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Dossier CMMP : une insulte faite aux associations à Aulnay-sous-Bois !

Il y a quelques jours, à la Cour d’Appel de Paris, est tombée la nouvelle de la victoire des associations sur une entreprise, le CMMP, responsable de la pollution à l’amiante de tout un quartier central d’Aulnay,  ce qui a entraîné la dégradation de la santé des riverains, dont plusieurs sont décédés des suites de cette pollution.

De 1995 à 2015, les associations (collectif des riverains, Ban Abestos France, Addeva 93, Aulnay Environnement) ont mené une lutte incessante, dans laquelle Aulnay Environnement a joué un rôle fédérateur. Cette lutte a conduit la municipalité de Gérard Gaudron, d’abord peu sensible au problème, à déménager l’école du Bourg proche de l’usine. C’est ensuite  l’équipe de Gérard Ségura qui a assuré la démolition de l’usine et la dépollution du site, avec évidemment tout un environnement de procédures techniques très coûteuses.

Dans un communiqué du 29 novembre, proprement scandaleux, la municipalité dirigée par Bruno Beschizza s’attribue tout le mérite de la décision qui condamne la société CMMP à verser à la commune la somme de 13 millions d’Euros, en oubliant le dédommagement aux associations, en reconnaissance de leur rôle essentiel.

Il faut rappeler encore l’arrêt de la Cour d’appel : « l’investissement bénévole des associations en cause dans la problématique de la dépollution du site de la société CMMP au regard de l’amiante, de la sécurité et de la santé des riverains et des enfants scolarisés est avéré dans ce dossier. Il a permis d’ouvrir la question de la dépollution du site et de sa remise en état dans le cadre d’un débat citoyen et pas seulement économique. » 

LE COMMUNIQUÉ DU MAIRE, PARACHUTÉ À AULNAY BIEN APRÈS LA DISPARITION DU SITE, EN FAISANT SILENCE SUR LE RÔLE EXEMPLAIRE DES ASSOCIATIONS, CONSTITUE UNE INSULTE FAITE À TOUS LES MOUVEMENTS CITOYENS.

Source : Aulnay Environnement

Usine d’amiante à Aulnay-sous-Bois, la justice est enfin rendue et le pollueur devient le payeur

Les élus PS actuels et ceux de l’ancienne équipe municipale PS, PC, PRG, Ecologie les Verts engagés de 2008 à 2014 aux côtés des associations pour la démolition de « l’usine poison », la recherche et le suivi des personnes exposées se réjouissent de cette victoire après 10 ans de procédure judiciaire ! Bravo aux associations et à leurs avocats, le combat et la persévérance ont payé.

En 2015, la justice condamnait le pollueur à verser la somme dérisoire de 400 000 euros. Aujourd’hui, la Cour d’appel de Paris reconnaît la « responsabilité délictuelle » de la société Comptoir des Minéraux et Matières Premières (CMMP), la condamne à verser plus de 13 millions à la commune d’Aulnay-sous-Bois et à indemniser également les associations.

Nous en sommes heureux et restons fiers du travail accompli en commun, élus, associations, médecins, partenaires car nous avons pu mettre fin à des décennies de scandale sanitaire.

Pour rappel, le CMMP, Comptoir des Matériaux et Matières Premières s’installe en 1938 en plein cœur d’Aulnay, à proximité de 3 écoles malgré l’opposition des riverains. L’usine broie de l’amiante jusqu’en 1975 puis poursuit des activités polluantes jusqu’ en 1991.

En 1998 la famille Voide / Léonard dépose une plainte après le décès des suites d’un mésothéliome (cancer provoqué par l’amiante) d’un parent habitant le quartier et ayant fréquenté l’école du Bourg.

En 2001, le Collectif de riverains et victimes de l’amiante est créé et qui multiplie durant des années les pétitions, lettres et manifestations devant l’usine.

La Haute Autorité de Santé (HAS) suite au rapport alarmant de la Cellule interrégionale épidémiologique recommande la recherche et le suivi des personnes exposées à cette pollution.

En Mars 2008 : le nouveau Maire, Gérard SEGURA, déjà engagé auprès des associations depuis plusieurs années, trouve l’usine en ruine, des trous béants dans la toiture avec un fort risque de propagation des fibres d’amiante dans tout le quartier.

