Archives de Catégorie: Logement
La France est-elle trop bétonnée ?
C’est ce qui ressort d’un article du Parisien : l’équivalent d’un département français est coulé sous le béton tous les 7 ans. Certains avanceront que les besoins en logements sont intenses, mais faut-il densifier à outrance au risque de supprimer les derniers espaces d’aération ?
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Immobilier Ile-de-France : la baisse des prix reste timide, Aulnay-sous-Bois se ressaisit
Pas de krach immobilier à l’horizon mais plutôt un atterrissage en douceur. Après avoir connu des sommets, le marché francilien poursuit sa très lente érosion. Selon la chambre régionale des notaires, qui présentait hier ses derniers chiffres, le prix au mètre carré dans l’ancien s’établit désormais à 5470€. Ce qui représente un recul infime de 0,4% sur un trimestre et de 0,5% sur un an.
Dans le détail, l’inflexion est un peu plus marquée en grande couronne (- 1,4% sur un an) qu’en petite couronne (- 0,8%) tandis qu’à Paris les prix sont qualifiés de stables par les notaires (+ 0,1%). « Dans la capitale, il faut encore compter 8260 € du mètre carré », indique Christian Bénasse, le président de la chambre de Paris. Pour un modeste 60 m2, un ménage devra donc débourser en moyenne près d’un demi-million d’euros! De quoi en décourager plus d’un.
C’est d’ailleurs ce que tendent à montrer les statistiques. Le nombre de transactions a chuté de 16% en un an dans la région.
« Ces données sont toutefois à pondérer dans la mesure où la réforme de l’imposition des plus-values immobilières a dopé les volumes de ventes en 2012, surtout à Paris », souligne Thierry Delesalle, notaire dans la capitale. Il n’en reste pas moins une tendance de fond. Par rapport à la période dite « haute », c’est-à-dire de 1999 à 2007, les transactions dans l’ancien ont dégringolé de 31% à Paris. Seule la Seine-et-Marne, département le moins cher de la région, bénéficie encore d’un marché relativement dynamique avec une hausse de 10%.
Conséquence du recul des ventes, les prix auraient dû mécaniquement chuter. Alors pourquoi un tel niveau? « Il y a souvent un décalage mais la baisse est bel et bien amorcée », balaie Nicolas Boudel, un agent immobilier du VIe. Si la décrue est aussi lente, c’est en partie à cause des réticences des vendeurs. « Les placements alternatifs manquent et les propriétaires préfèrent conserver leur bien plutôt que de baisser leur prix », note la chambre.
Source : Le Parisien du 29/05/2013
4ème rencontre débat du PCF d’Aulnay-sous-Bois : Logement, une autre politique, c’est urgent !
Vous trouverez en cliquant ici ou sur l’image ci-contre l’invitation pour la 4ème rencontre-débat du Parti Communiste d’Aulnay-sous-Bois, dont le thème principal est le Logement.
Le Front de Gauche (dont fait partie le PCF) propose, pour mettre fin à la crise du logement, de :
- stopper la spéculation immobilière
- mettre fin aux expulsions des locataires qui ne payent pas leur loyer
- construire plus d’HLM
Avec Cécile Duflot, diminution des places de stationnement et densification des zones pavillonnaires
La densification des zones tendues, comprendre la région Parisienne et quelques agglomérations de province, sera bientôt un devoir légal, à en croire les propositions avancées par la ministre écologiste Cécile Duflot.
Dans le dossier de presse intitulé « Réformer l’urbanisme et l’aménagement pour engager la transition écologique des territoires », nous apprenons ainsi :
- Qu’il faut limiter les obligations réglementaires de stationnement :
« Des règles trop strictes en termes de stationnement conduisent à une augmentation du coût des projets de construction, qui peut entraîner leur abandon ou engendrer des surcoûts importants. En effet, la réalisation d’une place de stationnement coûte en moyenne 20 000 à 25 000 €. Certains plans locaux d’urbanisme fixent des contraintes disproportionnées, comme, par exemple, l’obligation de construire trois places de stationnement par logement dans le centre de certaines grandes agglomérations.
