Archives de Catégorie: Urbanisme

Un immense projet immobilier au niveau du carrefour Jean Monnet à Aulnay-sous-Bois

Apprécier un tel projet n’est pas aisé, tant les aspects à prendre en compte sont nombreux. Relevons en un parmi d’autres : la place et la gestion de l’eau dans la ville. La CLE  (Commission Locale de l’Eau) vient de rendre un avis favorable, mais avec de sérieuses réserves.

Elle considère en particulier que la surface permettant l’infiltration des eaux de pluie est trop modeste.

  • Les espaces de « pleine terre » (16%) sont insuffisants, de nombreux espaces verts étant prévus « sur dalle », les cheminements piétons sont imperméabilisés
  • Absence de dispositifs visant à réduire la consommation en eau potable, ni de réseau permettant la réutilisation des eaux pluviales

Le projet se trouve sur le tracé du ru du Sausset aujourd’hui canalisé et enterré. Les autorités environnementales prônent, autant que possible, le retour des cours d’eau en surface. Il faut pour cela respecter une zone non constructible de 15 mètres de part et d’autre des cours d’eau, qu’ils soient en surface ou enterrés.  Or le projet prévoit d’implanter des bâtiments sur cette zone  qui pourrait être une trame bleue. Entre la rue Utrillo et la Nationale 2, dans le prolongement du parc du Sausset, on aurait la possibilité de conduire une opération de renaturation ambitieuse, sans renoncer à construire, mais en respectant certaines limites.

Les conseils des spécialistes de l’environnement seront-ils entendus ?

L’adaptation de la ville au dérèglement climatique par la restauration d’espaces naturels qui atténuent l’effet des canicules et des inondations sera-t-elle sérieusement prise en compte ?

Source : Aulnay Environnement

Résidence senior Croix Blanche à Aulnay-sous-Bois : On change les règles !

Que faire lorsqu’on a approuvé un permis de construire dont on n’a même pas vu qu’il ne respectait pas le règlement du PLU, de sorte qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont attaqué le projet et qu’on a été obligé de le retirer ?

Qu’à cela ne tienne, il suffit le changer le règlement ! La 4e modification du PLU d’Aulnay-sous-bois, déjà approuvé par le Conseil de Territoire,  permet de calibrer précisément le règlement sur le projet du promoteur !

·       imposer rue Jean Jaurès « ce signe architectural ponctuel » :

 « il sera possible de créer un élément architectural marquant dans un plafond de hauteur de 16 mètres » (p6/11)

Ainsi on se dispense des règles auxquelles le règlement contraint le simple citoyen, qui dans la zone UG  ne peut élever de nouvelle construction au-delà de 11m.

Mais ne boudons pas notre plaisir de pouvoir bénéficier d’un si bel embellissement de notre paysage urbain ! Cela valait bien une modification du PLU !

  • Mettre les places de parking à la portion congrue:

La modification du PLU indique que pour une « résidence senior » d’une centaine de logements, avec des services spécifiques pour cette tranche d’âge, « le nombre d’employés (est) éventuellement inconnu lors du dépôt de la demande d’autorisation» (p 7/11). Il suffit de consulter sur le net les effectifs dans certaines résidences senior : une vingtaine de personnes! Alors que nous avions relevé l’insuffisance du nombre de places de parking, il est encore réduit au minimum : au lieu de « 1 place pour 3 employés + 1 place pour 200m2 de SDP (Surface De Plancher) », on exigera juste « 1 place pour 250 m2 de SDP ». Soit pour l’ancien projet  de 5000m: 25 places + places employés. On tomberait  à 20 places ! Les employés imprévisibles, les résidents et les visiteurs n’auront qu’à se garer dans une rue déjà saturée. Ou sur les trottoirs, comme c’est la coutume de laisser-faire à Aulnay !

Cependant, quelques articles n’ont pas pu être changés :

  • «Toutes les façades doivent être conçues de sorte à ne pas porter une atteinte excessive à l’unité architecturale de leur environnement bâti ». (article 11/2.3). Les participants au Conseil de Quartier s’étaient précisément scandalisés de l’aspect d’un projet dont la volumétrie, les matériaux et les teintes sombres étaient en rupture complète avec le bâti environnant.
  • « La vue sur les cœurs d’ilots doit être conservée pour les façades (…) présentant un linéaire supérieur à 20 mètres ». Or le projet qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont combattu avait une façade de 80 mètres ! 

