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La densification est-elle la seule réponse à l’étalement urbain ?

La gazette des communes dans un article Publié le 12/06/2020 Par Delphine Gerbeau Sophie Le Renard affirme que le monde après le confinement pourrait entrainer la revanche des villes moyennes. Les données recueillies par l’Insee et fournies par les différents opérateurs téléphoniques pour retracer les mouvements des habitants, révèlent qu’environ 20 % de la population parisienne a choisi de quitter la capitale pour se mettre au vert et fuir la densité de population, l’exigüité des logements, le bitume omniprésent et le manque d’espaces verts.

De nombreux spécialistes de la ville tels que Architectes, urbanistes, paysagistes, sociologues, économistes mais également élus des métropoles quittées et des villes de province réinvesties, sont autant de témoins et d’observateurs de cette mutation dans les modalités de vie et de travail avec lesquels ils devront désormais composer, et sur lesquels ils devront travailler pour inventer et proposer un nouveau mieux vivre plus en adéquation avec les aspirations des citoyens et de la France qui travaille.

La densification urbaine induisant une concentration maximale de population a clairement montré ses limites et ses effets délétères durant la pandémie du covid 19. En effet, La densité des villes est fortement soupçonnée d’avoir participé à la propagation du virus. La crise questionne donc de façon aigüe nos modèles d’urbanisme, trop centrés sur la densification des métropoles quand bien évidemment la faible densité des campagnes y ralentit la propagation des virus et des maladies !

L’urbain, le péri-urbain, le rural, les villes moyennes, les régions et les campagnes vont devoir repenser le maillage territorial en fonction de ce que permettent désormais les nouvelles technologies ( télétravail ) et les modes de transports ( TGV ) pour que la nécessité de trouver un emploi ne soit plus concentré et uniquement possible sur paris et dans les grandes métropoles, ce qui laisse entrevoir l’opportunité pour nos régions jusqu’alors désertées d’être revitalisées par la réouverture des écoles, des services publiques et des commerces de proximité redonnant du travail à tous par une meilleure répartition des habitants sur la totalité du territoire !

Gabriel Dupuy Professeur émérite d’Aménagement à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne affirme que la concentration de très nombreuses personnes dans un espace restreint a d’ailleurs favorisé certains épicentres d’infection.
 » L’idée de dédensifier les villes a ainsi réémergé. ( … ) et la crise nous invite effectivement à questionner le mouvement de densification qui régit l’urbanisme depuis des décennies, et nous appelle à revenir à des densités plus raisonnables. « 

Même si le Grenelle de l’environnement a débouché sur une loi qui proscrit l’étalement urbain, et donc encourage la densification en hauteur, Les crises sanitaires comme celles que nous traversons incitent pourtant à la dédensification, et nous rappellent qu’un retour aux densités « à l’ancienne » n’est pas souhaitable !

Cette réflexion de bon sens invitera-elle les urbanistes et les élus en charge de la gestion des PLU locaux à revoir sérieusement leur copie ?

Article rédigé le 15 juin 2020 par Catherine Medioni

L’exode urbain et la nécessité de stopper la densification

L’exode urbain et la nécessité de stopper la densification

Photos prises et Article rédigé le 8 juin 2020 par Catherine Medioni

Dans sa lettre de décryptage économique du 8 juin 2020, Charles Sannat met en avant l’exode urbain auquel le confinement a donné un véritable coup de pouce. Bien des familles qui ont été contraintes de télétravailleur ont découvert les multiples avantages de travailler depuis leur domicile et ainsi de ne plus perdre un temps considérable dans les transports en commun ou dans leur voiture pour se rendre chaque jour dans leur entreprise.

https://insolentiae.com/lexode-urbain-vient-de-commencer-et-cela-va-tout-change

Parallèlement à ce constat, ils ont également découvert que si le télétravail était possible depuis leur lieu d’habitation, ils n’avaient plus aucune raison d’accepter de payer des loyers parisiens faramineux pour des surfaces exsangues ! C’est ainsi que tous les professionnels de l’immobilier ont noté un afflux de demandes pour des pavillons avec jardin dans la grande couronne, mais également pour des maisons au milieu de grands espaces en province !

