Le PLUi arrive enfin à Aulnay-sous-Bois !
Bon dernier du département, notre territoire Terres d’Envol ( Dugny, Le Bourget, Drancy, Le Blanc Mesnil, Aulnay-sous-bois, Sevran, Villepinte, Tremblay-en-France) est en train de finaliser son PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal). Après un processus de concertation plus que discret à Aulnay, Il entre bientôt dans sa dernière phase, l’enquête publique, avant sa mise en œuvre courant 2025, avec d’éventuelles corrections, suite aux remarques recueillies par un commissaire-enquêteur.
Cette enquête publique aura lieu du 25 novembre au 26 décembre. Les citoyens pourront donner leur avis sur un registre numérique et rencontrer le commissaire-enquêteur. Pour les rencontrer, celui-ci propose
UNE RÉUNION PUBLIQUE (lieu encore inconnu) LE JEUDI 5 DÉCEMBRE.
Il importe que tous se sentent concernés. Le PLUi détermine les PLU municipaux, qui devront mettre leur règlement en cohérence avec lui. Cette enquête sera la dernière occasion de dénoncer et d’espérer faire corriger certaines aberrations permises aux promoteurs par le règlement actuel, et d’insister sur la nécessité de faire passer le bien-être de l’ensemble des Aulnaysiens avant des intérêts privés.
Le PLUi permet d’apprendre que sont prévues à Aulnay 5 grandes Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)
- Val Francilia, des terrains de l’ex-usine Citroën jusqu’au centre aquatique
- Gros-Saule -Mitry Ambourget – Savigny, avec disparition de l’espace vert au sud du vélodrome
- Vieux Pays, avec densification intensive le long de la rue Jules Princet
- ZAC Centre Gare, avec densification dans la zone Charcot
- Chanteloup, avec « requalification de certains îlots urbains » ( ?)
Toutes ces OAP sont assorties d’intentions vertueuses, mais on n’y voit pas clairement la préoccupation pour le bien être des habitants, autant sur les nuisances (bruit et pollution) liées à la circulation routière que sur le développement d’espaces publics arborés.
Pour plus d’information : https://plui.paristerresdenvol.fr/, puis : médiathèque
Il est conseillé de consulter d’abord l’avis très sévère de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAe)
Il est enfin vivement conseillé d’être particulièrement en éveil pour l’annonce de l’enquête publique et de la réunion d’information, dont on peut craindre qu’elle ne se fasse que par quelques discrètes lignes en bas de page dans Oxygène, comme pour le
Bilan du la concertation centre gare, vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont.
UNE OCCASION D’EXIGER DE LA MUNICIPALITÉ UNE CLARIFICATION DE SES INTENTIONS POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES AULNAYSIENS !
Source : association Aulnay Environnement
Brocante de Noël à Drancy le 17 novembre
L’ASPE de Drancy vous convie à une brocante de Noël sur le thème de l’enfance le dimanche 17 novembre.
Lieu : Salle ALBERT LIARD – 12 rue Étienne Dolet – 93700 DRANCY
RESTAURATION SUR PLACE. Repas 5 euros sans boisson
Vous voulez exposer ? Renseignements aux numéros 06.52.03.47.62 ou 06.82.17.32.55
ou par email à aspe.drancy.kt@gmail.com.
Le combat des travailleurs de MA France Aulnay-sous-Bois appelle une mobilisation d’ensemble
Le combat des travailleurs de MA France appelle une mobilisation d’ensemble dans l’unité pour faire reculer le gouvernement Macron-Barnier et arracher les revendications !
Le 2 octobre 2024, les salariés de l’équipementier automobile MA France du groupe CNL , sous- traitant de Stellantis, se sont rassemblés mercredi 2 oct. devant le tribunal administratif de Montreuil pour appuyer la contestation du plan de sauvegarde de l’emploi proposé par la direction et pour dénoncer une liquidation judiciaire orchestrée pour délocaliser la production à l’étranger.
Ils demandent au tribunal l’annulation de l’homologation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
Le délibéré sera rendu jeudi 10 octobre.