…
C’est pourquoi, le gouvernement va réduire les obligations de construction de places de stationnement imposées aux constructeurs de logements, dès lors que leur projet immobilier est situé à proximité de transports collectifs. Concrètement, il ne pourra pas être exigé plus d’une place de stationnement par logement dans ces secteurs »
- Qu’il faut permettre la densification des quartiers pavillonnaires
« Dans les zones tendues, les quartiers pavillonnaires, très peu denses, constituent un gisement de foncier qu’il convient d’exploiter pour construire des logements, tout en contribuant au renouvellement urbain de ces quartiers et en optimisant les équipements existants. Le projet de loi urbanisme et logement prévoit une série de mesures qui créeront les conditions favorables à la densification de ces tissus pavillonnaires existants. Il s’agit en particulier de restreindre la possibilité pour les PLU de fixer une taille minimale de terrain et une densité maximale des constructions, deux éléments qui freinent la densification »
Ces nouvelles règles, si votées et appliquées, risquent fortement d’impacter le tissu pavillonnaire Aulnaysien, situé à 15 km de Paris et où existent encore des terrains d’une certaine superficie. Le cas du 5 rue du Sausset pourrait ainsi devenir beaucoup plus fréquent…
Source : Dossier de presse
Grâce à Cécile Duflot, les recours deviendront de plus en plus difficiles face aux promoteurs…
C’est l’un des volets du plan d’urgence logement du gouvernement qui doit être achevé cet été. La loi Duflot est présentée en Conseil des ministres ce jeudi. Objectif : créer 500.000 logements (un promesse de campagne de Françoi Hollande).
On connaît déjà quelques unes des 15 mesures : la facilitation de la transformation de bureaux vacants en logements, ou encore la lutte contre les recours malveillants formés contre les projets de construction.
Le projet de loi, porté par la ministre du Logement, Cécile Duflot, donnera au ministère l’opportunité de légiférer par ordonnance. Cette procédure législative accélérée permettrait de faire entrer en vigueur certaines mesures dès l’automne.
« Dans les zones denses, des documents d’urbanisme anciens et parfois inutilement restrictifs constituent bien souvent des obstacles au développement de l’offre de logements« , a expliqué la ministre. Selon elle, il y a en France cinq millions de mètres carrés de bureaux inutilisés, dont trois millions en Ile-de-France. Les freins à leur transformation en logement seront levés par cette loi.
Diminuer les recours malveillants
L’un des objectifs de la loi est également de lutter contre les recours malveillants. Ceux qui sont déposés contre les permis de construire pour tenter d’obtenir leur retrait.
Cécile Duflot estime que ces recours empêchent la construction de 25.000 logements par an. Avec la loi, les recours seront acceptés uniquement pour les personnes dont le bien est directement affecté par la construction. La déclaration aux impôts des transactions reçues en échange d’un désistement sera obligatoire.
Source : France Info
Présentention commerciale de l’opération Aulnay Square, ou comment attirer le Chaland !
Il n’y a pas à dire : certains responsables marketing savent attirer le chaland, et ceux de l’opération Aulnay Square ne nous diront pas le contraire !
La présentation du projet, situé sur l’avenue Anatole France, à proximité du magasin Franprix, laisse rêveur :
- « Votre havre de quiétude à 500 m du RER, en plein cœur des commerces » : quiétude sur une voix à très grande circulation, tout de même. Pas facile de prendre son petit-déjeuner sur son balcon à cet endroit.
- « Aulnay-sous-Bois se présente comme une commune au charme atypique. Elle rayonne par sa croissance économique. Bénéficiant d’une situation stratégique grâce à sa proximité de Paris (Porte de Pantin à 10 kilomètres), de l’aéroport Charles de Gaulle et des grandes voies de transport, elle occupe une place majeure sur le plan économique, avec plus de 3000 entreprises ayant choisi de s’y installer, comme l’Oréal ou PSA. » : parler de PSA sur une telle présentation relève du mauvais goût, non ?
« Résolument tournée vers la nature, Aulnay-sous-Bois vous offre calme et bien-être au quotidien. Classée “quatre fleurs” depuis plus de 15 ans, la ville cultive ses parcs et jardins en ne cessant d’embellir le cadre de vie de ses habitants. La roseraie Honoré-Daumier vous fera découvrir plus de 40 variétés de rosiers. » : Il n’y a pourtant pas énormément d’espaces verts situés à proximité du projet- « Élégante et raffinée, “Aulnay Square” se distingue par sa conception contemporaine, entre simplicité des lignes et sobriété des couleurs oscillant entre blanc cassé et taupe. Ici, pierres, briques et bois s’allient pour offrir une architecture en harmonie avec son environnement… » : La deuxième photo montre le contraire.
