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Face à EuropaCity, la mobilisation s’amplifie avec une nouvelle réunion le 8 novembre
Un nouveau Forum-débat a lieu le 8 novembre à 19 h – Espace Jean-Dame – 17 r. Léopold Bellan, Paris 2e
RER Les Halles / Animé par Hervé Kempf, rédacteur en chef de Reporterre
Avec les soutiens du Collectif Pour le Triangle de Gonesse, du réseau des AMAP Ile de France, des Amis de la Terre, des Amis de la Confédération Paysanne, de MNLE, de l’Atelier Citoyen, de FNE Ile-de-France, de la Confédération paysanne, de la Confédération des Commerçants de France, de la COSTIF Contre le Grand Paris, d’Attac, de Biocoop….
Une pétition en ligne contre Europa City
Les anti-Europa City, futur centre d’affaires et gigantesque centre commercial, ont lancé une pétition en ligne contre le projet, accessible en cliquant ici.
Ce gigantesque chantier devrait débuter entre 2020 et 2030 pour remplacer une partie des terres agricoles de la patte d’oie de Gonesse, non loin du centre commercial O’Parinor.
Plus que quelques jours pour participer au débat public concernant le projet Europa City
Vous avez jusqu’au 13 juillet pour pouvoir participer au débat public concernant l’immense complexe commercial et d’affaires Europa City.
Toutes les informations sont accessibles en cliquant ici.
Bruno Beschizza et Thierry Meignen au Novotel d’Aulnay-sous-Bois le 11 juillet pour une conférence de presse sur Europa City
Le débat public sur Europa City est terminé. Pour en tirer les appréciations à partir desquelles le Collectif sur le Triangle de Gonesse tente de rebondir, ce collectif invite à une conférence de presse organisée au NOVOTEL d’Aulnay le lundi 11 juillet à 10 h 30.
Seront présents Bruno BESCHIZZA, Maire d’Aulnay-sous-Bois, et Thierry MEIGNEN, Maire du Blanc-Mesnil. Seront également présents les directeurs d’O’Parinor et d’Aéroville.
Source : communiqué d’Alain Boulanger, Président de CAPADE et Porte parole du commerce du Territoire Paris Terre d’Envol, Co-Président du CPTG
Et si Europa City s’installait sur les anciens terrains de PSA à Aulnay-sous-Bois ?
C’est ce que l’on peut lire dans les Echos : une nouvelle étude menée par la collectivité Paris Terre d’Envols, présidée par Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous- Bois, abonde en ce sens :
On peut ainsi lire dans l’article des échos :
« La première de ces nouvelles études émane de l’établissement public territorial Paris Terres d’Envol, présidé par le maire LR d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza. Depuis l’origine du projet, la ville veut attirer EuropaCity sur les terrains laissés vacants par l’ex-usine PSA. Assez touffu, ce document a été réalisé avec l’appui d’un promoteur concurrent, Unibail Rodamco, et McKinsey & Company , qui ne la signe pas.«
Serait-ce une bonne idée ?
Alain Boulanger clarifie la situation au sein du Collectif pour le Triangle de Gonesse
Il y a quelques jours, un article du Parisien mettait en évidence les tensions entre, d’une part, Bernard Loup, co-président de Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) et fervent militant écologiste et, d’autre part, Alain Boulanger, le bouillant omni-président de l’association CAPADE et également co-président du CPTG.
Cet article montrait un Alain Boulanger dépité, vindicatif et apparemment esseulé au sein d’un collectif où son courant de pensée est devenu minoritaire et, d’autre part, un Bernard Loup plutôt conciliant, voire pacificateur, à la recherche d’une collaboration intelligente.
Au lieu de paraphrasé l’article du Parisien, la rédaction a contacté Alain Boulanger, qui semble de plus en plus mal dans un collectif dont il semble ne plus maîtriser la direction.
