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Du travail au noir devant le Bricoman à Aulnay-sous-Bois ?
Un lecteur nous raconte avoir vu, à plusieurs reprises, des personnes qui attendent patiemment devant l’entrée du magasin Bricoman à Aulnay-sous-Bois. Selon toute vraisemblance, ces personnes, de 20 à 50 ans, attendraient que des responsables de chantier les prennent afin de gagner leur journée. Les plus chanceux parviennent à être sélectionnés rapidement, d’autres peuvent repartir bredouille.
Notre lecteur se demande si ces personnes sont de réels salariés qui attendent l’arrivée de leur employeur, des travailleurs saisonniers qui profitent du boom de l’immobilier dans le département, ou si ces personnes sont sollicitées de manière illégale, moyennant rémunération sans déclaration.
Il est difficile de porter un jugement sans interview de ces personnes qui attendent sous le froid et parfois la pluie. Peut-être s’agit-il d’un lieu de rassemblement pour une grande société qui a besoin de main d’oeuvre pour finaliser un chantier…ou pas.
Covid-19, l’épidémie persiste en Seine-Saint-Denis avec 11 nouveaux décès et une résurgence du virus
Ce week-end, 11 personnes sont mortes du Coronavirus en Seine-Saint-Denis, ce qui porte le bilan macabre à 1443 dans ce département. Plus de 660 patients sont toujours hospitalisés dont 72 en réanimation, ce qui est bien inférieur à la capacité maximale du département.
A noter que l’on constate une résurgence de l’épidémie, ce qui laisse craindre d’un nouveau confinement après les fêtes de fin d’année.
Sortir en urgence les femmes et leurs enfants de la rue
Ces images de femmes dormant dans la rue, parfois avec leurs jeunes enfants ne devraient plus être une fatalité. Nous entrons dans l’hiver et la crise du Covid s’ajoutant à toutes les injustices et les fractures existantes de notre société a engendré davantage encore de misère et de désastres humains qui se déroulent sous nos yeux, et nous ne devrions jamais tourner le regard ailleurs….
L’armée du salut a recensé qu’entre 2006 et 2016, le nombre de femmes ayant appelé le 115 pour demander un hébergement d’urgence avait augmenté de 66 %, et constatait que deux sans-abris sur cinq étaient désormais des femmes. Une situation d’autant plus alarmante que nombre d’entre elles sont accompagnées d’enfants.
Des accidents de la vie sont souvent à l’origine de ces situations de plus en plus fréquentes observées dans nos villes. Avant de se retrouver à la rue, la plupart de ces femmes avaient une vie sans histoires. Certaines avaient un travail, une famille et un logement et puis un divorce, une maladie invalidante, un licenciement, un chômage prolongé, des violences conjugales les ont poussés à la rue, emmenant avec elles leurs enfants.
Pour Sarah Frikh qui a lancé la pétition » des centres d’accueil pour mettre les femmes SDF en sécurité » sur Change.org, » le quotidien d’une femme sans domicile consiste à fuir les multiples agressions dont elle est victime, ce qui n’est pas une vie. Chaque nuit elle risque de nouvelles agressions physiques et sexuelles « . Elle évoque le cas de Vanessa, 40 ans qui a été retrouvée dormant dans un parking avec un couteu pour se défendre, car lorsqu’elle n’est pas violée, elle est tabassée. Quant à Noa, heureusement sortie de l’enfer de la rue grâce aux associations, confie qu’elle a subi 70 viols en 17 ans….
