Archives de Catégorie: Urbanisme
Livry-Gargan bloque la signature d’un contrat à cinq villes dont Aulnay-sous-Bois
Le conseil municipal de Livry-Gargan a décidé de ne pas valider dans sa forme actuelle le contrat pour accompagner la création du futur métro Grand Paris Express. Parmi les craintes exprimées par les élus, la forte densification exigée par l’état pour les villes traversées par cette nouvelle ligne. 20 000 logements environ sont en effet prévus dans toutes les villes bénéficiant de cette ligne.
Pour les maires des autres villes, c’est la grosse déception. Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, indique : « «Les équipes, de toutes couleurs politiques, étaient d’accord. On ne doit pas oublier la ligne 16, une avancée majeure pour désenclaver nos quartiers. ».
Source et article complet : Le Parisien
Vidéo : Le chantier fantôme de la rue du Sausset à Aulnay-sous-Bois reprend vie
Le chantier situé au 5 rue du Sausset à Aulnay-sous-Bois, à l’abandon depuis des années, a repris depuis quelques mois et est en cours de finalisation. Ce projet, très critiqué par certains riverains du fait de son ampleur dans une zone pavillonnaire et situé à côté d’un monument historique (église Saint-Sulpice), aboutira d’ici quelques mois.
Des associations comme Aulnay Environnement et Capade Nord avaient combattu ce projet. Malgré la demande de quelques riverains, d’autres associations de quartier avaient décliné de porter le dossier.
Vidéo : Boxes défoncés, poubelles incendiées, parking en piteux état à Aulnay-sous-Bois
Si le travail du personnel technique et des espaces verts est très éprouvant, la vétusté de certaines installations rend encore leur tâche plus délicate. Comme le souligne notre correspondante Aurore Buselin dans le reportage accessible en cliquant sur l’image ci-contre, le parking de la résidence Saint-Just est dans un état plus que préoccupant.
Les boxes sont très abîmés, leur toiture semble être composée d’amiante, le sol jonché de trous, la poubelle déborde, des incendies de poubelles ne sont d’ailleurs par rares, et les résidents sont bien souvent importunés par des automobilistes extérieurs qui garent illégalement leur véhicule dans des places de parking pourtant réservés.
Destruction d’une jolie clôture d’un pavillon rue Jules Princet à Aulnay-sous-Bois
Les plus anciens se rappellent du combat d’un collectif appelé « Collectif PLU », qui visait à contre-carrer l’appétit des promoteurs et de la municipalité gérée alors par le maire Socialiste Gérard Ségura concernant la construction d’immeubles. Sur la rue Jules Princet, deux jolis pavillons de caractère en meulière étaient concernés.
Pour rappel, suite à l’élaboration du PLU en janvier 2008, les abords de la rue Jules Princet avaient été classés en zone UD (mixte immeubles / pavillons). Un promoteur avait alors l’intention de construire un immeuble de logements (non sociaux) à l’endroit du 57 rue Jules Princet (avec le 59). L’adjoint à l’urbanisme de l’époque, Alain Amédro, avait alors protesté et fait en sorte de préempter les pavillons. Au final, l’objectif était alors de construire un immeuble…de logements sociaux.
La jolie clôture du pavillon a été finalement détruit, peut-être est-ce le signe d’une construction toute proche, ou le désir du propriétaire actuel d’effectuer des travaux particuliers. En tout cas, cela n’est pas resté inaperçu par le tissu associatif.
Vidéo : Une ballade dans la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois
Il y a chez certains une part de fantasme sur les quartiers Nord de la ville. Décrits parfois comme des endroits à éviter, qu’en est-il réellement de ces quartiers ? Malgré une réputation souvent exagérée, ce sont dans les quartiers Nord que l’on trouve les plus beaux parcs, des équipements de renom (Le Cap) et des espaces d’aération agréables pour quelques ballades pédestres.
La rédaction vous invite à découvrir les entrailles du quartier de la Rose des Vents, dit des 3000, en cliquant sur l’image ci-contre. Peut-être que certains à Aulnay ne l’ont en fait jamais visité….