Alain Boulanger a ainsi souhaité clarifié les choses via un communiqué que vous pouvez découvrir ci-dessous :
« Ma différence avec la majorité des membres du CA du CPTG est liée à une priorité qui est la mienne, à savoir l’impact d’Europa City sur le commerce et sur l’emploi, ce qui ne m’a pas empêché de devenir co-président de notre collectif début 2016 par le fait de mes relations dans le 93 avec les édiles et la société économique concernée. Cette différence était totalement surmontable au moins jusqu’à la fin du débat public qui devait amener, comme rappelé par Madame Brevan, la Présidente de CPDP, à porter notre action sur l’impact du projet du groupe Auchan sans s’occuper de ce que pourrait être le « bon projet alternatif », source potentielle de divergence avec la région IDF, le CD 93 et l’EPT Paris Terre d’Envol dont je partage l’idée d’un aménagement du Triangle de Gonesse , en vertu d’un SDRIF voté en 2013 à l’initiative d’Alain Amedro (EELV), vice-président à la région jusqu’en 2015.
La réaffirmation régulière qu’il est inenvisageable d’étendre notre collectif à des personnes sortant du cadre restreint actuel (qui s’expriment à titre individuel au nom de leur parti politique en faveur du maintien du Triangle en terres agricoles) marginalise ceux dont l’engagement est purement associatif donc apolitique.
Les études qui viennent d’être réalisées permettront peut-être de recentrer le débat sur ce qui devrait être notre préoccupation n° 1 avant toutes les autres. Les différences qui existent peuvent ne pas se transformer en divergences si nous restons à se fédérer sur le plus petit dénominateur commun qui est Europa City. A contrario, à vouloir élargir le champ de notre action conduit inexorablement à perdre de nombreux soutiens avec comme perspectives de se rabougrir en un collectif constitué de personnes engagées politiquement à gauche et à l’extrême gauche ».
Vivre mieux ensemble à Aulnay-sous-Bois : Europacity, un projet néfaste pour l’environnement et l’économie
Par de nombreux aspects, le projet Europacity ne répond pas aux exigences en matière d’environnement, de préservation de l’économie régionale et de respect de la réglementation.
INCOMPATIBLE AVEC LES ENGAGEMENTS DE LA COP21
L’Autorité de l’Environnement (AE) définit comme haute priorité pour le développement de l’Île-de-France, de réduire son empreinte écologique. L’AE souligne que le projet Europacity et la ZAC du Triangle de Gonesse prévoient de stériliser définitivement 210 hectares des meilleures terres agricole de la région sans qu’aucune solution d’évitement n’ait été envisagée. Ce projet de la famille Mulliez et du groupe chinois Wanda a donc été désavoué par l’Autorité Environnementale.
DESTRUCTEUR D’EMPLOIS ET CREATEUR DE FRICHES COMMERCIALES
Du point de vue économique le projet est tout aussi néfaste : à Aulnay-sous-Bois, une ville déjà meurtrie par le départ de l’usine PSA, laissant une friche industrielle de 170ha, Europacity menace directement les 2700 emplois de O’Parinor localisés à quelques centaines de mètres. A la limite de ces deux départements déjà fortement touchés par la vacance commerciale, le risque d’une nouvelle friche est réel.
Source et dossier complet : cahier d’acteur Vivre Mieux Ensemble à Aulnay-sous-Bois
Réunion publique CAPADE sur Europa City ce soir à Aulnay-sous-Bois
Notre association a très rapidement estimé que le projet EUROPA CITY, comprenant un centre commercial de 500 boutiques, impacterait négativement la qualité de vie dans un périmètre extrêmement large.
Des éléments d’une étude, diligentée par « Paris Terre d’Envol », révèlent que 8.000 emplois seraient détruits, principalement dans le commerce.
Le débat public qui a commencé mi-mars va se terminer fin juin. Une réunion de restitution sera organisée à Aulnay le 16 juin 2016 Salle Chanteloup à 20 heures (1 avenue de Nonneville, Aulnay-sous-Bois)
Nous ne pouvons que vous conseiller d’y participer et d’y donner votre point de vue éventuellement.
Source : communiqué Capade
Réflexions sur Europa City
A l’aube du projet « EUROPA CITY », voici un article paru dans « Les échos » très éloquent sur le proche avenir de la politique commerciale qui risque de nous contraindre à bouleverser nos habitudes consuméristes, bonne lecture :
Les années 2000 ont vu fleurir dans des Zones d’aménagement concerté (ZAC) des hyper magasins de 1.000 à 2.000 m². Boulanger, Maisons du Monde, La Halle aux Chaussures, Auber, La Compagnie du Lit, Décathlon, Orchestra ou Leroy Merlin comptent parmi ces enseignes dont l’investissement associé aux frais de fonctionnement se chiffre en millions d’euros.
