Archives de Catégorie: Logement
Etre jeune en Seine-Saint-Denis : difficile de s’insérer et d’accéder à un logement indépendant
L’Insee vient de publier deux études qui montrent que les jeunes de Seine-Saint-Denis sont, plus que ceux des autres départements franciliens, touchés par des difficultés d’insertion professionnelle et qu’ils ont plus de mal à décohabiter du foyer familial. Par ailleurs, bien qu’en nette progression pour le bac, la part des diplômés en Seine-Saint-Denis reste globalement plus faible qu’ailleurs, indique l’étude : 30 % des jeunes séquano-dionysiens n’ont aucun diplôme. Leur entrée sur le marché du travail est précoce (67 % des 20-24 ans sont actifs) mais leur insertion professionnelle est difficile et quand ils trouvent du travail, c’est souvent un emploi précaire et en dehors du département, pour les plus diplômés. Une situation économique qui a un impact direct sur leur capacité à quitter le logement familial : les conditions de leur insertion économique ne leur apportent pas l’autonomie financière permettant de décohabiter, surtout dans un contexte de pénurie et de cherté croissante des logements.
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=20&ref_id=18532
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=17377®_id=20
Prime « Rénovation énergétique » de 1350€
Dans le cadre du Plan de Rénovation Energétique de l’Habitat, l’Etat met en place, pour une durée de 2 ans, une prime exceptionnelle de 1 350€ pour aider les ménages aux revenus moyens à financer des travaux de rénovation énergétique de leur logement.
Cette prime s’adresse uniquement aux propriétaires occupant leur logement, pour des travaux de rénovation thermique lourde concernant leur résidence principale. L’octroi de l’aide est soumis à des conditions de ressources et concerne certaines catégories de travaux identifiées.
Vous pouvez vérifier votre éligibilité à la prime de 1 350€ avec le simulateur disponible à l’adresse suivante :
http://www.renovation-info-service.gouv.fr/simulation/index.php
Le ministre de la Ville à Aulnay-sous-Bois et Romainville
La rénovation urbaine sera au cœur de la visite du ministre délégué à la Ville, François Lamy, ce matin en Seine-Saint-Denis. En compagnie du président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, il se rendra d’abord à 8h15 à Romainville, où il doit visiter les quartiers Marcel-Cachin et Youri-Gagarine. Puis, à 10 heures, direction Aulnay-sous-Bois pour un tour du côté des cités de l’Europe, de la Rose-des-Vents et du Gros-Saule.
Source : Le Parisien du 23/09/2013
HLM : le royaume des petites combines
Face à la fièvre des loyers dans le privé, les locataires du parc social font tout pour garder leur logement. Parfois à la limite de la légalité.
Sous-location, transmission de bail sans passer par la commission d’attribution, appartement transformé en pied à terre… Dans le parc social parisien, les petites combines se multiplient. Selon nos informations, 1 200 procédures contentieuses sont en cours pour des « anomalies d’occupation », dont 622 pour le seul Paris Habitat, le plus gros office HLM de la capitale (voir ci-dessous). La loi Duflot, en discussion actuellement au Parlement, qui veut rendre plus transparente les conditions d’attribution des logements sociaux, ne prévoit d’ailleurs pas de s’attaquer frontalement à ce problème.
126 000 personnes en attente d’un logement social à Paris
« Avec la crise du logement, il est logique que ce genre de pratiques augmente », explique René Dutrey, un élu parisien d’Europe Ecologie-les Verts. Parmi les cas les plus emblématiques figure celui de l’égérie des anti-mariage pour tous, Frigide Barjot, convoquée mercredi devant la justice, sur plainte de la régie immobilière de la Ville de Paris. Elle occuperait abusivement, avec son mari Basile de Koch, un HLM en duplex de 140 m2 dans le XVe.
Notre plongée dans l’envers du parc social met en lumière différents cas de figure. Certains frôlent l’escroquerie en procédant à des locations saisonnières ou en sous-louant, empochant de confortables bénéfices. Mais la plupart cherchent par tous les moyens à garder leur habitation à loyer modéré.
Car si ces arrangements avec la légalité sont surtout une réalité parisienne, c’est avant tout à cause des loyers stratosphériques et des difficultés pour se loger.
