ou égal à 2 175 euros par part). Cette évolution des bénéficiaires du tarif de première nécessité (TPN) pour l’électricité et du tarif spécial de solidarité (TSS) pour le gaz doit s’appliquer dès le mois de novembre 2013. Toutefois, l’identification par les fournisseurs des nouveaux bénéficiaires est progressive, les principaux fournisseurs (EDF et GDF-Suez) se sont donc engagés à appliquer, si besoin, rétroactivement ces tarifs sociaux. Pour en savoir plus, deux numéros verts (gratuits) ont été mis en place :

  • le 0800 333 123 pour l’électricité,
  • le 0800 333 124 pour le gaz.

La réduction peut s’élever jusqu’à 140 euros par an pour les bénéficiaires du TPN (électricité) et peut aller jusqu’à 156 euros par an pour le TSS (gaz).

Capade Sud interpelle le maire sur la future usine de méthanisation

lettre mairie 1Monsieur le Maire,

 A plusieurs reprises et par différentes sources  vous avez été sollicité pour qu’un débat soit organisé dans notre ville principalement en direction des riverains de la future usine de méthanisation prévue sur Aulnay et Blanc-Mesnil.

La ville de Blanc-Mesnil, grâce aux conditions de saisine de certains sujets en conseil municipal a eu à traiter du projet suscité et, mieux encore, a organisé des ateliers thématiques avec l’aide du SYTCOM.

 Le contact que nous avons eu avec ce syndicat nous a appris qu’il ne serait pas donné une réponse positive à notre volonté de permettre à nos concitoyens de tout savoir sur une technique qui fait largement débat dans notre département.

 Sans l’apport professionnel que nous escomptions, seule votre implication au nom de notre collectivité permettra de répondre à notre attente mais surtout à la nécessité légitime de mettre tous les aulnaisiens à un niveau de connaissance minimum auquel ils ont droit.

 Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos salutations distinguées.

 Le Bureau

Zoé, Mégane… quand les prénoms sont aussi des noms de produits

renault-meganeLa dénomination d’une personne physique, qui a pour objectif l’identification de cette personne, comporte deux éléments : le nom de famille et le prénom qui distingue la personne au sein d’une famille.

Le prénom n’appartient pas à la personne qui le porte. Un prénom existant peut être choisi par d’autres parents, sans restriction. Rien n’interdit à des parents de donner à leur enfant un prénom pouvant évoquer une marque commerciale ou être utilisé comme tel. Toutefois, il existe des limites au choix du prénom par rapport notamment à l’intérêt supérieur de l’enfant (prénom ridicule par exemple).

Par ailleurs, rien n’interdit à une société commerciale de désigner un de ses produits par un prénom, cette utilisation connaissant des limites liées à la protection de la notoriété. Il ne faut donc pas que l’utilisation du prénom en tant que marque soit source de confusion susceptible, dans l’esprit du public, d’engendrer un préjudice pour le titulaire du prénom et que l’association du prénom et du nom soit marquée par une réelle notoriété. La confusion n’est avérée que dans deux cas :

  • la rareté ou l’originalité d’un prénom fait que le public l’assimile automatiquement à une personne déterminée,
  • un prénom porté par une famille précise ou un prénom « classique » mais rendu célèbre car attaché à une personnalité connue du public.

Jeunes violences écoute : la nouvelle campagne est lancée en Ile-de-France

violencePour mieux sensibiliser les jeunes touchés par la violence, la Région relance sa campagne en renforçant sa présence sur le Web et les mobiles, médias préférés des 14-21 ans.

« La solution, c’est d’en parler. » Depuis 2011, c’est le message que la Région n’a de cesse de répéter aux 15-25 ans, pour faire connaître pour rappeler l’existence du dispositif Jeunes violences écoute. Cette année, la campagne est relancée avec une volonté : être davantage présent sur Internet et les mobiles, médias préférés des 14-21 ans. L’objectif est d’aider les jeunes victimes de violences par intimidation, et particulièrement de racket, à sortir de l’isolement, et d’aider les parents et professionnels à aborder les difficultés qu’ils rencontrent face aux violences.