Le nouveau projet tiendra-t-il compte du refus des riverains de voir implanter en plein quartier pavillonnaire un ensemble digne des casernes  qui ont fleuri dans toutes les villes des l’Est de la France à la fin du XIXe siècle ?

Est-ce cela, l’intention affichée de « défendre la zone pavillonnaire » ?

Il reste un point essentiel : cette « résidence senior » qui n’est pour l’instant qu’une opération immobilière privée remplaçant un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale (Les Cèdres) peut-elle être vraiment assimilée à un CINASPIC (Construction ou Installation Nécessaire à un Service Public ou d’Intérêt Collectif) ? C’est en effet sur cette dénomination que repose la justification de ces modifications.

Nous serons très vigilants sur le nouveau permis de construire dont nous espérons, lorsqu’on en demandera la communication, qu’on ne nous dira pas, comme pour le précédent : « on ne sait pas où il est !»

QUAND LES ÉLUS VOUDRONT-ILS BIEN ASSOCIER LES AULNAYSIENS À LA TRANSFORMATION DE LEUR VILLE ?

Source : Aulnay Environement

Comment être passé à côté de cet excellent article du PARISIEN du 4 mai 2023 écrit par Laurence Voyer

 « Bonjour,

Il suffit de traverser une ville de banlieue pour se rendre compte du problème. Au beau milieu d’un alignement de maisons particulières, on voit surgir un petit immeuble flambant neuf dont les balcons offrent une vue imprenable sur le jardin du voisin qui, lui, a construit sa maison au temps où le quartier était encore pavillonnaire. Manque d’intimité, perte de luminosité, densification de la circulation, stationnement insuffisant… la liste des inconvénients est longue comme un jour sans pain et avec vis-à-vis, sans compter le préjudice des mois de travaux et du bruit qui va avec.
Pas besoin d’être un brillant urbaniste pour comprendre que les deux univers vont avoir du mal à cohabiter. C’est pourtant le résultat de la multiplication de ces programmes immobiliers « sauvages », qui fleurissent sans réflexion ni concertation, si ce n’est sur le montant du chèque donné aux propriétaires pour qu’ils vendent une « dent creuse » (un terrain vide au milieu d’autres terrains construits) ou même leur maison (elle sera démolie pour faire place nette).

Les outils juridiques existent pour fixer des règles Ensuite, si le plan local d’urbanisme autorise la construction de bâtiments de deux ou trois étages, le tour est joué. Pour finir, les villes se retrouvent avec des ensembles sans harmonie, pour ne pas dire affreux, sur les bras. Est-ce cela la cité de demain ? Au contraire, dans les colloques, architectes et urbanistes la dessinent plus aérée, plus verte, plus modulable et même plus apaisée. Pas construite au coup par coup, en fonction des seules opportunités foncières. Parce que les terrains disponibles sont rares, ils doivent faire l’objet de toutes les attentions. Les outils juridiques existent pour fixer des règles. Certaines municipalités élaborent des chartes de construction durable avec les promoteurs et les habitants pour obtenir un consensus sur le développement urbain. La population augmente, le besoin de logements se fait toujours plus pressant et il n’est pas question de tout figer. Alors construire oui, mais pas n’importe comment. »

Merci à notre lecteur aulnaysien de nous rappeler par l’intermédiaire du Parisien  un tel truisme considérant bien entendu que toute ressemblance avec une réalité serait très fortuite puisque l’article évoque ici de petits immeubles de 3 étages, inconnu à Aulnay s /s Bois… 

Résidence senior Croix Blanche : Aulnay Environnement et QCBE ont gagné la première manche

Suite à la requête présentée devant le Tribunal Administratif par Aulnay Environnement et QCBE contre le permis de construire (tacite !) de la Résidence Croix Blanche, LE MAIRE A RETIRÉ SON PERMIS.