Bref, à Aulnay il y en a pour tous les goûts. Mais cette présentation en laisse un particulier, difficilement descriptible…
Source : Brochure Aulnay Square
La « bombe à retardement » des copropriétés privées en Seine-Saint-Denis
Le 93 cumule 22 plans de sauvegarde pour les copropriétés endettées. Le sénateur PS, Claude Dilain, va rendre un rapport à la ministre du Logement dans lequel il préconise une intervention plus rapide des pouvoirs publics.
Appartements insalubres au Chêne Pointu à Clichy-sous-Bois, chauffage défaillant aux Bruyères à Bondy, squat et incendie tragique dans un immeuble d’Aubervilliers… On vit de plus en plus mal dans les copropriétés privées de Seine-Saint-Denis et d’ailleurs. Barres de dix étages ou petits immeubles de quelques appartements, elles sont, selon l’expression du sénateur socialiste Claude Dilain, une « bombe à retardement ». L’élu s’apprête à transmettre un rapport à la ministre du Logement, Cécile Duflot, pour faciliter l’intervention en urgence des pouvoirs publics dans les résidences les plus en danger. « Aujourd’hui, il est difficile d’intervenir, la propriété privée est sacrée en France », indique l’élu, ancien maire de Clichy et fin connaisseur de la situation au Chêne Pointu.
Sévérité accrue envers les investisseurs véreux
Le ministre de la Ville, François Lamy, semble aussi conscient de l’urgence, puisqu’il a annoncé un plan englobant les résidences privées présentant des « dysfonctionnements », à partir de 2014. En 2012, les tribunaux de France ont été saisis plus de 700 fois pour qu’une copropriété soit placée sous administration provisoire. La mesure est prise lorsque les propriétaires n’arrivent plus à entretenir l’immeuble ou à payer leurs charges.
Autrefois promises aux classes moyennes, ces résidences ont vu leurs habitants s’appauvrir. « La crise met les ménages dans l’impossibilité de payer leur crédit auprès de la banque, et leurs charges, souligne Claude Dilain. C’est le début du cercle vicieux ». Les dettes ne permettent plus d’entretenir ces ensembles, qui vieillissent mal : « Ils ont souvent été construits dans les années 1950-1960, à une époque où on ne se préoccupait pas d’isolation et d’économies d’énergie », note Philippe Blériot, administrateur judiciaire de plusieurs résidences du 93.
En Seine-Saint-Denis, sur 230000 logements collectifs privés, 10000 font l’objet d’un diagnostic ou d’une intervention publique. Et le 93 compte 22 plans de sauvegarde, qui permettent à une copropriété de bénéficier de fonds publics pour effectuer des travaux d’urgence et améliorer son fonctionnement. Parfois ça marche. La résidence de la Morée, à Aulnay, a ainsi épongé sa dette (2 M € d’impayés en 2004), et entame des travaux de réhabilitation. Mais il y a aussi des échecs. Claude Dilain plaide pour la création d’un « cadre juridique permettant de prendre des mesures exceptionnelles ». Cela permettrait d’être plus sévère à l’égard des investisseurs peu scrupuleux, alléchés par les prix des appartements. « Par exemple, au Chêne Pointu, un copropriétaire bailleur peut détenir 12 lots et devoir de l’argent à la copropriété sur ses 12 lots. Rien ne lui interdit aujourd’hui d’acheter d’autres appartements au sein de cette résidence. Il faudrait instaurer un droit de veto, sous l’autorité d’un juge, pour bloquer ces achats ».
Source : Le Parisien du 26/04/2013
Le système opaque des HLM dans le collimateur
La ministre du Logement attend fin mai un rapport sur l’attribution des HLM. Puis, un projet de loi devrait être discuté en juin.
C’est ce qui s’appelle s’attaquer à un gros morceau… Dans un mois, le 22 mai, Cécile Duflot, la ministre du Logement, aura sur son bureau un rapport dont les propositions pourraient bousculer bien des habitudes parmi les maires. Rendre plus transparent, plus juste aussi, le traitement de la demande des logements sociaux… C’est la délicate mission qu’a confiée la ministre aux différents acteurs du monde HLM. En donnant, mi-janvier, le top départ à cette vaste concertation, Cécile Duflot n’a pas caché l’ampleur de la tâche : « Je n’ignore pas que la voie est étroite. » Car elle s’attaque à un maquis où règnent en maître les barons locaux qui ont la haute main sur les bailleurs sociaux. En ce sens, Cécile Duflot joue gros.