Dans le même temps, la file des demandeurs, confrontés à des difficultés financières de plus en plus aiguës, ne cesse, elle, de s’allonger. Quelque 126 000 personnes sont aujourd’hui en attente d’un logement social à Paris. Il est clair que ces stratégies du « j’y suis, j’y reste » ont un impact sur la très faible mobilité dans le parc parisien : « Le taux de rotation y descend à 2% si on exclut le parc intermédiaire (NDLR : entre le social et le privé) et que l’on considère uniquement le parc social », constate l’élue UMP du XVIIIe, Roxane Décorte, spécialiste du logement.
Les bailleurs assurent, eux, que le phénomène reste marginal. « Nous ne restons pas les bras ballants face à ces pratiques scandaleuses. Nous ne pouvons pas non plus mettre un huissier derrière chaque porte », concède Jean-Yves Mano, l’adjoint au logement à la mairie. Alors ? Certains n’hésitent pas à pointer le manque de volontarisme des offices ou des sociétés HLM : « A partir du moment où les loyers sont payés, qu’il n’y a pas de troubles dans l’immeuble, le bailleur n’est pas très motivé pour lancer une enquête », assure un administrateur locataire d’une société HLM francilienne.
Source et image : Le Parisien du 16/09/2013
Le changement d’adresse chamboule des locataires du quartier de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois
A Aulnay, un immeuble a changé d’entrée et donc d’adresse. Au grand dam de plusieurs de ses habitants qui lancent une pétition.
La rénovation urbaine, lancée en 2005 dans le quartier de la Rose-des-Vents, à Aulnay, a eu des effets spectaculaires. Des tours ont disparu, des immeubles neufs ont poussé, des façades ont été rénovées… D’autres changements, plus discrets, bouleversent aussi le quotidien des habitants.
Pour Micheline, installée depuis « plus de trente ans » au 26, rue de Tourville, cela a pris la forme d’un courrier, reçu en juillet dernier. « La nouvelle adresse de votre hall d’immeuble est : 51, rue Edgar-Degas », indique la lettre du bailleur Logement francilien. Comme nombre de ses voisins, la retraitée affirme qu’elle est tombée des nues : « J’avais posé la question au gardien au début des travaux, il m’avait répondu qu’il n’y aurait pas de changement. » Ce n’est pas la première fois, dans le quartier, que la rénovation entraîne une modification d’adresse. Mais jamais cela n’avait suscité une telle bronca.
Six autres halls affublés d’un nouveau numéro de rue
Dans une pétition adressée au bailleur et au maire, une partie des habitants exige de conserver l’ancienne adresse. « C’est gênant, il faut écrire partout, explique Micheline. A la banque, la caisse de retraite, les impôts… » Son fils Fabrice renchérit : « On n’a pas été consultés. Quand j’ai refait mon passeport il y a deux mois, je ne pensais pas que notre adresse allait être modifiée. » « Pour nous, les anciens, l’adresse, c’est sacré! » affirme une autre locataire. La pétition évoque aussi d’autres difficultés, notamment les intrusions répétées sur le parking voisin.
L’immeuble a subi ce que l’on appelle, dans le jargon de la rénovation urbaine, un « retournement de hall ». Objectif : respecter les nouvelles normes en termes d’accessibilité et achever la résidentialisation (clôture des espaces privés) du bâtiment. L’ancienne entrée, rue de Tourville, a donc été murée, et un nouvel accès a été aménagé, rue Edgar-Degas, donnant sur un espace public plus spacieux en retrait de la rue. Les travaux ont été achevés il y a un an. L’immeuble n’est pas le seul concerné. Six autres halls ont été ainsi affublés d’un nouveau numéro de rue cet été. « Un changement d’adresse se prépare en amont, indique une porte-parole du Logement francilien. Une fois que la ville nous fait parvenir son nouveau plan de numérotation de rues, on peut poser les nouvelles plaques. Mais nous avions prévenu les gens bien avant, lors des réunions d’information. »
Pourtant, plusieurs locataires affirment avoir appris la nouvelle cet été. « Je n’étais pas du tout au courant », assure une retraitée de l’immeuble, qui s’inquiète : « Je n’ai pas encore commencé les démarches et je ne suis pas autonome. Il faut que quelqu’un m’accompagne. »
En mairie d’Aulnay-sous-Bois, on indique qu’une « cellule d’aide » va prochainement être mise en place pour épauler les habitants dans leurs démarches. En attendant, les deux adresses sont encore valides. « Il n’y a pas d’urgence, les locataires ont le temps, assure-t-on du côté du Logement francilien. Nous ferons le point avec la Poste dans quelques semaines afin d’évaluer le volume de courrier qui parvient encore au 26, rue de Tourville. » Mais ni la ville ni le bailleur n’envisagent de restaurer l’ancienne adresse.
