Archives de Catégorie: Transports
Connaissiez vous le bulletin de la ponctualité interactif mensuel du STIF ?
Si vous prenez souvent les transports en commun, ce bulletin vous intéressera certainement.
La véritable histoire de l’écartement des rails de chemins de fer ?
En ce samedi plutôt chaud nous vous proposons de découvrir l’histoire revisitée de l’écartement des rails des chemins de fer américain en cliquant sur l’image ci-contre.
Insolite, nous n’avons pas vérifié la véracité de cette information qui parait tellement grossière qu’elle en est peu crédible. en tout cas, ça peut nous faire réfléchir.
Information proposée par Andrée Diot
Après le Fret, la SNCF veut-elle tuer les trains Intercités ?
Alors que l’écologie devrait selon toute vraisemblance être un axe majeur dans le développement et l’aménagement du territoire, nous apprenons que la SNCF étudie la possibilité de remplacer des trains Intercités (reliant plusieurs villes de province) par des autocars, bien plus polluants.
Un déficit de plusieurs centaines de millions d’euros
Les trains Intercités permettent de relier des villes comme Saint-Quentin à Maubeuge, ou Hirson à Metz, voire Caen à Tours. L’essentiel de l’activité se trouvant en Ile-de-France, à proximité de Paris, inutile de préciser que la fréquentation de ces lignes est loin d’être optimale. Le coût et également quelques problèmes de fiabilité finissent par décourager les potentiels Clients de ces lignes ferroviaires.
Un groupe d’élus et d’experts, sous la direction du député Socialiste Philippe Duron, préconise ainsi de supprimer plusieurs lignes ainsi qu’une grande partie des trains de nuit pour utiliser à la place des autocars. Ces autocars, bien plus polluants, sont en effet moins couteux à entretenir. Le réseau autoroutier privé (Sanef, Vinci…) serait utilisé, autant dire que cette décision pourrait faire plaisir aux actionnaires de ces sociétés d’autoroute.
Le réseau ferré français est quasi-exclusivement géré par RFF (Réseau Ferré de France) et exploité par la SNCF (position de quasi-monopole).
Le réseau ferré français de plus en plus menacé
A la différence de nos voisins Allemands de leurs 40 000 km de voies ferrées, le réseau français n’a cessé de se contracter depuis des décennies, avec un réseau exploitable de moins de 30 000 km. Alors que le Fret Allemand semble en constante progression (il est également bien en point dans de nombreux pays européen), le transport ferroviaire français est en déclin et est très déficitaire. La majorité du réseau est utilisé pour le transport de voyageurs.
Jusqu’en 1937, les voies ferrées étaient gérées par des compagnies privées. L’âge d’or a pris fin par la soudaine décision de nationaliser ces voies et de créer une société de toute pièce appelée SNCF. Depuis, la politique nationale a été de supprimer des voies ferrées pour développer le transport routier. De nombreuses lignes ont ainsi été fermées. On peut citer par exemple :
- La ligne reliant Crepy-en-Valois à Creil en passant par Senlis
- La ligne reliant Roye à Cambrai en passant par Peronne
- La ligne reliant Chartres à Massy en passant par Gallardon
Tout d’abord, ce furent les transports de voyageurs, puis vinrent l’arrêt total du transport de Fret. En 2007, avec la décision de la SNCF de supprimer ce que l’on appelle les Wagons uniques (entreprises ne nécessitant qu’un wagon par semaine), plusieurs entreprises françaises ont été contraintes de se tourner vers le transport routier. Des dépôts de gaz, ravitaillés avant le le Fer, utilise maintenant la route pour stocker leur matière dangereuse, avec tous les risques que nous connaissons.
La suppression des lignes Intercités semble donc s’inscrire dans une sorte de continuité.
RFF préfère supprimer des lignes plutôt que de laisser la concurrent les exploiter
Au hasard de mes lecteurs sur le Net, je me suis arrêté sur une troublante histoire ou des Coop française (stockage / transport de produits céréaliers) alerte sur la fermeture des voies capillaires (voies secondaires à faible utilisation). Alors que la concurrence (on peut citer Colas Rail) estime à 300 000 € la remise en état et l’entretien des voies, RFF estime de son côté le coût à… 6 millions d’euros !
Certaines voies ont été fermées et ce malgré la protestation des élus, des usines ou exploitations agricoles et la volonté de certaines sociétés privées de maintenir les voies ferrées. RFF / SNCF ont même refusé à des entreprises de se relier à des voies capillaires en prétextant que celles-ci n’étaient plus aux normes et qu’elles étaient vouées à disparaitre.