La seule action de la municipalité précédente contrainte par le Préfet de l ‘époque a été en 2006, le déménagement des 400 élèves des 2 écoles mitoyennes dans des préfabriqués à Sevran.

Le nouveau Maire définit alors 3 axes de travail : faire disparaître l’usine – créer un comité de pilotage pour la recherche et le suivi des personnes exposées – engager un travail de mémoire.

De janvier 2009 à mars 2014 : chantier titanesque sous haute protection.

Démolition des bâtiments sous bulle étanche puis dépollution des sols sur l’ensemble du site soit 6 100 m2. Sols décapés sur 80 cm et plus, remblaiement avec 2 couches de béton concassé et compacté, pose de protections (film géotextile et filet avertisseur). En cours de chantier, évacuation non prévue de 1 000 tonnes de dépôts sauvages et enfin coulage de la dalle.

Projet d’aménagement discuté dès 2013 en conseil de quartier avec les habitants et ateliers avec les écoliers. Il était prévu un parking, un terrain multisports, des jeux et une promenade plantée.

Parallèlement, le Maire relance régulièrement les actions en justice pour faire payer les travaux à l’ancien propriétaire du CMMP.

Coût total : 6 millions pour le déplacement des élèves pendant 6 ans – Plus de 7 millions de démolition / dépollution – 4 millions pour la dépollution du sous -sol, le remblaiement et la dalle 5 M de subventions dont 2 pour la Région.

Par ailleurs, dès 2009, le Maire décide la création du Comité de pilotage Amiante chargé de la recherche des victimes, de la mise en place d’un suivi médical, d’aider les personnes à faire reconnaître leurs droits et d’engager un travail de mémoire.

Il est présidé par Maurice ALLOUCH, médecin à Aulnay depuis 40 ans et conseiller municipal dans l’opposition. Il reçoit chaque semaine les personnes inquiètes de leur proximité avec l’usine.

Principaux membres du Comité : les adjointes au Maire à la santé Evelyne Demonceaux et Nicole Siino, adjointe à l’éducation, les représentants des associations (Collectif des riverains et victimes du CMMP, Ban Asbestos France, Addeva 93, Aulnay Environnement) des chercheurs et médecins, les partenaires (ARS, CPAM…..)

Une étude menée par le GISCOP 93 (groupement scientifique pour les cancers professionnels) confirme qu’environ 40 000 personnes ont été fortement exposées entre 1938 et 75 sur Aulnay et Sevran et qu’il est possible de retrouver les anciens élèves des 3 écoles proches à partir des registres conservés dans les écoles.

En Avril 2013, suite à un entretien obtenu par le Député Daniel Goldberg, Marisol TOURAINE Ministre de la santé s’engage sur les 2 points demandés par le Comité de pilotage : la recherche de 14 000 anciens élèves – la mise en place d’un dispositif de santé publique piloté par l’Agence Régionale de Santé ARS. Un courrier sera envoyé aux personnes retrouvées avec des recommandations pour elles-mêmes et pour leur médecin traitant.

Les précieux registres sont retrouvés dans les écoles du Bourg et après une recherche longue et méthodique, les personnes retrouvées sont contactées par courrier.

Début 2014, le Comité de pilotage met en place un dispositif de suivi dans un local municipal : une permanence d’accueil tenue par les associations (écoute de la personne, reconstitution de son histoire et une orientation vers le médecin traitant), une information sur les structures de soins, un soutien psychologique si nécessaire et une aide aux démarches administratives de réparation.

La mission des anciens élus au sein du Comité de pilotage s’est arrêtée avec le changement de municipalité mais les associations ont continué seules les permanences d’accueil. Aujourd’hui le pollueur est reconnu coupable et devra payer. Ce n’est que justice.

Source : Oussouf SIBY Guy CHALLIER, conseillers municipaux d’opposition

Le CMMP va payer le désamiantage à Aulnay-sous-Bois et déboursera une grosse somme

Dans un arrêt du 27 novembre 2024, la cour d’appel de Paris condamne la société CMMP à verser plus de 13 millions d’euros à la Commune d’Aulnay-sous-Bois et à indemniser trois associations.

