Archives de Catégorie: Démocratie

Pour une réforme radicale de la vie politique de la ville

synthese_presse_rapport mechbacqLa participation : un enjeu majeur du renouvellement des pratiques politiques

Si le rapport est centré sur la question de la participation dans les quartiers populaires, il convient d’abord de rappeler que cette question traverse et interroge l’ensemble de la vie politique française et n’est pas spécifique à ces quartiers. Au cours des vingt dernières années, elle s’est imposée comme un enjeu majeur dans les politiques publiques et comme enjeu démocratique, à la croisée de revendications portées par les mouvements sociaux et d’un processus de « modernisation » de l’action publique.

L’horizon dans lequel nous souhaitons inscrire ce rapport est celui d’une participation qui aille au-delà de la communication ou de la concertation autour de projets et de politiques publiques, qui prenne en compte à la fois les enjeux de pouvoir, les inégalités et la conflictualité dans le débat démocratique, dans une perspective de transformation sociale.

Cela nous conduit à envisager la participation dans ses différentes dynamiques, institutionnelle, d’interpellation et d’initiative.

La dynamique participative Institutionnelle est celle qui est la plus reconnue ; elle procède d’une offre institutionnelle comme par exemple les conseils de quartiers ou les réunions publiques. Les expériences des conseils de quartier ont cependant montré qu’il ne suffit pas d’ouvrir des espaces institutionnels de participation pour qu’ils soient occupés. De plus, quand ces espaces sont investis, il arrive bien souvent que les plus précaires et les plus discriminés restent en dehors du jeu et même parfois que les décisions soient prises à leur encontre.

D’un autre côté, les dynamiques citoyennes peuvent s’inscrire dans une logique d’interpellation qui s’adresse aux pouvoirs publics ou à des acteurs privés pour demander, contrôler, proposer. Elles peuvent aussi prendre la forme de mises en œuvre, d’initiatives collectives, d’organisation de solidarités et de réponses concrètes. Mais elles courent le risque de la marginalisation ou de la parcellisation si elles n’embrayent pas sur des transformations institutionnelles.

Dépasser ces limites implique l’articulation de ces deux dynamiques, institutionnelle et d’initiative.

Le rendez-vous manqué de la politique de la ville

Faire des habitants les acteurs du changement, telle était l’approche préconisée par Hubert Dubedout dans son rapport de 1983. Cette démarche suscita alors une forte attente des professionnels, des citoyens et des associations. Trente ans  plus tard, force est de constater que, même si les rapports successifs ont régulièrement réaffirmé cet objectif et si la politique de la ville a constitué un lieu riche d’expérimentations participatives, ce projet reste largement inabouti. La politique de la ville est restée une politique conduite et décidée « par le haut », avant tout initiée par des professionnels et des élus locaux. Certes, elle n’a pas été sans effets concrets en termes d’aménagements urbains ou de renforcement des services publics de proximité mais elle n’a pas produit la dynamique sociale attendue.

De nombreux dispositifs ont été expérimentés mais les expériences sont restées des expériences au point que le seul mot d’expérimentation provoque une réaction épidermique chez nombre d’acteurs de la politique de la ville. Le cumul de savoir faire permettant une structuration des pratiques, leur généralisation et surtout la transformation des cultures professionnelles, administratives et politiques n’a pas eu lieu. Par ailleurs, la participation dans ses formes institutionnalisées, qu’il s’agisse des conseils de quartier ou des structures propres à la politique de la ville s’est essoufflée. Elle est souvent caractérisée par l’absence des plus précaires ou des jeunes ce qui a parfois conduit au constat que la participation se faisait « contre eux », un enfermement dans la proximité conduisant à laisser de côté les grands enjeux de transformation des quartiers populaires au profit d’un centrage sur la gestion du quotidien, l’instrumentalisation du milieu associatif dans une logique de délégation de services publics, (4) l’absence de règles du jeu et d’explicitations claires des enjeux de la participation. Au total, une participation le plus souvent sans enjeux et sans effets même si elle déploie parfois une batterie impressionnante d’outils de communication. Ces constats sont sévères ; ils ne sont pas spécifiques à la politique de la ville mais prennent un relief particulier dans les quartiers  populaires tant l’attente et les enjeux y sont importants.

C’est une réforme radicale qu’il convient d’engager, mettant les habitants au centre de la politique de la ville et ayant l’audace d’engager une véritable politique d’ « empowerment à la française ».