Cela annonce donc très clairement une mutation dans nos modes de vie et de travail qui ne sera pas qu’un phénomène de mode passager !

Les citoyens et les travailleurs ne veulent plus sacrifier leur qualité de vie au travail, ni s’entasser dans des clapiers à lapins pour des loyers exorbitants et une qualité de vie médiocre. Ils ont tous unanimement ressenti et redécouvert le besoin de garder un lien étroit avec la nature et les espaces verts, et ils ne veulent plus jamais se satisfaire de la promiscuité et de la densification des villes.

Cette prise de conscience doit provoquer en urgence un moratoire concernant toutes les politiques urbanistiques impulsées et une redéfinition des priorités à développer désormais au sein des plans locaux d’urbanisme. Le gouvernement et les élus locaux vont devoir revoir leur copie et cesser d’imposer aux citoyens et à marche forcée une densification qui ne répond plus ni à leurs aspirations ni à leurs besoins, d’autant plus que le réchauffement climatique, les tempêtes de vents, les inondations et les canicules régulières se sont invitées dans nos quotidiens et nous obligent à repenser totalement les politiques du logement et de l’environnement.

Face à ces calamités récurrentes, la minéralisation de nos sols devient donc une aberration insensée et absolue !

Depuis plusieurs mandats, Aulnay sous bois est l’exemple type d’une densification et d’une minéralisation des sols à marche forcée, à la fois dans le centre-ville et dans le nord par des immeubles tutoyant le ciel avec 6 étages, mais également dans les quartiers pavillonnaires du sud où désormais, en dépit des protestations régulièrement exprimées des Aulnaysiens depuis de longues années, des permis de construire sont traîtreusement accordés a des SCI immobilières pour implanter carrément un deuxième pavillon sur une seule parcelle, détruisant sans scrupules ni états d’âme les arbres et remplaçant les espaces végétalisés qui étaient le poumon de la ville !

Comment des élus grassement payés et honteusement augmentés pour desservir les intérêts des administrés peuvent-ils se prétendre  » nos représentants  » et continuer à bétonner sans l’approbation des Aulnaysiens ?

Photos prises et Article rédigé le 8 juin 2020 par Catherine Medioni

Zone UG ( pavillonnaire ) 18 avril 2020 : pavillon rénové et surélevé d’un étage au fond et devant dalle du second pavillon sur une seule parcelle. Plus de terre pleine, plus d’arbres, que du béton ! Merci Qui ? Beschizza et Cahenzly, les fossoyeurs de notre qualité de vie !

10 mai 2020 : 1er niveau du second pavillon sur la même parcelle, devant le pavillon du fond rénové et surélevé. Minimum 4 familles sans places de stationnements dans une rue à stationnement unilatéral alternatif ! Merci QUI ? Beschizza et Cahenzli, les traîtres aux Aulnaysiens. Promiscuité garantie. Jardin disparu ! Ce sont les méfaits de la densification !

 

Aulnay Environnement propose un débat le 15 octobre contre le bétonnage à Aulnay-sous-Bois

Tract réunion PLU 15Comme beaucoup d’Aulnaysiens, vous vous inquiétez de voir notre ville

  • Défigurée par des immeubles massifs qui assombrissent nos rues déjà étroites
  • Exposée à la densification incontrôlée de la zone pavillonnaire, et rendue plus vulnérable aux risques d’inondation par l’imperméabilisation des sols

Comme beaucoup d’Aulnaysiens, vous attendiez de la révision du PLU qu’il remédie aux dérives permises par les dispositions adoptées en 2009.

Avec vous, Aulnay environnement a exprimé ses attentes lors de toutes les réunions publiques qui devaient ouvrir la voie à une vraie concertation:

  • Coup d’arrêt au « bétonnage »
  • Construction des immeubles en retrait et non à l’alignement des trottoirs
  • Limitation de la hauteur des nouveaux immeubles
  • Limitation des parkings en sous-sol à un seul niveau et interdiction des garages souterrains en zone pavillonnaire
  • Restrictions à la division des terrains dans la zone pavillonnaire
  • Dispositions contre les « marchands de sommeil »

Rien de tout cela n’apparaît dans le nouveau projet de PLU

voté par le Conseil Municipal du 24 juin 2015.

