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Municipales 2014 à Aulnay-sous-Bois : Moktar Fahrat, nouveau candidat (SE)
Jusqu’à l’an dernier, on le connaissait à Aulnay comme l’un des fondateurs de l’association Créo-Adam d’aide à la création d’entreprise. Désormais, Moktar Fahrat est candidat. Tête de liste même, se présentant « sans étiquette », et refusant le « clivage gauche-droite, patron-ouvrier ». « La liste est faite, on la déposera mercredi prochain », annonce-t-il.
A 36 ans, ce consultant en développement économique, père de deux enfants, est sûr de lui : « On sera présent au second tour. Et on se maintiendra ». Pas question donc, de prêter allégeance à un vainqueur potentiel. « On veut faire prendre conscience qu’il y a une vie en dehors des partis ». Sa liste, « Aulnay vers le haut », comprend des chefs d’entreprise, un éducateur sportif, des agents territoriaux. Une priorité : lutter contre la « morosité économique », en agissant pour la formation (soutien scolaire, conseillers emploi dans les écoles), pour les entreprises (cellule d’aide aux sociétés en difficulté).
Moktar Fahrat reproche au maire sortant Gérard Ségura d’avoir « pris position pour les syndicats » de PSA. Il indique avoir rencontré les responsables du groupe et de l’UIMM, puissant syndicat patronal. « Il faut travailler en partenariat avec eux. Des fonds pour la formation existent, ils peuvent servir à mettre en place une école d’ingénieurs, un incubateur de talents ». Avant de se lancer officiellement, Moktar Fahrat a mené une « web-campagne », en 11 débats sur Internet, qui ont chacun totalisé 2 000 à 3 000 vues. Il va désormais investir les marchés de la ville avec ses partisans.
Source et image : Le Parisien du 27/02/2014
Municipales 2014 à Aulnay-sous-Bois : Chantal Jouanno vient soutenir Jacques Chaussat ce soir à la Ferme du Vieux-Pays
Jacques Chaussat, candidat du rassemblement des Aulnaysiens, du Centre et de la Droite Républicaine, organise avec son équipe une réunion publique, ce soir à la Ferme du Vieux-Pays (30 rue Jacques Duclos). Cette réunion démarre à 20h00.
Chantal Jouanno, conseillère régionale et Sénatrice, ancienne ministre, viendra soutenir le candidat.
Elections municipales 2014 à Aulnay-sous-Bois : démenti de la CGT sur un supposé soutien à Gérard Ségura
Aucune décision d’appeler à voter pour l’un des candidats n’a été prise et aucune ne le sera.
Comment se prennent l es décisions à la CGT :
Elles se prennent collectivement lors des réunions de la Commission Exécutive (CE) de l’Union Locale (UL). Les 13 membres de cette Commission ont été élus au dernier congrès par une Assemblée Générale pour faire fonctionner l’UL au quotidien, décider et organiser notre action sous son contrôle, et, fidèle au préambule de 1936, « dans l’indépendance absolue à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis politiques, des sectes philosophiques ou autres groupements extérieurs » . Dans aucune de nos réunions il
n’a été décidé d’appeler à voter pour un candidat aux élections municipales.
Pourquoi l’UL CGT ne prend pas position :
Comme le rappellent nos statuts : « Le syndicalisme est né de la double volonté des salariés de défendre leurs intérêts immédiats et de participer à la transformation de la société ». L’UL CGT regroupe donc des salariés, privés d’emplois, retraités, qui vivent, aimeraient vivre ou ont vécu de leur travail sans exploiter personne, et s’organisent pour défendre leurs intérêts à court et à long terme.
De par cette diversité, plusieurs courants de pensée coexistent dans la CGT, comme cela a toujours été le cas au sein de la classe ouvrière. Les débats qui ont lieu lors de nos réunions sont une arme pour chacun d’entre nous pour, parfois, prendre des décisions, mais aussi tout simplement pour y voir un peu plus clair.