Source et image : Le Parisien du 07/09/2013
Prix du foncier aux abords des gares du Grand Paris : première livraison de l’observatoire ad hoc
Curieusement, il n’y aurait pas eu d' »augmentation particulière » des prix aux abords des 72 futures gares du Grand Paris, entre 2006 et 2011, assure l’Observatoire des prix du foncier et de l’immobilier aux abords des gares du Grand Paris, dans sa première lettre d’information datée de juillet. Les prix de vente des maisons et des appartements situés dans un périmètre de 800 m autour de ces gares du Grand Paris n’auraient en effet augmenté (que) de 30% en cinq ans, alors qu’ils augmentaient de 35% en Ile-de-France et de 30% en première couronne.
« Le ralentissement relatif de l’activité immobilière en 2011 et le calendrier de livraison des nouvelles gares, encore très lointain pour les ménages à l’origine de l’essentiel des transactions, expliquent cette situation », pour les statisticiens de ce tout nouvel observatoire créé en avril dernier (voir notre article ci-contre du 11 avril 2013). Ils notent également que « les hausses de prix sont tendanciellement les plus fortes sur les espaces déjà les plus chers ». Un constat déjà perceptible en 2006, année où les deux tiers des gares du Grand Paris Express existaient déjà mais n’étaient pas encore identifiées. Or les prix y étaient déjà près de 10% plus élevés que dans la moyenne de l’Ile-de-France. « Ces écarts de prix reflètent les dynamiques interrégionales et les polarisations déjà existantes, commente l’observatoire. En particulier, les territoires bénéficiant de gares déjà existantes profitent d’un effet polarisant et attractif plus fort. » Idem pour les transactions : en 2006, les transactions immobilières autour de ces « futures gares Grand Paris sans le savoir » concentraient déjà 20% des transactions de Paris et de Seine-Saint-Denis, un quart de celles des Hauts-de-Seine et un sixième sur le Val-de-Marne (moins de 5% en seconde couronne, « ce qui correspond au faible nombre de gares et au poids relatif de leur emprise », commente l’observatoire).
En 2011, les futures gares du Grand Paris sont connues. Les volumes de transactions y sont stables par rapport à 2010, alors qu’elles baissent de 9% sur l’ensemble de la région Ile-de-France. Les statistiques 2012 sont attendues pour la fin de cette année.
Aulnay-sous-Bois : une maison comporte plusieurs appartements rue de Reims
La crise du logement aidant, plusieurs propriétaires de pavillons ont transformé leur pavillon en une multitude d’appartements, pour rentabiliser leur acquisition. Ainsi, rue de Reims, une maison d’un volume standard a été transformé en 12 appartements, si l’on en croit les boites aux lettres visibles via l’image ci-contre.
Louant un studio allant parfois jusqu’à 700 € (ce n’est peut-être pas le cas ici), ce scandale avait fait réagir les médias et quelques services publics. Problème : compte-tenu du manque de logements en Région Parisienne notamment, il est impossible pour les services publics de mettre fin à ce marchandage de sommeil, sans mettre plusieurs familles à la rue.
Dans le cas présent, les loyers sont peut-être modérés, les conditions sanitaires respectées et l’électricité aux normes. Ce n’est cependant pas toujours le cas dans ce type d’opération.
A noter que la rue de Reims a une spécificité : quand on vient du Boulevard de Strasbourg, elle est en sens interdit des deux côtés !
Immobilier: Duflot fait enrager les professionels
Le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové est à peine engagé qu’il fait déjà bondir les professionnels de l’immobilier. Comme nous le rapportions dans notre journal du 12juin, le texte dit « projet Duflot », du nom ‘de la ministre du Logement Cécile Duflot, va s’attaquer aux pratiques abusives dans l’immobilier en plafonnant les frais d’agence payés par le locataire, en encadrant les tarifs des syndics ou encore en limitant les pratiques des marchands de listes. Cette attaque en règle a déclenché des tirs de barrage: vendredi dernier, la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) a ainsi appelé ses membres à boycotter les observatoires des loyers – un outil du ministère – collectés notamment auprès des agences immobilières.
