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Vidéo meeting Nicolas Sarkozy à Aulnay-sous-Bois : Philippe Dallier pense que le 93 basculera à Droite !
Philippe Dallier, Sénateur-Maire des Pavillons-sous-Bois, est intervenu lors du meeting de Nicolas Sarkozy à Aulnay-sous-Bois le 15 novembre 2014. Il est revenu sur la possibilité d’un changement de cap historique pour le département, toujours géré par la Gauche mais dont les résultats aux dernières municipales laissent à penser qu’il basculera à Droite.
Pour visionner un extrait de son intervention, cliquer sur l’image.
Les nouveaux collèges de la Seine-Saint-Denis font la part belle au numérique
Dans les 12 nouveaux collèges sortis de terre pour cette rentrée 2014-2015, le Département a choisi de faire un effort considérable sur l’équipement numérique. Il s’agit, de concert avec les équipes pédagogiques, d’augmenter l’interactivité des cours et de faciliter l’apprentissage via l’outil informatique. Pour donner toutes les chances de réussite à nos élèves.
Dans la salle de classe aux larges baies vitrées, Eric Bonillo écrit un mot au tableau. Mais contrairement aux rentrées précédentes, le feutre dans son main est un stylo numérique et son tableau est éclairé par l’image d’un vidéoprojecteur interactif.
Ce jour-là, l’exercice est à blanc et le public est composé des professeurs en formation du collège Pierre-Curie de Bondy, entièrement reconstruit pour cette rentrée 2014-2015. Mais dès la rentrée de mardi, ce matériel sera utilisé dans le cadre de vrais cours.
La salle de classe dans laquelle se déroule la formation est une bonne illustration de l’ambition numérique que nourrit le Conseil général de la Seine-Saint-Denis pour ses élèves : 16 ordinateurs, placés contre le mur, encadrent la salle de cours traditionnelle. A cela s’ajoutent 15 chariots de 15 tablettes numériques chacun. Et donc un vidéoprojecteur interactif par salle de classe, sachant que chacun des 12 nouveaux collèges profitera du même dispositif.
L’intérêt d’équiper de la sorte les nouveaux établissements et de renforcer considérablement lé place du numérique dans l’enseignement ? Pour Eric Bonillo, professeur de technologie à Pierre-Curie et donc formateur en technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) pour l’Académie de Créteil, il peut se résumer très simplement : « Il y a plus d’interactivité, les élèves sont davantage acteurs, il reste toujours une trace écrite, ce qui est particulièrement précieux pour rattraper des cours en cas d’absence et on peut transformer un même document au fil du temps ».
Et de le démontrer stylo numérique à l’appui, avec un texte à trous sur les chevaliers, exemple d’un cours pour 6e en histoire-géo. La différence avec le même exercice dans sa formule classique : la tâche est plus ludique et désacralise un peu la fameuse présentation au tableau.
Un poste fixe pour 2 élèves, un vidéoprojecteur dans chaque salle, 200 tablettes par collège, mais aussi 1 vidéoprojecteur 3D par collège : le Département n’a donc pas hésité à équiper les nouveaux collèges en conséquence. Marquant ainsi son ambition de devenir un territoire de référence en matière d’éducation portée par le numérique, comme l’expliquait Stéphane Troussel lors de son passage au collège Pierre-Curie : « Le numérique est une opportunité supplémentaire pour faire réussir nos élèves de Seine-Saint-Denis. Le Département a jugé avec les enseignants qu’il était important de prendre ce virage, et il va de soi que le plan numérique va être étendu aux autres collèges, pas seulement à ceux construits récemment ».
Les Centres de documentation et d’information (CDI) ne sont pas non plus laissés pour compte : chacun des 12 nouveaux centres est pourvu de 12 ordinateurs, d’un poste pour le documentaliste, d’un vidéoprojecteur interactif et d’un chariot avec 12 tablettes numériques.