Comme l’indiquait la TRIBUNE des Travailleurs du 21 aout :
« MA France du groupe CLN travaille presque exclusivement pour Stellantis, son donneur d’ordre qui, en 2023, a dégagé un bénéfice record de 18,6 milliards d’euros, dont près de 8 milliards redistribués aux actionnaires. Quant à Carlos Tavares, son P-DG, il s’est attribué 36,5 millions de salaire en 2023… et a récemment exprimé son intention de délocaliser la production de toutes les entreprises sous-traitantes vers les pays où les salaires sont bas (Maroc, Turquie).
Ignorant les revendications des salariés, le tribunal de commerce de Bobigny a décidé la liquidation judiciaire. Le ministre de l’Industrie, Roland Lescure, s’est, lui, contenté de demander aux donneurs d’ordre de MA France de « contribuer à l’accompagnement des salariés »… Ce qui fait dire à Adel Zorgui, le délégué CGT de MA France, que le gouvernement est « complice des patrons ».
Le comité d’Aulnay du Parti des travailleurs, qui mène campagne pour que les milliards de la
guerre et les milliards offerts aux capitalistes soient affectés à l’école, aux hôpitaux, aux salaires, à l’emploi, s’est prononcé pour l’interdiction des licenciements, pour le retrait du plan, le maintien de tous les emplois et la nationalisation sans indemnité ni rachat de l’entreprise.
Il soutient les revendications des salariés de MA France : L’exigence d’une prime supra- légale de 70 000 euros et le reclassement de tous les salariés en respectant leur qualification, leur ancienneté, dans des conditions acceptables de distance du domicile.
Au moment où les menaces de licenciements et de fermetures d’usines se multiplient
dans l’automobile (comme l’usine WALOR de Bogny sur Meuse où 220 emplois sont menacés), le combat des travailleurs de MA France appelle une mobilisation d’ensemble dans l’unité pour faire reculer le gouvernement Macron-Barnier.
Aucune fermeture d’usine, aucune délocalisation !
Interdiction des licenciements !
Il y a urgence, c’est maintenant tout de suite, qu’il faut préparer l’action unie pour imposer le rapport de force et faire reculer le gouvernement !
Source : Communiqué du comité d’Aulnay du Parti des Travailleurs
Note : comme le montre la photo, cette réunion s’est tenue dans l’usine occupée. Une vingtaine de vigiles payés par le mandataire ont essayé sans succès d’interdire l’entrée de l’usine !
Un automobiliste flashé à 147 km/h sur une nationale, pressé de rentrer à Aulnay-sous-Bois
Un automobiliste a été flashé à 147 km/h à Janville-en-Beauce (Eure-et-Loir) sur l’ancienne nationale 20 (aujourd’hui D2020), limitée à 90 km/h. Son excuse : il était pressé de rentrer chez lui à Aulnay-sous-Bois.
Son permis lui a été retiré et devra répondre de cet excès de vitesse devant la justice.
L’adolescent retrouvé blessé en pleine rue à Tremblay-en-France aurait été enlevé et tabassé
Un adolescent de 16 ans a été retrouvé blessé en pleine rue par les pompiers ce samedi soir à Mitry-Mory (Seine-et-Marne). Le jeune homme, qui se trouvait dans la rue d’Estienne-d’Orves, présentait plusieurs plaies importantes et de nombreuses fractures, selon les premières constatations des secours. Il aurait notamment été blessé par des coups de couteau à la cuisse gauche et des coups de marteau à la main gauche, selon ses premières déclarations.
Le contexte entourant cette agression, qui s’est produite aux alentours de 22 heures, n’est pas connu à ce stade. Le ou les auteurs des faits étaient encore recherchés ce dimanche matin.
Source et article complet : Le Parisien
Un homme de 46 ans entre la vie et la mort après un coup de couteau dans la tête à Stains

Illustration : https://lagranderecre.re/accessoires-halloween/14001-serre-tete-couteau-sanglant-adulte.html
À moins de cinq heures d’intervalles, la Seine-Saint-Denis a été le théâtre de deux tentatives d’homicide jeudi en fin de journée. Dans chaque cas, le pronostic vital d’une victime a été engagé. Ce vendredi soir, un homme de 46 ans était toujours entre la vie et la mort.