La ministre accusée d’avoir choisi le camp des locataires
La Fnaim veut protester contre les propos de la ministre la semaine dernière: « Jeter l’opprobre sur notre profession est facile en termes de communication, je ne suis pas sûr que ce soit efficace alors qu’une grande partie du texte est issue de nos recommandations « , résume le président adjoint de la Fnaim, Jacky Chapenot. L’article 5 du projet qui prévoit que les honoraires de location ne soient plus payés par les locataires crispe les agents immobiliers, qui anticipent une perte de 200 M€ par an, soit 10 000 à 15000 emplois en moins.
Plus généralement, les agents immobiliers, les syndics, les constructeurs, accusent leur ministre d’avoir choisi le camp des locataires contre celui des propriétaires. « Avec ce projet qui va faire fuir les investisseurs, le gouvernement s’éloigne de la vraie question, qui est celle du logement » estime le PDG de Foncia, François Davy. L’ambition du gouvernement, rappelée en préambule du projet de loi, est de créer 500 000 nouveaux logements par an, contre 346 000 nouvelles constructions en 2012. «Je ne comprends pas pourquoi les professionnels hurlent comme ça à chaque tentative de moralisation, réplique Michel Fréchet, président de la Confédération générale du logement, l’association créée par l’abbé Pierre. Si on ne construit plus de logements privés depuis mi-2011, c’est avant tout en raison de la crise économique et de la baisse du coup de pouce de l’Etat à l’investissement locatif. »
Le projet Duflot n’a pas fini de faire tousser. Prenons l’attribution des logements sociaux, Si le texte passe, les communautés d’agglomération distribueront lès HLMà la place des maires. La ministre veut-ainsi limiter les attributions cadeaux, mais les parlementaires qui doivent voter la loi sont aussi souvent des maires …
Source : article du Parisien du 26/06/2013
Aulnay-sous-Bois : le 19 rue Jean Charcot squatté ?
Malgré la pose de la benne qui avait pour objectif de supprimer l’accès aux horribles boxes dans la cour de derrière, des personnes escaladent cette benne et l’arrière des fenêtres du 1er étage côté boxes. Des riverains ont constaté que les vitres avaient été cassées (20 avril 2013). Depuis quelques jours des rideaux sont apparus côté rue au 1er étage à droite. Inquiets, ces riverains ont prévenu les autorités. Rien ne semble arrêter ces personnes qui sévissent sur cette parcelle depuis plusieurs mois.
Ce bâtiment devrait bientôt être détruit pour laisser place à un nouvel immeuble. Pas de date bien définie pour le début des travaux…
Capade Sud : commentaires sur le projet Croix Blanche
Les contraintes imposées, dès la mise en place du comité de pilotage, portaient entre autre sur l’acceptation de l’équilibre financier de l’opération prévu dès l’origine du projet. Il semblerait à, ce jour, qu’un certain déficit soit admis, mais quel serait le montant maximum acceptable?
Sachant déjà le coût du foncier (2 000 000€), la rétrocession de 20% des logements à un bailleur social à un montant minoré de 1000€ du m2 représente déjà dans l’exemple de 10 logements de 65 m2, un manque à gagner de 650 000 euros.
Il s’avère que ce qui était prévisible est en train de se produire quant à une forme de nécessité de construire un nombre de logements difficilement compatible avec le PLU actuel.
Quant à la promesse qui aurait été faite par le maire à l’Association Croix Blanche d’organiser un référendum pour valider le projet final, n’en ayant pas été témoin nous ne pourrons pas vérifier la réalité de cette promesse qui semble de toute façon ne plus être du tout d’actualité.
Pour autant, et au-delà de la complexité de la question qui pourrait être posée, nous sommes d’accord pour soutenir une telle initiative, non actée par la majorité municipale, les articles 33 et 34 du Règlement Intérieur du Conseil Municipal n’ayant pas été modifiés, la simple application des textes en vigueur ne permet pas la mise en œuvre de la démarche précitée.
Nous serions incomplets si nous ne placions pas ce projet quel qu’il soit dans le contexte urbanistique de la municipalité, voir aussi l’impact du SDRIF dont l’enquête publique vient de se terminer et qui préconise la construction annuelle de 70 000 logements sur l’ensemble de la région.
Ayant notre part de quota à prendre en considération, cette nécessité est à inscrire dans un schéma de territoire sachant que nous attendons toujours la mise en œuvre d’un PLH intercommunal.
Le projet Croix Blanche n’étant pas hors de tout, il y a lieu d’avoir un regard global qui évite le mitage en zone pavillonnaire et fait préserver, tant faire ce-peut, une qualité de vie, voire à l’améliorer