Toutes les sensibilités peuvent s’exprimer mais nous combattons celles qui prônent la division entre les travailleurs pour des questions d’origine, de couleur, de sexe, de religion, etc…
Contrairement à d’autres syndicats, nous ne nous déclarons pas « apolitiques ». L’apolitisme de façade est d’ailleurs souvent une autre façon d’en faire. Pour le monde du travail, comprendre cette société qu’il fait fonctionner, c’est déjà refuser de subir le poids de la crise qu’il est seul à supporter. Pour nous c’est faire de la politique, celle qui nous est utile, et c’est très différent que d’appeler à voter pour l’un ou pour l’autre. Nous
n’avons pas à choisir « au nom de l’UL CGT » un candidat plutôt qu’un autre. Nous sommes des femmes et des hommes qui avons des idées sur la société, et chacun d’entre nous reste libre de voter pour qui bon lui semble.
La mairie est un employeur comme un autre :
Un exemple bien connu des Aulnaysiens, est celui des femmes de ménage des écoles qui ont eu à défendre leurs salaires, leurs emplois et leurs conditions de travail contre leur employeur privé et contre le donneur d’ordre de ce marché public : la mairie. Et bien la CGT n’a pas vocation à choisir un patron plutôt qu’un autre. Pas plus dans le public que dans le privé.
Pourquoi devrions-nous soutenir plus qu’une autre la liste de M. Segura où figure un député qui a voté l’ANI, une loi régressive pour les droits des salariés et dont nous combattons les effets au quotidien, et où figure une syndicaliste de PSA qui a aidé le patron à fermer l’usine d’Aulnay ?
Quels sont nos rapports avec la mairie :
Si la droite en 2004 avait essayé de fermer toute la Bourse du Travail rue Jacques Duclos, dans le but de pénaliser les salariés qui veulent se défendre, la mairie actuelle s’est contentée de refuser la présence de l’UL CGT au dernier Forum des Associations (alors qu’au moins un autre syndicat de salariés a pu y participer).
Le responsable du service municipal qui nous a refusé un stand au Forum nous a précisé qu’en raison des élections à venir, il ne fallait pas faire de politique !
A la CGT, c’est essentiellement sur les luttes des salariés que nous comptons pour défendre les intérêts du monde du travail.
Source : communiqué de l’UL CGT
Accessibilité des villes : le constat du retard est « accablant »
L’Association des Paralysés de France (APF) a publié mardi 11 février son baromètre annuel.
Les villes ont fait des progrès dans l’accessibilité aux personnes handicapées, mais le constat reste « accablant » avec à peine plus de la moitié des écoles et seulement 42% des réseaux de bus accessibles, estime l’Association des Paralysés de France (APF) mardi 11 février en publiant son baromètre annuel.
Dans la 5e édition du baromètre de l’accessibilité, Grenoble conserve la tête du classement avec une moyenne de 18,7/20, suivie de Nantes avec 18/20, tandis que Caen prend la 3e place avec 17,6/20. Aucune ville n’est sous la moyenne en 2013. En queue de peloton on trouve Digne-les-Bains avec 10,2/20, précédée de peu par Alençon et Chaumont (10,3).
Un total de 95 chefs-lieux départementaux de France métropolitaine ont répondu, Paris ne l’ayant pas souhaité, précise l’APF. Sa note de 2012 (13,2/20) la place en 64e position du classement 2013. La note moyenne nationale n’a cessé de s’améliorer en cinq ans, passant de 10,6 en 2009 à 13,04 en 2012 et 14,14 en 2013.
Cependant, l’APF estime qu’un tel niveau, à quelques mois de l’échéance de 2015, est « un grave échec de la politique de mise en accessibilité de la France ». Elle demande que cet « enjeu primordial » soit inscrit dans les programmes des candidats aux élections municipales. Elle souligne qu' »un tiers des chefs-lieux départementaux n’ont même pas la moyenne pour l’accessibilité de leurs équipements municipaux », Quimper obtenant la plus mauvaise note dans ce domaine.
Certaines villes ont cependant connu « des évolutions significatives », reconnaît l’APF en louant le dynamisme de Poitiers et Mont-de-Marsan (+4,5 points de moyenne chacune), Dijon (+3,9), Nîmes (+3,6 points), Besançon (+2,9), Laval et Saint-Etienne (+2,7). Parmi les points positifs, elle note l’accessibilité des centres commerciaux, ainsi que des progrès pour les bureaux de poste, et dans l’accès aux piscines et aux cinémas.