Très prisés de la classe moyenne, il y a quelques années, ces temples du shopping situés en périphéries des grandes agglomérations sont aujourd’hui boudés par leurs clients. En semaine, les surfaces de parkings désertées font le bonheur des auto-écoles alors que les magasins éclairés aux néons attendent désespérément le chaland. Une étincelle d’activité semble renaître le week-end, pendant les soldes bisannuelles, à la rentrée scolaire et autour de la période de Noël. Malheureusement, ces périodes d’affluence ponctuelles ne suffisent pas à remplir les tiroirs-caisses.
En effet, le chiffre d’affaire (CA) de ces grandes surfaces a chuté entre 20 et 50% ces cinq dernières années. Espérant stimuler les portefeuilles, les enseignes ont mis en place des plans promotionnels agressifs. Une stratégie pernicieuse qui a détérioré leurs marges tout en développant l’addiction des clients aux remises. Ainsi, ces paquebots de marques bon marché ont peu à peu sombré…
Dans un ultime effort pour retarder le naufrage, les têtes de réseaux se sont délestées de leur personnel de vente et opèrent désormais leurs magasins en mode « self-service ». Les clients livrés à eux-mêmes se perdent dans des allées interminables et se noient sous une profusion de produits étalés sans logique ni cohérence. Enfin, en guise d’accueil, ils doivent se contenter d’un sourire furtif lors du passage en caisse. Clairement, les ZAC sont en péril aujourd’hui.
La mutation des comportements d’achats, en quelques années seulement, a induit l’obsolescence de ce modèle économique dont le meilleur argument était le prix. Un nouveau référentiel s’impose à présent, détournant le flux de clientèle qui abreuvait les ZAC :
1/ La montée en puissance des « Clics » – 65% des ménages français consomment désormais sur internet, selon la Fédération de e-commerce et de vente à distance. Séduits par l’offre illimitée du Web et par le confort d’acheter à toute heure et en tout lieu, les « webivores » traquent les offres à l’aide d’une arme redoutable : les comparateurs de prix instantanés.
Sur le premier trimestre 2016 seulement, les sites marchands ont enregistré un chiffre d’affaires record de plus de 18 milliards d’euros, représentant 237 millions de transactions, soit une croissance de 16% se référant à la même période l’année dernière, selon Fevad.
Les secteurs de l’habillement, de l’équipement de la maison et des produits culturels confondus représentent à eux seuls plus d’un quart de ces achats en ligne, soit 5,5 milliards d’euros entre janvier et mars. Plus de 200.000 sites marchands, dont Amazon (16,8 millions de visiteurs uniques par mois), Cdiscount (10 millions), Price Minister (8 millions) et Vente Privée (5,4 millions) inondent ce marché virtuel en plein essor. Vers ces nouveaux acteurs s’envole une large part du marché des enseignes présentes sur les ZAC.
2/ La recherche d’une expérience d’achat gratifiante – L’appât des prix cassés ne suffit plus. Un déplacement physique doit désormais s’accompagner de la promesse d’une expérience humaine et sensorielle génératrice de plaisir et de bien-être. Pour répondre à ces deux éléments, les ZAC et les enseignes doivent retravailler des zones commerciales sans âme pour faire renaître des pôles dynamiques récréatifs. L’« achat corvée » doit disparaître pour laisser place aux « dépenses ludiques ». Prenons exemple sur le marché américain qui a depuis bien longtemps intégré cet enjeu et pris le pas.
L’investissement pour opérer cette transformation n’est pas qu’une question de budget. Se recentrer sur la qualité du parcours client est avant tout un défi managérial : assurer un accueil personnalisé et chaleureux en magasin ; coordonner l’action de la tête de réseau avec celle des services achats et marketing pour assurer l’alignement des produits et des messages délivrés en magasin ; impliquer les équipes opérationnelles dans la mise en scène des collections permet d’assurer une meilleure cohérence entre l’offre et les attentes clients. Notons que la bonne mise en œuvre de ces actions contribue tout autant au bien-être du personnel de vente qu’à la satisfaction des visiteurs, les deux étant étroitement corrélés.