Source : Conseil Général. Proposé par Annie Neveu
Les maires de la Seine-Saint-Denis reçus par le préfet
Bobigny, hier. Après le sacre des électeurs, les félicitations de l’Etat. Les 40 maires du département nouvellement élus étaient invités hier soir par le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli. Une bonne moitié d’entre eux (22 exactement) ont répondu présents, des habitués comme Jacques Mahéas (DVG), élu pour la 7 e fois à Neuilly-Sur-Marne, ou André Veyssière (UMP) à Dugny, aux novices comme Stéphane de Paoli (UDI) à Bobigny, Thierry Meignen (UMP) au Blanc-Mesnil ou Bruno Beschizza (UMP) à Aulnay. Un « moment de convivialité », souhaité par le préfet, après une campagne « dense et exigeante », afin aussi de rencontrer beaucoup de nouveaux élus (13 sur 40). « Les services de l’Etat sont à votre disposition pour vous apporter l’aide, le conseil, mais également développer les politiques portées par l’Etat », leur a précisé Philippe Galli, qui a rappelé aussi les enjeux de leur mandature : rénovation urbaine et logement, emploi, notamment celui des jeunes, sécurité, projet du Grand Paris, finances locales. Un programme chargé que le préfet a conclu d’un trait d’humour, au moment de la remise symbolique de la carte de maire à chaque élu : « Ce sera probablement le seul cadeau que l’Etat vous fera durant votre mandature… »
Chiffres de la sécurité en Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne : dix ans de bidonnage !
Un rapport a établi que les statistiques policières ont été truquées pendant des années pour faire croire à une baisse de la délinquance.
Les cadres de la préfecture de police de Paris ont-ils été pendant des années fâchés avec les chiffres de la délinquance ? C’est en tout cas la conclusion d’un document explosif sur l’enregistrement des plaintes que l’IGA (inspection générale de l’administration) et l’IGPN (inspection générale de la police nationale) viennent de remettre au ministre de l’Intérieur.
Mis en ligne hier soir, leur rapport indique que divers trucages administratifs ou comptables ont été utilisés pendant plus d’une dizaine d’années pour diminuer artificiellement les chiffres de la délinquance dans la capitale et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne).
Près de 15 000 faits passés à la trappe
Cette mission d’inspection a été commandée dès septembre 2012 par le nouveau préfet de police, Bernard Boucault, nommé en remplacement du très sarkozyste Michel Gaudin. Elle a mis en lumière des techniques pour maquiller les chiffres de certains faits, comme les cambriolages ou les vols. « Des pratiques qui ont été, à partir de 2008, organisées, systématisées et donc pilotées », estime l’entourage de Bernard Boucault, en assurant que le nouveau préfet de police a remis de l’ordre dans l’enregistrement des plaintes depuis sa prise de fonction.
Impossible de retrouver les notes demandant aux services d’oublier d’enregistrer certains délits. « Ce genre de consigne se donne évidemment par oral », rappelle un fonctionnaire. Pour établir l’ampleur des bidouillages statistiques, les inspecteurs de l’IGA ont tout simplement interrogé des policiers dans quatorze circonscriptions : huit à Paris et six en banlieue. Ces témoignages leur ont permis de relever trois types de falsifications : la déqualification de certaines infractions en faits moins graves, le report de certaines le mois suivant ou même un retrait pur et simple des statistiques de certaines plaintes.
Les syndicats d’officiers divisés
Pour cette seule catégorie, les rapporteurs estiment que 15 000 à 20 000 faits sont passés à la trappe en 2011 puis en 2012 rien que pour Paris. De quoi relativiser la hausse de 26 % des cambriolages constatée l’an dernier.
Le rapport, qui note que toutes les pratiques litigieuses n’ont pas encore totalement disparues, a fait l’effet d’une bombe dans la police. Dès hier, Emmanuel Roux, patron du SCPN, principal syndicat de commissaires, dénonçait un rapport « qui stigmatise les microbarbouillages des fonctionnaires parisiens en occultant les vrais problèmes ».