Source et article complet : rapport au ministre délégué chargé de la ville, par Marie-Hélène Bacqué et Mohamed Mechmache

Aulnay-sous-Bois : les jardins partagés du Gros Saule

Jardin_partage_aulnay_gros_sauleUne lectrice nous a envoyé une photo des jardins partagés du Gros Saule, que nous vous proposons de découvrir. Ce projet a été mené par les Centres Sociaux d’Aulnay-sous-Bois, avec la participation du Conseil de Quartier du Gros Saule. Ce dispositif permet à celles et ceux n’ayant pas la chance d’avoir un pavillon de pouvoir s’exercer aux joies du jardinage…

5ème Forum national de la Démocratie Participative à Aulnay-sous-Bois : tentative d’usurpation ?

PLAQUETTE DU 5eme FORUM NATIONAL DE LA DEMOCRATIE_Page_1Le 5ème forum national de la Démocratie Participative à Aulnay-sous-Bois a lieu les 7 et 8 septembre prochains. Une plaquette d’information le concernant est d’ailleurs disponible et accessible ici ou en cliquant sur l’image ci-contre. Ce forum est organisé par le CIDEFE (Centre  d’Information, de Documentation, d’Etude et de Formation des Elus), présidé par Jean-Claude Mairal, qui n’est autre qu’un élu du Parti Communiste Français (Vice-Président du Conseil Régional Auvergne). Certains disent que le CIDEFE n’est autre qu’un  centre de formation du PCF, même s’il n’y a pas forcément de preuve pour le justifier (il y a toutefois beaucoup de promotion de la part du PCF sur le Net à propos du CIDEFE).

Depuis sa création, le « forum national de la démocratie locale » a toujours été organisé dans des villes aux couleurs du PCF. Aulnay-sous-Bois sera ainsi la première ville non gérée directement par le PCF à accueillir cette manifestation, même si le PCF appartient à la majorité municipale.

La rédaction a reçu quelques messages de lecteurs mécontents par rapport à ce qui serait une tentative de récupération politique d’une manifestation qui devrait pourtant être consacrée à la démocratie de proximité. En ce qui nous concerne, nous espérons que tout cela n’est qu’une coïncidence et que ce sera un moment fort et vivant dans le cadre de la démocratie participative.

Quoiqu’il en soit, il est possible de s’inscrire en écrivant à cinquiemeforum@aulnay-sous-bois.com, en laissant vos coordonnées.  Le tarif est de 6 euros pour les aulnaysiens. Cette somme sera à régler le jour même, à l’ordre du Cidefe…

Aulnay-sous-Bois : Café Citoyen ce soir au New Resto sur l’insécurité

CambriolagePour rappel, le 3ème Café Citoyen a lieu ce soir, 20H00, au restaurant le New Resto (24 rue Jules Princet). Sous la coupe de la municipalité et de la démocratie participative, les questions de sécurité seront débattues. La communication présente la soirée comme suit :

« Dans un monde en perpétuel mouvement et en transformation rapide, inscrit dans un processus de globalisation planétaire, l’incertitude et l’insaisissable sont anxiogènes à l’échelle de l’individu et génèrent toutes les insécurités, tous les sentiments d’insécurité aussi.

Dans ce cadre, la délinquance apparait comme le symptôme social où ces insécurités viennent cristalliser et s’exprimer. Vivre localement un monde plus sûr contribuerait donc sans doute à la réduction des insécurités et du sentiment associé. Pour autant, la délinquance ne peut être réduite et encore moins traitée comme une conséquence fâcheuse et regrettable d’un monde incertain.

Et le fatalisme, ou l’angélisme, ne peuvent constituer une réponse. Les actions pragmatiques et coordonnées, novatrices ou issues de retours d’expérience, les moyens humains, techniques, financiers, doivent au quotidien contribuer pour leur part à la tranquillité publique, dans toute leur dimension, dans toute leur ambition, mais pas au-delà.

Le Café citoyen, espace démocratique de débats publics sans concessions ni démagogie, ouvre la porte avec ce 3e rendez-vous à un sujet important collectivement et toujours sensible individuellement. »

Avec :

  • Michel Kokoreff, Sociologue, professeur
  • Stéphane Gatignon, Maire de Sevran
  • Daniel Vaillant, Ministre de l’Intérieur entre 2000 et 2002
  • Gérard Ségura, Maire d’aulnay-sous-Bois

Description complète à récupérer en cliquant ici.

Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois : pour mettre fin au chômage, il faut combattre les licensieurs !

lutteouvrierePSA_Page_1Le gouvernement a décidé de baisser le plafond du quotient familial pour économiser 1,1 milliard d’euros dès 2014. 12 % des familles verront leur impôt augmenter, « les plus aisées », dit Ayrault. Sauf qu’il suffit de toucher deux smic et d’avoir trois enfants pour se retrouver imposable et perdre les avantages des familles exonérées d’impôt.