Rétablir une vraie priorité entre les dossiers
Un maquis? Filière Dalo (Droit au logement opposable) gérée par les préfectures, circuit du 1% logement réservé aux entreprises, filières communales dépendant des maires, sans oublier celles réservés à certains fonctionnaires ou salariés d’établissements publics… A chacune son quota de logements. A chacune, aussi, ses critères de sélection. « Au fil du temps, l’architecture du système est devenue tellement complexe qu’on a perdu de vue le demandeur lui-même. Le préfet veut d’abord loger ses fonctionnaires, la commune favoriser ses habitants et l’entreprise trouver pour son salarié un logement le plus proche de son lieu de travail », résume un expert.
Comment rendre le système plus transparent et rétablir une vraie priorité entre les dossiers? Dans l’entourage de Cécile Duflot, on a quelques idées. Il y a d’abord le « scoring » (lire ci-dessous). Ensuite, les villes devront mettre en commun leurs quotas de logements. Or, « pour un maire, maîtriser le logement social, c’est maîtriser le type de population sur sa commune », souligne un proche du dossier. Cécile Duflot arrivera-t-elle à remporter la bataille des maires? Réponse en juin, lorsque les parlementaires s’empareront de sa loi urbanisme et logement.
Source : Le Parisien du 23/04/2013
Le 19 rue Jean Charcot à Aulnay-sous-Bois en train d’être sécurisé
Une des maisons qui sera détruite dans le cadre de l’opération immobilière Novellus Le Carré d’Aulnay est en cours de sécurisation. Les affreux boxes autrefois squattés sont d’ailleurs inaccessible sauf via un numéro d’acrobatie. La fin du calvaire pour les riverains semble donc imminente.
Livraison des nouveaux logements prévue en 2014.
Grand Paris : la spéculation à la loupe, l’immobilier à Aulnay-sous-Bois bientôt sauvé ?
Vous trouverez ci-dessous un article du Parisien du 10 avril 2013, qui indique la possible future flambée des prix de l’immobilier autour des prochaines 72 gares du Grand Paris. Alors que l’immobilier à Aulnay-sous-Bois est en train de s’effondrer, la nouvelle gare située au Carrefour de l’Europe parviendra t-elle à inverser la tendance ?
« Sur certaines petites annonces immobilières, c’est déjà un argument de vente. « Proche de la future gare du Grand Paris Express de Vitry-Centre (NDLR : dans le Val-de-Marne) » pouvait-on déjà lire, il y a quelques semaines, dans le descriptif d’un pavillon sur un site Internet spécialisé. Cela ressemble à une fatalité : l’arrivée du Grand Paris Express, ce supermétro qui doit relier les banlieues entre elles, va faire monter les prix de l’immobilier aux abords de ses gares. Et risque, in fine, de repousser certaines populations qu’il devait desservir.
Pour avoir une vue complète sur ce phénomène prévisible, les pouvoirs publics se sont dotés d’un outil dédié. Un observatoire des prix du foncier et de l’immobilier aux abords des gares du Grand Paris a en effet été lancé hier, à l’occasion de l’Assemblée des maires d’Ile-de-France, qui se tient au parc floral de Vincennes (Paris XIIe). La structure associe la Société du Grand Paris (SGP), la préfecture de région et la chambre des notaires de Paris et doit fournir une image précise de l’évolution des prix autour des gares. « Nous avons souvent été questionnés sur les risques de montée des prix de l’immobilier, explique Etienne Guyot, le président de la SGP. C’est notre responsabilité de maître d’ouvrage d’en savoir plus. » D’autant que la SGP doit acquérir entre 5500 et 6000 parcelles pour réaliser son réseau de transport.
La préemption ou des mesures de zonage envisagées
L’observatoire réalisera une synthèse semestrielle — « c’est-à-dire quasiment en temps réel en matière d’immobilier », explique-t-on à la SGP — sur un périmètre de 800 m autour de chacune des 72 gares attendues. De quoi donner un bon aperçu de l’impact du Grand Paris Express sur les prix de l’immobilier. Les pouvoirs publics vont-ils se contenter d’observer la flambée des prix? « La connaissance, c’est la base de l’action, assure le préfet de région, Jean Daubigny. Nous avons besoin de ne pas laisser dériver les choses. »
Pour ce faire, le représentant de l’Etat évoque plusieurs pistes. « Dès lors que se manifesteront des indices de tension, on peut utiliser plusieurs procédures : la préemption par les collectivités locales, des mesures de zonage, voire des acquisitions de terrain à titre conservatoire, détaille Jean Daubigny. C’est aussi le moyen d’éviter que la réalisation du réseau ne coûte trop cher. » »