L’APF se concentre sur le handicap moteur et évalue les concepts suivants: « un cadre de vie adapté », « des équipements municipaux accessibles », « une politique locale volontariste », d’après des questionnaires remplis par les délégations départementales de l’APF et les mairies.
Près de 10 millions de citoyens sont concernés par le handicap, rappelle l’association en soulignant qu’il faut y ajouter toutes les personnes à mobilité réduite (personnes âgées, femmes enceintes, parents avec poussettes, blessés temporaires).
Orphanet : le portail des maladies rares et des médicaments orphelins
À l’occasion de la journée internationale des maladies rares du 28 février 2014, consultez Orphanet, le site internet qui vous donne accès à un inventaire des maladies rares et des médicaments orphelins.
Orphanet propose également un répertoire des services spécialisés (consultations expertes, laboratoires de diagnostic, essais cliniques, associations de malades…) et un service d’aide au diagnostic permettant une recherche par signes cliniques et symptômes. Enfin, il est possible d’interroger en ligne une encyclopédie professionnelle des maladies rares. Les textes répertoriés sont présentés en catégories (articles de revue générale, articles de génétique pratique, recommandations pour la prise en charge des malades en situation d’urgence, recommandations pour la pratique clinique).
Les maladies rares touchent un nombre restreint de personne, une maladie pouvant être rare dans une zone et fréquente dans une autre. En France, on estime qu’une maladie est rare lorsque moins de 30 000 personnes en sont atteintes. Actuellement, on dénombre plus de 6 000 maladies rares.
Pour en savoir plus
A la recherche des 40 000 victimes d’exposition à l’amiante du CMMP d’Aulnay-sous-Bois
Le dispositif ARS (Agence Régionale de Santé représentant le Ministère en région parisienne) de recherche active et de suivi des personnes exposées autour de l’ancienne usine de broyage d’amiante du CMMP d’Aulnay-sous-Bois est prévu pour être opérationnel ce printemps. Il est axé, dans un premier temps (en espérant qu’il y aura une suite) sur la recherche des anciens élèves des trois écoles voisines : Bourg 1, Bourg 2, Ormeteau, évaluée à 11 000 personnes fortement contaminées. Il consiste à retrouver les adresses actuelles de ces personnes afin de les informer de leur exposition à la poussière d’amiante du CMMP, en les invitant à se rapprocher de leur médecin traitant. Une information médicale leur sera proposée ainsi qu’à leur médecin par le truchement d’un plateau téléphonique et d’un site internet confiés à deux entreprises privées. Les personnes en région parisienne pourront, si elles le souhaitent, prendre contact avec le service de pneumologie de l’hôpital intercommunal Robert Ballanger d’Aulnay.
Cette note d’information fait le point de la lutte menée auprès des autorités sanitaires (Agence Régionale de Santé, ARS), présente le dispositif local de suivi des personnes exposées à l’amiante et au zircon radioactif, qui sera créé dans les semaines qui viennent et fait le point sur le chantier du site du CMMP rue de Mitry.
I – La lutte menée auprès des autorités sanitaires
La recherche des victimes de contamination par l’amiante : résultat d’une lutte
Ce dispositif ARS ne tombe pas du ciel. Il est le résultat d’une âpre lutte de maintenant 16 ans, d’un mouvement citoyen, égrainée de réunions publiques, motions aux préfets, pétitions, manifestations de rue, conférences de presse, médiatisation, réunions épiques et quelquefois houleuses en préfecture et sous-préfecture et inspection du travail.
- Dès 1995, nous donnions l’alerte au préfet, au ministre en 1998, à la DGS (Direction Générale de la Santé, service auprès du ministère) en 2000, dossier à l’appui
- Il était donc grand temps que les autorités réagissent !…
- Outre la dépollution-démolition de l’ancien site industriel sous confinement étanche aujourd’hui achevée, le mouvement a obtenu 2 études scientifiques officielles révélant la présence d’une véritable catastrophe sanitaire et environnementale.
- L’étude CIRE/InVS (Cellule Interrégionale d’Epidémiologie d’Ile-de-France, antenne régionale de l’InVS) en 2007 prouve que la pollution du CMMP est responsable des maladies de l’amiante autour de l’usine.
- L’étude GISCOP 93 (Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Cancers d’Origine Professionnelle en Seine-Saint-Denis) démontre une contamination d’au moins 40 000 personnes autour de l’usine et la possibilité de retrouver les adresses actuelles d’un bon nombre d’entre elles, en vue de les informer et de les faire bénéficier d’un « suivi post-exposition ».