Sous couvert de « justice sociale », le gouvernement attaque y compris des familles modestes. Ce recul est, pour tous, de mauvaise augure, car demain on nous expliquera qu’il faut combler le déficit de la caisse du chômage, puis celui de la caisse de retraite et, comme toujours, le gouvernement demandera des sacrifices aux travailleurs.

Tous ces déficits proviennent d’un seul et même problème: le chômage. C’est le chômage qui fait baisser les cotisations sociales et vide les caisses de la protection sociale. Le chômage ronge notre société de multiples façons.

De Chirac à Hollande en passant par Sarkozy, ils ont tous déclaré vouloir « combattre le chômage » et en faire leur « priorité ». Maisle chômage augmente depuis des années et, depuis deux ans, la hausse est même ininterrompue avec chaque mois de nouveaux sommets.

L’annonce des « mauvais chiffres du chômage » est devenue une litanie qui ne fait plus les grands titres des journaux, comme s’il n’y avait rien à faire. C’est un fait que ceux qui se succèdent au gouvernement, de gauche ou de droite, ne veulent et ne peuvent rien faire parce qu’ils sont dévoués aux licencieurs.

La semaine dernière, Michel Sapin, ministre du Travail, a regretté le licenciement « injuste » des salariés de Spanghero à Castelnaudary et a trouvé « dommage » la fermeture de l’usine de Goodyear à Amiens. Maisles travailleurs n’ont que faire de ses larmes de crocodile !

L’usine Spanghero appartient à un groupe qui aurait les moyens d’assurer un emploi à ces salariés mais le gouvernement n’imagine pas une seconde l’y contraindre. Goodyear, n° 3 mondial du pneu, veut mettre sur le carreau 1173 travailleurs mais le gouvernement ne veut rien lui interdire. C’est la même chose pour IBMqui affiche 2,5 milliards d’euros de bénéfices au premier trimestre 2013 et veut supprimer 689 emplois.

La préoccupation de tous les gouvernements, quels qu’ils soient, est d’aider le grand patronat et de favoriser ses affaires. Leur priorité ce sont les profits de la bourgeoisie car, disent-ils, « les profits d’aujourd’hui font les emplois de demain ». Maissi les travailleurs marchent dans ces sornettes, ils sont condamnés au chômage, car c’est toujours au nom des profits que tous les grands groupes restructurent et suppriment des emplois.

Communiqué complet à lire ici ou en cliquant sur l’image.

Capade Sud : commentaires sur le projet Croix Blanche

Capade_Sud_Logo Les contraintes imposées, dès la mise en place du comité de pilotage, portaient  entre autre sur l’acceptation de  l’équilibre financier de l’opération prévu dès l’origine du projet. Il semblerait à,  ce jour, qu’un certain déficit soit admis, mais quel serait le montant maximum acceptable?

Sachant déjà le coût du foncier (2 000 000€), la rétrocession de 20% des logements à un bailleur social à un montant minoré de 1000€ du m2 représente déjà dans l’exemple de 10 logements de  65 m2, un manque à gagner de 650 000 euros.

Il s’avère que ce qui était prévisible est en train de se produire quant à une forme de nécessité de construire un nombre de logements difficilement compatible avec le PLU actuel.

Quant à la promesse qui aurait été faite par le maire à l’Association Croix Blanche d’organiser un référendum pour valider le projet final, n’en ayant pas été témoin nous ne pourrons pas vérifier la réalité de cette promesse qui semble de toute façon ne plus être du tout d’actualité.

Pour autant, et  au-delà de la complexité de la question qui pourrait être posée, nous sommes d’accord pour soutenir une telle initiative, non actée par la majorité municipale, les articles 33 et 34 du Règlement Intérieur du Conseil Municipal n’ayant pas été modifiés, la simple application des textes en vigueur ne permet pas la mise en œuvre de la démarche précitée.

Nous serions incomplets si nous ne placions pas ce projet quel qu’il soit dans le contexte urbanistique de la municipalité, voir aussi l’impact du SDRIF dont l’enquête publique vient de se terminer  et qui préconise la construction annuelle de 70 000 logements sur l’ensemble de la région.

Ayant notre part de quota à prendre en considération, cette nécessité est à inscrire dans un schéma de territoire sachant que nous attendons toujours la mise en œuvre d’un PLH intercommunal.