Vidéo : la barre du Galion, bientôt un lointain souvenir ?
Ce n’est pas l’arc de triomphe mais tout de même un symbole pour tout un quartier : la barre du Galion, qui abritent au rez-de-chaussée de nombreux commerces et à ses étages des appartements spacieux, sera bientôt détruite. Et pourtant, au même titre que le château d’Aulnay ou la ferme de Savigny, les générations futures se souviendront de ce « monument », construit d’abord sans l’idée d’offrir aux revenus modestes un logement plus décent, puis devenu ensuite l’image même d’un quartier en difficulté, d’un urbanisme sauvage et incontrôlé voulu par les pouvoirs publics dans les années 60s/70s. Et pourtant, certains y tiennent encore à cette barre du Galion.
La rédaction vous propose de découvrir en vidéo le passage sous le Galion, en cliquant sur l’image ci-contre.
Séverine Maroun se veut rassurante sur le devenir urbanistique d’Aulnay-sous-Bois
- Avec le nouveau cadre du zonage PLU, il y a une augmentation de la surface de la zone pavillonnaire ce qui est conforme à nos engagements de campagne.
- Dans le cadre du CDT, l’Etat avait fait signer par la gauche une obligation de 650 logements / an, nous avons réduit cette obligation à 450 logements.
- Cependant, le Maire a rappelé en Conseil municipal que nous avions déjà 35,8% de part de logements sociaux. Par conséquent, nous avons seulement une obligation de reconstitution de l’offre de 1 pour 1 (par exemple dans le cadre de la démolition du Galion et des 13,8 M €). Le but du PLH est donc d’obtenir 65% de logements intermédiaires.
- Pour rappel, au mois de février, l’Etat voulait lancer une OIN sur le site PSA avec 3500 logements. C’est grâce à l’intervention de Bruno BESCHIZZA auprès des plus hautes instances gouvernementales que nous sommes parvenus à négocier d’autres engagements.
Aulnay Environnement contre le projet immobilier « Côté Parc »
Aulnay Environnement n’est pas par principe opposé à tout projet de construction. La ville doit pouvoir remédier aux lacunes du parcours résidentiel, en particulier par la mise à disposition de petits logements pour les jeunes et les personnes âgées, et pas seulement comme aujourd’hui en accession à la propriété, à des prix réservés aux plus aisés. Nos jeunes et nos seniors ne doivent pas être contraints à quitter la commune.
Mais il faut aussi préserver autant que possible le cadre de vie que nous aimons et qui fait l’attractivité de nos quartiers.
L’opération « côté parc » ne correspond pas à ces critères. Elle va dégrader et appauvrir notre paysage urbain. Cette masse de béton construite au ras du trottoir va transformer deux voies en couloirs étroits: avec sa façade de 15 mètres de haut, elle va ôter la lumière aux riverains nord de la rue Gatouillat, et imposer un pignon aveugle de 19 mètres de long à ceux de la rue de Bondy et du 14 juillet. La circulation dans la rue Gatouillat, seul accès sud au parking Dumont, sera gênée par l’accès au garage souterrain (à deux niveaux!) de la résidence, de même que la circulation des piétons, sur des trottoirs déjà étroits.
Le patrimoine sera appauvri: les pavillons en brique de la rue du 14 juillet et surtout de la rue Gatouillat, mieux conservés, seront détruits, alors qu’il s’agit de constructions en brique sans équivalent dans la commune, repérés par les services du patrimoine au département comme devant être préservés. Disparaîtra aussi le bel acacia qui contribue à agrémenter l’intersection Gatouillat-Bondy.
Ainsi ce projet est en contradiction avec les objectifs du PLU qui prescrit de « protéger les patrimoines remarquables historiques, culturels ou écologiques identifiés par la ville sur son territoire ». Il est en contradiction avec les objectifs de « mieux vivre au quotidien » et ne correspond pas non plus à l’idée d' »une ville au développement urbain maîtrisé ». Ce n’est rien d’autre qu’une manifestation du bétonnage » tant décrié, la première étape d’une évolution voulue par les promoteurs: transformer tout l’îlot en une muraille continue d’immeubles de 4 étages alignés sur le trottoir.