L’usine de broyage d’amiante du CMMP – 107 rue de Mitry, Aulnay-sous-Bois (aujourd’hui parking de l’école du Bourg et square multi-sport Pierre Léonard) – a répandu des fibres d’amiante mortelles durant des décennies dans le quartier du Vieux Pays, faisant des centaines de malades et de morts parmi les riverains, les travailleurs et les anciens élèves des deux écoles du Bourg. Lorsque cette activité s’est arrêtée, le CMMP n’a ni dépollué ni remis en état le site, alors que la loi lui en faisait obligation, mettant ainsi en danger les riverains.

Grâce à une lutte de 20 ans (1995-2015) des collectifs et associations signataires de ce communiqué, mais aussi d’un large mouvement citoyen rassembleur, l’usine, restée des années à l’abandon, a été désamiantée, dépolluée et déconstruite en toute sécurité, dans le respect de la réglementation, mais avec une contribution dérisoire du pollueur CMMP (moins de 500 000€). Au scandale de cette catastrophe sanitaire et des carences, mensonges et tricheries du pollueur et des autorités, s’est joint celui des 17 millions d’euros payés par les contribuables aulnaysiens, dont les victimes elles-mêmes ont donc subi une double peine.

Après dix années de procédure, la justice vient de trancher favorablement. Pour une rare fois, le pollueur va être le payeur. La Cour d’appel de Paris reconnaît la « responsabilité délictuelle » de la société Comptoir des Minéraux et Matières Premières (CMMP) qui n’a pas remis en état le site de son ancienne usine de broyage d’amiante au cœur d’Aulnay-sous-Bois et la condamne à verser plus de 13 millions à la commune d’Aulnay-sous-Bois

En outre, la Cour reconnaît en ces termes la recevabilité des associations dans cette procédure :

« l’investissement bénévole des associations en cause dans la problématique de la dépollution du site de la société CMMP au regard de l’amiante, de la sécurité et de la santé des riverains et des enfants scolarisés est avéré dans ce dossier. Il a permis d’ouvrir la question de la dépollution du site et de sa remise en état dans le cadre d’un débat citoyen et pas seulement économique. » La société CMMP devra également indemniser les associations.

Que toutes celles et ceux qui ont contribué à ce mouvement en soient remerciés : victimes et familles des victimes, anciens élèves et parents d’élèves, anciens travailleurs de l’usine, associations, scientifiques, médecins, élus, journalistes des médias de presse et télévision, élus locaux et nationaux, et surtout nos avocats François Lafforgue et Jean-Paul Teissonnière, qui ont particulièrement œuvré pour ce résultat. Cela démontre qu’il faut se battre ensemble pour gagner et faire respecter la loi par les industriels.

Nous associons à cette victoire l’association Henri Pézerat, qui continue aujourd’hui les combats de notre ami scientifique chercheur à l’origine des luttes pour l’interdiction de l’amiante en France, gagnée en 1996. Henri a participé à la première réunion publique à la salle Gainville d’Aulnay et s’est ensuite investi avec nous dans le combat contre l’amiante du CMMP.

Contacts :

  • Collectif des riverains et victimes du CMMP : Gérard Voide (07 83 68 88 83)
  • Ban Asbestos France : Annie Thébaud-Mony (06 76 41 83 46) Virginie Dupeyroux (06 88 87 33 43)
  • Addeva 93 : Alain Bobbio (06 89 36 09 55)
  • Aulnay Environnement : Robert Halifax (06 49 55 37 13)

Oui, c’est confirmé il y a de l’amiante à Aulnay-sous-Bois !

Cela fait près de six mois que nous revendiquons la vérité sur la présence d’amiante dans les locaux de la Direction des sports, anciennement de la jeunesse, situés au 41 et 41 bis du boulevard Charles Floquet.

Le rapport de l’APAVE, publié en juillet 2023, (que notre syndicat met à la disposition des agents pour consultation) confirme cette présence. Il est inacceptable que cette information ait été dissimulée aux agents depuis au moins 2021, en violation des obligations légales d’information et de protection des travailleurs.

Selon le Code du travail, notamment les articles L4121-1 et suivants, l’employeur a l’obligation de garantir la sécurité et la santé des salariés. Cela inclut l’obligation d’informer les agents sur les risques potentiels liés à leur environnement de travail. Le silence et l’absence de communication sur cette situation compromettent gravement la santé des agents.