La première agression s’est déroulée à Stains, vers 18 heures. Alertés par un agent de sécurité de la gare de Stains-Pierrefitte témoin d’une altercation rue Joséphine-Baker, les policiers du commissariat local se sont rendus sur place sans trouver la moindre victime. Un second témoignage leur a permis retrouver cet homme âgé de 46 ans au service des urgences de la clinique de l’Estrée, toujours à Stains.
Source et article complet : Le Parisien
Un American Bully attaque et blesse un enfant de 2 ans quartier des Merisiers à Aulnay-sous-Bois
Les faits se sont déroulés dimanche : sur ordre de son maître Rayane, un American Bully surpuissant attaque et mord violemment un enfant de 2 ans. Le père, Nabil, a bien tenté d’intervenir mais c’est finalement le chien qui a lâché prise. L’enfant a été choqué par cette attaque qui s’est passée sur un parking du quartier des Merisiers.
Le propriétaire qui était alcoolisé a été appréhendé et devra répondre des faits devant la justice.
Après un été lumineux, l’avenir s’assombrit à Aulnay-sous-Bois
L’été fut une parenthèse festive riche en élans de fraternité, de solidarité et de fierté nationale face aux exploits des athlètes aux JO et JOP. Bravo aux élus de gauche qui ont œuvré pour la candidature de Paris et à tous ceux qui ont fait de ces jeux une réussite.
La situation politique actuelle risque de noircir ces bons moments, tant la démocratie est bafouée au niveau national, ce qui n’est pas sans rappeler une situation locale similaire depuis 10 ans.
Les grandes orientations de transformation du cadre de vie sont imposées et non débattues, malgré la loi qui impose aux villes telles qu’Aulnay, l’organisation de conseils de quartier, disparus depuis longtemps. D’où une totale opacité sur le devenir de la ville, ex: concertation du dossier de la ZAC Centre gare en plein été. Aucune réunion publique pour échanger sur les projets, leurs conséquences pour les habitants, l’adaptation au changement climatique. La com’ du Maire sur Oxygène ne remplace pas les débats démocratiques.
Un sujet majeur réapparaît, le financement de nos services publics notamment la santé, l’éducation, la sécurité. La règle de la droite libérale macroniste et LR exonérant les plus riches et faisant porter l’effort sur le reste de la population conduit à la destruction de nos services publics, au manque de justice sociale et de solidarité. La même règle à Aulnay produit les mêmes résultats: services municipaux dégradés et toujours plus chers, réduction de la masse salariale, privatisation des services jeunesse, propreté, de crèches municipales, réduction drastique des investissements malgré les emprunts d’où l’état lamentable de la voirie et bâtiments publics.
Les aulnaysiens veulent du changement !
Guy Challier
Conseiller Municipal
Groupe des élu.e.s, PS, PCF et citoyen.ne.s
L’été fut une parenthèse festive riche en élans de fraternité, de solidarité et de fierté nationale face aux exploits des athlètes aux JO et JOP. Bravo aux élus de gauche qui ont œuvré pour la candidature de Paris et à tous ceux qui ont fait de ces jeux une réussite.
La situation politique actuelle risque de noircir ces bons moments, tant la démocratie est bafouée au niveau national, ce qui n’est pas sans rappeler une situation locale similaire depuis 10 ans.
Les grandes orientations de transformation du cadre de vie sont imposées et non débattues, malgré la loi qui impose aux villes telles qu’Aulnay, l’organisation de conseils de quartier, disparus depuis longtemps. D’où une totale opacité sur le devenir de la ville, ex: concertation du dossier de la ZAC Centre gare en plein été. Aucune réunion publique pour échanger sur les projets, leurs conséquences pour les habitants, l’adaptation au changement climatique. La com’ du Maire sur Oxygène ne remplace pas les débats démocratiques.