Mis en place par la Région en 2000, Jeunes violences écoute est un dispositif géré pour son compte par l’École des parents et des éducateurs d’Île-de-France. Il comprend deux services : un numéro vert (0808 807 700) ouvert tous les jours sauf jours fériés de 10h à 22h, qui permet aux jeunes d’exprimer leur souffrance, de recevoir un soutien moral ainsi que des conseils d’action adaptés à la nature et à la gravité des faits qu’ils relatent (les appels sont pris en charge par 20 psychologues et juristes) ; et un site Internet dont l’objectif est d’apporter une aide pratique aux personnes confrontées à la violence, notamment dans l’univers scolaire.

« Boîte à questions » anonyme

Nouveauté 2013 : le site Internet propose une « boite à questions » accessible depuis ce lien : http://baq.jeunesviolencesecoute.fr/ . Les jeunes peuvent y poser anonymement leurs questions sur un espace confidentiel et gratuit. Une équipe de professionnels, psychologues et juristes leur répond et les oriente sur les démarches à engager.

L’urbanisation des zones inondables augmente les dangers des crues et détruit la biodiversité

Inondations_Aulnay_1La préservation des marais et des prairies en bordure des cours d’eau de la région est indispensable pour éviter les catastrophes. Et la destruction des milieux humides menace de nombreuses espèces.

Les zones inondables sont indispensables, autant pour réguler les crues que pour accueillir une véritable biodiversité. Ellescouvrent 46 300 hectares dans la région. Mais elles sont régulièrement grignotées par l’urbanisation.

L’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’ile-de-France estime que près de 1 445 hectares ont été aménagés

entre 1982 et 2008. Même si cette tendance se ralentit, les marais, les prairies, les méandres et les bois humides se réduisent au fil des ans, aggravant les risques dus aux crues et détruisant la biodiversité spécifique à ces milieux naturels. De nombreux protocoles

et des mesures de protection ne suffisent pas. Ils définissent dans le détail les différents types de zones humides: pas moins de quarante-deux dans le traité international pour la conservation des zones humides (convention Ramsar).

La plupart de ces milieux, décrits comme « nature ordinaire » en opposition à la « nature remarquable », continuent donc de disparaître dans la région.

Source et article complet : Liaison n°156

Pompes funèbres : les opérateurs funéraires publics réaffirment leur place

Amiante_Aulnay_1Vingt ans après, les opérateurs publics dressent un bilan critique de la loi « Sueur », qui a ouvert les pompes funèbres à la concurrence. Ils doivent en outre faire face à de nouveaux enjeux : la progression spectaculaire de la crémation et le développement massif des contrats obsèques.

C’est une commémoration professionnelle que célèbrent en 2013 les opérateurs de pompes funèbres : les 20 ans de la loi du 8 janvier 1993 relative aux prestations funéraires, qui mit fin au monopole communal des pompes funèbres et ouvrit le secteur à la concurrence. Un texte fondateur porté par l’actuel sénateur (PS) du Loiret et président de la commission des lois du Sénat, Jean-Pierre Sueur, alors secrétaire d’Etat chargé des collectivités locales.

Moutons noirs – « Les apports de ce texte sont tout à fait remarquables », commente aujourd’hui Damien Dutrieux, maître de conférences associé à l’université Lille 2. Principale innovation : l’obligation faite aux opérateurs publics comme privés d’obtenir une habilitation préfectorale pour exercer, afin de « garantir à la fois la moralité des opérateurs et leur compétence ». « La loi a amélioré les prestations », se satisfait pour sa part Jean-Pierre Sueur, dont le texte a été complété par des décrets et une nouvelle loi votée en décembre 2008.