Monsieur l’adjoint au maire chargé des finances et des ressources humaines a, dans un courrier du 19 juin 2024 en réponse à un courrier de la CGT, admis la présence d’amiante. Toutefois, l’UNSA n’a bizarrement pas reçu de copie de ce document, contredisant ainsi le principe de transparence imposé par le droit du travail.

Nous nous interrogeons également sur les conditions dans lesquelles les travaux d’aménagement ont été réalisés pour le rapatriement du service de Documentation dans ces locaux.

Ces travaux auraient dû être effectués par une entreprise habilitée, conformément à l’article R4412-94 du Code du travail, qui précise que toute intervention sur des matériaux contenant de l’amiante doit respecter des normes strictes. Fut-ce le cas ou pas ?

Les ouvriers et collègues de la régie bâtiment ont-ils été impliqués ? et dans quel type de travaux ? Ce flou est inacceptable et pourrait engager la responsabilité de l’administration.

Enfin, nous demandons pourquoi aucune information n’a été transmise aux agents travaillant dans ces locaux. La non-communication constitue une violation de leurs droits et une mise en danger de leur santé.

Enfin nous déplorons le silence assourdissant des autres syndicats « domestiqués » (hormis la CGT) ainsi que des représentants du personnel dans les instances représentatives. Il est impératif que l’administration prenne ses responsabilités et respecte ses obligations légales en communiquant de manière transparente sur cette grave situation.

L’UNSA exige de la transparence et le respect des obligations légales concernant la présence d’amiante dans les locaux municipaux.

Source : UNSA le combat au quotidien /06 12 53 24 03 ou 01 58 03 94 51 au 6, Rue Berteaux Aulnay-sous-Bois

Oussouf Siby écrit au Maire concernant la présence d’amiante dans des locaux fournis à l’opposition

Monsieur le Maire,

Le 12 juillet 2021 à l’occasion d’un Conseil Municipal nous avons adopté une délibération portant sur la désaffectation et le reclassement des locaux situés au 41 Boulevard Charles Floquet.

Cette délibération était un préalable pour une cession à l’hôpital Privé de l’Est Parisien dans le but de construire un centre de santé.

Dans l’intervalle comme la loi le stipule un diagnostic amiante devait être fait.

Or depuis le passage en Conseil Municipal soit depuis plus de 3 ans, nous élus qui comme le service des sports, documentation (partis depuis) et maintenant la démocratie de proximité n’avons aucune nouvelle sur les démarches engagées et le devenir de ces terrains. Une chose est toutefois certaine : les locaux sont vétustes et insalubres. Nous sommes bien loin du bon et beau que vous louez sans cesse.

Le manque de considération envers les élus de l’opposition ne nous étonne pas. Mais comment pouvez-vous laisser les agents communaux qui font un travail remarquable, au service des Aulnaysiennes et des Aulnaysiens travailler dans de telles conditions ?!

Il s’agit ici de sécurité sanitaire. S’il est vrai que ces locaux contiennent de l’amiante, que vous n’avez pris aucune mesure pour protéger les élus que nous sommes, ainsi que les agents communaux, votre responsabilité est alors clairement engagée. Pire encore si des travaux ont été réalisés en toute connaissance de cause, sans prendre les précautions d’usages concernant l’amiante votre responsabilité est aussi dans ce cas engagée.

Pour toutes ces raisons Monsieur le Maire, je vous demande de bien vouloir me communiquer le diagnostic amiante qui a été réalisé, ainsi que ses conclusions et préciser l’ensemble des démarches engagées par la municipalité pour protéger les occupants de ces locaux. Et enfin m’indiquer quel est le devenir de ces terrains.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie de recevoir mes salutations les meilleures.

Source : Oussouf SIBY Conseiller municipal, Conseiller territorial, Président du groupe des élu.e.s socialistes, communistes et citoyen.ne.s

Lettre ouverte à Bruno Beschizza Maire d’Aulnay-sous-Bois, sur l’amiante dans les locaux municipaux

Monsieur le maire,

Dans notre tract du 22 mai notre syndicat a alerté sur la présence d’amiante dans les locaux du 41 boulevard Charles Floquet.