Un sujet majeur réapparaît, le financement de nos services publics notamment la santé, l’éducation, la sécurité. La règle de la droite libérale macroniste et LR exonérant les plus riches et faisant porter l’effort sur le reste de la population conduit à la destruction de nos services publics, au manque de justice sociale et de solidarité. La même règle à Aulnay produit les mêmes résultats: services municipaux dégradés et toujours plus chers, réduction de la masse salariale, privatisation des services jeunesse, propreté, de crèches municipales, réduction drastique des investissements malgré les emprunts d’où l’état lamentable de la voirie et bâtiments publics.
Les aulnaysiens veulent du changement !
Source : tribune de Guy Challier, Conseiller Municipal, Groupe des élu.e.s, PS, PCF et citoyen.ne.s
Le futur stade du PSG dans les Yvelines, pas à Aulnay-sous-Bois !
Grosse déception pour les supporters du PSG à Aulnay-sous-Bois : le futur stade du célèbre club de foot Francilien détenu par les Qataris devraient être érigé dans les Yvelines, dans un endroit bien desservi. Saint-Quentin-en-Yvelines serait le site privilégié.
L’emplacement à Aulnay-sous-Bois était jugé trop éloigné du centre historique du PSG. Malgré quelques atouts, les Qataris semblent désormais jeter leur dévolu plus au sud. Une déception donc et un échec pour Bruno Beschizza, Maire de la ville qui avait mis tout son poids.
Succès de la grande manifestation pour protéger les terres agricoles à Gonesse
Au son d’une batucada, dans une ambiance festive et en scandant des slogans tels que « Respect des terres / Sécurité alimentaire », « Pas de gare, pas d’école / Sur les terres agricoles » ou « Blazy, Cavecchi et Pécresse / Pas touche aux terres de Gonesse », 350 personnes ont marché ce dimanche 29 septembre 2024 de la gare RER D Villiers-le-Bel/Gonesse/Arnouville jusqu’au lieu-dit du Triangle pour défendre les terres de ce plateau agricole de près de 700Ha.
Dans leurs rangs, se trouvaient des associations à vocations écologiques et sociales, des élu·es issu·es de la gauche ainsi que des habitants et des habitantes de Villiers-le-Bel et Gonesse. D’ailleurs, la marche s’est déroulée sous les auspices de quatre habitantes qui ont ouvert, animé et refermé la marche. L’une d’elle, Cécile Coquel, habitante de Villiers-le Bel déclare que « la ligne 17 nord ne servira pas les habitants et l’aéroport de Roissy est déjà desservi par la ligne B et le futur CdG Express, qu’elle qualifie, de train des riches. L’intérêt général, à l’heure de la guerre en Ukraine, grenier à blé de l’Europe, c’est de sauvegarder les terres agricoles. Elles doivent jouer un rôle pour approvisionner les crèches, la restauration scolaire, les hôpitaux, les maisons de retraite.»
Sur le parcours, les manifestant·es ont marqué l’arrêt devant la mairie de Gonesse pour dénoncer la position du maire, Jean-Pierre Blazy, qui reste le plus grand défenseur de l’artificialisation des terres de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du Triangle. Pour ce faire, ils et elles se sont fait prendre en photo devant la mairie, les panneaux d’informations sur la ligne 17 et derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire « NGE t’es No Go à Gonesse » en référence à la société NGE en charge de la construction de la ligne 17 et de l’A69. Dans le même temps, ils et elles brandissaient un légume qui symbolise leur volonté de voir les terres de Gonesse nourrir les habitants.
De même, ils et elles ont affirmé que les habitant·es soutiennent les revendications du Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG), qui a organisé la marche. Le Collectif en veut pour preuve la pétition, exclusivement papier, qui a été signée en un mois seulement (octobre 2023) par 1328 habitants des villes riveraines du Triangle. Lors de l’arrêt devant la mairie, ils et elles ont redécoré le parvis par une guirlande constituée de ces pétitions.