Du côté des opérateurs publics, toutefois, ce tableau est loin de faire l’unanimité. Face aux 2 500 entreprises privées, ils ne sont plus qu’une centaine sur le territoire – en régie, société d’économie mixte ou société publique locale – à porter l’étendard du service public. Par la voix de sa présidente, Corinne Loiodice, l’Union du pôle funéraire public (UPFP) dresse un bilan très critique de ces vingt années de concurrence (lire l’entretien ci-dessous). Déresponsabilisation des élus, prix en hausse, déficit de contrôle et de sanction des « moutons noirs » de la profession… Les griefs sont nombreux.

Et en partie partagés par la Confédération des professionnels du funéraire et de la marbrerie (CPFM), premier syndicat de services funéraires, qui réunit les PME et les grands réseaux (OGF, Choix funéraire, Roc-éclerc…). « Nous avons un mal fou à faire le ménage dans la profession, indique son directeur général, Richard Feret. Dès lors qu’un opérateur adopte un comportement non conforme à l’éthique du métier, l’administration doit lui retirer son habilitation et diligenter une enquête. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. » « Il n’est pas possible de laisser des amateurs exercer dans le secteur, renchérit Pierre Larribe, responsable juridique de la CPFM. Un chef d’entreprise ne devrait pas pouvoir s’installer sans formation ni expérience professionnelle. »

Des équipements mal répartis – Au demeurant, si l’encadrement juridique de la profession révèle encore des faiblesses, le secteur funéraire doit désormais faire face à de nouveaux bouleversements que le législateur n’a pas pu prendre en compte en 1993. Le premier réside dans l’accroissement exponentiel de la crémation comme mode de sépulture. Alors qu’elle ne concernait que 1 % des funérailles en 1980, la pratique crématiste atteint aujourd’hui près de 33 % et dépasse 50 % dans les grandes villes, selon le recensement effectué en 2013 par la Fédération française de crémation (FFC). Mais, selon une enquête réalisée par l’Ipsos en septembre 2013, 53 % des Français envisagent dorénavant la crémation pour leurs propres obsèques.

Afin de faire face à cette progression spectaculaire, la réforme de la législation funéraire de 2008 a entériné une série de mesures destinées à mieux répondre aux besoins des familles, telle la définition d’un statut pour les cendres humaines. Mais qu’en est-il des équipements ? Selon la FFC, on dénombre en France 160 crématoriums et une trentaine en cours de réalisation. Si ce nombre est qualifié de « suffisant » par l’ensemble des opérateurs, ceux-ci s’inquiètent en revanche de la répartition territoriale et de la création désordonnée d’installations qui ne correspondent pas à la cartographie des besoins. « Il n’est pas rare de constater des absurdités, comme dans la Loire, où les crématoriums de Roanne et Mably sont situés à 200 mètres l’un de l’autre ! » déplore François Michaud-Nérard, directeur général des services funéraires de la ville de Paris et vice-président de l’UPFP. L’équilibre économique des équipements revient aux collectivités, qui en ont le monopole, rappelle-t-il. Et de réclamer une régulation géographique par la définition d’un « schéma d’implantation des crématoriums », qui n’avait pas pu être voté en 2008 au Parlement.

Menace d’un nouveau monopole – Second enjeu de poids pour les professionnels : le développement massif des contrats obsèques par les banques et les assurances. Selon la Fédération française des sociétés d’assurances, 3,37 millions de ces contrats avaient été souscrits fin 2012 (+ 141 % depuis 2003), le montant des cotisations s’élevant à 1,16 milliard d’euros (+ 104 %). Ce développement a rapidement suscité l’inquiétude des familles et des associations de consommateurs, qui pointent depuis plusieurs années la confusion entretenue par les contrats dits « packagés » offrant des prestations funéraires standardisées vendues par des enseignes funéraires affiliées aux banques et aux sociétés d’assurance. Et dont le succès comportait le risque « d’une éviction du marché des opérateurs locaux » qui ne seraient pas affiliés, selon Philippe Gosselin, député (UMP) de la Manche.

Face à la menace d’un nouveau monopole, le Parlement a adopté cet été un texte excluant ces contrats packagés et clarifiant la définition et la revalorisation des contrats obsèques. « Des avancées essentielles », s’est félicité Jean-Pierre Sueur, tout comme la profession