D’évidence, les conseils du Maire ont compris que les arguments de notre avocate étaient imparables. Rappelons quelques-uns des manquements au PLU relevés dans le permis de construire :

  • Une surface insuffisante et un emplacement inadéquat pour les locaux d’ordures ménagères, aussi bien pour leur dépôt par les résidents que pour leur enlèvement
  • Un nombre de places de stationnement insuffisant, un local vélo et deux roues motorisées non conforme
  • Une vue sur le cœur d’ilot complètement obstruée sur 80 m, alors qu’elle doit être préservée au-delà de 20 mètres de façade.
  • Hauteur de 16 mètres non conforme au règlement
  • Une volumétrie, des matériaux et des teintes sombres en totale rupture avec le bâti environnant, portant atteinte à l’intérêt du quartier

Quelques enseignements :

  • Incompétence de la direction des services de l’urbanisme qui a donné aveuglément son accord tacite à un projet non conforme. Combien d’autres projets ont été ainsi acceptés ?
  • Nécessité du recours coûteux en justice pour faire entendre la voix du simple bon sens, dans une ville où l’arbitraire est roi et où l’on doit constater le refus de tout dialogue. RAPPELONS QUE CE PROJET A PROVOQUÉ UN TOLLÉ AU CONSEIL DE QUARTIER, CE QUI N’A EU AUCUN EFFET SUR LA MUNICIPALITÉ.

Qu’il soit bien clair que nos associations ne sont ni contre les constructions dans l’absolu, ni contre l’augmentation des possibilités d’accueil des seniors. Mais elles tiennent à dénoncer une fois de plus une opération qui en cache une autre :

  • Il n’est pas question d’une nouvelle résidence à Aulnay, mais du remplacement du foyer des Cèdres, avec une offre sensiblement supérieure de logements, mais plus petits, et sans rapport avec l’augmentation de la demande.
  • Il s’agit d’un changement complet de statut : Les Cèdres sont un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale, avec des logements en location, Croix Blanche sera une résidence dont les logements seront accessibles sur le marché immobilier.
  • Il s’agit en fait de réaliser une belle opération immobilière, les bords du canal libérés par la démolition des Cèdres constituant un emplacement particulièrement convoité.
  • Les résidents y gagneront un équipement qui sera (peut-être !) plus aux normes, mais ils y perdront en agrément, au croisement de deux rues particulièrement bruyantes aux heures de pointe, avec comme seul espace vert le patio d’une résidence qui, dans le projet actuel, a l’apparence d’une caserne XIXe siècle.

La résidence senior va prendre quelque retard, mais nous n’en sommes pas responsables. Une véritable concertation avec les riverains et avec les usagers (par exemple, leur a-t-on dit qu’il leur faudrait traverser tout la résidence pour déposer leurs ordures à côté du parking ?)  aurait fait gagner du temps.

IL FAUT CEPENDANT S’ATTENDRE À CE QUE LA MUNICIPALITÉ PERSISTE DANS SON MÉPRIS POUR LES CITOYENS ET CHOISISSE DE PROPOSER UN RÈGLEMENT DU PLUI PERMETTANT DE CONSTRUIRE PLUS HAUT ET ENCORE PLUS MASSIF

 L’AULNAY DE DEMAIN DOIT SE FAIRE AVEC LES AULNAYSIENS, PAS CONTRE EUX !

Source : Aulnay Environnement

CONSEIL DE LECTURE : « L’impasse de la métropolisation » de Pierre VERMEREN

Après le livre:« La France qui déclasse » de la désindustrialisation à la crise sanitaire,

Synoptie :

« La métropolisation est une tendance lourde de nos sociétés. Ne aux États Unis, ce phénomène de concentration de la production de richesses dans de très grandes agglomérations a gagné la France au cours des derniers décennies et l’a profondément transformée. Pierre Vermeren retrace les étapes de cette nouvelle organisation du territoire autour de ses principaux pôles urbains.
Mais l’objet de son livre est surtout d’alerter sur les retombées négatives de cette évolution.Elle a conduit à une éviction des classes moyennes et populaires des métropoles, renvoyées dans une France périphérique appauvrie.La crise des gilets jaunes a mis en lumière les dommages démocratiques de cette partition sociale et territoriale. Encore faut-il leur ajouter les dégâts écologiques causés par le béton-roi, la démultiplication des infrastructures nécessaires à l’approvisionnement et au fonctionnement des métropoles et l’usage massif de l’automobile imposée à leur périphérie.
Le bilan sans complaisance de ces effets délétères de toute nature mène une conclusion sans ambages: la métropolisation est une impasse. Il n’est que temps de remettre en chantier une vision plus équilibré de l’aménagement du territoire. »