De son côté, le Snop-SCSI, majoritaire chez les officiers, se félicitait que ce document mette enfin en lumière les effets pervers de la « politique du chiffre » en vigueur sous la précédente présidence et réclamait des sanctions pour les cadres « qui continuent à jouer avec les statistiques ». « Les commissaires ne sont pas en cause. Ils sortent à peine de dix ans de pratiques systématisées », tempère-t-on dans l’entourage du préfet de police, qui mise sur la généralisation, l’an prochain, d’un nouveau logiciel d’enregistrement des plaintes pour rompre avec les mauvaises habitudes du passé.
Source : Le Parisien du 04/03/2014
Réforme pénale : la Seine-Saint-Denis critique face à Taubira
Plus de deux cents personnes se sont déplacées, mardi soir, à Pantin, afin de débattre avec Christiane Taubira, la ministre de la Justice, sur son projet de réforme pénale. La garde des Sceaux entamait dans le 93 son « tour de France » pour présenter ce texte qui ne sera pas examiné au Parlement avant avril 2014. La réforme prévoit notamment la suppression des peines planchers et la création de la contrainte pénale, une peine restrictive de liberté, mais qui se déroule en milieu ouvert et que les juges peuvent appliquer aux délits punis d’une peine d’emprisonnement inférieure ou égale à cinq ans.
Pendant trente minutes, la ministre a défendu une réforme « extrêmement importante », qui propose « une série de dispositifs visant à prévenir la récidive et à favoriser la réinsertion ». Elle a ensuite laissé la parole au public pour les questions-réponses. Associations et professionnels de la justice n’ont alors pas manqué d’interpeller la ministre sur plusieurs points précis et notamment la création de la contrainte pénale. A l’issue des discussions, les avis restaient très partagés. « Il y a des points intéressants car, effectivement, on ne peut pas mettre tout le monde en prison », confie Lucie Dimino, engagée dans plusieurs associations de lutte contre la pédocriminalité.
« Mais il reste beaucoup de zones d’ombres. Le texte est très complexe et les associations sont inquiètes », regrette-t-elle. Psychologue de formation, Vincent, un autre militant associatif se demande ainsi « si la contrainte pénale concernera les peines maximales encourues ou les peines effectivement prononcées par le juge ». « Elle n’a pas répondu précisément alors que cela change tout, poursuit-il. Pour une agression sexuelle, par exemple, les peines prononcées peuvent être inférieures à cinq ans alors que la peine maximale encourue est bien supérieure. Un juge pourrait alors décider de ne pas envoyer l’agresseur en prison, c’est très inquiétant. Madame Taubira a dit que cela n’arriverait pas, mais comment l’assure-t-elle? », interroge-t-il.
L’ex-batônnier de Seine-Saint-Denis, Brigitte Marsigny a, elle, mis en doute les moyens des ambitions de la ministre. « Elle veut faire de grandes réformes, ce qui est une très bonne initiative, mais quand on lui demande ce qu’en pense Bercy, elle ne répond pas, tacle-t-elle. Elle n’en a pas les moyens. Si c’est pour faire une réforme en déshabillant Pierre pour habiller Paul, cela ne va pas… »
Source et image : Le Parisien du 12/09/2013
Le miel et les abeilles en Seine-Saint-Denis
Sur les huit parcs que compte le Département, trois abritent des ruchers. Au mois de septembre, venez les découvrir !
De nombreuses activités sont proposées autour du miel et des abeilles : visites guidées des ruches, découverte d’une colonie d’abeilles en plein travail ou encore dégustation de miel. Pour chaque activité, une tenue adéquate est recommandée : pantalon et manches longues pour éviter les piqûres !