Avec la fin de l’éco-taxe, la route apparaît comme la priorité du gouvernement
Les beaux discours sur l’écologie et le développement durables n’ont finalement eu qu’un effet très minime sur l’aménagement du territoire : la fin de l’éco-taxe, la construction / optimisation de nouvelles portions routières, l’abandon de lignes de fret, la fin programmée des liaisons Intercités semblent s’inscrire dans une volonté plus globale de s’appuyer quasi-exlusivement sur le réseau routier. Cela a plusieurs avantages :
- Les sociétés d’autoroute voient le trafic ainsi augmenter
- La consommation en carburant est de fait en augmentation (TIPP)
- L’industrie automobile bénéficie d’une usure plus rapide du parc, et donc d’un renouvellement de pièces ou véhicules plus fréquent
Du côté sombre de ce tableau, on peut s’attendre à une augmentation de l’impact carbone, à l’heure où plusieurs pays tentent de se mettre d’accord pour réduire cet impact sur l’environnement. Etrangement, cela ne semble pas émouvoir les écologistes, pourtant si prompts à réagir sur d’autres sujets.
Actualités lignes bus CIF
Après le bébloquage du dépôt des bus CIF de Tremblay en France, voici l’état du réseau de Tremblay, Villepinte, Sevran, Aulnay, Blanc-Mesnil :
Le trafic est NORMAL sur les lignes 15, 39, 44, 45, 93 et 349
LIGNE 43: trafic quasi normal.
comme toujours, la rédaction vous tiendra informée de l’évolution du réseau.
Reprise progressive du trafic des bus CIF ligne 15 suite au dépôt bloqué
Par décision de justice, le dépôt de bus de la compagnie CIF ligne 15 à été débloqué ce matin aux alentours de 7 h 30.
Toutefois, les grévistes étant nombreux, le trafic reste fortement perturbé.
plus d’infos ici:
La fin de l’autoroute ferroviaire entre le Nord-Pas-de-Calais et les Landes ou la volonté du tout-camions
Le projet titanesque d’autoroute ferroviaire Atlantique entre les Landes et la plateforme logistique Delta III de Dourges, situé dans le Pas-de-Calais, a été semble t-il définitivement enterré en Avril par le ministre des Transports Alain Vidalies.
Vous vous rappelez certainement de cette affaire d’autoroute ferroviaire qui avait fait remouds jusqu’à Aulnay-sous-Bois, où l’on prévoyait de faire passer des trains d’un kilomètre de long. Même Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, s’était ému de la possibilité de faire transiter ce flux de trains via le terrain de PSA. Manuel Valls avait également dit non à ce projet.
Alors que ce projet, certes perfectible, aurait pu diminuer l’impact des camions tant sur notre environnement que sur nos infrastructures, le gouvernement fait une nouvelle fois marche-arrière. Après la fin de l’éco-taxe qui aurait pu donner à nos département des revenus supplémentaires pour amortir l’impact des camions (souvent en provenance de l’étranger) transitant sur nos Départementales et Nationales, c’est au tour de l’autoroute ferroviaire d’en faire les frais.
Les lobbys ont certainement poussé à faire échouer le projet. En tout cas, la Région Nord-Pas-de-Calais, qui a lourdement investi dans ce dispositif, est très déçue. Certains disent que des wagons avaient déjà été commandés pour répondre au besoin de cette autoroute ferroviaire.
La transformation écologique, l’Agenda 21, et les futurs engagements pour la COP21, ce n’est pas pour maintenant !
Débloquage des dépots des lignes de bus, reprise partielle
Les dépôts de Goussainville et de Tremblay sont débloqués depuis mercredi 13 mai au soir suite à une action en justice menée par la direction Keolis-CIF. Cependant le mouvement social perdure sur l’ensemble des centres d’exploitation. De très fortes perturbations sont à prévoir sur l’ensemble des lignes du réseau KEOLIS-CIF et filéo.
Pour les lignes du réseau de Tremblay, Villepinte, Sevran, Aulnay, Blanc-Mesnil :
Trafic partiel :
– Ligne 1 : Trafic normal
Trafic nul pour les lignes 15, 39, 43, 44, 45, Tbus et 93.
Deuxième semaine de grève pour les chauffeurs de bus CIF-Kéolis
Deuxième semaine de grève pour les chauffeurs de bus CIF-Kéolis
La galère continue pour les usagers des Courriers d’Ile-de-France (CIF), filiale de Kéolis. Les salariés du transporteur, qui emploie un millier de personnes en Seine-Saint-Denis, Val-d’Oise et Seine-et-Marne, ont décidé de reconduire leur mouvement dès ce lundi, après une première semaine de grève.