Fait unique dans les annales, ces études officielles ont été réalisées en étroite collaboration avec les associations qui ont fourni la totalité des dossiers des malades retrouvés (avec leur accord). Fort de cette expérience, elles demandaient la poursuite de cette collaboration avec la société civile et les associations en particulier.
Les refus des autorités de santé aujourd’hui
Si l’ARS a admis le principe d’une recherche formelle des personnes exposées, en revanche elle refuse de s’engager dans une démarche de concertation et de construction.
Refus de l’ARS d’une coopération effective des associations (réunion du 26/09/2013) : nous sommes réduits au rôle de figurants, informés tous les quatre mois formellement sans pouvoir infléchir quoi que ce soit sur le dispositif.
Plus grave : l’étude GISCOP 93 recommandait comme une évidence dans le dispositif, la mise en place à Aulnay, dans un lieu unique, dédié, d’une équipe professionnelle capable d’une prise en charge médicale, psychologique, administrative(indemnisation) et sociale des personnes. C’est d’ailleurs ce qu’assurent bénévolement depuis 14 ans avec leurs petits moyens, les associations, renforcées depuis 2009 par les permanences hebdomadaires, tout aussi bénévoles, du docteur Allouch, au lieu et place des autorités ; bilan : 120 malades recensés, plus de 60 décès, plus de 30 mésothéliomes (cancer de la plèvre). Rejet de l’ARS (réunion du 03/02/2014) « elle n’est pas obligée de retenir la recommandation GISCOP 93 » ; la décision vient de la ministre elle-même « en concertation avec la mairie d’Aulnay » ; les associations n’ont pas été invitées à cette concertation, ni même le docteur Maurice Allouch pourtant président du comité de pilotage missionné par le conseil municipal unanime. La « démocratie participative » a bien du mal à se frayer un chemin …
Le devoir des autorités de santé d’aujourd’hui
L’ARS n’a pas le droit –du moins moralement- de se dédouaner de ses responsabilités en se contentant d’informer les personnes exposées et de les renvoyer auprès de leur médecin traitant sans assurer le moindre suivi dans le temps des conséquences d’une telle annonce (des maladies se déclareront au moins jusqu’en 2025). Les victimes n’ont aucune responsabilité dans la maladie qui les frappe. Leur seul tort est d’avoir résidé à côté d’une usine polluante.
Les autorités d’aujourd’hui n’ont-elles pas le devoir d’assumer leurs carences d’hier en organisant la prise en charge complète des victimes et de réparer au moins ce qui peut l’être ?
Si le pollueur CMMP est le premier responsable de la catastrophe sanitaire, les autorités le sont, pour leur part, de ne pas avoir assuré leur devoir de contrôle et de protection de la santé des riverains et des travailleurs de l’usine.
Responsables ? Indéniablement !
Coupables ? Au sens moral, certainement ; au sens pénal, ils échappent tous à la justice car tous décédés (PDG, préfets successifs, chefs des services de contrôle) ; c’est la seule raison qui a permis au TGI de Paris, le 3 juillet 2013, de conclure à un non lieu, y compris pour l’entreprise florissante CMMP qui échappe – en dépit de l’avis de la juge mais grâce à la chambre d’instruction – à la condamnation en tant que personne morale.
Ce qu’il faut en conclure :
En raison du temps de latence entre l’exposition et la survenance de la maladie, l’impunité est totale pour le CMMP qui n’est non seulement pas condamné mais n’indemnise même pas les malades puisque c’est le FIVA (Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante) qui le fait à sa place.
De même pour le coût du désamiantage (17 millions d’euros) entièrement à la charge du contribuable aulnaysiens, la mairie s’étant substituée au pollueur.
La loi pollueur=payeur est une nouvelle fois bafouée !
Les autorités sont d’autant plus responsables que le CMMP, entreprise travaillant pour l’Etat et l’armée, a bénéficié d’une véritable complaisance (réf. Etude CIRE 2007 pages 50 à 81 – voir le lien sur le site http://www.ban-asbestos-france.com dans la page « actualité » historique 2013, mois de juillet). Pas moins de 101 contrôles officiels déclenchés à la suite des plaintes de riverains, sans aucun résultat ni une quelconque répression. Tout s’est passé comme si le CMMP était au dessus des lois.