Le parc Georges-Valbon est le premier à fêter le miel et les abeilles. Ainsi, toute la journée du dimanche 8 septembre est consacrée au miel mais aussi aux fleurs. Une visite guidée du rucher et des dégustations sont prévues dès 11h le matin et jusqu’à 16h30, avec des jeux autour de la ruche.
Renseignements au 01 43 11 13 07.
Le week-end suivant, le parc de la Poudrerie met les petits plats dans les grands. Pour sensibiliser le grand public à l’apiculture, la Maison des abeilles, créée en 2006, sera en effet ouverte au public le week-end du 14-15 septembre de 10h à 18h. C’est l’occasion de découvrir le métier d’apiculteur mais aussi de déguster le miel du parc. Dans la salle principale, des ateliers pédagogiques permettent de se trouver au plus près de la récolte du miel grâce à une baie vitrée qui donne sur les ruches. Vous pourrez également observer les essaims d’abeilles autour des 20 ruches que compte la Maison. De 20h à 22h, l’animateur du rucher vous contera les histoires extraordinaires de l’abeille – insecte fragile et méconnu. Pour ces deux évènements, le rendez-vous est fixé à la Maison des abeilles, entrée principale du parc, allée Eugène Burlot à Vaujours.
Renseignements au 01 49 63 97 87.
Enfin, le parc du Sausset fête le miel le dernier week-end de septembre (30 septembre-1er octobre) à l’occasion de la fête de la vigne et de ses saveurs. De 14h à 18h30, des apiculteurs seront présents à côté des ruches pour expliquer la méthode de production du miel. Visites en calèche des ruchers et dégustations sont également prévues.
Une bonne nouvelles pour les jeunes de la Seine-Saint-Denis
Stéphane Troussel, le Président du Conseil général, exprime sa satisfaction de voir le département compter parmi les dix territoires pilotes du dispositif « Garantie Jeunes » annoncé mardi 13 août par Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre.
Suite à l’annonce faite par Matignon hier soir sur le choix des territoires pilotes de la « Garantie Jeunes », je tiens à exprimer ma satisfaction.Trois mois après avoir candidaté, la Seine-Saint-Denis compte parmi les dix territoires pilotes pour la mise en place de ce dispositif.
Ce dispositif de soutien aux jeunes confrontés au risque de pauvreté vient combler une déficience dans nos politiques d’emploi et d’insertion, qui laissait les jeunes les plus en difficulté, (ceux qui ne sont « ni dans l’emploi, ni en formation, ni dans l’éducation nationale »), les plus démunis dans la recherche d’un emploi. Désormais, plusieurs centaines d’entre eux devraient bientôt pouvoir compter, en Seine-Saint-Denis, sur un appui financier doublé d’un accompagnement intensif.
C’est une rupture bienvenue avec une certaine logique qui voulait que les jeunes, (la catégorie de population la plus exposée au risque de chômage), aient à endurer la précarité pour espérer atteindre l’autonomie. Cette logique était celle portée par la droite pendant dix ans. Ainsi, la « Garantie jeune » est elle aussi une rupture avec ce défaitisme qui voulait que pour certains, tout avait déjà été essayé. Comme si à 20 ans, on pouvait déjà avoir réussi ou raté sa vie.
Avec les services de l’Etat, avec nos partenaires départementaux de l’insertion, avec les nombreuses entreprises de notre territoire, nous mettrons tout en œuvre pour transformer ce ballon d’essai dans les mois à venir. La « Garantie jeune » mettra sans doute du temps à monter en charge, mais elle est la preuve manifeste que l’Europe, les États et les territoires peuvent travailler ensemble à des solutions volontaristes face à la crise de l’emploi qui frappe nos jeunes.
Le relief relativement plat de la Seine-Saint-Denis l’expose aux inondations
Depuis 10 ans, les inondations ont été réduites d’un quart en moyenne sur l’ensemble du département. Ce progrès est principalement dû à la construction de nouveaux bassins de stockage d’eau.
