Archives de Catégorie: Justice
Sanction de la Cnil à l’encontre du groupe Foncia confirmée par le Conseil d’État
Le Conseil d’État a confirmé le 12 mars 2014 une décision de la Cnil prononçant un avertissement public à l’encontre du groupe Foncia pour commentaires excessifs sur les clients et prospects.
A l’occasion d’un contrôle opéré auprès du groupe Foncia en 2010, la Cnil a constaté dans les fichiers la présence de milliers de commentaires excessifs portant sur des clients ou futurs clients d’agences immobilières, filiales du groupe. Les vérifications conduites par la Cnil avaient mis en évidence des commentaires insultants ou relatifs à des condamnations : « enquête du SRPJ en cours, problèmes d’alcool et expulsion d’un logement », « il sentait l’alcool lors de la visite » ; des informations sur l’état de santé des personnes : « Monsieur a la maladie de parkinson et des problèmes pour parler », « recherche un T3 (…) pour se rapprocher de leur fille (atteinte d’un cancer) » ; des informations sur les opinions religieuses : « Famille de juifs très pratiquante ».
Rappelons que selon la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée :
- « les données à caractère personnel collectées doivent être adéquates, pertinentes et non excessives au regard des finalités pour lesquelles elles sont collectées et de leurs traitements ultérieurs »,
- « il est interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l’appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci ».
La publicité relative à la décision de sanction de la Cnil intervient seulement le 23 avril 2014 car, à l’époque de la décision, la loi prévoyait que la publicité d’une décision de sanction ne pouvait intervenir qu’une fois celle-ci devenue « définitive ».
Article proposé par Annie Neveu
Plan social à Aulnay-sous-Bois : PSA condamnée à payer plus
CERTAINS ONT BEAU AVOIR quitté l’usine depuis des semaines, les ex-PSA d’Aulnay guettaient ce jugement avec attention. Hier, le tribunal de grande instance de Paris a tranché. Le groupe Peugeot Citroën Automobile (PCA) a été condamné à étendre à plusieurs centaines de salariés et anciens salariés de l’usine, le versement de l’indemnité de 19 700 € qu’il avait accordé à près de 500 personnes, après la signature d’un accord de fin de grève en mai 2013.
Les juges ont en effet estimé que cette disposition était « illicite », car elle a permis, « en application de critères qui n’étaient ni objectifs ni vérifiables – dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi – à certains salariés de bénéficier d’une mesure que d’autres se sont vus refuser ».
L’entreprise a déjà annoncé qu’elle fera appel
Les magistrats ont ordonné que la fameuse « prime » de 19 700 € soit versée à « l’ensemble des salariés en ayant fait la demande […] au plus tard le 16 août 2013 ». Cela concernerait au moins 550 personnes, et représenterait donc la somme de 10,8 M€. L’entreprise a déjà annoncé qu’elle ferait appel de cette décision.
Cela n’a pas entamé la satisfaction de Tanja Sussest, déléguée du Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) : « Enfin la loi est respectée ! ». Le SIA, à l’origine de la procédure, dénonçait une « inégalité de traitement ».
Alors qu’un plan social était entré en vigueur fin avril, la direction de l’entreprise avait passé en mai 2013 un accord avec la CGT et la CFDT pour mettre fin à une grève de quatre mois au sein de l’usine. Dans un premier temps, 120 à 130 salariés ont pu quitter l’entreprise en touchant la prime de 19 700 € (s’ajoutant à leurs indemnités légales), à condition de partir rapidement et de renoncer aux mesures de reclassement.