Corinne Masiero, sortie de la rue grâce à Nicolas Grard, directeur d’une troupe de théâtre de rue devenu son compagnon depuis et désormais actrice incarnant le Capitaine Marleau à la télévision, affirme et explique que les femmes qui se retrouvent à la rue subissent la double peine dans une vidéo publiée par Brut :
https://www.youtube.com/watch?v=Yx4RWPgyuIs
Cependant son rôle dans Les Invisibles, film qui est sorti en salles le 9 janvier 2019 évoque plus ou moins son propre passé vécu dans la rue. Dans ce film, l’actrice incarne la directrice d’un centre d’accueil pour femme SDF. Une histoire qui fait donc écho aux années de galère que l’actrice a connu, entre drogue et prostitution…. L’actrice n’a pas toujours coulé des jours heureux et comme elle le confie elle-même, » c’est son métier de comédienne qui lui a sauvé la vie. «
Face à ces constats alarmants, certaines associations ont pris la mesure des problèmes posés par l’errance de ces femmes dans la rue qui les exposent à des agressions physiques et à des viols, mais indépendamment de ces fléaux, tentent également d’apporter des solutions ponctuelles et pragmatiques de première urgence pour que ces femmes désormais livrées aux violences de la misère et de la rue, puissent se laver, se nourrir et même accéder à des soins médicaux.
Malheureusement les offres d’hébergement temporaires et de réinsertion font défaut et même si des associations a but non lucratif tentent d’adapter leur aide et leur soutien aux besoins existants, elles sont limitées dans leurs moyens d’action par des ressources financières trop modestes. Néanmoins elles se mobilisent pour réserver à ces femmes en détresse, un accueil et un accompagnement le plus adapté possible.
A Aulnay-sous-Bois une association tente de créer un centre d’hébergement pour sortir les femmes de la rue et les accueillir, parfois avec leurs enfants, avec un accompagnement social, psychologique, fraternel et humain. Aider ces femmes à reprendre la maitrise de leur vie en les accompagnant dans la recherche d’un emploi ou d’une formation les menant à un travail dont les revenus assureront le paiement d’un loyer, constituent les objectifs essentiels de l’association dénommée » un toit pour elles » !
Par insuffisance de fonds pour acquérir directement un lieu d’hébergement pérenne qui puisse accueillir environ 70 femmes, l’association a dans un premier temps loué un pavillon dont la capacité d’hébergement est limité à une dizaine de femmes, mais ne perd pas son objectif d’acheter un bâtiment accueillant beaucoup plus de femmes afin qu’elle ne soit plus contrainte de payer des loyers à perte qui pourraient être plus judicieusement investis dans l’accompagnement de ces femmes vers une autonomie définitive et pérenne.
« Un toit pour elles » a donc crée une cagnotte en ligne pour que toutes les personnes qui ont envie de participer à la réalisation de ce projet humaniste et indispensable à une société qui souhaite mettre en œuvre de manière effective et concrète la solidarité et la fraternité puissent aider en abondant les fonds nécessaires à l’achat de ce lieu par leurs contributions pécuniaires.
Le centre d’hébergement a vocation à être temporaire, et à permettre aux femmes que la vie et des circonstances malchanceuses ont mises à la rue, de reprendre pied par un plan d’action mis en place par l’association, afin de garantir à terme la sortie de la misère et leur autonomie définitive, celle-ci passant par la recherche d’un emploi pérenne, et dans le cas où certaines femmes n’auraient aucune qualification, à les encourager dans la recherche d’une formation.
Aucun être humain ne peut accéder à une vie digne s’il ne dispose pas d’un emploi dont la rémunération assurera le paiement de son logement. Sortir les femmes de la rue est donc conditionné au succès de l’accompagnement qui les aidera à trouver leur place sur le marché de l’emploi.
Cette association est née grâce à l’initiative d’un travailleur social, Mohamed Jemal, qui s’est intéressé au sort des femmes qui se retrouvaient à la rue après avoir été cabossées par les aléas de la vie et qui a fédéré autour de lui les bonnes volontés qui se sentaient concernées par cette cause. Cette association a pour nom » un toit pour elles » et veut s’implanter sur la ville d’Aulnay-sous-Bois.