Les inondations peuvent également être provoquées par la remontée des nappes phréatiques et les crues de rivière. Sept stations anti-crues empêchent les rivières de remonter dans les collecteurs et d’inonder les riverains.
Malgré tous les efforts engagés par le Département de la Seine-Saint-Denis, si des orages et une pluviométrie exceptionnels se produisaient, un risque d’inondation n’est pas à exclure. Pour parer à cette éventualité :
Voici quelques conseils de prévention pour éviter les inondations des caves ou des sous-sols de vos habitations :
La protection la plus courante destinée à éviter les refoulements dans les caves consiste à s’équiper d’un clapet anti-retour. Un clapet anti-retour est un dispositif permettant de contrôler le sens de circulation d’un fluide quelconque. Il permet le passage d’un liquide (ou d’un gaz, d’air comprimé…) dans un sens et bloque le flux si celui-ci venait à s’inverser.
Toutefois, cet équipement ne constitue pas une garantie totale de protection, surtout lorsqu’il est installé sur un réseau aux effluents chargés comme peut l’être un réseau d’eaux usées. De plus, il nécessite une vérification régulière et un entretien tout aussi régulier de votre réseau particulier.
La protection la plus efficace réside donc essentiellement en une bonne conception initiale de l’installation d’évacuation des eaux. Elle passe aussi par la modification éventuelle de l’installation pour la rendre plus sûre et moins sensible aux risques : suppression des points bas, condamnation de sanitaires installés postérieurement à la construction (WC, lavabos, douches et autres siphons de sols etc), installation de regards de visite intérieurs étanches… En résumé : les sanitaires dans des garages, sous-sols ou caves présentent un vrai risque d’inondation d’où les conseils de modification ou de suppression…
Que faire si votre habitation est inondée ?
Les égoutiers de la Direction de l’eau et de l’assainissement du Conseil général de la Seine-Saint-Denis peuvent intervenir mais uniquement sur le réseau d’assainissement départemental (à ne pas confondre avec celui d’eau potable ou de chauffage géré par un fournisseur d’eau, notamment Véolia dans 37 communes de la Seine-Saint-Denis). Si ce n’est pas le cas, veuillez vous renseigner auprès de votre commune.
Les services d’intervention d’urgence de nos égoutiers départementaux sont joignables au 01-43-93-65-00. Mais avant d’appeler, merci de vérifier que votre habitation est bien raccordée au réseau départemental, via ce lien.
Pour tous renseignements
Département de la Seine-Saint-Denis
Direction de l’Eau et de l’Assainissement
93006 Bobigny cedex
Tél. : 01 43 93 65 00 / Fax : 01 45 28 87 62
Bon à savoir
En cas de pluie extrême (d’une occurrence – ou période de retour – supérieure à 10 ans à savoir qui se produit statistiquement une fois tous les 10 ans) la ville peut/doit demander au préfet le classement en catastrophe naturelle. La décision est prise en Conseil des ministres et les assurances indemnisent les victimes.
Source : communiqué du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis
Vacances humanitaires auprès des Roms et des migrants de la Seine-Saint-Denis
Pendant une semaine, six jeunes femmes sont en immersion avec le Secours catholique et interviennent auprès des Roms et des migrants.
C’est une expérience pour le moins originale que vivent six jeunes femmes depuis le début de la semaine. Elles ont accepté de participer à un chantier solidaire, organisé par le Secours catholique, qui les a menées à intervenir dans un village d’insertion rom à Bobigny mais également auprès des migrants à Rosny. Afin de prolonger l’immersion, le petit groupe est accueilli toute la semaine dans un couvent à Pierrefitte.
Salima le sait, elle ne gagnera pas. Embarquée dans une partie de dames endiablée avec un demandeur d’asile, elle voit ses chances de réussite s’éloigner à grands pas. De toute façon, ce n’est pas son objectif. Durant tout l’après-midi de ce mardi, au siège du Secours catholique 93, à Rosny, elle tente de changer un peu les idées des migrants qui espèrent recevoir le précieux permis de séjour. L’association sert en effet de boîte aux lettres à plusieurs centaines de réfugiés dans le département.
