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Un détenu qui prétendait avoir une jambe cassé a tenté de s’échapper de l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois

VillepinteCela peut prêter à sourire mais la situation aurait très bien pu dégénérer : un détenu de la prison de Villepinte, qui prétendait avoir une jambe cassée suite à un accident dans la cours de la prison, avait été amené à l’hôpital Robert Ballanger, dimanche dernier.

Retrouvant toutes les capacités de ses membres, le détenu a profité d’un moment d’inattention pour tenter de s’enfuir. Il a été heureusement rattrapé par les surveillants.

Plusieurs incidents ont eu lieu à l’hôpital Robert Ballanger : un ophtalmologue a ainsi été gravement blessé au visage et à l’oeil avec une paire de ciseaux par un détenu en ce début d’année, et une surveillante violemment agressée verbalement.

L’histoire complète accessible en cliquant ici.

Le détenu tente de s’échapper à l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois / Villepinte

Prison_VillepinteUn détenu de la maison d’arrêt de Villepinte a tenté de s’échapper, hier en début d’après-midi, lors d’un transfert à l’hôpital Ballanger d’Aulnay-Villepinte avant d’être rattrapé par les surveillants.

Vers midi, au retour de sa promenade, cet homme prétexte s’être cassé la jambe. Il est cru sur parole puis extrait de la prison pour rejoindre l’hôpital sous l’escorte habituelle d’un policier et de deux surveillants. A l’arrivée aux urgences, alors qu’il est installé sur un fauteuil roulant, il retrouve soudain l’usage de ses jambes. Il court et se cache derrière une voiture. Mais c’est compter sans la réactivité des membres de son escorte qui ne tardent pas à le récupérer. Le prisonnier a réintégré dans la soirée la maison d’arrêt de Villepinte.

Suite à cet incident, le syndicat CFTC justice s’interroge « encore une fois, sur les moyens mis en place lors des extractions ». Ce n’est pas la première fois qu’une telle tentative de fuite a lieu.

Une chambre sécurisée, avec la présence de policiers, doit bientôt être mise en place à l’hôpital Ballanger qui accueille habituellement en consultation les détenus de Villepinte.

Source : Le Parisien du 11/03/2013

Aulnay-sous-Bois / Villepinte : Les détenus pourraient être envoyés aux urgences de l’hôpital

Hopital_Ballanger« Hier, la direction de l’hôpital Ballanger a proposé à l’agence régionale de santé de réintégrer l’équipe de l’unité de soins de la prison de Villepinte au sein de l’hôpital, dont elle relève, et que les détenus soient désormais soignés aux urgences de Ballanger, dans un box dédié.

Un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail doit se réunir aujourd’hui.

Le personnel exerce son droit de retrait depuis mardi. Après l’agression d’un ophtalmologiste, qui s’est fait lacérer le visage le 7 janvier par un détenu, et des menaces répétées contre une préparatrice en pharmacie, ces médecins, infirmiers, secrétaires ou dentiste estiment qu’ils ne sont plus en sécurité pour soigner sereinement les patients. Car, pour eux, passée la porte des salles de consultation, les détenus sont avant tout des patients. « A part les préparatrices en pharmacie de l’hôpital, qui tournent, on est tous volontaires pour travailler ici », résume un infirmier.

Sans un deuxième surveillant, pas de reprise du travail

Réunie au mess de la maison d’arrêt, l’équipe a l’air soudée et motivée. Ça n’est pas pour les 97 € de prime mensuelle de risque. Juste parce qu’en prison ils se sentent « plus utiles ». Selon eux, 120 détenus passent chaque jour. Et ils craignent de ne pas trouver le même sens à leur travail s’ils retournent à l’hôpital.

Ils ont obtenu des engagements, comme un détecteur de métaux, mais pas ce deuxième surveillant sans lequel ils refusent de reprendre le travail. Il y en a un seul pour l’instant. Les deux salles d’attente de 14 places, fermées à clé, sont insuffisantes pour contenir tous les détenus en attente d’une consultation dans les box. « Parfois, ils sont plusieurs dizaines dans le couloir », détaille la dentiste. « Notre part du contrat est d’assurer les soins de la population carcérale, que l’administration pénitentiaire assume la sienne en assurant la sécurité du personnel », résume le docteur Daniel Zarka, chef de pôle.

Mais l’administration pénitentiaire — qui ne s’exprimait toujours pas hier sur le sujet — ne semble pas prête à céder. Par crainte d’un effet boule de neige? A l’arrêt de bus devant la prison, mercredi, un détenu libéré estime « les médecins indispensables en prison. On a tous un jour une rage de dent, et on fait quoi dans ces cas-là? »« 

Source : Le Parisien

Aulnay-sous-Bois : La Gamelle, film documentaire sur les jeunes sortis de prison dans la Cité de l’Europe

La_Gamelle_Aulnay« La prison. En sortir, craindre d’y retourner ou s’y résigner… Il n’était pas forcément simple de recueillir, en toute confiance, la parole de jeunes sortants de détention. Alors, Xavier Menut a pris le temps.

Avec La Gamelle, Xavier Menut nous livre un film rare sur le rapport qu’ont certains jeunes des quartiers à l’incar- cération. Quel rôle dissuasif ou préventif a, pour eux, la prison ? Comment se fait-il que la perspective de passer vingt-deux heures sur vingt-quatre dans une cellule ne soit pas un frein à la délinquance, ni même à la récidive ?

Trois années de tournage ont été nécessaires pour obtenir la sincérité et la profondeur indispensables au traitement d’un tel sujet. Trois années qui permirent d’être au plus près des habitants et de se familiariser avec les différents codes sociaux en vigueur dans la cité. Le résultat ? Une immersion « vraie » au cœur de la cité de l’Europe d’Aulnay- sous-Bois, des visages à découvert – sans flou ni mosaïque – et une tribune dédiée à ceux que l’on n’entend jamais.

Coproducteur de La Gamelle, le cinéma Jacques Prévert réitère son soutien au film documentaire. Depuis 2011, le cinéma d’Aulnay-sous-Bois a coproduit le film Indices de Vincent Glenn, et soutenu la diffusion des films Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier et Faire quelque chose de Vincent Goubet.« 

Source : seenthis.net. Image : Le Parisien

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