Toutes les aides bénévoles pour concrétiser ce centre d’hébergement sur notre ville sont les bienvenues, et celles et ceux qui pensent pouvoir donner un peu de leur temps, chacun dans leurs domaines de compétences seront très appréciés. Il y a mille manières d’agir, de se rendre utile et de donner de soi-même.
Quant à celles et ceux qui manquent de temps, mais qui ont la chance de bien gagner leur vie, ils peuvent faire un don en numéraire sur une Cagnotte dédiée à l’achat futur du centre d’hébergement qui est actuellement seulement loué, en attendant de pouvoir acquérir un lieu plus grand adapté aux besoins et surtout pérenne ! Vous trouverez toutes informations utiles sur leur site :
https://www.untoitpourelles.com/
Pour faire un don libre, plusieurs possibilités :
https://www.helloasso.com/associations/un-toit-pour-elles/collectes/offrons-un-toit-pour-elles
https://paypal.me/pools/c/8eGio8HWo6
https://www.helloasso.com/associations/un-toit-pour-elles/formulaires/2/widget
Pour que ce beau projet humaniste et fraternel puisse voir le jour à Aulnay-sous-Bois, pour sortir durablement et définitivement les femmes et leurs enfants de la rue, il serait souhaitable que toutes les bonnes volontés et tous les acteurs de la ville d’Aulnay-sous-Bois, élus comme citoyens de la société civile, s’engagent chacun à hauteur de ses facultés et de ses moyens. Merci d’avance.
Article rédigé le 12 décembre 2020 par Catherine Medioni
Hommage solennel à Nasser Bouzar, adjoint au Maire à Aulnay-sous-Bois, ce samedi
Le Maire Bruno Beschizza à rendu hommage le 9 décembre en séance du conseil municipal à la mémoire de Nasser BOUZAR, adjoint au Maire d’Aulnay-sous-Bois décédé le samedi 5 décembre dernier.
« à la suite d’une longue et terrible maladie.
Il s’est battu jusqu’au bout contre elle et a tout fait pour assurer ses fonctions d’adjoint au Maire jusqu’à la fin.
Ce jour-là, nous avons perdu, non seulement quelqu’un de cher, quelqu’un d’humainement rare, mais également un élu de grande qualité.
Quand Nasser s’engageait dans quelque chose, il ne le faisait jamais à moitié. Il allait au bout de ce qu’il entreprenait : que ce soit dans le judo (son sport de prédilection), dans le syndicalisme, au sein du Club de l’Espérance Aulnaysienne, ou bien dernièrement en tant qu’élu de la République.
Nous savions tous pouvoir compter sur Nasser Bouzar.
Dans un monde où le sens de l’honneur, de la droiture morale, et du sens de l’intérêt général, tendent à se faire de plus en plus rare, Nasser Bouzar résistait à l’air du temps. Nous, qui avons eu l’honneur de le connaître, d’échanger avec lui, de partager de bons moments, nous ne l’oublierons jamais.
Au nom du Conseil Municipal, j’adresse mes plus sincères et chaleureuses condoléances à sa mère, à ses 4 enfants, à toute sa famille, ainsi qu’à tous ses proches. »
Un hommage solennel lui sera rendu samedi prochain à 12h15 devant l’Hôtel de Ville. Ce sera l’occasion pour les élus, mais aussi et surtout pour sa famille, ses proches et tous ceux qui ont été touchés par sa disparition, de se retrouver pour un ultime adieu républicain dans le respect des règles sanitaires.
Source : site de la ville d’Aulnay-sous-Bois
Marché de Noël à Aulnay-sous-Bois les 11, 12 et 13 décembre 2020
Pour entrer dans l’esprit des fêtes, le parc Dumont accueille un grand marché du 11 au 13 décembre 2020 de 10h à 19h. Retrouvez des stands mettant à l’honneur les produits régionaux pour préparer vos repas de réveillon.
Les plus jeunes pourront découvrir les animaux de la ferme et faire des promenades à dos de poneys. Le Père Noël sera bien sûr présent, mais dans le strict respect des consignes sanitaires.