« Ça ne va pas changer leur vie mais au moins, pendant ce temps-là, ils pensent à autre chose, sourit la jeune femme de 26 ans, originaire de Seine-et-Marne. Pour moi, c’est l’occasion d’être utile, de découvrir d’autres cultures, d’aller au-delà de ma timidité… et de parler anglais. »
Elle a découvert ce chantier sur Internet. Fraîchement titulaire d’un diplôme d’assistante sociale, elle souhaite avoir une expérience de terrain avec une association. « La rencontre, lundi, avec les Roms a été un choc car je n’avais pas imaginé leur niveau de misère et malgré ces conditions difficiles, ils nous ont parfaitement accueillies », s’enthousiasme-t-elle.
Le Secours catholique a recruté large. Ainsi, Yolanda, 29 ans, est allemande, originaire de Fribourg. Elle a tenu à vivre cette semaine car il n’existe pas d’expérience similaire dans son pays. « Il n’y a pas de camps roms chez moi, j’ai vraiment découvert un univers à part, souligne-t-elle. Ces rencontres, j’aimerais pouvoir les organiser en Allemagne avec les femmes turques et allemandes dans un cadre un peu convivial. Comme les cours de cuisine que l’on a donnés lundi chez les Roms. »
Manitra, 23 ans, originaire de Dijon (Côte-d’Or), a aussi été attirée par la promesse de contacts humains forts. Et elle n’a pas été déçue. « Que ce soit au sujet des Roms ou sur la réputation du département, que nous avons visité, j’ai tordu le coup à toutes mes idées reçues. » Et c’est bien le but de Pierre-Michel Landry, l’un des responsables du Secours catholique 93. « Il s’agit de vivre une expérience intense tout en lui donnant un peu de profondeur et de réflexion », insiste-t-il.
Ainsi l’hébergement chez les sœurs de Pierrefitte a rencontré un franc succès. « Elles sont en jeans et discutent avec nous de tous les sujets sans tabou, s’étonne encore Manitra. Cela fait du bien de pouvoir parler après avoir vécu tant d’émotions dans la journée. »
Source : Le Parisien du 08/08/2013
Seine-Saint-Denis : La rentrée scolaire s’annonce difficile
1 700 élèves supplémentaires attendus dans les écoles en septembre, 61 classes ouvertes, 40 fermées. Pour les syndicats, le compte n’y est pas. Ils craignent des classes surchargées.
Les jeux sont faits. Après des mois d’occupations régulières, des pétitions par dizaines et plusieurs grèves pour tenter d’obtenir une classe supplémentaire ou éviter une fermeture redoutée, les parents d’élèves et les professeurs sont désormais fixés. Hier, lors d’un comité technique paritaire, la direction académique a annoncé les ouvertures et fermetures de classes dans les écoles maternelles et élémentaires du département. Et si la validation officielle de ces ajustements est prévue le 2 juillet prochain, puisque les syndicats se sont symboliquement opposés au projet hier, rien ne devrait changer d’ici là. Au final, 61 classes ouvriront à la rentrée prochaine et 40 autres fermeront. « Pour nous, ce n’est pas satisfaisant, lance Martine Caron, la responsable du SNUipp-93. Nous savons qu’il faut 75 classes de plus à la rentrée scolaire pour accueillir les 1700 nouveaux élèves. »
Ce qui inquiète les syndicats? Le sureffectif. Car si globalement le nombre d’enfants par classe restera stable dans l’ensemble du département, une quarantaine d’écoles devraient être particulièrement surchargées à la rentrée. « Les effectifs de classes seront bien au-delà de ce qui se fait normalement dans le département, estime Martine Caron. Les seuils départementaux qui étaient pratiqués jusqu’ici n’ont visiblement plus lieu d’être. »