II – Un dispositif, à Aulnay, de suivi des personnes exposées à l’amiante et au zircon du CMMP
Le comité de pilotage initié par la mairie (élus, associations, médecins, chercheurs en santé publique, représentant CPAM) décide – en dépit du refus de l’ARS – de mettre en place le dispositif d’accueil recommandé par GISCOP 93.
D’ores et déjà, la mairie propose un local proche de l’hôtel de ville et de la gare RER, au 15 rue Hoche. Le docteur Allouch y fera, dès que possible, ses permanences. Le but est de mettre à disposition des personnes exposées et malades, le plus vite possible, en un seul lieu, une équipe de professionnels capable de répondre à tous les problèmes des victimes :
- Un accueil des personnes sur rendez-vous
- La reconstitution de leur parcours d’exposés
- Un soutien psychologique individuel et en groupe de parole
- Une orientation personnalisée vers les services médicaux en lien avec le médecin traitant
- Une aide aux démarches administratives en vue d’indemnisation
Les associations sont prêtes à participer bénévolement avec leur « expérience du terrain » à ce travail. Mais nous sommes encore loin de la coupe aux lèvres ; reste à financer ce projet car il faudra bien rémunérer les vacations de ces professionnels. A défaut de l’ARS, nous espérons que Conseil Régional et Conseil Général – qui ont subventionné le désamiantage du site CMMP au lieu et place du pollueur – auront à cœur de subventionner ce qui pour le coup est de leur ressort : l’action de santé publique !
Un document présentant en détail le dispositif (voir le lien sur le site http://www.ban-asbestos-france.com en bas de la page « actualité ») a été remis le 3 février 2014 à l’ARS en demandant sa collaboration. Sans succès ! Néanmoins, il nous fut accordé, non sans une vive discussion, que :
- soient référencées les coordonnées (adresse et téléphone) du dispositif local
- nous participions à la rédaction de la lettre envoyée aux personnes exposées retrouvées
l’ARS refuse par contre catégoriquement de nous communiquer les cas retrouvés pourtant indispensables pour assurer aide et suivi aux personnes, dans le temps, ni même d’inclure la question dans son courrier : « souhaitez- vous que vos coordonnées soient transmises au dispositif local ? ». A-t-on seulement idée à l’ARS du bouleversement dans la vie des victimes et de leur famille à l’annonce d’une maladie aussi grave que le mésothéliome ou l’épée de Damoclès que représente le fait d’avoir fortement été contaminé à l’amiante ? Est-ce la charité ou le devoir de porter assistance à des gens qui ont eu seulement la mauvaise idée de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment ?
Si l’ARS persiste dans sa position, nous émettons de sérieux doutes quant à l’efficacité d’un dispositif amputé où la main droite ignore ce que fait la main gauche. Deux dispositifs qui fonctionneront en parallèle mais avec échange à sens unique. Nous devrons communiquer les cas retrouvés mais la réciprocité n’existera pas et les moyens resteront donc totalement inégaux. A se demander si les autorités souhaitent vraiment rendre visible cette catastrophe sanitaire et environnementale que nous sommes seuls depuis 19 ans à dénoncer.
A suivre …. Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.
III – Le chantier du site CMMP rue de Mitry
La dalle de béton armé, ultime bouclier réclamé par les associations, recouvre désormais l’ensemble du site. La pollution résiduelle en sous-sol reste contenue au-delà des 80 centimètres de la couche de terre rapportée. Les eaux de pluie sont drainées vers les évacuations publiques.
Le projet d’aménagement sur la dalle reste l’affaire d’une concertation entre la municipalité, les riverains et les parents d’élèves.
Reste la demande de tous de réserver un endroit visible pour ériger une stèle à la mémoire des victimes et de vérifier les démarches officielles pour enregistrer, aux hypothèques, sans limite de temps, la restriction d’usage du terrain resté partiellement pollué en sous-sol.