Des animations musicales, rythmeront votre visite tout au long de ces trois jours. Et pour les plus gourmands, il y aura aussi de la restauration à emporter.
Port du masque obligatoire.
Horaires : du 11 au 13 décembre de 10h à 19h
Tarif : Entrée libre accès
Lieu : Parc Dumont, entrée avenue Dumont
Du 11 au 13 décembre de 10h à 19h, entrée libre
Covid-19, couvre-feu à 20h même pendant la nuit du nouvel an
C’est une véritable douche froide pour celles et ceux qui souhaitaient faire la fête pour dire adieu à cette année 2020 si particulière. Un couvre-feu à 20h est imposé à partir du 15 décembre pour limiter la propagation du coronavirus. Seule la nuit de Noël sera préservée, puisque que le couvre-feu n’y sera pas imposé.
Par contre, à partir du 15 décembre, plus de restriction de déplacement, les familles pourront se réunir sans crainte de se prendre une amende.
Aulnay-sous-Bois est une ville prête à affronter une tempête de neige
La Ville d’Aulnay-sous-Bois a activé fin novembre son plan « Neige & Verglas ».
Des équipes sont prêtes à intervenir 24h/24 pour saler et déneiger les rues principales, les rues commerçantes, les écoles et les abords des équipements publics.
S’il n’avait pas vraiment neigé l’année dernière, la situation pourrait changer cet hiver.
Ci-dessous, ce à quoi ressemblait le quartier de Mitry sous la neige en vidéo :
Covid-19, hécatombe chez les médecin en Seine-Saint-Denis avec plusieurs morts
Sur les 33 médecins qui ont succombé suite à une infection au Coronavirus, 15% venaient de la Seine-Saint-Denis. Ce chiffre alarmant est d’autant plus inquiétant que le département souffre pour le manque de capacité de prise en charge des malades, avec des villes surpeuplées qui nécessitent des structures médicales adaptées.
Pour comprendre les raisons d’une telle hécatombe dans le département, plusieurs spécialistes estiment que la surexposition du personnel au virus et le contact des patients plutôt jeunes, contaminés mais asymptomatiques seraient les causes principales. D’autres facteurs sont aussi évoqués, comme le défaut de protections individuelles adaptées pour l’examen, des locaux professionnels inadaptés pour recevoir des patients en période épidémique, la densité urbaine particulièrement forte et l’absence de distanciation sociale possible dans des transports en commun.
Source : Actu.fr
Pour Jennifer Bouchez, professeure de sport au collège Victor Hugo à Aulnay-sous-Bois, plutôt du Halal que de la Laïcité
Cela est peut-être passé inaperçu, mais lors du reportage Enquête Prioritaire de RMC Story sur la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois. La professeure de sport, Jennifer Bouchez, a été interviewée par les journalistes concernant la situation dans la cité, ses relations avec ses élèves, le communautarisme et les problèmes de sécurité.
Spécialisée dans le handball, Madame Bouchez a répondu sans ambages en évoquant son regret de ne pas avoir d’origine étrangère et de ne pas partager cette expérience l’été du retour au bled pour profiter de ses racines. A propos du religieux, elle estime qu’il est nécessaire pour la société de s’adapter au contexte, préférant lors des sorties acheter de la viande Halal pour satisfaire tout le monde.
Ses classes seraient composées selon elle de plus de 90% d’élèves d’obédience musulmane. Elle estimé que la laïcité ne peut pas s’appliquer et que cela n’a pas de sens. Au contraire, commander des repas Halal lors des sorties scolaires permettrait, selon elle, aux élèves de se sentir mieux. Mme Bouchez conclue que c’est inutile de forcer la laïcité et que l’adaptation à la population et à leurs us et coutumes et une obligation.
Pour découvrir l’interview de Jennifer Bouchez, cliquer ici.