Depuis cette date nous sommes sans réponse ni réaction de votre administration, qui feint d’ignorer et ne prend pas en considération la gravité de la situation, et ce bien que depuis le 12 juillet 2021 une délibération du conseil municipal ait reconnu le caractère impératif et de la désaffectation et du reclassement de ces locaux.

Nous constatons aussi qu’aucune information n’a été faite en direction ni des agents qui travaillent dans ses locaux ni des représentants du personnel ni de la médecine préventive. Pour lever toute ambiguïté sur cette situation, aujourd’hui notre syndicat UNSA TERRITORIAUX vous réclame la communication et de rendre public le diagnostic amiante effectué pour le projet de vente du terrain sis 41 boulevard Charles Floquet.

Source : UNSA unsa.territoriaux.aulnay@gmail.com

De l’amiante au service des sports à Aulnay-sous-Bois

Alerte sur la situation des locaux du service des sports aux 41 Boulevard Charles Floquet

Va-t-on laisser travailler les agents dans des conditions déplorables, sous des plaques bourrées d’amiante ?

A quelques jours du lacement des jeux olympiques, l’UNSA tient à alerter sur la situation, les conditions de travail et la vétusté des locaux municipaux au 41 du boulevard Charles Floquet qui représentent un réel risque pour la santé des agents.

Cette structure en préfabriqué, datant des années 70, est connue et reconnue par les aulnaysiens comme le siège des Centres de loisirs, des Centres de vacances et (les PIRA) Antennes jeunesse. Nombreux sont les aulnaysiens qui ont fréquenté ces structures. Malheureusement avec le temps, cette structure est devenue une sorte de « verrue » plantée juste derrière notre majestueuse mairie bien gardée, choyée et bien entretenue.

Il faut noter que le conseil municipal du 10 mars 2021 a décidé de céder ce foncier à l’hôpital de l’Est Parisien pour une offre de soins de proximité

Lors du conseil municipal du 12 juillet 2021, la collectivité a voté une délibération reconnaissant le caractère impératif de la désaffectation et de déclassement ça ne peut en raison du mauvais état des locaux.

Depuis cette date, il semble qu’un diagnostic obligatoire a du être effectué (conformément à la loi avant la vente), qui révélerait la présence d’amiante dans les matériaux, ce qui a peut- être freiné la vente de ces locaux.

Le plus déplorable c’est que depuis déjà 3 ans la collectivité n’a pas alerté les agents des services concernés (Direction des sports, service documentation puis service de la Démocratie de proximité et le bureau attribué à l’opposition) de cette situation, ni a fait le nécessaire afin de protéger les agents en relogeant l’ensemble des services concernés

  • UNSA demande à la municipalité de rendre transparents les éléments de ce dossier pour mieux protéger les agents et leur offrir de meilleurs conditions de travail.
  • De rendre public les conclusions du diagnostic amiante des locaux cités

Nous demandons aux membres de la FSSSCT d’exiger une réunion extraordinaire à ce sujet

Source : UNSA / unsa.territoriaux.aulnay@gmail.com

Une exposition sur les dangers de l’amiante à Tremblay-en-France, Aulnay-sous-Bois comme exemple

La médiathèque de Tremblay-en-France (93) organise tous les trimestres un RDV de société afin de questionner les évolutions de notre monde. Pour le prochain RDV qui aura lieu Vendredi 1er mars à 19h, nous avons souhaité aborder la question des empoisonnements environnementaux à travers un drame et une lutte locale.

Nous parlerons donc du scandale de l’amiante à Aulnay-sous-Bois. Pour cela nous allons recevoir la pièce de théâtre « Des Nénuphars dans les poumons ». La rencontre sera suivie d’un débat citoyen avec la « compagnie Sans la nommer » et la journaliste Elsa Sabado.

Nous recevons aussi en ce moment et jusqu’au samedi 02 mars l’exposition :

« Aulnay-sous-amiante, Une lutte populaire contre l’indifférence »

Etant des acteurs de cette lutte et de bien d’autres je vous transmets la communication sur notre rencontre en pièce jointe. N’hésitez pas à l’utiliser pour communiquer dessus.