Le projet Croix Blanche n’étant pas hors de tout, il y a lieu d’avoir un regard global qui évite le mitage en zone pavillonnaire et fait préserver, tant faire ce-peut, une qualité de vie, voire à l’améliorer

Capade Sud quelques précisions sur les comptages

Capade_Sud_LogoUn conditionnel employé sur certains blogs pour parler du trafic de transit que nous avons identifié (20 personnes) le mardi 23 avril de 7h à 9h aux dix entrées/sorties de la zone sud d’Aulnay, nous conduit à fournir certaines précisions.

Nous avons comptabilisé les entrées et sorties  en relevant les plaques minéralogiques afin de vérifier  si les véhicules « entrant » ressortaient quelques minutes plus tard.

Le calcul ayant été ramené sur 1 heure (7h30-8h30), pour cause de défection à 2 points de sortie, nous pouvons estimer que les véhicules entrés dans les 5 dernières minutes de cette plage horaire n’ont pas été comptabilisés  comme ressortant ainsi  que ceux  du pont de l’Union, d’une partie du Bd de Strasbourg  et certains de la rue Waldeck Rousseau.

Pour les raisons citées ci-dessus, le pourcentage de 40% que nous avons établi doit être augmenté  de 10% (6mn/60mn)  et de quelques points  pour les sorties non identifiées soit

                                                40 x 110% = 44% + 2 à 4% = 46/48% minimum

Et comme il a été dit, lors de la réunion publique du 22 avril dernier, que le trafic du soir était supérieur au trafic de transit du matin,  le taux  doit donc se situer au-dessus des 50%.

Quant à ce « qu’au nom de la liberté de circuler » nous ne pourrions rien faire contre le fait que les routes communales suppléent  les RN et CD   est  un pas que nous n’avons pas franchi en ce qui nous concerne.

Il n’est pas non plus dans nos objectifs d’accepter le fait de ne « pas avoir eu de chance » d’acheter dans une rue où il a été décidé de « canaliser » le trafic de transit en lieu et place de rues parallèles.

Nous avons largement matière à solidariser un mécontentement bien naturel qui ne s’éteindra que faute de combattants et d’espoir.

Retour sur la remise des cartes d’électeurs et du livret citoyen du 24 mars 2013

Remise de caret d'électeur 008A l’approche des élections municipales de 2014, tout est bon pour inciter les jeunes à aller voter. Le 24 mars 2013, dans la salle du conseil municipal d’Aulnay, près cents  jeunes étaient venus récupérer leur carte d’électeur et un livret citoyen. Ce livret explique les principes fondamentaux de la République, les droits et les devoirs de chacun, le principe de Liberté, Égalité et Fraternité.

Pour cette cérémonie, le Préfet, le Maire Gérard Ségura, le conseiller général Jacques Chaussat et d’autres élus locaux s’étaient déplacés. Les nouveaux électeurs pourront ainsi participer l’année prochaine aux élections municipales et européennes.

Photo envoyée par Daniel Jacob, conseiller municipal UDI

Nouvel atelier de concertation sur plan de déplacement du Sud d’Aulnay-sous-Bois le 23 mars

Reunion_Plan_Deplacement_Sud_AulnayUn nouvel atelier de concertation a lieu ce samedi 23 mars, de 10h00 à 12h00, dans la salle du conseil municipal (Hôtel de ville). Au programme : le plan de déplacement du sud de la ville, discussion autour des modes alternatifs à la voiture.

Capade Sud Réunion Publique du 22 Mars Aulnay Sous Bois

Capade_Sud_LogoCOMMUNIQUE

L’association CAPADE , après son Assemblée Générale qui se tiendra

 le vendredi 22 MARS de 19 h à 20 h

 Salle DUMONT – Bd Galliéni

 organise une REUNION PUBLIQUE à  20 h sur  différents thèmes d’actualité tels que :

 

  • La concertation factice du plan de circulation
  • L’impact des nouveaux centres commerciaux sur le commerce existant
  • L’urbanisation galopante
  • Les conséquences réelles du 7ème collège
  • La sécurité et l’avenir de la police municipale

 Interviendra sur la problématique de la sécurité  Raphaël POCHET, auteur de « Un flic parachuté au cœur des cités »qui nous fera partager son vécu dans notre ville ce qui nous permettra de démarrer la soirée sur ce thème.

 La concertation factice du plan de circulation nous amènera à aborder la faillite de la démocratie participative sur Aulnay. Le nouvel exemple est l’absence de débat sur l’usine de méthanisation.

 Quant au commerce, il est grand temps que l’information soit faite sur les conséquences des prochaines ouvertures de centre commerciaux à proximité d’Aulnay (Aéroville, combattu par Gérard Ségura et Europa City, objectivement soutenu par celui-ci).