Source : communiqué Ban Asbestos France
La SNCF embauche 900 agents en Ile-de-France pour rénover son réseau francilien
Vous avez toujours eu envie de travailler parmi les cheminots sans jamais avoir osé le demander ? C’est le moment ou jamais. SNCF Infra, la branche de la SNCF chargée de l’entretien et de la rénovation du réseau, lance une vaste campagne de recrutement dès cette semaine sur l’Ile-de-France. L’objectif est de répondre aux nouveaux besoins de personnels liés au programme de chantiers de modernisation entrepris avec Réseau ferré de France à partir de cette année. Un programme qui devrait « multiplier par 2,5 le nombre de chantiers en Ile-de-France », annonce la direction de la SNCF.
Il est vrai que le défi est de taille : il s’agit d’éviter les effets de l’usure des infrastructures et du matériel pour garantir la sécurité des milliers d’usagers quotidiens mais aussi pour assurer le respect des horaires des trains.
Du BEP au Bac scientifique
Au total, 900 collaborateurs seront recrutés en 2014 pour la maintenance et les travaux sur le réseau francilien. Une partie de ces embauches aura lieu la semaine prochaine, les 4 et 5 mars, lors d’un forum organisé à Paris, Les postulants doivent envoyer dès maintenant leur candidature en remplissant un dossier sur Internet*. Ces premiers recrutements concernent trois métiers : opérateur de signalisation électrique, opérateur des installations Télécoms et opérateur de la caténaire. Dans les trois cas, il s’agit d’assurer une part de surveillance, d’entretien et de modernisation. L’opérateur des installations Télécoms, par exemple, interviendra dans un domaine particulièrement lourd de conséquences pour les usagers, à savoir la maintenance des installations de télécommunication comme la radio sol/train, le réseau informatique, la sonorisation, la vidéosurveillance, le téléaffichage ou la téléphonie.
Profils recherchés : être titulaire d’un BEP, CAP ou d’un bac scientifique, technologique ou professionnel en particulier dans les spécialités de l’électrotechnique, électricité, automatisme informatique, énergie, gros oeuvre, travaux publics, travail des métaux, froid et climatisation, ou maintenance des systèmes mécaniques automatisés.
Après étude de leur dossier sur Internet, les candidats présélectionnés seront invités à l’une des deux journées des 4 et 5 mars. A cette occasion, on leur présentera en détail les métiers en question et ils devront passer les tests et entretiens d’embauche.
* Dépôt des candidatures aux journées d’entretiens des 4 et 5 mars dès maintenant sur http://www.sncf.com/fr/emploi/recrutements-infrastructure.
Source et image : Le Parisien du 26/02/2014
Jean-Paul Bailly au chevet de PSA Aulnay-sous-Bois
Le directoire de PSA Peugeot Citroën vient de confier à Jean-Paul Bailly, ancien président du groupe la Poste, la mission de travailler sur la reconversion de l’usine d’Aulnay, qui ferme cette année. Il sera conseiller dans le cadre de la mise en route d’un projet d’avenir qui tiendra compte de sa vocation industrielle ainsi que des enjeux en termes d’aménagement du territoire. Gérard Ségura, maire PS d’Aulnay, précisait hier prendre acte de cette mission et demande à Jean-Paul Bailly de « s’entretenir au plus tôt » avec lui. « Notre ville reste plus que jamais déterminée à une reconversion cohérente et durable du site, à haute valeur ajoutée et créatrice de milliers d’emplois », souligne le maire.
Source : Le Parisien du 26/02/2014
Qu’est-ce que le plan Vigipirate ?
Le plan Vigipirate est un plan gouvernemental qui relève du Premier ministre et associe tous les ministères.
Il est un outil central du dispositif français de lutte contre le terrorisme, qui prend acte du maintien durable de cette menace à un niveau élevé.
C’est un dispositif permanent de vigilance, de prévention et de protection, qui s’applique en France et à l’étranger, et qui associe tous les acteurs du pays : l’Etat, les collectivités territoriales, les opérateurs susceptibles de concourir à la protection et à la vigilance, les citoyens.
Il est alimenté par l’évaluation de la menace terroriste faite par les services de renseignement, et en cas d’attaque terroriste, il peut être prolongé par des plans d’intervention spécifiques qui mettent en œuvre des moyens spécialisés.
Il repose sur un socle de mesures permanentes qui s’appliquent à tous les grands domaines d’activité de la société (les transports, la santé, l’alimentation, les réseaux d’énergie, sa sécurité des systèmes d’information…), sans induire de contraintes excessives sur la vie économique et sociale.