Passage P.11

« Les élites sociales françaises vivent en majorité dans la douzaine de métropoles que compte ce pays: Paris, Lyon, Marseille,Toulouse, Bordeaux,Lille, Strasbourg,Nice, Nantes, Rennes, Grenoble,et Montpellier. Au sens strict, ces douze communes comptent moins de 10% de la population française. Au sens large, en intégrant leurs aires métropolitaines, elles en représentent un peu plus d’un quart     ( 27 à 28%) dont plus de la moitié pour Paris et sa banlieue. Elles hébergent au moins les deux/tiers  des cadres français et des classes aisées. Elles produisent plus de la moitié de la richesse nationale et  abritent la quasi totalité des médias nationaux : presse, radios, télévisions, médias internet  sociétés de communication et de productions audio-visuelles ou filmiques…
….Pourtant, rapportées à la superficie du territoire national, ces métropoles n’en couvrent qu’à peine 5%. »

Pierre Vermeren est professeur d’histoire contemporaine  à Paris 1  Panthéon-Sorbonne. Il est notamment l’auteur de « La France qui déclasse et de : « On a cassé la République »

Source : contribution externe

Oussouf Siby alerte sur les méfaits de la construction rue Emile Zola à Aulnay-sous-Bois

Monsieur le Maire,

J’ai été interpellé par des riverains concernés par la construction de 2 pavillons au 46 rue Emile Zola qui contestent la hauteur des maisons et les distances par rapport aux pavillons situés derrière, sur la rue Étienne Dolet.

La parcelle a été divisée en 2 pour faire 2 constructions.

Le 1er permis de construire n°930058360040, pour Mr ZEDAN Mohamed indique une maison R+I hauteur 8,43 m, surface du terrain 280 m2.

Le 2ème permis n°930058360041, pour Mr ZEDAN Nabil indique une maison R+1 hauteur 8,43 m superficie du terrain 327 m2.

Permis délivrés tous les 2 en date du 22/05/2023.

Un permis préalable avait été demandé le 15 /02/2023 mais l’affiche présente devant le chantier ne donne aucun renseignement sur le projet. Affiche vierge (voir photo).

En fait, les pavillons ont un vrai 2ème niveau complet éclairé par 4 énormes fenêtres qui donnent directement sur les jardins, à l’arrière. Les maisons sont donc plus hautes que 8,43 m puisque c’est le niveau de la gouttière qui compte et non la hauteur totale.

Ce désagrément est parfaitement visible de la rue Étienne Dolet (voir photos).

Les riverains sont d’autant plus en colère, qu’ils ont reçu la visite de ceux qui allaient construire, apparemment Mr ZEDAN et son fils qui leur ont montré le projet de pavillons avec toit en pente éclairé par des velux et non cet étage supplémentaire avec ces grandes fenêtres verticales, ce qui change tout.

Par ailleurs, les distances sont extrêmement réduites par rapport au pavillon situé au 33 rue Étienne Dolet et où se trouvent les places de stationnement pour ces 2 maisons ?

Nous doutons de la conformité des constructions décrites ci-dessus par rapport au PLU.

Ce n’est en tout cas pas ce qui a été montré aux riverains qui ont pour certains découvert les fenêtres en rentrant de vacances … C’est pour le moins douteux pour des permis délivrés en mai dernier !

Le PLU que vous avez établi en 2015 est fortement contesté par la population. Cet exemple montre clairement les conséquences néfastes des règles établies. Est-il vraiment possible que ce PLU puisse permettre une telle proximité avec les voisins, une telle gêne pour ceux qui ne pourront plus profiter tranquillement de leur jardin ou qui seront vus à l’intérieur de leur pavillon ?