Trois dépôts sont toujours bloqués à Tremblay-en-France (93), Mitry-Mory (77) et Goussainville. D’autres pourraient être touchés à leur tour dès ce lundi à l’aube. Selon la direction, le nombre de grévistes a diminué tout au long de la semaine pour se fixer autour de 15%.
Le dialogue est toujours rompu et les négociations au point mort. «Il n’y aucun effort de la part de la direction, estime Jamel Benkissaou, délégué CGT. Si ça continue, il y a le risque d’un regain de violence. Les salariés en grève pourraient finir par s’en prendre au matériel et on n’est pas à l’abri de bagarres avec des non-grévistes». Les grévistes réclament des hausses de salaire et de meilleures conditions de travail, suite aux négociations annuelles obligatoires (NAO). «Nous aussi, nous avons droit à notre part du gâteau. La société a réalisé un chiffre d’affaires record», martèle le syndicaliste. Les négociations entamées vendredi se sont soldées par un échec. «Les syndicats ont quitté la table, raconte la direction. Nous leur proposions une augmentation de 0,6% répartie sur plusieurs mois, en plus de la création d’une prime de 100€ par an, ainsi que d’autres primes. Mais ils ont considéré que ce n’était pas suffisant. Dés demain (ce lundi, ndlr), nous organiserons une nouvelle réunion pour sortir de cette situation».
En parrallèle, trois délégués syndicaux sont convoqués mardi devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour le blocage du dépôt de Goussainville. Ils sont accusés d’avoir fait obstruction à la levée du barrage.
source: le parisien: http://www.leparisien.fr/goussainville-95190/deuxieme-semaine-de-greve-pour-les-chauffeurs-de-bus-cif-keolis-10-05-2015-4760689.php
Etat des lignes CIF, Tremblay, Villepinte, Sevran, Aulnay, Blanc-Mesnil
Le mouvement social, débuté le lundi 4 mai 2015 se poursuit. De très fortes perturbations sont
à prévoir sur
l’ensemble des lignes du réseau KEOLIS-CIF et filéo pour une durée indéterminée.
Pour les lignes du réseau de Tremblay, Villepinte, Sevran, Aulnay, Blanc-Mesnil :
Trafic nul pour les lignes 1, 15, 39, 43, 44, 45, Tbus et 93.
André Cuzon : Transport aérien, effet de serre et climat … pour les nuls
La consommation par kilomètre de carburant fossile d’un voyage en avion est équivalent à celui du transport d’un voyageur en voiture : hier 5 kilomètres au 100 aujourd’hui un peu moins.
Mais l’effet radiatif est à multiplier par 3 environ
(nos sources sont le rapport spécifique du GIEC 1999, bizarrement il n’y a pas eu d’autres depuis…).
Cela signifie qu’un aller retour Paris Toronto (environ 12.000 kilomètres) revient à un effet radiatif de l’ordre de 36.000 kilomètre-voiture.
Il faut ensuite considérer simplement la progression du transport aérien depuis 50 ans et dans les 50 ans à venir.
Le transport aérien est une réalité non régionale, mais internationale : il concerne aussi le fret (l’équivalence en termes d’effet radiatif se fait au poids).
Kyoto ignorait le transport aérien, Paris l’ignorera aussi assurément.
Il ne s’agit pas de sensibiliser seulement les habitants de notre région mais tous les citoyens du monde.
Si vous voulez régionaliser l’enjeu il faut proposer (cela a été fait par E93 et mr Gayssot à l’époque…) une limitation du nombre de passagers et de tonnes-fret dans nos aéroports franciliens.
Il faut aussi proposer la fermeture de l’aéroport du Bourget dont l’emport moyen est inférieur à 2 et dont la superficie de 550 kilomètres carrés provoque une double fracture urbaine majeure majorée par la proximité de l’aéroport de Roissy au détriment du nord-est parisien (particulièrement du Val d’Oise) fracture territoriale et sociale qui correspond exactement aux banlieues qui ont flambées en 2005.
Ce n’est pas le CDG-Express ni la gare du Grand Paris du « triangle de Gonesse) qui vont réduire ces fractures au contraire.
Pas de taxe sur le kérosène (ni d’écotaxe bien sûr) mais sur les carburants des voitures et des camions qui du coup sont pénalisés par rapport au transport aérien …
Pas de TVA dans les aéroports (duty free).
Mais l’aller-retour Aulnay-Paris coute pour le jeune de la banlieue plus de 10 euros pour 10 kilomètres à vol d’oiseau
Source : communiqué d’André Cuzon