A l’issue de la marche, sur le Triangle, Bernard Loup, président du CPTG, a annoncé que « la bataille juridique contre la ZAC redémarre, car cette dernière n’est pas modifiable. Le préfet va devoir prendre un arrêté de création d’une nouvelle ZAC de 110ha et non plus 280Ha comme c’était le cas auparavant. Le CPTG annonce d’ores et déjà qu’il attaquera ce nouvel arrêté devant le tribunal administratif de Cergy. Aucun équipement n’est donc encore prêt à voir le jour sur les terres fertiles du triangle de Gonesse dont le contexte juridique reste des plus fragile. »
Le seul équipement sérieusement prévu jusqu’à maintenant à côté de la gare, qui rappelons-le, n’a pas commencé à sortir de terre, est lui aussi frontalement remis en cause. Entouré d’élu·es régionaux·ales et départementaux·ales, Carlos Martens-Bilongo, député LFI de la 8è circonscription du Val d’Oise, souhaite, en effet, que « la cité scolaire ne soit pas construite sur le Triangle, mais en pleine agglomération de Gonesse, Arnouville et Villiers-le-Bel, en lieu et place de la friche hospitalière située dans cette dernière ville à proximité de la gare RER D» d’où s’est lancée la marche.
Ce faisant, Carlos Martens-Bolongo répond favorablement à une revendication du CPTG qui, depuis une année, n’a de cesse de demander la saisine de la Commission Nationale du Débat Publique (CNDP) pour que l’emplacement idoine de la cité scolaire soit démocratiquement débattu, sachant que, de son côté, le Collectif plaide pour que ladite cité soit construite sur la friche hospitalière déjà artificialisée de Villiers-le-Bel située dans la circonscription du député.
Les autres prises de paroles se sont succédées. On a compté parmi elles celle particulièrement applaudie d’Audrey Boehly, membre du collectif Vivre sans le BIP, qui, cette semaine, a appris que le département du Val d’Oise renonçait définitivement à ce projet autoroutier lui aussi très contesté. C’est donc une victoire !
Robert Lévesque (agronome, président d’Agter et ex-directeur de Terres d’Europe SCAFR-Société Centrale d’Aménagement Foncier Rural, Fédération Nationale des SAFER), Cyprien DOS et Loïs (Réseau salariat & Conserverie solidaire) ont plaidé contre l’agriculture intensive et en faveur de l’agriculture paysanne, qu’il faut articuler avec la sécurité sociale de l’alimentation.
Quant à Pierre Parreaux (Méga Canal Seine Nord Europe, Non Merci !), Malo Mofakhami (Scientifique en Rébellion) et Marc Pelissier (président de l’Association des Usagers des Transports d’Ile-de-France), ils ont rappelé chacun à leur manière que l’aménagement du Triangle est une parfaite illustration du fait que, trop souvent, la science et les grands projets d’infrastructures ne servent pas l’intérêt public.
Des élu·es écologistes (Pascal Bertolini, conseiller départemental du 95, Ghislaine Senée, sénatrice, et Kader Chibale, conseiller régional) ont également exprimé leur ferme opposition à l’artificialisation des terres agricoles du Triangle. Ghislaine Sénée fait notamment remarquer que « quelque chose ne tourne pas rond : on construit des gares en plein champs et des fermes sur les toits de villes. »
Les militants des organisations Extinction Rébellion, Soulèvements de la terre et Youth for Climate ont conclu les prises de parole en affirmant qu’ils et elles ne laisseraient pas la gare se construire quitte à ce qu’ils et elles reviennent de manière plus déterminée encore. Une membre d’XR a notamment interrogé : « quel responsable politique peut nous dire les yeux dans les yeux que cette gare est utile ici en plein champ ? »
Deux citations des habitantes donnent bien le ton général de cette journée :
Brigitte Liatard cite un proverbe d’un peuple premier confronté à la conquête coloniale : « lorsqu’ils auront déraciné le dernier arbre, lorsqu’ils auront pollué la dernière rivière et pêché le dernier poisson, ils comprendront que l’argent ne se mange pas. »
Quant à Léna Bienvenu, elle cite Philippe Labro qui se demande : « cela a-t-il vraiment existé, les arbres et les oiseaux ? ».
Derrière le caractère festif de la journée, on devine que les marcheurs et marcheuses sont conscients de la gravité des enjeux. Ils et elles restent combatifs.
Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse



