Archives de Catégorie: Associations

Le rapport annuel de Développement Durable d’Aulnay-sous-Bois

Merci aux élus municipaux qui ont porté ce rapport à notre connaissance. On regrettera qu’il  n’apparaisse pas sur le site de la ville, même avant d’avoir été voté, l’issue du vote ne faisant pas de doute.

Pour une commune de la taille d’Aulnay,  nous ne pouvons échapper à l’impression que le contenu est assez mince, une bonne partie du texte étant constitué de généralités sur l’état de la planète.

La rubrique répétée « parole d’élus » a particulièrement retenu notre attention. Celle, introductive du Maire contient des déclarations d’intention dont nous ne pouvons que nous réjouir : il s’agit de « mobiliser tous nos acteurs », et d’intégrer « tous les habitants afin qu’ils puissent participer à l’incroyable enjeu que représente le développement durable ».  Nous sommes donc enclins à penser qu’une association comme Aulnay Environnement sera bientôt invitée à se joindre à la réflexion municipale, l’adjointe à la cohésion sociale (p32) déclarant par ailleurs que « la ville met tout en œuvre pour inclure les citoyens dans le processus décisionnel politique », affirmation répétée p39. S’agit-il des conseils de quartier, relais de la communication municipale, ne bénéficiant d’aucun pouvoir décisionnel ? Pour rendre cette affirmation plus crédible, une bonne idée eût été de faire apparaitre, non pas exclusivement la parole des élus, mais celle aussi des habitants et des associations.

Et surtout d’accéder à la demande de doter les conseils de quartier d’un budget leur permettant de conduire à leur échelle des projets liés au développement durable. Ne faire apparaître ici que la parole des élus est un symptôme tristement révélateur de l’état de la démocratie dans notre commune.

La ville s’affirme (p29) attentive au risque d’inondation, mais on ne peut que relever l’absence d’une réflexion sur le lien entre inondations et imperméabilisation des sols par densification du bâti. Il faudrait pour cela que soit prise en compte la politique de construction et que soient énoncées des règles s’appliquant aux projets des promoteurs. Sur ce point, le silence est assourdissant. 

En guise d’action, on nous annonce (p41) surtout des amorces de « réflexion » sur le traitement des déchets ménagers, ou sur la végétalisation de l’espace urbain (p44 et 45)  Et surtout la mise en place prévue d’un composteur collaboratif ! Sur une ville de bientôt 90 00 habitants, un composteur ! 

La création d’espaces verts : parole d’élu (p44) : « plus de 30 000 m2 d’espaces verts ont été créés, dont environ 18000 m2 en 2020 avec la création du parc Jules Verne. » Ce qu’on s’est bien gardé de nous dire, c’est qu’à côté de ce parc de bordure d’autoroute, un vaste espace vert, correspondant à un ancien legs et principalement confié par une municipalité précédente au club canin dans le respect du legs (pas de construction) soit près de 40 000 m2, ont été reconvertis en zone d’activité, prolongement de celle des Mardelles. Et que dire du projet d’urbaniser un cinquième du par Ballanger ! Que fait-on par ailleurs pour sensibiliser les propriétaires privés à la sauvegarde du patrimoine arboré ? 

La grande fierté, c’est la Maison de l’Environnement. Peut-on connaître la part de l’effectif du personnel communal animant cette institution avec un remarquable dévouement ? 3, 4 ou 5 personnes ? Est-ce au niveau des ambitions affichées ? À quand la remise en état de l’extérieur du bâtiment et de ses voies d’accès ?

Pour les prospectives et les perspectives, on notera que le projet Val Francilia reste d’actualité (p61) et que l’aménagement ruineux de la place Abrioux (p65) est encore revendiqué comme objet de fierté. Or ce projet, véritable vitrine du projet municipal, est en profonde contradiction avec une politique raisonnée de développement durable associant la population : absence totale de concertation, place débaptisée, arrachage de tilleuls centenaires remplacés par des oliviers en pots importés à grands frais, création d’un parking souterrain presque toujours vide recouvert d’une surface nue, point chaud en été, glacière en hiver, densification du bâti avec un réseau viaire inadapté. Quelle redynamisation du quartier, sinon celle du marché immobilier ?

C’est là la grande faiblesse de ce rapport : alors que partout fleurissent les projets immobiliers, aucune réflexion d’ensemble n’est menée sur le développement urbain, prenant en compte de véritables préoccupations écologiques et associant réellement, comme proclamé ici, la population au « processus décisionnel ». 

Source : Aulnay Environnement

Le gouvernement doit préserver les terres agricoles du Triangle, seule décision compatible avec la COP 21

Un an après l’abandon d’EuropaCity montrera-t-il le cap à suivre ou restera-t-il dans les schémas du passé ?

Après la décision prise par le gouvernement d’annuler le projet EuropaCity, le haut fonctionnaire Francis Rol-Tanguy a été chargé d’une mission portant sur le territoire impacté par Roissy dont l’avenir du Triangle de Gonesse. Le rapport a été remis mi-juillet dans la discrétion.

La forte mobilisation pour la 4e Fête des Terres de Gonesse n’a pas eu d’effet apparent sur le gouvernement. Le contexte sanitaire peut en être la raison.  Par contre  les instances qui n’imaginent pas d’autres solutions que l’urbanisation avec sa gare mettent la pression : lettre à Macron du maire de Gonesse, communiqués de presse de la CCI Paris Île-de-France et des acteurs économiques du Val d’Oise etc…

A la demande de France Nature Environnement (FNE), une délégation de FNE, CARMA et le CPTG a été reçue le 19 octobre par la conseillère en charge l’urbanisme, l’aménagement et la lutte contre l’étalement urbain auprès de la ministre chargée du Logement, Emmanuelle WARGON. Nous avons aussi dans un communiqué de presse dénoncé la dramatisation de la situation du chômage et les chiffres erronés publiés par la CCI Paris Île-de-France.

Le 12 novembre, le premier ministre a chargé le préfet du Val d’Oise « d’une mission d’élaboration d’un contrat de territoire ». Ce dernier a aussitôt demandé aux associations CARMA, CPTG et VOE de lui «  transmettre leurs contributions sur tout projet susceptible d’être intégré dans ce contrat de territoire ». Ce qui a été fait par chacune des trois associations (lire la contribution du CPTG, accompagnée d’une annexe transport).

Lors d’une visite à Cergy, le premier ministre a annoncé « un plan pour le Val d’Oise, tout comme mon prédécesseur avait engagé un plan spécifique pour la Seine-Saint-Denis » (en novembre 2019). 

Le Triangle de Gonesse – après dix ans de lutte contre la démesure d’un méga-centre de commerces et de loisirs et pour la préservation de terres agricoles -, est devenu un symbole, qui réclame une réponse à la hauteur de sa singularité, compte tenu de sa taille, de sa situation aux portes de la deuxième métropole européenne et de son patrimoine pédologique exceptionnel.

Pour le CPTG, le Triangle de Gonesse ne doit pas être urbanisé.

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Carma propose un axe de développement territorial sur le Triangle de Gonesse

Carma est une association créée début 2019 dans l’optique de proposer aux pouvoirs publics un projet de développement territorial pour le Triangle de Gonesse axé sur l’agroécologie. Elle propose de faire des 680 Ha de ce territoire l’un des premiers maillons de la résilience alimentaire de l’Ile de France : diversification des cultures, recours à des méthodes culturales sans engrais chimiques et pesticides de synthèse reconstruction des paysages, formation des jeunes et d’actifs en reconversion, actions d’animation et d’éducation populaire, mise en place d’un cycle d’économie circulaire en y associant tous les acteurs concernés et, au premier chef, les habitants du territoire et les agriculteurs en place.

Elle est forte aujourd’hui de près de 200 adhérents et d’une cinquantaine de partenaires de toute nature : centres d’études et de recherche agronomiques, établissements scolaires et universitaires, agriculteurs et opérateurs d’exploitation, acteurs économiques, structures associatives, réseaux de la transition écologique et sociale, réseaux de l’économie sociale et solidaire. Au-delà du Triangle de Gonesse, son ambition est d’établir des formes de coopération nouvelles public/privé/population pour un nouveau modèle rural et urbain d’agriculture et d’alimentation durables, générateurs de nouveaux emplois de qualité directs et induits (entretien mécanique, transport, équipements de transformation, vente, logistique, écotourisme,) pour toute la métropole du Grand Paris, en commençant par les territoires le plus directement concernés.