De plus, les projets pour les terrains PSA prévoient de construire tout un nouveau quartier mal relié au reste de la ville, même au prix d’une coupure du parc Ballanger.

Que pouvons nous faire?

Exprimez votre avis par écrit lors de l’enquête publique ouverte début octobre au centre administratif et venez en débattre avec Aulnay Environnement.

Débat : Le Jeudi 15 Octobre 2015 de 19h à 22h, Salle Dumont Près de la Gare du RER.

Source : communiqué Aulnay Environnement

Livry-Gargan bloque la signature d’un contrat à cinq villes dont Aulnay-sous-Bois

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Vidéo

Le conseil municipal de Livry-Gargan a décidé de ne pas valider dans sa forme actuelle le contrat pour accompagner la création du futur métro Grand Paris Express. Parmi les craintes exprimées par les élus, la forte densification exigée par l’état pour les villes traversées par cette nouvelle ligne. 20 000 logements environ sont en effet prévus dans toutes les villes bénéficiant de cette ligne.

Pour les maires des autres villes, c’est la grosse déception. Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, indique : « «Les équipes, de toutes couleurs politiques, étaient d’accord. On ne doit pas oublier la ligne 16, une avancée majeure pour désenclaver nos quartiers. ».

Source et article complet : Le Parisien

La France est-elle trop bétonnée ?

Fernand_Herbaut_AulnayC’est ce qui ressort d’un article du Parisien : l’équivalent d’un département français est coulé sous le béton tous les 7 ans. Certains avanceront que les besoins en logements sont intenses, mais faut-il densifier à outrance au risque de supprimer les derniers espaces d’aération ?

Pour lire cet article, cliquer ici.

Avec Cécile Duflot, diminution des places de stationnement et densification des zones pavillonnaires

Cecile_DuflotLa densification des zones tendues, comprendre la région Parisienne et quelques agglomérations de province, sera bientôt un devoir légal, à en croire les propositions avancées par la ministre écologiste Cécile Duflot.

Dans le dossier de presse intitulé « Réformer l’urbanisme et l’aménagement pour engager la transition écologique des territoires », nous apprenons ainsi :

  • Qu’il faut limiter les obligations réglementaires de stationnement :

« Des règles trop strictes en termes de stationnement conduisent à une augmentation du coût des projets de construction, qui peut entraîner leur abandon ou engendrer des surcoûts importants. En effet, la réalisation d’une place de stationnement coûte en moyenne 20 000 à 25 000 €. Certains plans locaux d’urbanisme fixent des contraintes disproportionnées, comme, par exemple, l’obligation de construire trois places de stationnement par logement dans le centre de certaines grandes agglomérations.

C’est pourquoi, le gouvernement va réduire les obligations de construction de places de stationnement imposées aux constructeurs de logements, dès lors que leur projet immobilier est situé à proximité de transports collectifs. Concrètement, il ne pourra pas être exigé plus d’une place de stationnement par logement dans ces secteurs »

  • Qu’il faut permettre la densification des quartiers pavillonnaires

« Dans les zones tendues, les quartiers pavillonnaires, très peu denses, constituent un gisement de foncier qu’il convient d’exploiter pour construire des logements, tout en contribuant au renouvellement urbain de ces quartiers et en optimisant les équipements existants. Le projet de loi urbanisme et logement prévoit une série de mesures qui créeront les conditions favorables à la densification de ces tissus pavillonnaires existants. Il s’agit en particulier de restreindre la possibilité pour les PLU de fixer une taille minimale de terrain et une densité maximale des constructions, deux éléments qui freinent la densification »

Ces nouvelles règles, si votées et appliquées, risquent fortement d’impacter le tissu pavillonnaire Aulnaysien, situé à 15 km de Paris et où existent encore des terrains d’une certaine superficie. Le cas du 5 rue du Sausset pourrait ainsi devenir beaucoup plus fréquent…

Source : Dossier de presse

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