Dans un second temps, 350 personnes ont à leur tour touché cette somme mais ont dû pour cela présenter une promesse d’embauche ou les preuves d’une création d’entreprise. Des centaines d’autres salariés ont ensuite vu leur demande refusée. Ceux-ci, souligne un porte-parole de PSA, « ne disposaient d’aucune solution de reclassement », et leur demande « ne pouvait être satisfaite, tant d’un point de vue juridique qu’au regard de la responsabilité sociale de PSA ». L’argument n’a visiblement pas convaincu les magistrats. De son côté, la CGT, qui s’était associée à la procédure, estime que le versement de cette somme supplémentaire n’est « qu’un acompte sur ce que doit PSA aux salariés qu’elle a licenciés ». Le syndicat compte obtenir davantage aux prud’hommes, déjà saisis par 300 salariés de l’usine, vouée à la fermeture dans les mois qui viennent.
Source : Le Parisien du 12/03/2014
PSA Aulnay-sous-Bois : déjà 300 dossiers aux prud’hommes
Ce n’est pas la première fois que les syndicats en appellent à la justice face au plan social de PSA. Ils avaient déjà tenté de le bloquer au tribunal de grande instance. Désormais, c’est vers les prud’hommes que se tournent des salariés ou d’anciens salariés de l’usine d’Aulnay sur le point de fermer définitivement. Le tribunal de prud’hommes de Bobigny comptabilise près de 300 dossiers déjà déposés. Et leur nombre devrait encore augmenter dans les semaines qui viennent. La direction de PSA se disait hier « parfaitement confiante » sur l’issue de ces procédures.
Hier, 90 personnes environ étaient convoquées pour une audience dite de « conciliation », où elles se sont rendues avec le syndicat SUD. Une première étape assez formelle durant laquelle le juge se contente d’entendre les deux parties (le salarié expose sa demande, l’employeur dit s’il est d’accord pour une conciliation) avant de fixer la date d’un jugement. Celui-ci aura lieu le 2 décembre.
CGT et SUD ne sont pas parvenus à travailler ensemble
Quelques plaignants, encore en poste, pointent leurs conditions de travail au sein d’un site à l’arrêt depuis des mois. La majorité d’entre eux contestent leur licenciement et demandent à être indemnisés. C’est le cas de Sébastien parti de l’usine en mai « avec la charrette des anciens grévistes ». Pour mettre fin à la grève, la direction de PSA avait conclu un accord avec la CGT, ouvrant la voie à des départs rapides. Les salariés renonçaient alors aux mesures de reclassement et touchaient, en plus de leurs indemnités, une somme complémentaire de 19 700 EUR. Sébastien a opté pour cette solution : « Psychologiquement, je n’en pouvais plus. J’ai gagné une paix mentale, mais ces licenciements n’ont pas été propres, 19 700 EUR, ce sont des miettes. On nous conseillait de partir pour échapper à des poursuites judiciaires. On n’était pas des casseurs pourtant… » Le jeune père de famille n’a depuis décroché qu’un contrat de trois mois dans la maintenance itinérante. « Je vais à Rennes, à Nantes, je roule toute la nuit. C’est difficile… » « PSA n’a pas respecté ses engagements, juge de son côté Mohamed Khenniche, responsable SUD. Le plan social a créé un chômage de masse. »
La direction du groupe automobile indiquait pourtant récemment que 90 % du personnel de l’usine (3 300 personnes en juillet 2012) avait trouvé une solution. La CGT a, elle aussi, aidé des ex-PSA à constituer leur plainte : 162 dossiers ont été déposés au conseil de prud’hommes mercredi. « Une première audience aura lieu en juin. La procédure sera longue », indique Philippe Julien, délégué CGT. Les deux syndicats ne sont pas parvenus à travailler ensemble, SUD dénonçant l’accord de fin de grève signé par la CGT il y a un an. Chacun annonce que d’autres dossiers devraient s’ajouter aux premières plaintes. « Il nous en arrive tous les jours », confiait hier l’avocat de SUD, Fiodor Rilov. A ce jour, quelques centaines de personnes sont encore en poste au sein de l’usine d’Aulnay. A partir du 1 er avril, la direction pourra envoyer des lettres de licenciement.