Apparemment, les riverains se sont mobilisés par rapport à ces constructions qui les pénalisent. Nous espérons que les promoteurs feront marche arrière afin de respecter le voisinage.

Veuillez recevoir Monsieur le Maire, nos meilleures salutations.

Des solutions innovantes pour l’urbanisme du futur à Aulnay-sous-Bois

Ces solutions innovantes et à impact seront expérimentées dans quatre communes métropolitaines : Aulnay-sous-Bois, Meudon, Noisy-le-Grand et Sceaux. Pendant 18 mois, Paris&Co – l’agence d’innovation territoriale de Paris et de la Métropole – accompagnera les lauréats dans le déploiement, le suivi, l’évaluation et la valorisation de leur projet. La finalité de la démarche est d’identifier puis de généraliser des solutions innovantes en matière de transition écologique et sociale.

Ce programme, unique en France par son ampleur, met à l’honneur des thématiques représentatives des enjeux métropolitains et des dynamiques de transformations urbaines qui structurent les communes retenues : adaptation au changement climatique, animation locale, revitalisation commerciale, économie circulaire, gestion de l’espace public et nouveaux services urbains, mobilités, logistique, logement, déchets, énergies et réseaux, chantiers…

Source et article complet : Metropole Grand Paris

Comment être passé à côté de cet excellent article du PARISIEN du 4 mai 2023 écrit par Laurence Voyer

 « Bonjour,

Il suffit de traverser une ville de banlieue pour se rendre compte du problème. Au beau milieu d’un alignement de maisons particulières, on voit surgir un petit immeuble flambant neuf dont les balcons offrent une vue imprenable sur le jardin du voisin qui, lui, a construit sa maison au temps où le quartier était encore pavillonnaire. Manque d’intimité, perte de luminosité, densification de la circulation, stationnement insuffisant… la liste des inconvénients est longue comme un jour sans pain et avec vis-à-vis, sans compter le préjudice des mois de travaux et du bruit qui va avec.
Pas besoin d’être un brillant urbaniste pour comprendre que les deux univers vont avoir du mal à cohabiter. C’est pourtant le résultat de la multiplication de ces programmes immobiliers « sauvages », qui fleurissent sans réflexion ni concertation, si ce n’est sur le montant du chèque donné aux propriétaires pour qu’ils vendent une « dent creuse » (un terrain vide au milieu d’autres terrains construits) ou même leur maison (elle sera démolie pour faire place nette).

Les outils juridiques existent pour fixer des règles Ensuite, si le plan local d’urbanisme autorise la construction de bâtiments de deux ou trois étages, le tour est joué. Pour finir, les villes se retrouvent avec des ensembles sans harmonie, pour ne pas dire affreux, sur les bras. Est-ce cela la cité de demain ? Au contraire, dans les colloques, architectes et urbanistes la dessinent plus aérée, plus verte, plus modulable et même plus apaisée. Pas construite au coup par coup, en fonction des seules opportunités foncières. Parce que les terrains disponibles sont rares, ils doivent faire l’objet de toutes les attentions. Les outils juridiques existent pour fixer des règles. Certaines municipalités élaborent des chartes de construction durable avec les promoteurs et les habitants pour obtenir un consensus sur le développement urbain. La population augmente, le besoin de logements se fait toujours plus pressant et il n’est pas question de tout figer. Alors construire oui, mais pas n’importe comment. »

*Merci à notre lecteur aulnaysien de nous rappeler par l’intermédiaire du Parisien  une telle vérité considérant bien entendu que toute ressemblance avec une réalité serait très fortuite puisque l’article évoque de petits immeubles de 3 étages, inconnu à …! 

