Trois mois avant les élections municipales, les associations de musulmans sont choyées à Aulnay-sous-Bois. Surtout une : l’Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF), qui, malgré ses casseroles, fait l’objet de multiples attentions de la part de la municipalité dirigée par Bruno Beschizza (LR).
Et pour cause : en 2014, l’EMJF avait appelé à voter pour l’ex-policier, et nombreux sont ceux qui pensent qu’ils pèseront encore dans le scrutin de mars 2020. De son côté, la ville réfute tout favoritisme.
« Cadeau » à l’EMJF ?
Il y a quelques jours pourtant, les services municipaux ont effectué de nombreux « travaux de confort » dans le réfectoire attenant à l’école Bougainville, dont l’EMJF est locataire depuis peu. Pose de nombreuses prises électriques, installation d’un portail et d’une clôture flambant neuve, connexion au téléphone.
Déjà, beaucoup avaient vu la mise à disposition de ce réfectoire comme un « cadeau » à l’EMJF, qui ne peut plus occuper à plein temps l’école Bougainville elle-même, louée à une autre association musulmane, « Education pour tous », qui y a installé une école privée hors-contrat de 200 élèves, reconnue par le rectorat, dont les programmes respectent ceux de l’Education nationale.
Les privilèges accordés à l’EMJF interrogent certains observateurs, qui rappellent que l’association traîne plusieurs casseroles. A commencer par l’invitation à Aulnay de prédicateurs radicaux en 2015, ou les propos homophobes de son président Hassen Farsadou en 2018.
Pas de quoi effrayer la majorité, qui aurait même « fait le forcing » pour imposer deux membres de l’EMJF au sein du bureau directeur de l’école. Des réunions ont eu lieu avant l’été en ce sens, à l’hôtel de ville. Signe que les discussions étaient confidentielles : les participants ont été tenus de laisser leur téléphone à l’entrée.
Source et article complet : Le Parisien