Des outils technologiques pour sauver les ZAC
Par ailleurs, le support des nouvelles technologies adaptées au retail apporte une réelle valeur ajoutée, à condition toutefois que ces outils restent de simples véhicules au service de l’efficacité opérationnelle. Philippe Lehartel, ex-développeur chez Leroy Merlin et co-fondateur du Pass Vente Privée, souligne les trois enjeux majeurs du retail : la fluidité des livraisons, la facilité des modes de paiement et le dynamisme de la relation avec le consommateur.
De nombreuses entreprises offrent aux marques et enseignes des solutions opérationnelles permettant d’optimiser la chaîne logistique, la fluidité en caisse et la gestion de la relation client, au sens large. Cette dernière, la plus complexe, dépasse le traitement interactif d’une base de données par le biais du Customer Relashionship Management (CRM). Afin d’illustrer cela, voici quelques exemples d’implémentation d’outils mis en place par des enseignes performantes. Elles ont, pour les accueillir, dû non seulement adapter leurs processus opérationnels en interne, mais aussi impliquer et former les équipes sur le terrain à leur usage :
Balises intelligentes intégrées tout au long du parcours client. Connectées en Bluetooth, elles mesurent les taux de fréquentation à chaque point névralgique du magasin. Plus intéressant encore, ces balises appelées Beacon, permettent d’adresser des offres ciblées tenant compte des habitudes d’achat d’un client, en tenant compte de ses déplacements sur la surface de vente. Apple a ainsi équipé 250 de ses magasins américains.
Tablettes tactiles pour les conseillers de vente. Véritable relais d’expertise dans la relation client, elles permettent aux vendeurs d’être informés en temps réel de l’historique d’achat et d’autres informations précieuses sur le consommateur à l’approche. Désormais promus au rang de « super vendeurs » les conseillers sont en mesure d’anticiper le besoin et d’apporter immédiatement des réponses précises pour guider le client efficacement vers les produits répondant le mieux à ses attentes.
Miroirs interactifs pour comparer plusieurs tenues/produits essayés. Capables d’enregistrer des photos et de courtes vidéos, cette technologie facilite le choix final. Les médias sont diffusés en un clic par le client sur les réseaux sociaux, propageant ainsi l’image et l’offre de l’enseigne à de potentiels clients.
Ambiance musicale, supports vidéo et signature olfactive personnalisés ou créés « sur mesure ». Ces signaux distinctifs permettent à une marque/enseigne de faire ressurgir des émotions positives attachées à son image. De nombreuses chaines font appel à cette technologie subliminale et immersive.
Géolocalisation dès leur entrée dans la zone de chalandise. À leur arrivée dans la ZAC, les clients reçoivent un SMS proposant des « bons plans » et autres avantages « cash back » ciblés. Ces offres attractives sont accompagnées du plan du magasin qui les invite à la visite.
« E-Reservation » pour réserver un produit depuis une tablette et se rendre en magasin pour l’essayer ; « click & collect » pour acheter en ligne et de gagner du temps en récupérant le panier en magasin ; « Store locator » pour localiser à tout moment le magasin le plus proche.
Les règlements par reconnaissance faciale sans aucune intervention humaine. Les produits du panier sont automatiquement scannés et le client choisit de débiter la carte de crédit associée à son profil. Inquiétante avancée, peut-être, mais redoutablement efficace. Elle évite en effet la recherche fastidieuse du portefeuille au fond du sac. Côté commerçant, elle a l’avantage de faciliter le passage en caisse et de rendre la dépense quasiment indolore.
En conclusion, les magasins des ZAC sont en péril aujourd’hui, mais la partie n’est pas perdue. Le sauvetage de ces grandes surfaces spécialisées passe en premier lieu par la prise de conscience par les enseignes d’une mutation profonde des comportements d’achats. Pour s’adapter, elles doivent nécessairement revoir leur positionnement et faire évoluer leurs process et pratiques managériales en intégrant, si possible, des outils de haute technologie valorisant le niveau service ainsi que la qualité de l’expérience en magasins. Après transformation, peut-être les rebaptiserons-nous les ZAC en PIC : Pôles d’Influences Communautaires ?
Article proposé par Didier Bessaguet