Source : Le Parisien du 06/03/2014
Urbanisme : le Conseil d’Etat maintient le décret pris pour accélérer les recours contre les permis
La suppression, pour cinq ans, de la possibilité de faire appel des recours contre les permis de construire ou de démolir un bâtiment à usage principal d’habitation et contre les permis d’aménager un lotissement, est légale, a tranché le Conseil d’Etat.
Le décret n°2013-879 du 1er octobre 2013 prévoit la compétence des tribunaux administratifs en premier et dernier ressort (1) pour les recours introduits du 1er décembre 2013 au 1er décembre 2018 contre les permis de construire ou de démolir un bâtiment à usage principal d’habitation ou les permis d’aménager un lotissement dans les communes visées à l’article 232 du Code général des impôts (lire l’article). Le Syndicat de la juridiction administrative a demandé la suspension de ces dispositions. Il soutenait qu’au regard du nombre de décisions concernées, seule une loi pouvait supprimer la voie de l’appel. Il estimait par ailleurs que le décret méconnaissait le principe d’égalité en ne visant que les décisions d’octroi et non les décisions de rejet d’une autorisation d’urbanisme.
Le Conseil d’Etat écarte ces deux arguments par un arrêt du 23 décembre 2013. Il estime que la suppression, temporaire, de l’appel visant les recours contre certains permis n’apparaît pas, compte tenu de l’intérêt général qui s’attache à cette dérogation applicable dans les seules communes où existent des difficultés sérieuses d’accès au logement, entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Pour consulter l’arrêt Conseil d’Etat, 23 décembre 2013, n°373468, cliquez ici
Source : Le Moniteur
Sexe, handicap, orientation sexuelle, ethnie, race ou religion : harmonisation des délais de prescription de l’action en justice
Discrimination, haine, violence, diffamation ou encore injure : la loi d’harmonisation des délais de prescription de l’action en justice a été publiée au Journal officiel du mardi 28 janvier 2014.
Ce texte porte à un an (au lieu de trois mois auparavant) le délai de prescription de l’action publique pour les délits de provocation à la discrimination commis par voie de presse ou par tout autre moyen à l’encontre d’une personne, en raison de son sexe, de son orientation sexuelle ou de son handicap.
Ce délai est aligné sur celui prévu pour les délits de discrimination commis à l’encontre d’une personne, en raison de son origine, de son ethnie, de sa race ou de sa religion.
Logements en location : aucune expulsion à partir du 1er novembre
Du 1er novembre 2013 au 15 mars 2014, et comme chaque année, toute mesure d’expulsion de locataire est suspendue pendant la période dite de « trêve hivernale ».
Il existe toutefois des exceptions à cette trêve hivernale puisque l’expulsion demeure possible :
- s’il est prévu un relogement décent pour le locataire et sa famille,
- ou si les locaux font l’objet d’un arrêté de péril,
- ou si les personnes occupant les locaux y sont entrées de manière illégale.
À savoir aussi : dans le cadre des discussions sur le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR), le Sénat vient d’adopter un amendement qui étendrait la trêve hivernale du 15 octobre de chaque année au 31 mars de l’année suivante.
Aulnay-sous-Bois : Force Ouvrière met en garde sur l’affaire Amélie Culeux !
Dans le cadre du non renouvellement de contrat de notre camarade Amélie Culeux, il semblerait que la direction ait sorti l’artillerie lourde et qu’un certain nombre de témoignages viendraient mettre en cause le professionnalisme et les compétences d’Amélie.
Au vu de ces nouveaux éléments, l’autorité territoriale a décidé de diligenter une enquête administrative afin de connaître tous les tenants et aboutissants de ce dossier.
Dès aujourd’hui, FO demande à connaître tous les documents du dossier, si d’aventure ils ne nous étaient pas transmis dans les plus brefs délais, notre syndicat saisira la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour se les procurer.