Le projet de la résidence séniors quartier Croix-Blanche à Aulnay-sous-Bois passe mal

Août 2022 : l’avis de construction est affiché, et peu visible (constat d’huissier)

SEPTEMBRE 2022 : Aulnay Environnement et Q.C.B.E. déposent un recours gracieux reprenant les griefs des habitants

DÉCEMBRE 2022 : L’AVOCAT DES ASSOCIATIONS DÉPOSE UN RECOURS AUPRÈS DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF

DÉNONÇANT DES VIOLATIONS DU CODE DE L’URBANISME ET DU PLU et notamment :

  • Les avis de services d’incendie et de secours, des responsables des réseaux d’eau et d’électricité, de Veolia, des Directions Départementales des Territoires (logement), de la Direction Régionale et Interrégionale de l’Aménagement et du Transport n’ont pas été sollicités
  • Pas de schéma de gestion des eaux pluviales
  • Une surface insuffisante et un emplacement inadéquat pour les locaux d’ordures ménagères, aussi bien pour leur dépôt par les résidents que pour leur enlèvement
  • Vue sur le cœur d’ilot complètement obstruée sur 80 m, alors qu’elle doit être préservée au-delà de 20 mètres de façade.
  • Hauteur de 16 mètres non conforme au règlement
  • Une volumétrie, des matériaux et des teintes sombres en totale rupture avec le bâti environnant, portant atteinte à l’intérêt du quartier
  • Un nombre de places de stationnement insuffisant, un local vélo et deux roues motorisées non conforme

L’AVENIR DU PROJET DOIT ÊTRE DISCUTÉ AVEC LES RIVERAINS !

Source : Aulnay Environnement

La circulation rue Jules Princet à Aulnay-sous-Bois va-t-elle devenir un enfer ?

Le projet du promoteur ELIASUN, qui est à l’origine de cette procédure lancée par la municipalité, affecte une zone d’une importance majeure pour les échanges NO-SE et NE-SO dans notre commune et même pour tout le Territoire Terre d’Envol, car il se situe au croisement des voies conduisant à la gare RER B et à la future gare du Grand Paris, dont l’une, la rue Jules Princet, est à statut départemental (CD115).

Le carrefour à l’angle duquel est projeté le nouvel ensemble immobilier est déjà l’objet d’une intense circulation d’autobus et d’automobiles, mais aussi d’importants déplacements de piétons, avec la présence d’une école et d’une crèche, sans oublier la « trame verte » touchant à l’ouest l’espace concerné.

La priorité d’une municipalité devrait être d’assurer la fluidité de la circulation et la sécurité de tous.

Nous pensons qu’un plan de circulation devrait être un préalable à tout projet immobilier dans ce secteur. Or en l’état, en l’absence manifeste de toute réflexion sur la circulation,  le projet ne peut que dégrader les conditions de circulation et de sécurité pour les piétons.

  • La suppression du « tourne à droite » qu’assure la rue de la Croix Verte pour les véhicules venant de la rue de Sevran va accentuer aux heures de pointe l’engorgement de cette voie.
  • Une partie des conducteurs sera tentée d’emprunter la voie nouvelle et l’ex-impasse des Tilleuls, ou bien de continuer jusqu’à la rue Joseph Berger, en passant devant une crèche pour déboucher face à l’accès au Cours Napoléon, l’un des tronçons de la « Trame verte ».
  • Or ces rues sont manifestement prévues pour la seule desserte des nouveaux immeubles. On imagine les conflits à venir. On ne voit pas comment un sens unique de circulation pourrait décourager la circulation de transit sans rendre impossible l’accès aux habitants des immeubles.
  • Aux heures de pointe, sortir de la voie nouvelle sur la rue de Sevran sera également très difficile. Et comment assurera-t-on la sortie de la rue des Tilleuls vers l’est ?
  • Le projet est affecté par une zone de bruit déjà supérieur à 70 décibels. Est-ce compatible avec le bien être des nouveaux habitants ? Et les conséquences négatives sur la zone pavillonnaire que l’on prétend défendre ?


NOUS PENSONS QUE LE PROJET DOIT ÊTRE MODIFIÉ POUR PERMETTRE UN AMÉNAGEMENT PAR ÉLARGISSEMENT DU CARREFOUR, AVEC PEUT ÊTRE UN ROND POINT, EN TOUS CAS UNE FACILITATION DU « TOURNE À DROITE ». Nous pensons qu’il est honteux, comme le fait le document municipal, d’invoquer la passivité des services départementaux pour justifier le projet. La sécurité et le bien-être des Aulnaysiens doivent être le premier souci aussi bien de la municipalité que de la direction du Territoire Terre d’Envol.

Source : Aulnay Environnement