C’est pourquoi l’Association Aulnay Environnement a déposé un recours contre ce permis de construire auprès du Tribunal Administratif de Montreuil. Nous en attendons les résultats. Nous avions espéré que cette démarche ouvrirait la voie à une négociation pour amender ce projet, mais à ce jour, ni les promoteurs, ni la municipalité ne se sont manifestés. Deux rendez-vous successifs avec le maire-adjoint à l’urbanisme ont été annulés.
Certes, il faut construire, mais il faut aussi que le bien-être des habitants et la protection de leur cadre de vie soient correctement pris en compte par la municipalité, et que les associations ne soient pas ainsi réduites à un rôle de « lanceur d’alerte. »
Source : communiqué Aulnay Environnement
Bilan d’étape des réunions publiques sur le PADD et le PLU à Aulnay-sous-Bois
Un objectif fondamental d’un aménagement de l’espace à Aulnay doit être de remédier aux fractures territoriales qui coupent notre commune en 3 : le Sud, le Vieux Pays, les Cités-Nord. 3 espaces avec des populations socialement assez différentes qu’il faut faire vivre ensemble.
Construire des logements sur les terrains Citroën conduit à installer une 4ème ville, séparée des Cités-Nord par les parcs et des voies à grande circulation. Comment intégrer ce nouvel ensemble? Est-ce vraiment une bonne idée d’ajouter les problèmes aux problèmes?
Car on peut craindre une paupérisation à terme de ces logements qui ne pourront pas bénéficier de conditions satisfaisantes en raison du bruit et des risques générés par l’activité de l’aéroport du Bourget. Les 200 hectares de Citroën sont en partie dans la zone de PEB (où l’on ne doit pas construire de logements) et intégralement dans la zone PGS (plan de gêne sonore) : or c’est dans cette zone que l’on prévoit de construire. Au bruit s’ajoute le risque d’accident pour un espace qui se trouve dans l’axe de la zone d’approche de cet aéroport.
Nous pensons donc qu’il ne faut pas construire de logements sur les terrains de Citroën.
La future gare du Grand Paris
Il faut saisir l’opportunité qu’offre la gare du Grand Paris pour recoudre un tissu urbain entre Balagny et le Vieux pays.
L’idée est de déplacer le maximum d’activités industrielles des zones Garenne et Mardelles, proches de la piscine, pour les faire évoluer en zone mixte habitation-industries sans risques. Certaines activités industrielles concernées pourraient sans doute aller vers les terrains de Citroën. Le quartier Balagny ne pourrait qu’y gagner en surmontant ainsi son enclavement.
Les destructions de logements
La municipalité envisage de nouveau de détruire des logements aux « 3.000 ». Après les 900 logements du PRU, elle veut détruire le Galion et 2 tours : combien de logements ? pour les mettre où ?
Détruire et reconstruire ont évidemment un grand avantage pour les intérêts économiques : cela fait marcher l’industrie du bâtiment. Avec beaucoup d’inconvénients pour l’environnement : on imperméabilise les espaces encore libres de constructions, on dépose un peu partout des déchets de BTP dangereux, on intensifie l’extraction de sable, du lit des rivières au littoral. Ne serait-ce pas davantage dans l’intérêt général de chercher à rénover les bâtiments chaque fois que c’est possible et à en faire « muter » l’usage, tout en rénovant bien sûr aussi les voieries et les abords ?
L’ANRU 2
Dans le quartier « Mitry Princet », une forte opposition des habitants se manifeste contre la création d’une voie Nord-Sud dont le but est la densification sur les terrains UV disponibles.