Une fois en notre possession tous les documents seront analysés et chacun devra prendre ses responsabilités !
Nous entendons dire que des faits graves datant de plusieurs mois seraient reprochés à Amélie !!!
Pour nous les choses sont claires :
- Soit les témoins ont signalé ces faits à l’époque « où ils se seraient commis » (mais cela est impossible vu que nous avons consulté le dossier de l’agent et qu’il n’y avait rien à l’intérieur).
- Soit les témoignages sont datés d’il y a quelques jours et alors là nous considérerions que c’est inacceptable !
En effet, si des faits assez graves (justifiant un non renouvellement de contrat) se sont passés il y a quelques mois et que personne n’a rien dit, rien écrit, n’a rien fait remonter auprès de la DRH, comment peut-on aujourd’hui s’en servir ???
Pour FO :
- Soit les témoignages d’aujourd’hui arrivent juste pour alourdir le dossier et justifier le non renouvellement du contrat.
- Soit des faits se sont réellement passés et alors là tous les témoins deviennent complices et devront répondre de leurs actes !!
FO fera toute la lumière sur ce dossier et prendra ses responsabilités en saisissant les juridictions compétentes le cas échéant.
Source : communiqué Force Ouvrière communaux d’Aulnay-sous-Bois
Aulnay-sous-Bois : La longue attente du verdict au procès du meurtrier de Mamadou Fofana
On attendait encore, cette nuit à 0 h 30, le verdict de la cour d’assises de Paris dans le procès de Kamel. Le jeune homme de 25 ans est poursuivi pour le meurtre de Mamadou Fofana et deux autres tentatives au cours d’une rixe survenue dans la nuit du 13 au 14 avril 2009 devant la Gare de Lyon à Paris (XIIe).
L’avocate générale avait requis jeudi une peine de dix ans et la requalification de la mise en examen en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Maître Natali, l’avocat de Kamel, avait, lui, plaidé dans la journée la légitime défense.
La victime tentait de s’interposer
Kamel avait tué Mamadou Fofana, qui faisait partie d’un groupe de trente à quarante jeunes d’Aulnay-sous-Bois, d’un coup de couteau à cran d’arrêt. Celui-ci tentait de s’interposer entre ses propres amis et le groupe d’amis de Kamel, originaires d’Athis-Mons (Essonne). Une bagarre générale avait éclaté entre les deux groupes suite à un motif futile, les jeunes d’Aulnay étant largement supérieurs en nombre. Kamel a affirmé au long du procès ne pas avoir eu la possibilité de fuir et avait alors fait de grands gestes circulaires avec son couteau pour effrayer ses agresseurs sans chercher à toucher personne. Une version contestée par l’accusation.
La famille et les amis de Mamadou Fofana, âgé de 17 ans à l¹époque, étaient présents et attendaient hier soir le verdict au Palais de justice de Paris.
Interrogée, Kiya Fofana, la sœur du jeune homme, est revenue avec une très grande dignité sur cette semaine de procès : « Les témoignages tout au long de la semaine m’ont servi à mieux comprendre ce qu’il s’était passé. Ils ont confirmé que mon frère avait essayé de calmer la situation. Il n’était pas violent, il ne circulait jamais en bande. »
Source : Le Parisien du 25/10/2013
PSA Aulnay-sous-Bois : la justice rejette le recours du syndicat Sud
«C’est une décision très décevante », lâche Mohamed Khenniche. Hier le délégué Sud de l’usine PSA d’Aulnay s’est rendu avec ses collègues au palais de justice de Paris, dans l’espoir d’entendre les juges de la cour d’appel ordonner l’annulation de la restructuration à l’œuvre au sein du groupe automobile (qui prévoit la fermeture de l’usine en 2014). Mais la demande du syndicat, qui pointait les « insuffisances » du plan social, a été jugée « irrecevable ».