Il prévoit également de nombreuses mesures additionnelles activées en fonction de l’évolution de la menace et des vulnérabilités, et qui permettent d’adapter le niveau de vigilance et de protection, en mobilisant tous les acteurs concernés.
Au total, il contient environ 300 mesures. L’ensemble de celles qui sont actives constitue la posture Vigipirate.
En savoir plus sur l’action de l’Etat face aux risques majeurs
A quoi sert Vigipirate ?
Le plan Vigipirate poursuit trois grands objectifs :
- assurer en permanence une protection adaptée des citoyens, du territoire et des intérêts de la France contre la menace terroriste
- développer et maintenir une culture de vigilance de l’ensemble des acteurs de la Nation afin de prévenir ou de déceler le plus en amont possible toute menace d’action terroriste
- permettre une réaction rapide et coordonnée en cas de menace caractérisée ou d’action terroriste, afin de renforcer la protection, de faciliter l’intervention, d’assurer la continuité des activités d’importance vitale et donc de limiter les effets du terrorisme.
De quand date le plan Vigipirate ?
Le plan Vigipirate est contemporain de l’apparition des grandes menaces terroristes.
Son origine remonte à 1978, quand la France et l’Europe étaient confrontées aux premières grandes vagues d’attentats terroristes menés par des organisations extrémistes, séparatistes ou soutenus par des Etats étrangers. Il se limite alors à une instruction interministérielle qui organise un dispositif centralisé d’alerte permettant la mise en garde rapide au niveau local des autorités administratives, des chefs d’établissements publics et privés, ainsi que l’application par ceux-ci de mesures de vigilance appropriées.
Le premier plan gouvernemental Pirate apparaît en 1981. Il vise à faciliter la prise de décision du Premier ministre dans le cadre de la lutte contre les actes de terrorisme en général.
En 1995, le plan gouvernemental Vigipirate est instauré. Il définit la répartition des responsabilités centrales et territoriales, ainsi que les principes pour conduire l’action de l’Etat dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il définit deux niveaux généraux de vigilance (Vigipirate simple et Vigipirate renforcé) et un certain nombre de mesures spécifiques de vigilance et de prévention en cas de menaces particulières (menaces sur les aéronefs, menaces d’actions de type nucléaire, menaces d’actions de types biologiques et chimiques, menaces d’actions sur les navires).
Le plan Vigipirate est actualisé à plusieurs reprises en 2000, en 2002, en 2003 et en 2006. C’est en 2003 qu’ont été adoptés les 4 niveaux d’alerte répertoriés par couleur (jaune, orange, rouge et écarlate).
En 2014, le code d’alerte du plan Vigipirate est simplifié : il n’existe désormais plus que deux niveaux, matérialisés par un logo visible dans l’espace public.
- un niveau de vigilance qui peut être renforcé temporairement, géographiquement et sectoriellement pour faire face à une menace particulière ou à une vulnérabilité ponctuelle
- et un niveau d’alerte attentat pour faire face à une menace imminente
Aulnay Environnement sur la réunion STIF du 18 février 2014 : retour d’expérience voyageurs sur le 15 janvier 2014
A l’évidence la cause essentielle des « incidents » graves et dangereux du 15 janvier c’est la découverte par la police ferroviaire vers 8 heures d’un « bagage » oublié dans le train à proximité d’Aubervilliers.
La décision prise (par qui ?) de vider les voyageurs avant de mettre le train en voie de « garage » a provoqué le retard cumulé de nombreux trains en pleine voie pour certains.
L’un de ceux-ci au nœud d’Aulnay (juste après la gare en direction de l’est) a subi une rupture de caténaire liée au fait que le pantographe est resté levé pendant 50 minutes et que cela, dans des conditions techniques particulières de caténaire (à vérifier), a provoqué l’échauffement du caténaire et sa rupture.
Pour des raisons similaires le maintien en position élevée des pantographes a provoqué le déchargement des batteries de trains et mis en panne deux autres trains entre Aulnay et Paris : on s’en aperçu lors des essais de redémarrage.
Au total toute la journée a été très perturbée : des dizaines de milliers de voyageurs ont été largement affectés.