Elle est également une invitation chaleureuse à venir assister à la rencontre et contribuer aux échanges. Surtout si vous êtes intéressés inscrivez-vous car les places sont limitées (par mail ou au 01-4-63-69-61). Les infos seront mises progressivement sur notre facebook et notre instagram « médiathèque Tremblay-en-France ».

Source : Médiathèque Tremblay-en-France

Le chantier de désamiantage toujours d’actualité

Les sujets liés à l’amiante sont monnaie courante avec des bâtiments anciens qui utilisaient cette matière pour lutter contre les départs de feu, notamment. L’usine d’amiante CMMP était un sujet douloureux pour les riverains, et la destruction de certains bâtiments ont montré récemment des traces d’amiante.

En fonction de la pollution constatée, il est parfois nécessaire de procéder au désamiantage sous bulle, les particules d’amiante étant particulièrement nocives pour la santé avec le développement de cancers divers. Par mesure de sécurité, un confinement complet est souvent envisagé pour traiter les différentes parties recouvertes par l’amiante, en utilisant des films polypropylène rétractable traités avec un pistolet chauffant de rétraction ou de lances d’étanchéité spécialement adaptées aux traitements de ces matières.

Le procédé de rétraction d’un film plastique de type shrink permet aux professionnels de traiter les surfaces contaminées par l’amiante, et d’autres équipements de protection pour les personnes qui interviennent en milieu confiné pour éliminer cette matière sont également nécessaires (Plus d’information : shrink)
). La moindre erreur d’appréciation, la moindre dispersion de l’amiante dans l’atmosphère peut provoquer une mini-catastrophe sanitaire qui peut conduire à des sanctions très lourdes pour les entreprises qui ne respectent pas la réglementation.

Aujourd’hui, on trouve encore de l’amiante dans les toits de maison ou de garages, mais aussi sous certains revêtements de sol, dans le bitume et même au sein de certaines cloisons. On peut également retrouver l’amiante dans les conduits de cheminée, dans les prises d’aération des inserts de cheminée ou dans certains équipements de chaufferie. Toute manipulation de ces parties sans matériel de protection adapté est strictement interdite, et seules des sociétés habilitées à travailler sur de l’amiante peuvent effectuer une dépollution.

Plusieurs étapes sont nécessaires pour désamianter un chantier en toute sécurité. Les principales étapes sont :

  • La sécurisation du chantier et le remplissage de plusieurs documents administratifs pour attester de la conformité de la méthode employée pour le désamiantage
  • Installation du chantier en délimitant les zones avec des balises pour empêcher des personnes extérieures d’y pénétrer
  • Début du retrait de l’amiante avec différentes mesures intermédiaires pour vérifier le taux de contamination. Le taux d’empoussièrement est relevé fréquemment afin d’effectuer des mesures correctives si nécessaire
  • Evacuation des déchets vers un site de traitement prévu à cet effet
  • Inspection du chantier par des personnes habilitées pour attester du bon respect du protocole
  • Fin du chantier avec libération des lieux après une dernière visite d’inspection

Si votre habitation contient de l’amiante ou si vous avez un doute sur le sujet, n’hésitez pas à faire appel à un spécialiste pour confirmer ou infirmer la présence de cette matière dangereuse. Tout comme le plomb, il vous est interdit d’intervenir sur cette matière par vous-même, les risques sanitaires sont bien trop élevés, un équipement spécifique et une formation sont indispensables.

Source : contribution externe.

 

La ville d’Aulnay-sous-Bois rend hommage aux victimes de l’ancienne usine d’amiante CMMP

Les services techniques de la ville d’Aulnay ont installé, sur la demande des associations, la stèle d’hommage et la plaque « Pierre Léonard » du club omnisports à l’entrée de l’école maternelle du Bourg1 au bout du parkingroute de Mitry (à l’emplacement de l’ancienne usine). L’inauguration officielle est différée à cause de la COVID19 et nous vous préviendrons le moment venu.
 
Quant à l’exposition sur le dossier CMMP, clôturant l’étude publique obtenue par les associations et subventionnée par le Conseil Régional dans le cadre d’un partenariat institutions/citoyens, son tour de France reprendra après le confinement.