Le « désenclavement » a bon dos. Le quartier n’est pas très éloigné du Vieux-Pays et peut avoir une bonne desserte de transports en commun grâce à la gare des Beaudottes qui elle-même sera une gare du Grand Paris. La reconquête du CD115 avec un TZEN est prioritaire. Le quartier a surtout besoin de rénovation (bâtiments, chaussées, espaces verts…), de services publics et de commerces… grâce à l’ANRU 2 peut-être ?
Pour le Gros Saule, il y a des difficultés particulières et des atouts. Le quartier est tourné vers la gare des Beaudottes et le quartier de Sevran de même nom, lui aussi loin des centres. C’est sans doute avec Sevran qu’il faut créer une vraie ville. Il y a déjà la gare, l’hôpital, les « grands commerces » (qui font coupure) et le parc du Sausset.
Un sujet est complètement occulté : celui des foyers de travailleurs immigrés (au Gros Saule, route de Mitry ou aux 3.000) et surtout de leurs habitants. La sur-occupation des foyers est une réalité qu’il faut mettre sur la table pour y trouver des solutions humaines.
Difficile de trouver de bonnes solutions qui conviennent à tous : là aussi l’idée de désenclavement ne suffit pas à régler les problèmes.
La protection et la redynamisation des quartiers pavillonnaires
L’objectif répété est de « préserver et redynamiser ». Préserver en limitant la division des terrains et en luttant contre l’habitat indigne et les « marchands de sommeil », d’accord. Mais qu’entend-on par « redynamiser » ? Faut-il comprendre qu’il s’agit de construire sur les terrains disponibles de nouveaux pavillons ? Il ne s’agirait là que d’influer sur le dynamisme de l’offre immobilière destinée aux familles. Ce n’est pas ce que nous entendons par « dynamiser ».
La tendance du secteur pavillonnaire, sa nature même, est de segmenter au maximum l’espace en petites unités d’habitation soigneusement clôturées où chacun peut s’abandonner à la tentation du repli sur soi (tout dépend bien sûr des individus, qui peuvent aussi développer de bonnes relations de voisinage). Mais la tendance est là: dynamiser, pour nous, c’est aller contre cette logique, et développer du lien social en créant des lieux de rencontre qui existaient jusqu’à la disparition quasi-totale du petit commerce dans ces quartiers. C’est aussi poursuivre dans la voie de la diversification du bâti qui est une autre caractéristique de notre zone pavillonnaire. Nous suggérons donc de développer un habitat collectif doté d’une volumétrie modeste, ce qu’on appelle l’habitat intermédiaire[1], en majorité locatif, avec les espaces de réunion qui manquent aux associations aulnaysiennes. Ce serait une excellente façon de combler une lacune d’offre de logement à Aulnay, celle qui concerne nos jeunes en début de « parcours résidentiel », et à l’autre bout du parcours, nos aînés pour lesquels l’entretien d’un pavillon devient trop lourd, les uns et les autres ne souhaitant pas s’éloigner d’un quartier qu’ils aiment.
La concertation
Les réunions PLU sont des réunions d’information, pas de concertation. « Concertation » suppose que l’on parte du travail fait avec les habitants. Il fallait correctement recenser les besoins avec la population de chaque quartier et les faire apparaître dans le PADD. Les réunions auraient dues être précédées de visites avec compte-rendu. Nous avons demandé que soient constitués des groupes de travail thématiques (besoins et création de logements, besoins d’équipements, plan général d’urbanisme, vitalité et maillage du commerce local, circulation, lutte contre les inondations …)
A cette demande, il n’y a jamais eu de réponse.
Les documents essentiels ne sont pas à disposition sur le site municipal comme cela devrait être le cas.
Et pour l’instant l’information sur les problèmes de fond n’a pas été faite par la mairie mais par les associations.
[1] L’équivalent de la zone UE du POS d’avant 2008, qui pourrait faire une transition entre zone UD et UG ou éventuellement concerner un pâté entre 4 rues en limite de zone industrielle par exemple ou en zone mixte (cf ci-dessus Balagny)
Source : communiqué Aulnay Environnement