Les parents d’élèves prévoient de manifester
Les parents d’élèves et les professeurs des établissements impactés ne comptent pas baisser les bras. Certains ont déjà prévu de multiplier les actions dès la rentrée pour, peut-être, profiter du « deuxième tour ». « Il reste encore une soixantaine d’écoles où les décisions seront prises en septembre, reprend Martine Caron. Dès les premiers jours de la rentrée, en fonction du nombre d’élèves présents, la direction académique décidera ou non d’ouvrir une classe. Elle puisera alors dans le vivier des remplaçants. » Sur les 150 postes supplémentaires obtenus par la direction académique, 16 seront affectés à la très petite section (l’accueil des enfants avant trois ans), 74 aux ouvertures de classes et 60 autres à l’équipe de remplaçants. Le hic? Cela ne suffira pas. A la rentrée 2012, 250 postes étaient restés vacants. « Cela devrait être à peu près la même chose cette année, constate David Giri, représentant de l’Unsa-Education. Cela n’augure rien de bon pour la rentrée. »
Ouvertures et fermetures ville par ville
61 ouvertures
Aubervilliers : maternelles Prévert, Stendhal, Barbusse, élémentaire Hugo, Barbusse. Dugny : élémentaire Fabien. Epinay : maternelles Jobert, Hugo, élémentaire Jaurès 1 et 2. La Courneuve : élémentaire Fery. Saint-Denis : maternelles La Lison, Lendit, Lacore-Opaline, Marville, élémentaires Lacore-Opaline, Vilar. Villetaneuse : maternelle Frank. Aulnay : maternelles Ambourget, Solbes. Drancy : maternelles Jaurès, September, élémentaires Garcia, Mace, Joliot-Curie, Perriot. Sevran : maternelle Zola. Villepinte : maternelle Hugo, élémentaire Vert-Galant 2. Bagnolet : maternelle Ferry. Bobigny : maternelle et élémentaire Valbon. Montreuii : élémentaire Voltaire 2. Noisy-le-Sec : maternelle Lagrange, élémentaires Langevin, Quatremaire. Pantin : maternelles Brassens, Liberté, élémentaire Carnot. Romainville : maternelle Véronique et Florestan. Rosny : élémentaires Eboué, Mermoz. Bondy : maternelles de Gouges, Lagrange, élémentaire de Gouges. Gournay-sur-Marne : élémentaire Pâquerettes. Les Pavillons : maternelle Verne. Livry-Gargan : maternelle Jacob, élémentaires Bellevue, Danton. Neuilly-Plaisance : maternelle Foch. Vaujours : maternelle La Fontaine. Villemomble : élémentaire Foch 1.
40 fermetures
Aubervilliers : maternelles Dolto, Philippe, Rousseau, élémentaires Guesde, Jaurès. Epinay : maternelle Pasteur, élémentaires Dumas, Rousseau 2. La Courneuve : maternelles Chaplin, Doumer, Langevin. Le Bourget : maternelle Saint-Exupéry. Saint-Denis : maternelles Besson, Doisneau, La Source, élémentaire Michel. Stains : maternelle Hugo. Aulnay : élémentaires Merisier, Petits ormes 1, Perrières. Drancy : maternelle Salengro, élémentaire Voltaire. Sevran : élémentaires Cretier, Montaigne. Tremblay : maternelle Prévert. Villepinte : maternelles Laurencin, Vert-Galant. Bagnolet : maternelle Barbusse. Bobigny : maternelle Frank, élémentaire Curie. Montreuil : maternelles Diderot, Nanteuil, élémentaire Bert. Pantin : maternelle Lolive. Romainville : élémentaire Cachin. Rosny : élémentaire Raspail. Bondy : maternelle Curie, élémentaire Terre St Blaise. Noisy-le-Grand : élémentaire Gavroche.
Source : Le Parisien du 29/06/2013