Une nouvelle procédure sur la souffrance au travail
« Compte tenu du fait qu’un comité central d’entreprise a validé le plan de sauvegarde de l’emploi, les juges ont considéré qu’une organisation syndicale ne pouvait ensuite le contester », indique Me Fiodor Rilov, avocat du syndicat Sud. Le plan social de PSA (qui entraînera la suppression de plus de 11000 postes entre mai 2012 et la mi-2014) avait reçu le feu vert de cinq organisations syndicales sur six (CGT exceptée) lors d’un comité central d’entreprise, le 29 avril dernier. Hier, la cour d’appel a également rejeté le recours des syndicats CGT de Faurecia, filiale de PSA, qui contestait la régularité de l’information autour du plan de restructuration. « On ne peut être que satisfaits », note l’avocate de PSA, Me Yasmine Tarasewicz, qui estime que la cour d’appel a par ailleurs « sanctionné l’acharnement judiciaire » des syndicats, en les condamnant à verser quelques milliers d’euros à PSA et PCA (Peugeot Citroën Automobile) au titre de l’article 700.
« On ne s’arrêtera pas là », assure Mohamed Khenniche, tandis que Fiodor Rilov envisage une « nouvelle procédure qui touche à la souffrance au travail, en lien avec la situation à l’intérieur de l’usine ».
Source et image : Le Parisien du 24/09/2013
Réforme pénale : la Seine-Saint-Denis critique face à Taubira
Plus de deux cents personnes se sont déplacées, mardi soir, à Pantin, afin de débattre avec Christiane Taubira, la ministre de la Justice, sur son projet de réforme pénale. La garde des Sceaux entamait dans le 93 son « tour de France » pour présenter ce texte qui ne sera pas examiné au Parlement avant avril 2014. La réforme prévoit notamment la suppression des peines planchers et la création de la contrainte pénale, une peine restrictive de liberté, mais qui se déroule en milieu ouvert et que les juges peuvent appliquer aux délits punis d’une peine d’emprisonnement inférieure ou égale à cinq ans.
Pendant trente minutes, la ministre a défendu une réforme « extrêmement importante », qui propose « une série de dispositifs visant à prévenir la récidive et à favoriser la réinsertion ». Elle a ensuite laissé la parole au public pour les questions-réponses. Associations et professionnels de la justice n’ont alors pas manqué d’interpeller la ministre sur plusieurs points précis et notamment la création de la contrainte pénale. A l’issue des discussions, les avis restaient très partagés. « Il y a des points intéressants car, effectivement, on ne peut pas mettre tout le monde en prison », confie Lucie Dimino, engagée dans plusieurs associations de lutte contre la pédocriminalité.
« Mais il reste beaucoup de zones d’ombres. Le texte est très complexe et les associations sont inquiètes », regrette-t-elle. Psychologue de formation, Vincent, un autre militant associatif se demande ainsi « si la contrainte pénale concernera les peines maximales encourues ou les peines effectivement prononcées par le juge ». « Elle n’a pas répondu précisément alors que cela change tout, poursuit-il. Pour une agression sexuelle, par exemple, les peines prononcées peuvent être inférieures à cinq ans alors que la peine maximale encourue est bien supérieure. Un juge pourrait alors décider de ne pas envoyer l’agresseur en prison, c’est très inquiétant. Madame Taubira a dit que cela n’arriverait pas, mais comment l’assure-t-elle? », interroge-t-il.
L’ex-batônnier de Seine-Saint-Denis, Brigitte Marsigny a, elle, mis en doute les moyens des ambitions de la ministre. « Elle veut faire de grandes réformes, ce qui est une très bonne initiative, mais quand on lui demande ce qu’en pense Bercy, elle ne répond pas, tacle-t-elle. Elle n’en a pas les moyens. Si c’est pour faire une réforme en déshabillant Pierre pour habiller Paul, cela ne va pas… »
Source et image : Le Parisien du 12/09/2013