Si vous souhaitez vous procurer le livre de Virginie Dupeyroux, petite-fille et fille de victimes de l’amiante du CMMP « amiante et mensonge : notre perpétuité », adressez un chèque de 25 euros à l’ordre de Ban Asbestos France et adressez-le à la trésorière Mme Nicole Voide – 21 rue du Commerce(escalier 5) 94310 Orly.

Pour rappel :
L’ancienne usine de broyage d’amiante CMMP a répandu massivement de la poussière d’amiante et de zircon radio actif durant plus de 50 ans, de 1938 à 1990 année de sa fermeture. Le site, ensuite, est resté à l’abandon 19 ans, ouvert aux quatre vents, et les enfants en avaient fait leur terrain de jeux. Les bâtiments passoires ont donc continué à contaminer les écoles du Bourg devenues, entre temps, mitoyennes.
Ce sont donc des milliers d’habitants d’Aulnay mais aussi de Sevran, Pavillon S/Bois, Bondy et Le BlancMesnil, qui ont été exposés à ces poussières mortelles. On évalue entre 20 à 40 000 les personnes exposées encore vivantes aujourd’hui.

Un mouvement citoyen s’est créé, en 1995, à la suite du cancer de la plèvre de Pierre Léonard habitant rue du Marché. Six associations ont lutté ensemble : le collectif des riverains et victimes du CMMP, Ban Asbestos France (association de lutte contre l’amiante), Addéva 93 (association de victimes de l’amiante du 93), Aulnay Environnement, les parents d’élèves LIP et FCPE, nos avocats du cabinet TTLA, des médecins (tels les docteurs Matthieu et Allouch), des scientifiques, des élus, des professionnels de santé ont apporté leur concours.

Ce mouvement s’est battu pour faire éclater la vérité, relayé en cela par les médias.

D’abord niée par les autorités, une recherche des malades a enfin été entreprise 18 ans plus tard !! Elle n’a porté que sur les élèves des écoles du Bourg et d’Ormeteau et nous n’avons obtenu aucun bilan. Le seul est celui des associations qui, au début seules puis aidées de bénévoles grâce aux permanences dans les locaux accordés en 2014 par la Mairie au CMES, ont recensé plus de 350 personnes se déclarant exposées. Parmi elles, 230

malades la plupart décédées. Une centaine d’entre elles ont été indemnisées grâce à nos avocats. Combien d’autres malades morts dans de terribles souffrances ? nous ne le sauront pas !
Le ministère de la santé n’a pas souhaité aller plus loin dans la recherche des malades, ni d’entreprendre le suivi post-exposition commencé au CMES par les associations avec leurs petits moyens. Il n’en reste pas moins que toute personne se manifestant au CMES de la ville sera aidée par l’association Ban Asbestos France qui poursuit son action bénévole.

La deuxième grande bataille gagnée par le mouvement est la dépollution/désamiantage/démolition sous confinement de cette ancienne usine truffée d’amiante. Ce fut un combat acharné, nous nous sommes heurtés constamment aux autorités : mensonges, mauvaise foi, obstructions, pressions en tous genres, rien ne nous a été épargné. Mais, grâce aux réunions publiques, manifestations, médiatisation, et nos avocats, un chantier modèle sous confinement étanche s’est substitué au chantier à ciel ouvert prévu qui aurait fabriqué à coup sûr les prochains malades. L’opposition des

autorités au confinement étanche de ce chantier était vraiment irresponsable.

Quant au pollueur, le CMMP (comptoir des minéraux et matières premières) et ses mensonges, il s’en tire par une totale impunité, non seulement en justice pénale malgré la reconnaissance de sa faute de non observation des règles de sécurité mais les responsables de l’époque étant tous décédés, mais financièrement car il n’aurait payé au final que 400 000 euros (?) sur la facture du chantier de 17 millions d’euros. Le principe « pollueur =payeur » est totalement bafoué, les victimes et leurs familles ont subi la double peine car

après avoir été malades par la pollution, ils ont payé la dépollution et les contribuables d’Aulnay avec eux.Ceci est profondément injuste et s’est fait aux dépends des associationsqui combattaient contre le préfet et étaient en voie de gagner.
Toutes nos pensées vont aux victimes de cette catastrophe sanitaire silencieuse. NE LES OUBLIONS PAS.
Pour le Collectif des riverains et victimes du CMMP et Ban Asbestos France, Nicole et Gérard Voide