Les présupposés et partis pris de Carma :

  • Une conviction : la transition écologique est devenue un impératif sociétal, porteur de solutions en termes économique, sanitaire, social, environnemental. Elle conduit à une réinvention des processus de production de richesse ; elle passe en outre par une relocalisation de l’économie autour de la matière organique et l’invention de nouveaux modèles de valeur entre producteurs/consommateurs
  • Une exigence : les filières de la transition agroécologique doivent générer des emplois durables non-délocalisables et attractifs pour les populations habitantes, notamment les plus fragiles et touchées par la crise
  • Une méthodologie : il s’agit de véritablement partir des personnes et de leurs paroles/propositions, tenir compte du contexte social et environnemental des populations locales, identifier les potentialités territoriales puis articuler les nouvelles coopérations à plusieurs échelles pour faire système
  • Une perspective : du fait des enjeux écologiques et de résilience métropolitains du Grand Paris, le projet Carma qui historiquement est né en 2017 de la contestation de l’artificialisation des sols du Triangle de Gonesse par le centre de commerces et de loisirs géant EuropaCity, est emblématique de ce que « le monde d’après » peut générer comme réponse globale aux différentes crises que traversent nos grandes métropoles mondialisées, à commencer par celle de la dépendance alimentaire, facteur de fragilisation extrême (PM : la région IDF est dépendante à 90% d’importations alors que 49 % de l’espace régional est constitué de terres agricoles).

Ce que propose Carma :

Le projet CARMA sur le Triangle implique que tout le territoire du Pays de France, durement touché par le chômage et la précarité, soit partie prenante. C’est pourquoi la démarche RISOME (Réseau d’Initiatives SOlidaires pour les Mutations agro-Écologiques) vient compléter celle de CARMA. Elle consiste à favoriser et à mettre en synergie les initiatives territoriales liées à la transition agroalimentaire, et plus largement à la transition écologique, autour de quatre outils :

  1. Le Forum du bien vivre sur la consommation alimentaire et la santé, à travers la participation citoyenne et l’éducation populaire
  2. Le Campus des métiers de la Transition écologique sur la formation et l’emploi, visant plus particulièrement la formation des jeunes
  3. Le réseau entrepreneurial sur la création et la conversion d’entreprises, en favorisant la coordination multi-acteurs à travers des formes innovantes comme les Pôles territoriaux de coopération économique -PTCE
  4. Le Centre Régional de Recherches pour L’innovation et le Transfert de Technologies sur les mutations du système alimentaire, comme laboratoire d’innovation et de R&D

Ce que recherche Carma aujourd’hui :
Carma et tous ses partenaires sont aujourd’hui dans les « startings blocks » afin de démarrer ses activités. Ce que l’association recherche c’est :

  • Un ou des territoires d’implantation mobilisés, partageant les convictions du projet
  • Des réserves foncières destinées à l’agriculture rurale et urbaine
  • Des appuis institutionnels permettant de « débloquer » la recherche de financements d’amorce de la dynamique du projet de transition agroécologique

Source : Communiqué Carma

Dissolution par décret de l’association islamiste radicale Barakacity

Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur a annoncé le matin du 28 octobre 2020 sur son compte twitter la dissolution de cette association en ces termes :

« L’association BarakaCity a été dissoute en conseil des ministres ce matin. Comme le détaille le décret que j’ai présenté, elle incitait à la haine, entretenait des relations au sein de la mouvance islamiste radicale, se complaisait à justifier des actes terroristes. »

Vous pouvez prendre connaissance du décret ici.

Vidéo de l’association 6ème sens à Aulnay-sous-Bois avec l’interview de Madame Hirgorom

L’association C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay) a été mise à l’honneur au travers d’une vidéo réalisée par l’association 6ème Sens.

L’association 6ème Sens anime des ateliers gratuits d’initiation aux bases de la vidéo. Ci-dessous la vidéo :

Hadama Traoré exige des travaux d’urgence à l’école Croix Saint-Marc à Aulnay-sous-Bois

Le mouvement LREEM a été contacté par des parents d’élèves de l’école Croix Saint Marc. L’état de vétusté des lieux interpelle les parents au sujet de l’entretien de l’établissement..

Nous nous faisons écho des parents pour vous remonter ce point afin que le nécessaire puisse être effectué. L’idée étant d’améliorer les conditions d’accueil des enfants fréquentant l’école Croix Saint-Marc. 

L’avis d’Aulnay Environnement sur l’enquête public Fifty – Chimirec

Aulnay Environnement remarque que  le nord du site PSA devient un vaste dépôt logistique, avec l’arrivée de ces deux sociétés s’ajoutant aux sociétés déjà présentes, SEGRO et Carrefour, cette dernière classée SEVESO seuil bas. Certes, CHIMIREC échappe au classement SEVESO, et annonce ne prévoir aucune installation de traitement, mais il reste que son activité est la collecte de déchets dangereux.

Cette évolution valorise les atouts du site, autour du nœud autoroutier A1-A3-A104, et correspond aux vœux de l’association, qui souhaite que le site PSA reste consacré aux activités économiques. Mais ce type d’activité apporte peu d’emplois, et générera des risques et des nuisances en contradiction avec le projet de VAL FRANCILIA, la vaste zone de logements (2000 à 3000) à forte densité prévue à proximité et annoncée par la municipalité d’Aulnay fin 2019. C’est un point déjà amplement souligné par l’avis de l’Autorité Environnementale.

Aulnay Environnement est particulièrement sensible à la remarque des sapeurs-pompiers indiquant qu’en cas de défaillance des systèmes d’extinction des entrepôts FIFTY, d’une taille inusitée, leur matériel restera sous-dimensionné.

L’étude de trafic ne prend absolument pas en compte les transformations du réseau routier prévu par VAL FRANCILIA. Elle porte uniquement sur le Boulevard André Citroën, que le projet actuel prévoit de rendre piétonnier, et qu’il remplace par une voie passant au milieu du site PSA. Cette voie serait amenée à supporter à la fois le trafic des entreprises logistiques et des véhicules des habitants, sans parler du réseau de bus. Elle ne prend pas non plus en compte le trafic lié à la création de la gare RER du Grand Paris. Comme c’est le cas pour la gare du RER B, on peut s’attendre à ce que de nombreux habitants des communes voisines éloignées de la ligne empruntent leur véhicule personnel pour se rendre à cette nouvelle gare.

L’étude de trafic semble supposer que tout le trafic de la zone logistique se fera vers l’est, vers l’accès à l’A104. Or l’accès le plus proche à l’A3-A1 se trouve à l’ouest, par le rond-point Louis Armand. Ce carrefour, principale voie d’accès des habitants de l’ensemble de la Rose des Vents  (3000 logements) est régulièrement saturé aux heures de pointe. On a du mal à croire qu’une partie du trafic logistique venant de Paris ne cherche pas à passer par ce carrefour, d’autant que la liaison nord A3-A1 vers l’A104 est déjà régulièrement embouteillée par les poids lourds.

Même sans l’apport de VAL FRANCILIA, le réseau routier doit être entièrement repensé en fonction du développement des plates-formes logistiques. Comparable en superficie à Garonor, cet ensemble doit bénéficier d’un accès autoroutier spécifique.

Nous pensons que l’aménagement de la friche PSA est un tout. Juxtaposer des études partielles et des projets qui ne tiennent pas compte les uns des autres est une erreur, et ne permet pas de se déterminer en toute connaissance de cause.

Nous demandons donc que la décision sur le projet FIFTY-CHIMIREC soit reportée jusqu’à ce que la municipalité ait redéfini, comme elle s’y est engagée, son projet d’aménagement de la partie sud-ouest de la friche PSA.

Source : Aulnay Environnement

Aulnay Environnement reçoit des réponse de la mystérieuse société FIFTY mais s’inquiète sur la surcharge du réseau routier

Dans son communiqué du 28 septembre, Aulnay Environnement demandait à être informé sur la mystérieuse société FIFTY, inconnue sur le net, qui projetait de construire sur la friche PSA un immense entrepôt logistique limitrophe de CHIMIREC. Un premier courrier nous avait renvoyés à l’enquête publique. Mais après que CHIMIREC, grâce à notre insistance, eut compris l’intérêt de communiquer directement avec les associations et à travers elles, avec les Aulnaysiens, en déclenchant une série de visites, les initiateurs du projet FIFTY ont décidé eux aussi de prendre contact avec nous. Dans les deux cas, nous avons été favorablement impressionnés par la courtoisie et la considération dont témoignaient nos interlocuteurs, choses auxquelles à Aulnay, une association citoyenne comme la nôtre n’est malheureusement pas habituée.

Nous avons été dès l’abord intrigués d’être contactés par les responsables d’une entité encore inconnue, JMG Partners qui, elle, possède un site facilement consultable.

JMG est le concepteur du projet FIFTY, une société de projet rassemblant divers investisseurs,  spécialement créée pour exploiter un dépôt logistique sur PSA. Nous n’avons donc pas eu en face de nous des dirigeants d’une entreprise familiale comme CHIMIREC, dotée d’une solide expérience d’un métier, celui de la collecte des déchets, mais des spécialistes de l’immobilier d’entreprise, qui développent des projets. Nous n’avons donc pas été en contact avec les futurs gestionnaires du site, qui eux seuls pourront prendre les engagements concrets que nous attendons sur la sécurité. Évidemment, JMG assure, et pourquoi ne pas les croire, que les installations répondront aux normes de sécurité les plus innovantes. Mais à la remarque des sapeurs-pompiers, qui soulignent l’inadéquation de leurs moyens à des installations d’une taille inusitée, aucune réponse vraiment convaincante ne nous a été donnée sinon que, comme nous l’avons reconnu nous-mêmes, le risque zéro n’existe pas.

La construction commencera au 2e trimestre 2022, et la livraison est prévue pour le 2e trimestre 2023. FIFTY louera ses locaux, si possible à une seule entreprise de logistique, sinon à un maximum de quatre, avec une société spécialisée pour le respect de la sécurité.

Nous avons insisté sur l’incidence de ce projet sur l’aggravation de la surcharge d’un réseau routier déjà saturé à l’intérieur d’Aulnay. Évidemment, l’adaptation de ce réseau  n’entre pas dans les responsabilités de JMG Partners.

L’aménagement de la friche PSA est un tout. Or tout le nord du site est en passe de devenir un GARONOR 2. Ce groupement de dépôts logistiques, avec leurs nuisances associées, et dont certains, comme CHIMIREC, vont convoyer des déchets dangereux, n’est pas compatible avec  le voisinage très proche d’un vaste ensemble de logements et de leurs équipements scolaires. Cela relève de l’initiative de la municipalité d’Aulnay, à laquelle la Région a confié le devenir du site.

CHIMIREC s’est expliqué, et pour FIFTY, JMG a fait de même. Quand donc les élus d’Aulnay prendront-ils la peine de répondre aux questionnements des citoyens ?

Source : Aulnay Environnement

Aulnay-sous-Bois s’embellit au niveau de la place Abrioux ? Pas sûr…

La place Abrioux dont la municipalité s’enorgueillit (Oxygène n°269, p8-9) :

(Certes, il manque encore un ultime embellissement : le deuxième gros immeuble promis au promoteur VERRECHIA sur le terrain légué à la municipalité sous condition de le consacrer à des équipements scolaires)

Ce qu’on aurait pu avoir, une place Camélinat piétonne avec ses tilleuls centenaires :

On pouvait  refaire le revêtement (en évitant qu’il soit éblouissant), ajouter quelques plate-bande, tout en faisant de grosses économies : pas d’oliviers en bac importés d’Espagne, pas de colonnes métalliques porte plantes-vertes, et surtout, pas de parking à 6,5 millions d’euros et vide à 90% !

Source : Aulnay Environnement

Aulnay en Commun demande un mois supplémentaire sur l’enquête publique Chimirec

Le dossier d’enquête appelle de notre part plusieurs questions, une demande, un constat :

Un constat : les remarques sur le registre en ligne n’a reçu que deux remarques. Nous pensons qu’il y a eu un défaut de publicité de la part de la commune auprès des élu-e-s d’abord qui n’ont été tenu informé que le 8 juillet, un mois avant la nomination de la commission d’enquête, deux mois avant l’ouverture de cette enquête dont les aulnaysiens n’auront les dates dans le journal municipal qu’à partir du 5 octobre, 9 jours avant la fin de cette enquête. Les affiches jaunes sont très peu lisibles, si ce n’est pas des urbanistes aguerri-es ou des militant-e-s associatifs et politiques attentifs.

Nous vous proposons de donner une durée supplémentaire d’un mois à cette enquête publique afin de permettre une diffusion large des questions, des préoccupations et demande d’informations supplémentaires que nous pointons notamment dans ce courrier.

Une réunion publique serait aussi la bienvenue, retransmis sur les réseaux, pour saisir les enjeux de cette installation en termes de sécurité, de trafic routier, de recyclage, d’aménagement urbain, Elle pourrait associer Chimirec, Fifty, la commune et les villes et le territoire de l’Établissement public Territorial : Terre d’envol et la ville de Gonesse, les actuels clients, les futurs clients, des représentants des pompiers, des associations aulnaysiennes et des élu-e-s…

Ce dossier doit sortir de l’anonymat pour une implantation qui engage l’avenir de la ville pour les 50 ans qui viennent en terme industriel, urbain, économique, social et environnemental.

Nos questions :

  • Comment et pourquoi Chimirec a perdu son classement Seveso ?
  • Quels sont les autres sites qui ont été étudiés et pourquoi le site d’Aulnay-sous-Bois a-t-il été finalement choisi ?
  • Comment l’installation de Chimirec rentre en interaction avec les autres entreprises présentes sur le site comme les entrepôts de Carrefour, classé Seveso ?
  • N’y a-t-il pas un danger à concentrer autant de dépôts de logistiques en termes de sécurité incendie, de trafics routiers de cette zone ?
  • N’il y a-t-il pas un danger d’asphyxie routière et donc économique pour les zones commerciales existantes O’Parinor et Parinor2 ? On a en effet l’impression de choix d’implantation basé sur un urbanisme d’opportunité et non d’aménagement cohérent de cette zone au nord de notre

Notre constat : Il nous semble qu’en termes d’urbanisme toute la lumière doit être apportée sur la question d’un nouveau quartier résidentiel nommé val Francilia : Le souci concerne l’impact de l’implantation de ces installations pour le projet urbain envisagé que nous estimons être antinomiques et non maitrisé par la commune.

Alors que le projet urbain projette logements, équipements…et l’installation de l’entreprise Chimirec (tel que cela apparait dans l’étude d’impact), on observe un fort glissement dans le mémoire en réponse comme dans le courrier de la ville qui y figure. On comprend que ce projet urbain devra être considérablement modifié puisque les équipements sensibles semblent avoir disparu entre-temps du projet urbain (comparatif des deux plans plan ci-dessous).

Mémoire en réponse qui n’indique plus d’équipements publics dans le périmètre des 500 mètres et donc dans le projet urbain val Francilia :

Ce qui est mis en questionnement, et sans réponse dans le cadre de l’enquête, concerne la coexistence des deux entités : zones d’activités polluantes (air, trafic, bruit…) potentiellement à risques, avec le nouveau quartier d’habitation. Cela ne parait pas compatible, comme l’atteste le courrier de la ville issu du mémoire en réponse de la MRAE, qui avoue en creux ne pas avoir pris la mesure des implications de la venue de Chimirec dans son projet (qu’elle connaissait pourtant) :

Du point de vue de la concertation et de l’information au public, il y a un problème puisque l’on ne sait plus quelles seront les implications dans le périmètre d’étude : le projet sera certes revu mais dans quelles directions ? Où seront les logements ainsi que les équipements indispensables ? L’économie générale du projet pourra-t-elle être réalisée tout en protégeant parfaitement les habitants ?

La municipalité a manqué de transparence, notamment lors des concertations sur le projet urbain passant sous silence cette implantation puis n’a pas anticipé un tel projet et a omis d’en parler jusqu’au moment de l’enquête, au risque de fragiliser l’implantation de cette entreprise face au flou et aux contradictions des éléments fournis. Comment donner un avis sur une implantation d’entreprise sans avoir une vue d’ensemble des projets urbains, sans un schéma directeur d’aménagement cohérent ?

Cela relève davantage, une fois de plus, d’un urbanisme d’opportunité, au coup par coup, que d’une maîtrise territoriale et démontre une incohérence stratégique d’ensemble de la part de la collectivité devant maintenant choisir entre un nouveau quartier d’habitations et une zone d’activités. Nous aimerions que la collectivité puisse, pour le moins, éclairer la commission d’enquête et les citoyen-ne-s sur ces points. Le flou est incompatible avec la sécurité.

Pour toutes ces raisons, nous renouvelons notre demande de prolongement d’un mois de l’enquête publique pour permettre à la commune de fournir des éléments fiables afin de mesurer l’impact de cette implantation sur l’aménagement de notre ville.

Ces projets engagent la ville pour au moins 50 ans. Ils méritent de prendre un peu de temps pour fournir de la cohérence et des informations complètes et stabilisées. A défaut cette enquête publique pourrait paraître factice.

Source : Aulnay En Commun

%d blogueurs aiment cette page :