Par chance malgré les mouvements de voyageurs sur les voies, organisés ou pas, il n’y a pas eu de victimes.
Nous n’avons pas de précision ni de photo sur ce « bagage abandonné » qui devient bizarrement dans les ordres du jour un « colis piégé » : une photo aurait été utile …
Nous n’avons pas eu d’informations sur les procédures ad hoc prévues : le mot « Vigipirate » résume l’information. Cela n’est pas l’objet de débat sauf à considérer que nous avons oublié les attentats meurtriers du passé.
- Le colis est-il oublié depuis quand ?
- Aurait-il pu l’être encore longtemps ?
- Mille questions se posent :
- Qu’est-ce qu’un bagage oublié ?
- Quelles procédures si ce bagage est en gare ?
- Quelles fouilles des dessous des sièges des voyageurs ?
- Qui prend les décisions : la police ferroviaire ? À quel niveau ?
Ces « incidents » avec arrêt de tout le trafic sont t’ils traités de la même façon sur les autres lignes ou sur les TGV, TER ou lignes de métro ?
Cela peut s’étudier.
Mon opinion c’est que j’ai l’impression que le RER B a un traitement particulier car ses voyageurs n’ont pas une bonne tête. Mais j’ai comme d’autres habitants du 93 (objet de rumeurs bien connues) l’esprit tordu.
Les responsables du STIF nous disent que cela n’est pas de leur ressort, dans ce cas ce n’est non plus de celui du ministre des transports mais au moins aussi de celui du ministre de l’intérieur que nous aimerions entendre (et plus) sur le sujet.
Des moyens modernes de radiographies de bagages sont-ils à l’étude pour éviter ces catastrophes voyageurs ?
Ils insistent surtout sur les problèmes techniques et en particulier électriques du ressort de leur point de vue de RFF.
Sans doute, mais ils refusent de prendre en compte les problématiques humaines.
On nous dit que la consigne des conducteurs serait de baisser les pantographes en cas d’arrêt prolongé.
La consigne est-elle écrite (pas de vraie réponse ?)
Qu’est-ce qu’un arrêt prolongé ?
Qui le définit et qui le fait savoir avec, pourquoi pas, rappel des consignes.
Le conducteur est seul avec 1500 voyageurs: on lui demande de gérer au moins l’information qu’il reçoit, en direction des voyageurs. Cela est beaucoup lui demander peut-être ?
Les procédures d’alarme radio devaient être revues (on n’a pas de nouvelles) : elles réalisent un black-out des infos.
De la même façon, un signal d’alarme nécessite au conducteur (tout seul) de remonter le train et de faire patienter des milliers de voyageurs pour des raisons diverses et variées : la police ferroviaire ne peut être présente tout le temps bien sûr ?
Ces problèmes humains ne sont pas sur la table et ne seront donc jamais résolus.
La journée du 15 janvier 2014 en annonce d’autres.
On nous promet le même exercice dans quelques mois : on pourrait en faire un chaque semaine.
On nous promet un comité de ligne avant l’été soit 2 ans après le dernier.
La réunion du 18 février dite « retour d’expérience voyageurs » n’était pas non plus le lieu pour faire un retour d’expérience sur le démarrage en septembre dernier de la nouvelle desserte ni sur la remise à l’ordre du jour du passage théorique dans le tunnel de 32 trains au lieu de 28 qui a lieu sans que les associations du RER B en soit informées.
Les élus, les entreprises sont-ils mieux lotis ?
Nous avions demandé un comité de pilotage avant le démarrage, en vain.
Nous n’avons même pas le comité de ligne de début d’année que nous avait fait espérer Mr Huchon dans son courrier de juillet 2013.
Dixit Mr Sainsart, élu régional qui présidait la réunion, la gouvernance du STIF est réglée par le parlement.
Cela parait abusif : le STIF peut décider d’une commission d’enquête approfondie et indépendante qui n’aura pas les prérogatives de celle du parlement mais qui peut travailler utilement.
Sur ce point, nous continuerons à demander satisfaction à Mr Huchon et aussi au député d’Aulnay-sous-Bois Daniel Golberg, auteur en 2012 d’un rapport parlementaire sur les RER qui préconisait de mettre les usagers au centre du système.
Les usagers du RER B ne peuvent que balancer entre désespoir et révolte : l’un alimentant l’autre.